De la matière à l’action
Aristote et le problème du vivant
Aristote élabore une conception originale et subtile de l’unité de l’âme et du corps. L’âme du vivant est à son corps ce qu’est la forme à la matière : elle en est le principe ou le programme interne d’organisation et de développement. Leur unité est donc substantielle sans pour autant qu’ils se confondent. Aristote ouvre ainsi une voie singulière pour dépasser l’alternative du dualisme et du monisme. L’unité du composé d’âme et de corps est selon lui un fait indiscutable et qui, en tant que tel...
Éditeur : Vrin
Lieu d’édition : Paris
Publication sur OpenEdition Books : 24 novembre 2025
ISBN numérique : 978-2-345-00176-8
DOI : 10.4000/1575b
Collection : Tradition de la pensée classique
Année d’édition : 2007
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-7116-1929-0
Nombre de pages : 208
Première partie. Le problème de l’unité du vivant
Deuxième partie. L’organisation des mouvements
Troisième partie. De la vie à l’action
Aristote élabore une conception originale et subtile de l’unité de l’âme et du corps. L’âme du vivant est à son corps ce qu’est la forme à la matière : elle en est le principe ou le programme interne d’organisation et de développement. Leur unité est donc substantielle sans pour autant qu’ils se confondent. Aristote ouvre ainsi une voie singulière pour dépasser l’alternative du dualisme et du monisme. L’unité du composé d’âme et de corps est selon lui un fait indiscutable et qui, en tant que tel, n’appelle pas de justification ; mais comment concevoir l’unité du vivant s’il est fait de deux principes, l’un corporel, l’autre incorporel ? La solution du paradoxe consiste à refuser une représentation statique ou purement morphologique de l’être animé selon laquelle la vie serait la superposition ou l’addition inexplicable de deux entités distinctes. Depuis les mouvements organiques les plus simples jusqu’aux activités les plus élaborées, comme les actions morales, la vie consiste toujours en une synthèse de mouvements tout à la fois psychiques et corporels. L’unité du vivant résulte de la cohérence de ses activités. Pour le comprendre, il convient d’analyser la contribution essentielle, mais souvent négligée, que les Petits traités d’histoire naturelle et le traité Du mouvement des animaux apportent à la problématique du traité De l’âme. C’est ce que ce livre entreprend de faire en tissant le lien qui rattache la matière à l’action et, au-delà, la philosophie du vivant à la philosophie pratique. Il apporte une contribution décisive non seulement à la pensée d’Aristote mais encore au problème général des rapports de l’âme et du corps.
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
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