Table des matières
Jean-Yves Chateau
PrésentationPremière partie. Commentaires
Marie-Christine Bataillard
Thalès, Périclès et les poissonsÉthique à Nicomaque, VI, 6-9
- IL Y A AU MOINS ET AU PLUS SIX VERTUS DIANOÉTIQUES (CHAPITRES 6-7)
- I. – Le noûs est une vertu parce qu’il a un champ ontologique propre : les premiers principes (1140b31-1141a8)
- II. – La sophia est une vertu parce qu’elle a pour champ propre les réalités divines
- Apparemment, la sophia intéresse tous les domaines de l’être (1141a9-15)
- En réalité elle ne porte que sur le monde humain (1141a16-20)
- La sophia ne saurait concerner le monde simplement humain, objet de la prudence (1141a20- 1141b8)
- III.– La disposition politique, n’étant pas par soi vertueuse, n’est pas une sixième vertu
- LA PRUDENCE A VOCATION POLITIQUE, C’EST-À-DIRE GÉNÉRALE, MAIS DIFFÈRE DES VERTUS PORTANT SUR L’UNIVERSEL (CHAPITRES 8-9)
- I. – La prudence saisit spécifiquement et les singuliers et les universels (1141b8-22)
- La prudence, disposition pratique, appréhende les singuliers
- La prudence adapte habilement les universels au particulier
- II. – Le singulier, saisi par la prudence, dépend des fins politiques générales (1141b22 – 1142a10)
- III. – Le savoir prudent est un savoir d’expérience, inductif et non déductif (1142a10-25)
- IV. – L’intuition prudente n’est pas l’intuition rationnelle du noûs (1142a25, 1142b10)
- L’intuition prudente saisit plutôt les singuliers
- La saisie par le noûs du singulier diffère de la saisie prudente du singulier
- SOPHIA, PHRONESIS ET KALOKAGATHIA
- I. – Périclès et les poissons : le bien humain est-il méprisable ?
- II. – Périclès et Thalès : la politique n’est pas une science
- Pourquoi lier la prudence, vertu du contingent, à l’universel (comme l’epistèmè) et à l’intuition (comme le noûs) ?
- Fonction méthodologique du rapprochement entre saisie prudente et saisie scientifique des universels
- Fonction méthodologique du rapprochement entre intuition du contingent et intuition du nécessaire
- III. – Périclès et le kalos kagathos : la prudence achevée est-elle morale ou politique ?
- Il n’est pas de morale en dehors de la politique
- Mais la morale n’est pas un simple effet de la politique
- La morale utile politiquement n’est pas la plus haute morale
- Le kalos kagathos l’emporte en valeur sur l’homme politique
Jean-Louis Poirier
« Socrate avait raison... »Éthique à Nicomaque, VI, 12 – 13
- CHAPITRE 12
- 1143a25 « Toutes les dispositions dont il a été question [...] convergent vers la même chose. »
- 1. Le langage commun
- 2. Analyse
- CHAPITRE 13
- Première aporie (1143b15 -1143b28)
- Deuxième aporie (1143b28 -1143b33)
- Troisième aporie (1143b34 -1143b35)
- Examen et solution des apories (1144asq.)
- 1144a12
- Prudence et habileté (1144a23)
- Les vertus du caractère (1144b)
- Conclusion : l’unité des vertus (1144 b 30 sq.)
- Cette objection expliquée, on peut récapituler pour conclure (1145a2)
Deuxième partie. Problèmes
David Lefèvre
Comment défendre les vertus de la pensée ?Ethique a Nicomaque, VI, 13 (1143b18-1145a11)
Laurent Boulakia
Les vertus de la partie théorétique de l’âme dans le livre VI de l’Éthique à NicomaqueJean-Yves Chateau
L’objet de la phronèsis et la vérité pratiqueSur l’unité et la cohérence de l’Éthique à Nicomaque
- Un problème décisif : la phronèsis porte-t-elle sur la fin ou sur les moyens ?
- DÉFINITION DE LA PHRONÈSIS PAR EXCLUSION
- I. Ni science, ni technique
- II. La phronèsis n’est connaissance au sens ordinaire ni des fins ni des moyens
- LA CONSTRUCTION DU PROBLÈME MORAL
- I. Une conception technique de l’action dans le livre III ?
- II. La doctrine du livre III (chapitres I à 7)
- 1. Être responsable de ses actes, même mauvais (III, 1,2,3)
- 2. Le choix et la délibération (III, 4,5)
- 3. L’insuffisance morale du désir (III, 6)
- 4. Être responsable même de la fin de ses actes (III, 7)
- III. La cohérence entre le livre III et le livre VI
- 1. Les résultats du livre III et la position du problème éthique (VI, 2)
- La partie de l’âme qui désire et la vérité
- 2. La phronèsis et la vraie vertu dans le livre VI (chapitre 13)
- 3. La fin et les moyens dans les livres III et VI
- PHRONÈSIS ET VÉRITÉ
- I. La connaissance théorétique : epistèmè, noûs, sophia
- II. La tekhnè
- III. La phronèsis
- 1. La pratique et la production
- 2. Les fins particulières et la fin absolue
- 3. Agir et être
- 4. Soi-même
- 5. Le bonheur de la vie prise en totalité
- 6. La vérité pratique
- Le bonheur comme principe de vérité
- L’idée de vérité pratique est-elle métaphorique ?
- Phronèsis, aisthèsis, noûs
- 7. Les limites de la phronèsis
Troisième partie. Perspectives
Gérard Guest
La dimension « pratique » de l’agirAspects de l’aspectualité de l’action selon Aristote et chez Kant
Baldine Saint Girons
Y a-t-il un sublime de la prudence ?- L’OBJECTION MAJEURE
- DU DOUBLE SENS PROPRE AU « SUBLIME DE LA PRUDENCE »
- Sublime et vertu
- Le problème du καιρός : théorie et pratique
- I
- II
- III. Le sublime est à la fois rencontré et choisi, inné et cultivé
- IV. – Du rapport de la force de conception à la passion
- V. L’art doit dissimuler les traces de son intervention
- VI. Du καιρός : l’introduction d’une nouvelle mesure
- DU SUBLIME PROPRE À LA VRAIE PRUDENCE
Bruno Pinchard
Thomas d’Aquin, Dante, deux visionnaires de la prudenceMonique Dixsaut
De quoi les philosophes sont-ils amoureux ?Note sur la phronèsis dans les dialogues de Platon
- LES SENS PLATONICIENS DE LA PHRONÈSIS
- Le beau nom de phronèsis
- Mouvement, vie, âme, phronèsis
- La phronèsis comme genre et la phronèsis pure
- La vertu de l’intelligence et l’intelligence comme vertu
- QUAND AGIR, C’EST OU CE N’EST PAS PRODUIRE
- Sophia et phronèsis
- Agir et produire
- Agir n’est pas produire
- Agir c’est produire
- CONCLUSION : DEUX CONCEPTIONS DE LA CAUSALITÉ
Mairie-Christine Bataillard
Bibliographie
