chapitre ix
Flóres saga ok Blankiflúr
Version norroise, xiiie siècle
p. 209-218
Note de l’auteur
Notice : Jürg Glauser (traduite en français par Vanessa Obry). Traduction : Jürg Glauser et Sofia Lodén.
Texte intégral
1Flóres saga ok Blankiflúr — la Saga de Flóres et Blankiflúr — est le nom donné habituellement à la traduction en prose, très probablement composée en Norvège pendant la seconde moitié du xiiie siècle, qui a ensuite été diffusée à partir du xive siècle dans des manuscrits islandais. Les témoins conservés présentent une version relativement brève du récit et la langue dans laquelle sont écrits les plus anciens d’entre eux est l’ancien norvégien ou vieil islandais, aussi appelé norrois. La saga norvégienne appartient à la tradition insulaire de l’histoire de Floire et Blancheflor, représentée aussi par un texte en anglo-normand désormais perdu (et dont on ignore s’il a véritablement existé) et la version en moyen anglais Floris and Blancheflour (voir chap. 8).
2On peut considérer que la production de la saga norroise s’inscrit dans le contexte littéraire et social de la cour royale de Norvège. Sous le règne d’Hákon Hákonarson (1217-1263), puis de son fils, ont en effet été traduits et adaptés en langue vernaculaire nombre de représentants de la littérature chevaleresque, venue majoritairement de France, de sorte qu’entre la fin du xiiie et le début du xive siècle, des textes français variés, datant du xiie siècle, de Chrétien de Troyes, Marie de France ou Béroul par exemple, ont circulé dans le Nord de l’Europe sous la forme de sagas en prose. Ívens saga (la saga d’Yvain), Erex saga (la saga d’Érec), Parcevals saga (la saga de Perceval), les Strengleikar (traduction d’un ensemble de lais), Tristrams saga ok Ísöndar (la saga de Tristan et Iseult) ou encore la Karlamagnús saga (traduction d’un ensemble de chansons de geste), ont ainsi contribué à faire évoluer la répartition traditionnelle des genres au sein du groupe constitué par les sagas islandaises. Ces textes se rattachant au vaste genre du roman étaient appelés « sagas de chevaliers », riddarasögur selon le terme norrois (au singulier riddarasaga). On pense en général que le processus de transfert culturel dont témoignent ces adaptations est à mettre au compte de l’ambition du roi de Norvège de moderniser son pays et de lui donner un caractère plus européen, inspiré de la féodalité. À partir de la fin du xiiie siècle, des riddarasögur dites originales furent composées ; elles connurent un grand succès à la fin du Moyen Âge et ultérieurement. Ces récits n’adaptaient pas des modèles étrangers comme les riddarasögur traduites évoquées ci-dessus, mais ils appartenaient aussi à la mouvance du roman et adoptaient les structures narratives et les caractéristiques stylistiques du genre.
3Il est difficile de situer précisément Flóres saga ok Blankiflúr dans la circulation européenne de l’histoire des amants, car sa source exacte n’est pas identifiée. Cette tâche est rendue d’autant plus ardue qu’il n’en existe pas à ce jour d’édition scientifique et critique moderne fondée sur tous les manuscrits conservés : tandis que les principes d’établissement du texte de l’édition de Köbling sont obsolètes, l’édition critique de la saga sur laquelle travaille actuellement Helle Degnbol n’est pas encore publiée. On considère néanmoins que la saga se rattache à la première version française de l’histoire de Floire et de Blancheflor, appelée le Conte. Selon Degnbol, il est possible que la traduction ait été réalisée à la cour du roi de Norvège, en lien étroit avec les trois récits suédois en vers appelés Eufemiavisor, les « chansons d’Eufemia » — Herr Ivan, Hertig Fredrik af Normandie et Flores och Blanzeflor — dont on pense qu’elles ont été composées à la demande de la reine de Norvège Eufemia de Rügen (vers 1280-1312), épouse du roi norvégien Hákon V Magnússon (qui règne de 1299 à 1319)1. Si cette hypothèse est juste, cela signifierait que la version norvégienne en prose Flóres saga ok Blankiflúr et le récit suédois en vers Flores och Blanzeflor (voir chap. 10) auraient été composés quasi simultanément et, sinon dans le même milieu littéraire et social, du moins dans un contexte très proche.
4Les manuscrits qui nous sont parvenus sont écrits en norrois, en moyen islandais ou en islandais moderne. Aucun témoin de la première traduction norvégienne n’a été conservé, de sorte que la datation de cette dernière ne peut qu’être incertaine, de même que l’identité de sa source française ou anglo-normande. Un fragment norvégien du xive siècle, NRA 65 (Oslo, Archives nationales de Norvège), contient un texte probablement très proche de la première version perdue. Le manuscrit le plus ancien qui transmette Flóres saga ok Blankiflúr a été copié en Islande et peut être daté du xive siècle : il s’agit du codex AM 574a 4to (Reykjavík, Arni Magnusson Institute), qui ne comprend plus que huit folios sur les vingt qui le composaient à l’origine et ne renferme donc plus qu’un peu moins de la moitié du texte de la saga. Le plus ancien témoin complet, AM 489to, a été réalisé quant à lui vers 1450 : ce manuscrit islandais contient, sur dix feuillets, une version fortement raccourcie et, d’après H. Degnbol, souvent corrompue, du texte. La transmission manuscrite des sagas islandaises se caractérise en outre par le fait que ces récits dont les origines remontent à l’époque médiévale sont pour la plupart transmis, copiés et réécrits en Islande à la fois à la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne. Près de vingt-cinq manuscrits de Flóres saga ok Blankiflúr ont en effet été copiés entre 1385 et 1900 et beaucoup d’entre eux n’ont pas encore été analysés en détail. Un grand nombre de sagas islandaises en prose furent réécrites, à la fin de l’époque médiévale ou ultérieurement, sous la forme de ballades narratives traditionnelles à la structure métrique extrêmement complexe appelées rímur. Tel est le cas de la saga qui nous occupe : il existe en effet des témoins d’au moins cinq Rímur af Flóres og Blanseflor différentes, composées par des poètes islandais entre le xviie et le xixe siècle. Celle dont le plus grand nombre de témoins nous sont parvenus, écrite par Níels Jónsson (1782-1857), est conservée dans neuf manuscrits copiés au xixe siècle et dans une édition destinée au grand public (Akureyri 1858).
5Assurément, l’un des traits stylistiques les plus caractéristiques de Flóres saga ok Blankiflúr est le choix de la prose, qui s’oppose aux vers de la version suédoise Flores och Blanzeflor, du texte danois Flores og Blanseflor, ainsi que des rímur islandaises tardives. En raison peut-être de l’absence de manuscrit ancien qui soit conservé, la saga, dans l’état où nous la connaissons, est assez brève et le récit s’apparente en certains endroits à un résumé de l’intrigue2. Alors que les riddarasögur issues de traductions s’attachent moins que les romans continentaux à l’évocation des émotions, des sentiments et des pensées des personnages, mettant l’accent sur l’action elle-même, elles contribuent néanmoins au développement d’un nouveau type de récit qui place plus volontiers que les autres sagas ces aspects au premier plan : jamais dans les sagas la thématique amoureuse n’est aussi présente que dans les riddarasögur et Flóres saga ok Blankiflúr ne fait pas exception à cette règle.
6Au contraire de nombreuses riddarasögur, traduites ou non, ou des versions suédoises et danoises, qui possèdent souvent des prologues et épilogues mentionnant des dédicataires, voire le nom de traducteurs, fussent-ils fictifs, aucun des manuscrits de Flóres saga ok Blankiflúr n’est pourvu de tels éléments paratextuels. Une nouvelle fois, l’absence de manuscrit ancien ne permet pas de dire si la saga a pu contenir un prologue ou un épilogue dans un état antérieur de sa transmission.
7Le passage extrait du chapitre VII qui est traduit dans le présent volume donne un bon aperçu du style bref et condensé de la prose de la saga. Il évoque la manière dont Blankiflúr est vendue par les parents de Flóres aux marchands qui la livrent à l’empereur de Babylone, en échange d’or, d’argent, d’étoffes précieuses et de la coupe à la valeur inestimable dont les origines sont retracées de manière relativement détaillée. De telles précisions sur la provenance d’accessoires comme des armes ou des bijoux sont fréquentes dans les récits islandais et le fait que l’adaptation donne ici une description complète de la coupe et de son histoire illustre l’intérêt de ces textes pour les objets. La fin du chapitre relate quant à elle le retour de Flóres, trompé par ses parents et la mère de Blankiflúr, qui lui font croire que la jeune fille est morte de l’avoir trop aimé : « Af þinni ást ofmikilli3 ! ».
Flóres saga ok Blankiflúr
Extrait : Description de la coupe d’or4
81. Þá svarar dróttning: “Herra, miskunn!”, segir hon. “Takið heldr annat ráð! Látið flytja hana ofan til skipa! Þar eru ríkir kaupmenn af Babílon, þeir er gjarna munu vilja kaupa hana fyrir fríðleik hennar, ok munu þeir gefa mikit fé fyrir hana ok flytja hana svá í brott, at vér munum aldri til hennar spyrja síðan.”
92. Ok þá játaði konungr því, ok þó nauðuliga, ok lét gera eptir einum kaupmanni ríkum, ok bað hann flytja hana ok selja hana; en eigi gerði hann þat fyrir fjár sakir, heldr heiptar.
103. Nú flutti hann hana til skipa, ok þar fann hann þá, er gjarna vildu kaupa hana, ok seldi hann hana fyrir XXX marka gulls ok XX marka silfrs, ok XX pell af Beramunt, ok X mǫtla af silki, ok undir safalaskinn, ok X kisla af vindverskum guðvef, ok ker eitt af gulli, þat er ekki var slíkt áðr né síðan. Malter hét sá er gerði af ǫllum hug.
114. En í kerinu var bardaginn fyrir Trója, hversu Grizkir brutu borgarveggina, ok hinir vǫrðuz innan, ok hversu Paris jarl leiddi Helenam, en bóndi hennar fór eptir henni ok fekk hana eigi.
125. Þat var ok á, hversu Grizkir reru yfir hafit, en Agamemnon leiddi þá, ok mart annat, þat er hér er eigi talt.
136. En á lokinu var grafit, hversu þær Venus ok Pallas ok Júnó fundu gullepli eitt, ok ritat á, at sú skyldi hafa, sem fríðust væri, ok hversu þær fœrðu Paridi, þá er þær urðu eigi ásáttar, ok hvat hver þeira gaf honum til at heita fríðust.
147. Júnó hét honum nógt fé, en Pallas vizku ok fríðleik yfrinn, en Venus þeiri konu, er gimsteinn væri allra; ok jáði hann henni, þvíat til þess fýstiz hann mest, ok bað hana skunda at.
158. Ok þetta var allt á kerinu grafit, ok enn mart fleira; en knapprinn var af karbunculo, þeim steini, sem meira ljós gefr af sér, en mǫrg ǫnnur brennandi kerti; en á knappinum ofan var einn fugl af gulli, ok hafði grœnan gimstein í klóm sér, ok sýndiz lifandi.
169. En kerit var gǫrt í Trója, ok bar Eneas jarl þá kerit ok gaf Laurínu, unnustu sinni, í Lyngbarði. En síðan tók hverr keisari eptir annan, allt til þess er sá þjófr stal frá Césare, er síðan seldi þeim kaupmǫnnum, er fyrir Blankiflúr gáfu; en því litu þeir af, at þeir vissu, at þeir mundu meira á vinna.
1710. En þeim gaf góðan byr, ok sigldu heim, ok fluttu hana til Babilóniam, ok hann gaf VII sinnum jafnþungt gull fyrir hana, sem hon stóð.
1811. En keisarinn af Babilón keypti hana því svá gjarna, þvíat honum sýndiz hon mjǫk væn, ok vænligt, at hon mundi komin vera af góðu fólki, ok lét hana fara í sterkar varðveizlur.
1912. En kaupmaðrinn, sá sem selt hafði, fór heim, ok fekk konungi fé þat, er hann tók fyrir hana, ok svá kerit.
2013. Þá lét konungr gera steinþró, ok lét rita þetta á: Hér liggr undir en fagra Blankiflúr, sú er Flóres unni vel.
2114. En þá kom Flóres heim, ok steig af hesti sínum, ok gekk í hǫllina, ok heilsaði feðr sínum ok móður sinni, ok mælti: “Hvar er Blankiflúr?”
2215. En þá dvǫlduz andsvǫrin, ok gekk hann í herbergi til móður hennar ok spurði hana: “Damma”, segir hann, “hvar er unnusta mín?”
2316. “Eigi veit ek”, segir hon.
“Seg mér!” sagði hann.
“Ek veit eigi”, segir hon.
2417. “Þú gabbar mik”, segir hann, “eðr dylr þú mik, hvar hon er?”
“Nei, herra!” segir hon; en þá mátti hon eigi við bindaz ok tók til at gráta hǫrmuliga, ok segir honum, at hon var dauð.
2518. “Er þat satt?” segir hann. “Nær?” segir hann.
“Fyrir VII nóttum”, segir hon.
“Af hverri sótt dó hon? ” segir hann.
“Af þinni ást ofmikilli!” segir hon. En um dauða hennar laug hon því at honum, at hon hafði svarit konungi eið.
Extrait : Description de la coupe d’or
261. Alors la reine répond : « Pitié, seigneur ! suis plutôt un autre conseil ! Que Blankiflúr soit menée jusqu’aux bateaux ! Il y a de riches marchands de Babylone qui l’achèteraient volontiers pour sa beauté. Ils donneraient beaucoup d’argent en échange et l’emporteraient avec eux, de telle façon que nous n’entendrions plus jamais parler d’elle. »
272. Et le roi l’accepta alors, même si c’était à contrecœur. Il fit appeler un riche marchand et lui dit de l’emporter et de la vendre. Il ne le fit pas pour l’argent mais de colère.
283. Puis le marchand l’amena aux bateaux et il y trouva ceux qui étaient d’accord pour l’acheter. Il la vendit pour trente marcs d’or et vingt marcs d’argent, ainsi que vingt pièces de soie de Beramunt5, dix manteaux de soie doublés de fourrure de zibeline, dix manteaux de matière de Wendland6 et une coupe d’or comme il n’en exista jamais de semblable, ni avant ni après. Malter était le nom de celui qui l’avait faite avec application.
294. Sur la coupe, était représentée la bataille de Troie, la façon dont les Grecs enfoncèrent les murs de la ville que les autres défendaient depuis l’intérieur, et comment le comte Pâris enleva Hélène que son mari poursuivit ensuite, sans l’atteindre.
305. On y voyait aussi comment les Grecs traversèrent la mer à la rame, menés par Agamemnon, et beaucoup d’autres choses, qui ne sont pas racontées ici.
316. Et sur le couvercle était une gravure qui montrait comment Vénus, Pallas et Junon trouvèrent la pomme dorée sur laquelle était écrit qu’elle était destinée à la personne la plus belle, et comment elles l’apportèrent auprès de Pâris puisqu’elles ne pouvaient se mettre d’accord, et ce que chacune d’entre elles lui offrit afin d’être désignée comme la plus belle.
327. Junon lui promit beaucoup d’argent, alors que Pallas lui promit la sagesse et une grande beauté, mais Vénus lui promit la femme qui était la perle de toutes et il lui donna la pomme, car c’est ceci qu’il désirait le plus, et elle lui demanda de se dépêcher.
338. Et tout ceci était gravé sur la coupe, et beaucoup plus encore. Le bouton était d’escarboucle, cette pierre qui donne plus de lumière que plusieurs bougies allumées, et au-dessus du bouton il y avait un oiseau d’or, qui tenait une pierre précieuse verte entre ses griffes et qui semblait vivant.
349. Et la coupe avait été faite à Troie. Le comte Énée posséda la coupe et la donna à Lavine, sa bien-aimée, en Lombardie. Et après cela, chaque empereur l’eut l’un après l’autre jusqu’à ce que le voleur [Galapín] la volât à César, pour la vendre aux marchands qui l’échangèrent contre Blankiflúr. Ceux-ci l’échangèrent car ils savaient qu’ils en tireraient davantage d’argent.
3510. Et ils eurent des vents favorables, retournèrent à la voile chez eux et emmenèrent Blankiflúr à Babylone ; et pour l’acheter, l’empereur leur donna sept fois son poids en or.
3611. Et l’empereur de Babylone l’acheta volontiers car elle était très belle à ses yeux et elle semblait issue d’une bonne famille ; il la plaça sous haute surveillance.
3712. Et le marchand qui l’avait vendue rentra ; le roi reçut l’argent que ce premier avait reçu, ainsi que la coupe.
3813. Alors le roi fit construire un tombeau en pierre, sur lequel était écrit : « Ici repose la belle Blankiflúr, que Flóres aima tant. »
3914. Alors Flóres rentra, descendit de son cheval et alla dans la salle où il salua son père et sa mère ; puis il dit : « Où est Blankiflúr ? »
4015. Mais il n’y eut pas de réponse, il alla dans la chambre de la mère de Blankiflúr et lui demanda : « Madame, où est ma bien-aimée ?
4116. — Je ne sais pas, dit-elle. — Dis-le-moi ! — Je ne sais pas.
4217. — Tu me trompes, ou tu me caches où elle est ? — Non, seigneur ! ». Mais elle ne put se taire, commença à pleurer pitoyablement et lui dit qu’elle était morte.
4318. « Est-ce vrai ? dit-il, Quand ? — Il y a sept nuits. — De quelle maladie est-elle morte ? — D’un trop grand amour pour toi ! » Mais elle lui mentit sur sa mort, car elle avait prêté serment au roi.
Notes de bas de page
1H. Degnbol, « ‘Fair words’: The French poem Floire et Blancheflor, the Old Norse prose narrative Flóress saga ok Blankiflúr, and the Swedish poem Flores och Blanzaflor », dans J. Glauser et S. Kramarz-Bein (éd.), Rittersagas — Übersetzung, Überlieferung, Transmission, Tübingen, A. Francke Verlag, « Beiträge zur Nordischen Philologie » 45, 2014, p. 71-95. Flóres saga ok Blankiflúr n’a jusqu’à maintenant été traduit qu’en danois et en norvégien modernes : voir Romanen af Floire og Blancheflor, Blomst og Hvidblomst. Udgivet af Dansklærerforeningen ved Birte Carlé, Copenhague, Gyldendal, 1979, et Tre riddersagaer: Sagaen om Partalopi, Sagaen om Flores og Blankiflor, Sagaen om Bevers. Oversettelse, innledning og etterord av Birgit Nyborg, Oslo, Aschehoug, 2005.
2Dans l’édition d’E. Köbling, la saga comprend environ 12 000 mots : voir Flóres saga ok Blankiflúr, éd. E. Kölbing, « Altnordische Saga-Bibliothek » 5, Halle a.S., Max Niemeyer, 1896.
3Littéralement : « pour ton trop grand amour ».
4Flóres saga ok Blankiflúr, éd. E. Kölbing, Halle a.S., 1896, p. 14-21, chap. VII.
5Le nom de lieu Beramunt ne figure que dans un seul manuscrit islandais. Il pourrait possiblement renvoyer à Bénévent en Campanie, Italie.
6Wendland désigne une région dans le nord de l’Allemagne, où Lübeck, Rostock et Wismar étaient des villes importantes pour le commerce avec les pays nordiques pendant le Moyen Âge tardif. La mention de cette origine des vêtements existe seulement dans la saga norroise.
Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Arthur, Gauvain et Mériadoc
Récits arthuriens latins du xiiie siècle
Philippe Walter (dir.) Jean-Charles Berthet, Martine Furno, Claudine Marc et al. (trad.)
2007
La Quête du Saint Graal et la mort d'Arthur
Version castillane
Juan Vivas Vincent Serverat et Philippe Walter (trad.)
2006
Histoire d'Arthur et de Merlin
Roman moyen-anglais du xive siècle
Anne Berthelot (éd.) Anne Berthelot (trad.)
2013
La pourpre et la glèbe
Rhétorique des états de la société dans l'Espagne médiévale
Vincent Serverat
1997
Le devin maudit
Merlin, Lailoken, Suibhne — Textes et études
Philippe Walter (dir.) Jean-Charles Berthet, Nathalie Stalmans, Philippe Walter et al. (trad.)
1999
La Chanson de Walther
Waltharii poesis
Sophie Albert, Silvère Menegaldo et Francine Mora (dir.)
2009
Wigalois, le chevalier à la roue
Roman allemand du xiiie siècle de Wirnt de Grafenberg
Wirnt de Grafenberg Claude Lecouteux et Véronique Lévy (trad.)
2001
