• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16479 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16479 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires du Septentrion
  • ›
  • Histoire et civilisations
  • ›
  • Histoire des élèves en France
  • ›
  • Deuxième partie. Les normes scolaires et...
  • ›
  • Chapitre 6. De nouvelles normes dans la ...
  • Presses universitaires du Septentrion
  • Presses universitaires du Septentrion
    Presses universitaires du Septentrion
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Des conditions matérielles de vie scolaire difficiles et des normes d’hygiène peu suivies et revendiquées Le corps dans la vie scolaire Le bien-être dans la vie scolaire Annexe. Détail des tables de la base de données Notes de bas de page Auteur

    Histoire des élèves en France

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Chapitre 6. De nouvelles normes dans la vie scolaire au XIXe siècle : l’attention au corps et au bien-être dans les écoles primaires rurales du Nord et du Pas-de-Calais

    Séverine Parayre

    p. 149-170

    Texte intégral Des conditions matérielles de vie scolaire difficiles et des normes d’hygiène peu suivies et revendiquées Le corps dans la vie scolaire Un corps oublié ou délaissé à l’école Un corps qui préoccupe dans certains départements : l’exemple du Nord et du Pas-de-Calais Le bien-être dans la vie scolaire Le bien-être physique Le bien-être intellectuel Le bien-être moral Bienveillance et attention au développement de l’enfant en étendant la vie scolaire à la vie familiale Annexe. Détail des tables de la base de données Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1L’attention au soin du corps et la place accordée au bien-être des élèves sont deux dimensions importantes dans l’évolution de la place qu’occupent les élèves au sein de l’institution scolaire. Les historiens ont contribué à l’histoire de l’hygiène et de la santé1 et à l’étude de l’hygiène à l’école et des précautions de santé développées pour les élèves2. Pour participer à la construction d’une histoire renouvelée des élèves, la dimension sanitaire et matérielle est certes intéressante et certainement la plus étudiée3, de manière à mieux comprendre de quelle manière les élèves vivaient et percevaient leurs conditions de vie. Cependant il existe une autre part de ce quotidien reliée à la santé, aux soins et précautions indiquées pour préserver le corps, qui mériterait d’être exploitée. Il s’agit ici d’approcher l’histoire des élèves depuis les témoignages d’instituteurs sur le quotidien sanitaire et de santé des élèves. Il nous importe de comprendre de quelle manière les instituteurs ruraux exposent leurs préoccupations quant à la santé des élèves, de quelle manière ils participent à modifier les conditions de vie et à les améliorer, ainsi qu’à transformer les conceptions de l’enfance. Il s’agit donc d’étudier une histoire des élèves de la ruralité sans oublier des acteurs centraux impliqués et interagissant avec les élèves et leurs familles : les instituteurs. Notre recherche se centre sur les écoles rurales de garçons dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais et à un moment précis, en 1860. Cette recherche a été guidée par un corpus extrait de l’enquête-concours du ministre de l’Instruction publique Gustave Rouland qui s’est déroulée entre le 15 décembre 1860 et le 3 février 1861.

    2La question posée alors4 ne laisse pas présager la possibilité de retrouver des éléments concernant l’hygiène et la santé. À ce titre, les historiens de l’éducation François Jacquet-Francillon, Gilbert Nicolas et Eugène F-X Ghérardi ont analysé ce corpus en interrogeant de nombreux éléments, et parmi ceux-ci le quotidien des élèves5. Nous pouvons surtout y retrouver les préoccupations de l’hygiène des locaux et du matériel sanitaire à l’école. Il n’apparaît pas évident de retrouver des traces concernant la santé des élèves dans cette enquête-concours, car même si les conditions vécues peuvent être difficiles, officiellement il n’est pas encore question de l’instauration d’une hygiène scolaire au primaire appuyée par un enseignement de l’hygiène6. La santé des élèves ne fait pas encore partie des attributions de l’enseignant, qui le plus souvent renvoie cette préoccupation à un médecin. À partir de 1830 les ministères successifs ont élaboré arrêtés, circulaires et lois en vue d’améliorer les conditions matérielles des écoles et des classes7. Il faut attendre 1840 pour retrouver des plaintes d’instituteurs dénonçant leurs conditions de travail, dans un environnement insalubre, les empêchant d’exercer correctement leur métier8. Nous n’avons pas trouvé de traces de suites données à ces plaintes quant à l’amélioration sanitaire dans les écoles et du quotidien scolaire9.

    3Si bien qu’en 1860 et pour la première fois, l’enquête-concours de Gustave Rouland vient relancer le débat et entend cette fois recueillir une parole de l’instituteur rural insuffisamment écoutée jusqu’alors. On tente ainsi d’améliorer les conditions d’un enseignement primaire public délaissé. Cette enquête-concours nous permet de retracer certains éléments de la vie scolaire à travers les discours et témoignages des enseignants du primaire en nous concentrant sur ce qui relève du quotidien sanitaire et de la santé des élèves.

    4Pour encourager à la participation à cette enquête-concours, des prix sont annoncés : 1 200 francs pour le premier prix, 600 francs pour le second prix et 200 francs pour chacun des six suivants. L’instituteur a donc pu avoir une motivation pécuniaire à s’acquitter de cet exercice écrit, d’autant que le premier prix est équivalent à pratiquement deux années de salaire. Mais de nombreux instituteurs témoignent de leur intérêt à répondre en raison d’une reconnaissance professionnelle et d’une sortie de leur isolement qu’ils attendent de longue date. Nous pourrions penser qu’ils vont dans leurs réponses tenter de satisfaire leur hiérarchie ; or faudrait-il encore qu’ils sachent ce qui pourrait intéresser précisément celle-ci sur les conditions de vie scolaire. À la lecture du corpus, au contraire, ils décrivent des conditions scolaires des plus insalubres et donnent leurs solutions pour y remédier, sans complaisance. Au final 5 940 instituteurs répondent à l’enquête-concours, ce qui correspond à 17,8 % du corps des instituteurs publics10. Après évaluations par les inspecteurs du primaire, puis les inspecteurs primaires du département de la Seine et des fonctionnaires de l’administration centrale de l’Instruction publique, 172 mémoires ont été retenus pour poursuivre le concours, ce qui correspond à 3 % de l’ensemble des participants. Aucun historien n’a retrouvé à ce jour ces mémoires sélectionnés, si bien que nous travaillons sur les non-sélectionnés restants soit 4 733 mémoires conservés aux archives nationales. Nous n’avons pas non plus d’informations sur les éléments retenus par les inspecteurs primaires pour sélectionner les mémoires.

    5Pour le dépouillement du corpus, nous avons choisi de comparer plusieurs départements11, car nous voulions une approche plus globale du corpus dans l’hypothèse de préoccupations différentes selon les départements concernant la prise en charge de l’élève et ses conditions de vie à l’école. Le dépouillement de quelques mémoires par département n’aurait pas été suffisant pour étudier la présence des préoccupations de santé dans la vie scolaire. Il nous a donc fallu étudier la totalité des mémoires d’un même département ; car sinon nous n’aurions pas pu approcher au plus près certaines questions restées plus marginales et qui demeurent dispersées, comme la santé des élèves, leur hygiène du corps, le rapport au corps des enseignants. Sans cette étude complète des mémoires ces thèmes nous auraient complètement échappé, alors même qu’ils apparaissent dans certains départements. Il est tout à fait intéressant de pouvoir comparer des préoccupations parfois complètement absentes dans un département et présentes dans d’autres. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de présenter plus en détail le Nord et le Pas-de-Calais qui présentent un grand nombre de mémoires (161 pour le Nord et 265 pour le Pas-de-Calais12) et une approche d’éducation corporelle tout à fait étonnante pour l’époque. Si nous évoquons parfois les autres départements, ils nous permettent surtout de les comparer au Nord et au Pas-de-Calais et de faire comprendre des problématiques récurrentes et d’autres plus spécifiques à certains départements. Au total, nous avons dépouillé 2 083 mémoires de 31 départements différents. Le choix des départements est dicté par cinq critères : le taux d’illettrisme et l’évolution de l’éducation13 ; le taux de médicalisation14 ; les inégalités de conditions de vie ; les moyens de communications15 ; la situation géographique et/ou culturelle (limitrophes d’autres pays, spécificités culturelles).

    6En comparant les départements grâce à une base de données rassemblant 21 tables en quatre items (renseignements généraux ; lieux et espaces scolaires ; prévention ; soins de santé) (cf. Annexe 1), les deux départements du Nord et du Pas-de-Calais ont présenté des particularités à propos du quotidien des élèves, dont certaines étaient absentes dans d’autres départements. Si dans tous les départements les instituteurs s’accordent sur l’insalubrité des locaux et le manque de matériel, dans le Nord et le Pas-de-Calais les préoccupations nouvelles sur le corps de l’élève sont mises en évidence, notamment la volonté de pallier l’absence de médecin lors d’indispositions et de maladies, de donner ses propres remèdes pour le bien-être de l’élève, de prendre soin de l’hygiène et du corps de l’élève, et de bannir les punitions corporelles et le travail des enfants. Ainsi notre étude s’est portée sur ce qui a rassemblé les enseignants dans le quotidien des élèves (l’hygiène des locaux) et sur ce qui a été différent pour le Nord et le Pas-de-Calais (l’hygiène des corps), élargissant de fait les fonctions des instituteurs à d’autres éléments de la vie de l’élève et ne limitant pas leur métier aux seuls apprentissages fondamentaux de leur époque.

    Des conditions matérielles de vie scolaire difficiles et des normes d’hygiène peu suivies et revendiquées

    7Le premier élément qui fut l’objet de plaintes massives de la part des instituteurs concerne les conditions scolaires insalubres. Aucun département n’y échappe. C’est en premier lieu la situation géographique de l’école qui pose problème ; parce que mal située, qu’il y a trop de bruit aux alentours, et que bien souvent l’école est trop excentrée de la commune, et en même temps trop éloignée des différentes fermes des élèves, les conduisant à de longs trajets en sabots ou pieds nus. À l’extérieur de l’école, sont dénoncés le manque de matériel et d’infrastructures favorisant la discipline et la vie scolaire, c’est-à-dire de cour et de préau, ce qui conduit les élèves à courir dans les rues ; l’absence de jardin qui n’engage pas au développement de l’enseignement agricole et empêche de nourrir le maître et les élèves, le manque de puits et donc de ressources en eau. Les latrines, également de première nécessité, font défaut, ce qui oblige les élèves à se rendre aux alentours de l’école. L’intérieur de la classe n’est guère plus enviable. Les élèves trop nombreux s’entassent dans un espace réduit, qui manque d’air, de ventilation et de chauffage, et dont le sol est en terre battue ce qui fait que l’humidité se propage. Cet instituteur du Pas-de-Calais témoigne des conditions difficiles pour sa propre santé : « Avec 130-140 enfants, comment s’étonner qu’un instituteur ait une poitrine délabrée après quelques années passées dans une classe de 7 m 50 de long sur 6 m 45 de large et 2 m 30 de haut16 ». Depuis la loi Guizot du 28 juin 1833, il est demandé de fournir un local scolaire convenable au prorata du nombre d’élèves, tandis que des enseignants revendiquent de meilleures conditions qui tiennent compte des nouvelles règles d’hygiène, notamment celles de l’espace scolaire plus grand, de fenêtres pour plus de luminosité, de poêle pour chauffer, de sol en bois, etc. Toutes ces avancées hygiénistes sont connues des instituteurs ruraux qui les revendiquent dans leurs écrits (cf. tableau 2).

    8Les deux tableaux (tableau 1 et tableau 2) répertorient les plaintes des instituteurs sur les conditions matérielles de l’école, ainsi que leurs vœux pour les améliorer. Ils permettent de mieux comprendre la situation et les mauvaises conditions de vie scolaire en 1860 dans les écoles de villages. Nous partageons les analyses de F. Jacquet-Francillon concernant l’importance des différents thèmes abordés par les instituteurs dans l’ensemble des manuscrits du concours. Ainsi, de toutes les préoccupations, celles qui concernent la maison d’école et le mobilier arrivent en tête (cf. tableau 1). La question de l’installation de la maison d’école et de son insalubrité perpétuelle est tellement importante que le maître des requêtes au Conseil d’État, Charles Robert, consacre sa synthèse à ce seul sujet17. Pour lui, elle est une des questions les plus urgentes à résoudre et il précise :

    À quoi servirait d’améliorer la condition morale et matérielle de l’instituteur, d’étendre largement l’application du principe de l’admission gratuite, et même de rendre l’instruction obligatoire, si l’école trop étroite ne peut recevoir tous les enfants de la commune ou si l’insalubrité de la classe les en éloigne18 ?

    9Les problèmes de mobilier, de conditions matérielles entraînent tristesse et désarroi des enseignants, et une conscience sanitaire qui se manifeste dans les mémoires : « C’est un triste spectacle de les voir accroupis autour du poêle ou assis sur leurs paniers leur tartine en main ! Il faudrait une table et deux bancs pour une meilleure installation des enfants pendant le déjeuner19 ». D’autres conditions comme la non-mixité rendent encore plus difficile le quotidien scolaire. Bien qu’une politique scolaire de séparation des sexes existe et que des écoles séparées soient créées20, dans les écoles de campagnes, par manque d’école de filles, garçons et filles se retrouvent dans la même classe21. Cela pousse les instituteurs à séparer dans leur classe, d’un côté les filles, de l’autre les garçons, et à faire en sorte que chaque groupe dispose de lieux spécifiques selon son sexe quand les conditions matérielles le permettent (cour, latrines, classe, préau séparés). Ils sont nombreux dans chaque département, comme dans le Nord et le Pas-de-Calais, à demander un cabinet d’aisance pour chaque sexe. De plus, compte tenu du manque de salles d’asile, de très jeunes enfants peuvent se retrouver dans les écoles avec des élèves plus âgés. Tous ces problèmes rajoutent des difficultés pour enseigner et développer une vie scolaire et des conditions de salubrité conformes aux attentes des instituteurs et de l’Instruction publique.

    Tableau 1 : Plaintes des instituteurs concernant la maison d’école

    Objets des plaintes concernant le local scolaireApparition dans les mémoires (en %)Détails des plaintes
    NordPDC22Autres23
    Local : choix, utilisation et réparation136,918,6Granges, écuries, auberges, caves servent encore d’écoles
    Que l’école soit une véritable école, et non à la fois la mairie, ni employée à des bals, à des banquets, à des réunions de pompiers, ou à des représentations de comédiens ambulants et d’escamoteurs
    Réparation mauvaise, en attente
    Critiques sur les plans5,62,41,9Façade monumentale et trop luxueuse
    Intérieure impraticable, aucune commodité
    Manque de solidité du bâtiment
    Mauvais matériaux
    Aucune garantie de travail bien fait
    Architectes inhabiles qui oublient l’essentiel
    Plans et devis fictifs
    Salle de classe809684,5Étroitesse
    Parfois pièce unique (classe et habitation du maître)
    Mauvaise disposition
    Non proportionnée au nombre d’élèves
    Chauffage9915Aucun dans certaines communes
    Élèves apportent le bois pour chauffer la classe, parfois en le volant
    Mauvais équipement (poêle en fonte)
    Lumière56,515,5École trop sombre
    Humidité3,12,48Sol non planchéié et en terre humide
    Latrines11,26,118Absence
    Quand présentes, mal placées
    Odeurs infectes
    Gaz délétère qui nuit à la santé
    Cour et préau10,54,516Absence
    Quand existent ne sont pas proportionnés aux élèves
    Mobilier55,940,839,1Absence
    Insuffisant et mauvais état
    Non adapté à la taille des enfants
    Même banc partagé par plusieurs enfants
    Aux frais des instituteurs
    Municipalité18,447,817,4Inertie
    Résistance
    Indifférence
    Ne pense qu’à faire des économies
    Mauvaise volonté
    Manque de soutien49,724,532,9Construction et emplacement meilleurs des congrégations
    Écoles des congrégations mieux équipées et plus rapidement
    Incompréhension et ignorance à l’égard du danger de l’insalubrité de la part des parents
    Manque de dialogue et peu de soutien des inspecteurs primaires

    Tableau 2 : Vœux des instituteurs concernant la maison d’école

    Objets des vœux concernant le local scolaireApparition dans les mémoires (en %)Détails des vœux
    NordPDCAutres
    École plus attrayante46,519,236,6Local indépendant de tout autre bâtiment
    Abord facile et agréable
    Situé au soleil levant
    Besoin d’un jardin
    Salle de classe76,479,662,1Plus vaste
    Placée au rez-de-chaussée
    Aération de la classe16,114,741,6Demande de vasistas aux fenêtres
    Chauffage11,8914,9Poêle avec réservoir d’eau
    Gratuit
    Thermomètre pour vérifier la température
    Eau51,68Demande de pompe ou fontaine dans la cour
    Demande de puits
    Entretien de l’école17,42,95,6Balayage à la charge de la commune, qui devrait fournir le matériel (balais, seaux et autres objets nécessaires pour le nettoyage)
    Nettoyer les murs au lait de chaux, laver et blanchir les murs
    Sols pavés ou en plancher
    Préau couvert20,56,523Abri lors de mauvais temps
    Facilite la surveillance et la discipline
    Doit être proportionné à l’importance de l’école
    Aides9,34,517,4Commune doit supporter les frais dont l’école a besoin
    Intervention demandée et secours de l’État

    Le corps dans la vie scolaire

    Un corps oublié ou délaissé à l’école

    10Après les conditions matérielles, l’hygiène des élèves structure la vie scolaire, c’est-à-dire la propreté corporelle, les soins de santé, la composition de la nourriture, l’éducation corporelle qui passe par des exercices physiques, la surveillance de l’hygiène de vie. Or, toutes ces préoccupations sont très peu évoquées par les instituteurs dans leurs mémoires, c’est aussi une des raisons pour lesquelles nous ne retrouvons pas ou très peu l’hygiène dans les recherches des historiens de l’éducation sur le corpus. Nous avons pu en regrouper un certain nombre dans les tableaux 3 et 4 sur l’ensemble des mémoires dépouillés, mais elles apparaissent de manière isolée et il faut donc pour les retrouver dépouiller l’ensemble du corpus d’un même département. Alors que les préoccupations concernant l’hygiène des locaux ont été prépondérantes dans l’ensemble des départements et partagées, celles relatives à l’hygiène des corps et des élèves dépassent très rarement les 20 %. Dans la Vienne, le Morbihan, en Corse, seuls 3 % des enseignants l’évoquent. Quand ils le font, ils se concentrent sur la propreté du corps et des vêtements, la nourriture et les exercices physiques. Nombre d’autres priorités éducatives viennent devancer les préoccupations du corps de l’élève, comme la fréquentation scolaire très insuffisante (parfois à peine plus d’un tiers des garçons de 7 à 13 ans fréquentent l’école), accrue par la rétribution scolaire et la distance de l’école (les habitations étant disséminées sur de vastes territoires ruraux), le manque de soutien et l’indifférence des autorités locales, l’insalubrité des locaux et le manque complet de matériel, la barrière de la langue, notamment dans le Morbihan où une grande partie des parents ne parle pas le français.

    Un corps qui préoccupe dans certains départements : l’exemple du Nord et du Pas-de-Calais

    11D’autres enseignants et notamment ceux du Nord, du Pas-de-Calais, ainsi que de la Gironde, portent une grande attention à l’éducation corporelle : la punition corporelle et le travail à bannir, parce qu’ils corrompent le corps ; la posture en classe, le plus souvent mauvaise en raison du mobilier non adapté, la santé des élèves qui devrait être plus surveillée (visite de médecins, vaccination, contrôle et soins des maladies). Une conscience sanitaire commence donc à apparaître et des liens encore faibles se tissent entre propreté et santé et entre hygiène du corps et instruction. Certains instituteurs pensent qu’il relève de leur responsabilité non seulement de surveiller l’hygiène du corps, mais aussi d’éduquer à une hygiène en développement encore méconnue et peu répandue dans les campagnes, dont le manque peut provoquer des maux et des maladies et en conséquence nuire à la scolarité et à la vie scolaire. Ainsi la majorité des instituteurs se préoccupant du corps signale « une malpropreté trop commune chez les enfants du peuple24 » et en conséquence leur rôle prépondérant dans l’apprentissage de la propreté : « La plupart des parents partent le matin pour aller travailler, soit aux champs, soit dans une usine, ne retournent que le soir dans leurs maisons et ne se préoccupent point de la propreté de leurs enfants. Ce soin incombe donc aux instituteurs25 ». Ils commencent donc à percevoir le rapport existant entre la propreté du corps et la santé, que se laver à l’eau permet de préserver la peau et à plus long terme la santé. Ne pouvant compter sur les parents, ils y voient une nouvelle mission pédagogique, celle de veiller à la propreté corporelle de leurs élèves, ce dont témoigne cet instituteur du Pas-de-Calais :

    La propreté du corps est encore une chose fort essentielle, les enfants ne sauraient donc trop tôt contracter l’habitude de se laver tous les jours les mains et la figure et les pieds au moins une fois par semaine. En tenant le corps ainsi dans une propreté convenable, on facilitera la transpiration et l’on prévient les maladies de peau qui le plus souvent sont engendrées par la malpropreté26.

    12Pourtant cette conscience et ce rapprochement entre soin hygiénique du corps et préservation de la santé restent peu répandus dans l’ensemble des mémoires. Si nous les retrouvons davantage dans les mémoires écrits des instituteurs du Nord et du Pas-de-Calais, il faut rappeler qu’il s’agit de départements plus scolarisés, que les mémoires sont en plus grand nombre par rapport aux autres départements et qu’une sensibilisation à la médicalisation commence à exister27. Même si statiquement, ils sont beaucoup moins nombreux à témoigner directement sur le corps par rapport à leurs plaintes massives concernant les mauvaises conditions des locaux (cf. tableaux 1, 2, 3 et 4), certains expriment dans leurs discours le sentiment d’une nouvelle responsabilité sur le corps de l’enfant : pour le laver, pour le soigner et en prendre soin, pour une attention particulière à son développement (par la posture, par des exercices physiques, par des pauses et des aménagements etc.). Les préoccupations du corps de l’élève et en premier lieu de sa propreté et de sa santé sont également des conceptions répandues au sein des milieux scolaires depuis les années 1830 par les médecins, par la hiérarchie de l’Instruction publique et certains élus28. Les instituteurs peuvent donc y être habitués. Sur l’ensemble des mémoires dépouillés, ceux du Nord et du Pas-de-Calais ont la particularité d’être très précis sur des éléments peu évoqués ailleurs, comme leur propre manière de soigner le corps et leur investissement sur ces éléments, qui pour d’autres restent perçus comme extra-scolaires et non du ressort de l’instituteur. Ce qui est le cas de cet instituteur du Nord qui propose une véritable innovation pour son époque : « Pour les écoles où il existe des myopes, il faudrait un petit banc afin que les livres ou les cahiers fussent à une certaine distance des yeux et augmenter la distance à mesure que l’organe se perfectionne29 ».

    13Si nous comparons les départements où la santé est peu ou pas évoquée (notamment les départements de l’Ouest) à ceux où elle y apparaît davantage (les départements de l’Est et du Nord), les priorités éducatives dans le premier cas se centrent surtout sur les problèmes d’apprentissage du français, accaparant donc davantage les mémoires des instituteurs. À l’inverse, à l’Est et au Nord, d’autres préoccupations apparaissent. Plutôt que d’y voir la prépondérance des problématiques du corps et de la santé dans certains départements et leur moindre importance dans d’autres, il faut probablement en conclure que les instituteurs ont dû faire des choix selon leurs principales préoccupations quand ils ont rédigé leurs mémoires. Cela révèle surtout – ou confirme – que la vie scolaire prend une place non négligeable dans le métier d’enseignant, qu’elle influence l’instruction et la réussite des élèves, qu’elle déborde de la classe et s’étend à des éléments jusqu’ici peu ou pas pris en charge par l’école. Les enseignants ne sont pas unanimes : certains favorisent davantage dans leurs discours l’enseignement (et il ressort de leur mémoire une conception de leur métier valorisant des apprentissages fondamentaux de l’écriture, de la lecture, du calcul), alors que d’autres développent des composantes éducatives supplémentaires en plus de l’enseignement, liées au quotidien de la vie scolaire. Ceux-ci présentent leur métier comme étant indissociablement celui d’éduquer à la propreté, à la civilité, à la morale, etc. Cela n’indique pas quelles pratiques scolaires ils pourraient valoriser en définitive, mais montre une orientation professionnelle, qu’ils ont estimée importante pour améliorer l’école.

    14Une étude de la vie scolaire permet donc surtout de voir éclore non pas un enseignant du primaire, mais un éducateur auxiliaire de bien d’autres personnes du village, du médecin, des parents, du maire, du curé, qui est en train de perdre en légitimité au sein de sa commune. Cet enseignant de Féchain souligne aussi son intérêt pour l’hygiène et les rudiments de la médecine, et démontre ainsi son adhésion aux idées de son temps. Il a consacré un chapitre à l’hygiène et à la médecine où il demande

    un livre traitant de l’hygiène, de l’anatomie, de la médecine en indiquant pour certaines maladies ou indispositions les remèdes qu’on a sous la main. Avec cet ouvrage je pourrais initier les enfants de bonne heure à des connaissances dont ils pourraient tirer parti dans la suite, cela permettrait d’éviter une quantité d’imprudence. La population a besoin d’être éclairée sur la médecine, car chacun y va de son propre remède et on ferait bien de commencer par les enfants30.

    Tableau 3 : Plaintes au sujet de l’hygiène corporelle

    Objets des plaintes concernant l’hygiène corporelleApparition dans les mémoires (en %)Détails des plaintes
    NordPDCAutres
    Vêtements de mauvaise qualité85,78,7Enfants sans chaussures et recouverts simplement de quelques haillons
    Manque de mobilier55,940,839,1Des enfants écrivent sur leurs genoux
    Mauvais pour la posture corporelle
    Augmenter l’éclairage des pièces56,515,5Pour ne pas fatiguer les yeux des élèves
    Manque de chauffage11,8914,9Humidité des corps due aux intempéries. Les enfants ne peuvent se sécher correctement
    Contre le travail des enfants1,81,2AucunNe peuvent venir régulièrement en classe
    Instruction mauvaise
    Leurs forces physiques sont à ménager
    Leurs membres ne sont pas encore assez développés
    Leur santé s’étiole
    Les enfants sont physiquement débiles
    Manque de propreté corporelle9,97,88,7Mains et visages souvent malpropres
    État commun aux enfants du peuple
    Le plus souvent la propreté incombe aux instituteurs, car les parents la négligent complètement
    Manque de fontaine, donc les bains et nettoyages se pratiquent encore à la mer ou à la rivière
    Manque d’exercices physiques (ou exercices du corps)6,84,98Les jeunes paysans manquent de souplesse et sont maladroits
    Manque de soutien dans l’éducation physique (appelée aussi éducation corporelle)55,74,3Parents ignorants, indifférents, pauvres, avares, obstinés
    Maires indifférents, avares, ignorants, négligents, à l’origine de nuisances
    Curés autoritaires, dépendance du maître, à l’origine de nuisances
    Inspecteur primaire non à l’écoute, soutien et surveillance non suffisants

    Tableau 4 : Vœux des instituteurs concernant l’hygiène corporelle

    Objets des vœux concernant l’hygiène corporelleApparition dans les mémoires (en %)Détails des vœux
    NordPDCAutres
    Meilleure tenue vestimentaire85,78,7Au moins une tenue convenable est de rigueur pour protéger des intempéries
    Urgence de l’eau51,68Pour les besoins alimentaires, de nettoyage et de propreté corporelle
    Eau de boisson acidulée
    Un abri (préau ou hangar)86,514,3Pour la prise de repas et les récréations
    Pour améliorer le bien-être
    Pour aménager une salle de repos
    Propreté corporelle9,97,88,7Elle contribue à la santé
    L’instituteur doit donner de bonnes habitudes de propreté et aider à la faire contracter très tôt
    Prévoir une inspection de propreté à l’entrée en classe et à la sortie
    Appareils de gymnastique et exercices physiques6,84,98Activité salutaire permettant de développer les organes
    Leur apprend à bien se tenir
    Ne pas garder les enfants dans le repos absolu
    Déconseiller les exercices trop violents
    Punition0,61,6aucunNe devrait jamais être corporelle
    Bannir la souffrance physique
    Prévenir les fautes
    Position du corps6,242,4Éviter les positions nuisibles lors de l’écriture
    Redresser et corriger la posture
    Médecin et Instituteur4,53,71,9Visite du médecin deux fois par mois pour prévenir des maladies
    Savoir intervenir et porter secours mais sans remplacer le médecin
    Amoindrir les défauts
    Maladies4,92,43,1Exclure les contagieux jusqu’à la guérison
    Éviter les accidents

    Le bien-être dans la vie scolaire

    15Alors que son importance aujourd’hui pourrait laisser croire à sa nouveauté31, le bien-être préoccupe certains instituteurs dans les mémoires de 1860. Certes, comme pour le corps et la santé, ils ne sont qu’une minorité à l’évoquer : trois instituteurs du Nord sur 161 emploient directement le terme. Cependant, il a le mérite d’exister et d’apparaître comme une amélioration à apporter dans les écoles primaires rurales. En effet, un certain nombre de considérations apparaissent au sujet du bien-être de l’enfant, de ses soins de santé, d’aménagements scolaires aussi bien dans l’organisation matérielle que pédagogique davantage favorables au développement physique, intellectuel, et moral de l’élève ; par exemple sont préconisés des pauses, un mobilier adapté à la taille des élèves. Si aujourd’hui certaines recherches développent différentes dimensions du bien-être en milieu scolaire, telles que le bien-être psychologique et relationnel, à leur époque les instituteurs ont d’autres catégories de référence et font référence à un bien-être physique, intellectuel et moral. Étant donné que l’enseignement de l’hygiène en école normale est encore facultatif32, nous ne pouvons pas bien savoir s’ils tiennent cette référence au bien-être de leur formation, de leurs propres lectures et contacts, ou d’une montée plus générale dans la société des préoccupations relatives à l’hygiène.

    Le bien-être physique

    16Il est reconnu par une minorité d’enseignants dans le corpus que le développement et le soin du corps ont une incidence sur l’esprit. Il convient donc de prendre soin du corps pour permettre à l’esprit d’être le plus apte à apprendre, tout exercice peut avoir l’avantage non seulement de fortifier le corps, mais aussi de délasser l’esprit d’efforts intellectuels. Des activités spécifiques dans les campagnes sont revendiquées par les instituteurs pour délasser l’esprit et fortifier le corps, en priorité les travaux d’agriculture et d’horticulture à l’école et la culture d’un jardin annexé à l’école. Ils sont plus de 70 % du corpus à demander ce jardin. Rien d’étonnant dans ce monde rural, où ces travaux seraient propices à donner un enseignement pratique et donc à former les élèves à leur futur métier dans les champs. D’autres préoccupations nouvelles apparaissent et sont liées à cette conception du bien-être et d’une vie scolaire qui ne peut détériorer le corps de l’élève : c’est le cas d’une demande relative à la récréation, qui devrait être plus répandue et au cours de laquelle des exercices physiques pourraient être mis en place, de la posture assise qui doit être surveillée, des locaux qui doivent être souvent aérés pour ne pas étioler l’organisme. De rares fois, les jeux sont évoqués pour leur vertu sur le développement des facultés physiques, comme pour cet instituteur de Raimbeaucourt précisant vouloir « ne rien négliger de la santé et du bien-être des enfants confiés33 ».

    Le bien-être intellectuel

    17Il est intéressant de voir que certains instituteurs se préoccupent d’un temps de travail intellectuel trop important et peu entrecoupé de pauses. Il ne s’agit donc pas d’étudier longtemps pour bien apprendre, faut-il encore y être bien disposé et préparé. La récréation, les pauses, l’exercice physique, préparent donc à un meilleur travail intellectuel et à une meilleure disposition de l’esprit à apprendre. À ce propos, l’instituteur de Sains-du-Nord précise que « la récréation doit être mise à profit par l’instituteur pour le bien-être physique moral et intellectuel des enfants34 ». C’est aussi un travail intellectuel qui se trouve revendiqué et porteur d’épanouissement et d’évolution pour l’enfant, alors que nombre de familles n’ont pas conscience de ces bienfaits. L’instituteur de Vis-en-Artois rappelle que « l’enfant a besoin de repos renouvelant les ressorts de son intelligence35 ». Un lien est établi entre bien-être physique et bien-être intellectuel et l’instituteur ne doit pas se préoccuper que d’enseigner, mais entrevoir les conséquences de l’enseignement sur le corps et l’esprit et la surcharge qu’il pourrait provoquer. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour entendre parler à l’école de fatigue intellectuelle et de surmenage36.

    Le bien-être moral

    18La morale est un élément important promu par l’enseignement et régule la vie scolaire par ses règles et ses pratiques. Il s’agit de former le futur citoyen à la vie en société et de lui inculquer un ensemble de vertus et de bonnes mœurs à respecter. Le bien-être moral est associé aux habitudes à adopter en société et dans la classe, aux règles de civilité pour pouvoir vivre en paix au sein d’un collectif et en respecter les codes. Un lien direct apparaît entre la morale et l’hygiène, et être de bonnes mœurs se vérifie rapidement par l’apparence et le comportement en société. La tenue vestimentaire et la propreté sont donc à surveiller et à respecter ; le comportement en classe et en dehors de la classe doit être contrôlé. La morale s’applique et s’enseigne et il s’agit aussi, par un enseignement plus théorique avec des maximes à apprendre par cœur, d’assurer l’ordre et le respect de règles de vie collective. Les instituteurs sont nombreux à citer les vertus à respecter et à se poser en exemples parmi les habitants de leur commune. Il paraît donc inconcevable que l’instituteur soit retrouvé au cabaret après son travail, il doit être « honnête, vertueux, affable, disposé à rendre service en toutes circonstances37 ». Il doit se présenter comme le plus dévoué possible à l’éducation et au respect des mœurs dans la commune. Trois éléments sont donc déterminants pour éduquer les futurs paysans, et par conséquent à promouvoir dans la vie scolaire : développer un corps robuste, un esprit actif, et former des êtres civilisés respectueux des bonnes mœurs.

    Bienveillance et attention au développement de l’enfant en étendant la vie scolaire à la vie familiale

    19Si les instituteurs sont rares à employer le terme de bien-être dans leurs mémoires, ils sont plus nombreux à s’intéresser au bon développement de l’enfance, qui ne se résume pas au développement intellectuel. Les conditions de vie de l’enfance dans les campagnes apparaissent également difficiles au sein de familles jugées ignorantes, incapables, rustres et de mauvaise volonté. L’instituteur peut alors décider de prendre des initiatives et d’étendre son rôle à une éducation bienveillante et paternaliste pour favoriser le développement de l’enfant, à l’image de cet instituteur d’Audresselles précisant que le « maître tient auprès des enfants la place des parents et doit avoir toute la bienveillance et la tendresse d’un bon père de famille38 ». L’enseignant peut également se présenter comme un éducateur des familles, soit directement par ses liens avec les parents, soit par l’intermédiaire de l’enfant qui pourra retransmettre à ses proches les bonnes mœurs et habitudes et participera donc à améliorer les conditions de vie au sein de sa famille. Cela signifie donc qu’une influence peut s’opérer de la vie scolaire à la vie familiale. Pour les instituteurs leurs fonctions ne s’arrêtent pas à ce niveau et certains souhaitent développer de meilleures relations avec les familles pour engager un travail plus collaboratif, qui pourrait les aider à mieux comprendre l’enfant et à mieux l’éduquer. Ce dont témoigne cet enseignant de Zutkerque : « avoir des relations amicales et bienveillantes avec les parents de façon à obtenir leur coopération, c’est un moyen pour prévenir les absences, découvrir ou empêcher des tromperies et pour réprimer une foule de petits défauts39 ».

    20Il est caractéristique de voir plutôt employé le terme d’enfants que celui d’élèves par les instituteurs. Le corpus montre également une sensibilisation des instituteurs au quotidien scolaire et aux conditions de vie à l’école. Est-ce pour cette raison qu’ils emploient davantage le terme d’enfant, le prenant dans la globalité de son développement et non seulement dans le contexte de la classe et d’enseignement ? Certains instituteurs du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que d’autres départements, en revendiquant une amélioration des conditions de vie scolaire, positionnent en tout cas l’enfant au centre de l’école et de l’éducation scolaire et familiale. Si cette attention éducative est bien demandée par le ministre Jules Ferry dans les années 1880, certains instituteurs ruraux, près de 20 ans auparavant, pressentent que leur propre rôle doit s’étendre à ces fonctions40.

     

    21Les écrits des instituteurs s’avèrent très riches pour percevoir le quotidien scolaire et les difficultés et carences nombreuses dans la vie scolaire.

    22À travers la vie scolaire, certains instituteurs ne présentent plus leur fonction principale comme si elle se limitait à l’apprentissage des fondements disciplinaires, mais de plus en plus élargissent leurs fonctions aux soins, à l’hygiène des corps, à la santé et à la médicalisation, aux liens à entretenir avec les familles, au suivi du développement de l’enfant et de son évolution. Cette transformation n’est pas partagée par l’ensemble de la profession, mais elle fait son chemin, d’autant plus que les conditions sont difficiles. Ces dernières motivent l’instituteur à sortir du seul registre de la plainte, de son isolement et à développer des initiatives sanitaires. Certains font preuve plus que d’autres de volontarisme pour soigner leurs élèves malades ou proposer des moyens nouveaux de précautions en matière de santé. Avec la vie scolaire, non seulement les fonctions de l’instituteur débordent le lieu de la classe, mais ses fonctions se diversifient et s’étendent au corps, à l’hygiène, à la santé, à la morale et à la civilité, au bien-être des élèves, aux conditions matérielles, etc. Certains enseignants présentent une vision novatrice de l’éducation et du métier d’enseignant où il n’est plus simplement question de prendre en charge seulement l’élève, mais aussi l’enfant ; l’enfant dans son contexte familial, social et culturel, l’enfant au sein de la cité, l’enfant dans son développement intégral (physique, intellectuel, moral, civique, selon son sexe). Les aspects matériels et les conditions de salubrité font l’unanimité, en revanche les éléments plus personnels de la vie des élèves, sur le corps et son hygiène et sa santé par exemple, ne sont pas partagés par l’ensemble de la profession. Pourquoi certains instituteurs du Nord et du Pas-de-Calais pensaient-ils déjà à une prise en charge du corps et des aménagements pédagogiques plus adaptés à l’état de santé des élèves, alors que d’autres dans certains départements n’y font jamais allusion ? Il est probable que ces enseignants aient été plus sensibilisés à la médicalisation et que les départements de l’Est et du Nord, plus avancés en matière d’instruction (moins de problèmes d’illettrisme) et de médicalisation (plus d’accès aux soins), aient pu donner une plus grande place dans les discours au corps, au bien-être et au développement de l’enfant.

    23Pour autant, les premières théories hygiénistes commencent à influencer les habitudes de certaines populations et les conditions de vie scolaire. Ainsi c’est une vie scolaire hygiéniquement normée avec ses règles, ses usages et pratiques que nous retrouvons dans les revendications des enseignants, que ce soit pour la salubrité des locaux, pour l’hygiène des corps, ou pour les soins de santé. Ils sont peu à se démarquer de cette hygiène triomphante du XIXe siècle où le médecin et la médecine trouvent toute leur place au sein de la société et du cadre scolaire41. C’est-à-dire que leur discours reste empreint des théories hygiénistes et des écrits de scientifiques et médecins auxquels ils font référence, ainsi que de leurs avancées comme les nouveaux poêles et calorifères recommandés par le physicien Eugène Péclet42.

    24Pour finir, nous pouvons questionner la portée réelle de cette enquête officielle du ministère sur des changements dans la vie scolaire. Fait non négligeable, l’enquête permet aux gouvernements successifs et notamment à Victor Duruy de faire éclore un certain nombre de lois, de décrets, de circulaires en faveur de changements effectifs dans la vie scolaire. Les plus marquants sont la circulaire du 31 décembre 1867 destinée à appuyer la réalisation d’un jardin annexé à l’école, demande récurrente des instituteurs ruraux dans leurs mémoires43. Le ministère a également compris qu’il fallait renforcer la formation des enseignants sur d’autres éléments que les seules disciplines scolaires, par le développement de l’enseignement de l’hygiène en 1865 et, en 1866 et 1867, celui de l’enseignement agricole dans les écoles normales primaires44. Il y a donc bien conscience que les enseignants par une formation spécifique pourront opérer des changements dans leurs conceptions et donc propager des modifications dans les normes de la vie scolaire, correspondant davantage à celles de leur siècle. Ainsi une propagande hygiéniste fait son chemin parmi la profession, elle est renforcée par des ouvrages, des revues et des conférences, destinés aux enseignants45. Les instituteurs ruraux de l’époque Rouland, dont certains avaient commencé à être façonnés par ces théories hygiénistes, ont donc participé à leur niveau à répandre un hygiénisme de la vie scolaire au sein du milieu paysan et une tout autre manière de concevoir l’enfant et son développement. Ces mémoires d’instituteurs constituent à cet égard une source précieuse, quoiqu’indirecte, pour envisager l’évolution des normes relatives aux élèves, et donc aux enfants, l’école n’étant pas dissociable de son environnement culturel et social.

    Annexe. Détail des tables de la base de données

    8 tables de renseignements généraux : « Individus » (date et lieux de naissance des instituteurs), « Mémoires » (date et lieu du mémoire et nombre de pages), « Profession » (profession actuelle et passée), « Formation » (initiale et continue), « Remarques sur le mémoire » (des inspecteurs d’académie, primaire et de la Seine), « Problèmes annexes » (ceux liés à la scolarité : de la gratuité scolaire à la concurrence des écoles privées, et ceux liés à la profession d’enseignant : de la retraite à la fable rétribution), « Écoles » (situation géographique, nombre et sexe des élèves), « Relations » (avec les parents, le curé, la hiérarchie, les habitants).
    4 tables sont spécifiques aux lieux et à l’espace scolaire : « Hygiène des lieux » (toutes les questions de salubrité intérieure : de l’humidité au chauffage), « Extérieur de l’école » (tous les aménagements extérieurs : cour, puits etc.), « Critiques du local scolaire » (critiques faites sur les communes, les architectes), « Mobilier scolaire » (état et demande de mobilier).
    6 tables sont spécifiques à la prévention : « Modifications du régime de vie » (pause, jeux, aménagements), « Hygiène du corps » (propreté, poux, inspection, éducation corporelle, nourriture), « Exercices des élèves » (physiques, militaires, qualité des exercices), « Pédagogie employée » (leçons d’hygiène, agriculture, horticulture, but de l’école, morale, qualité du maître, pédagogie par l’exemple, cours d’adulte, cours de sciences), « Vêtements » (propreté, chaussures, habits), « Redressement du corps » (surveillance de la posture, châtiments, travail).
    3 tables sont spécifiques aux soins de santé : « La santé du maître » (qualité, occurrence), « Maladies » (qualité, vaccine), « Interventions » (nature des maladies, intervenants : médecin, instituteurs, autres).

    Notes de bas de page

    1 Sur l’hygiène en général, cf. Patrice BOURDELAIS (dir.), Les hygiénistes, enjeux, modèles et pratiques, Paris, Belin, 2001 ; Patrice BOURDELAIS, Olivier FAURE (dir.), Les nouvelles pratiques de santé XVIIIe-XXe siècles, Paris, Belin, 2004. Plus récemment sur la santé dans les campagnes, cf. Marie BOLTON, Patrick FOURNIER et Claude GRIMMER (dir.), Médecine et santé dans les campagnes : Approches historiques et enjeux contemporains, Bruxelles, Peter Lang, 2019.

    2 Stéphane FRIOUX et Didier NOURRISSON, Propre et sain ! Un siècle d’hygiène à l’école en images, Paris, Armand Colin, 2015. Pour mieux comprendre l’hygiène à l’école avant la Troisième République, cf. Séverine PARAYRE, L’hygiène à l’école, une alliance de la santé et de l’éducation, XVIIIe-XIXe siècles, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2011 ; Didier NOURRISSON (dir.), Éducation à la santé, XIXe-XXe siècle, Rennes, éd. de l’École nationale de la santé publique, 2002.

    3 Pierre GUILLAUME, « L’hygiène à l’école et par l’école », dans Patrice BOURDELAIS, Olivier FAURE (dir.), Les nouvelles pratiques de santé, op. cit., p. 213-226.

    4 « Quels sont les besoins de l’instruction primaire dans une commune rurale, au triple point de vue de l’école, des élèves et du maître ? », arrêté du 12 décembre 1860 ouvrant un concours entre les instituteurs publics sur une question de pédagogie, dans Octave GREARD, La Législation de l’instruction primaire en France depuis 1789 jusqu’à nos jours, recueil des lois, décrets, ordonnances, arrêtés, règlements, décisions, avis, projets de lois, Paris, Delalain frères, t. III, de 1848 à 1863, 1874, p. 763.

    5 François JACQUET-FRANCILLON, Instituteurs avant la République, La profession d’instituteur et ses représentations de la monarchie de Juillet au Second Empire, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 1999 ; Gilbert NICOLAS, Quand les instituteurs répondaient au ministre, op. cit. ; Eugène F-X GHÉRARDI (dir.), Être instituteur en Corse sous le Second Empire, Albiana, Università di Corsica, 2012.

    6 Le gouvernement Duruy l’avait rendu obligatoire dans les établissements du secondaire en 1865 (art. 9 de la loi du 21 juin 1865). Il faut attendre les années 1880 et le gouvernement Ferry pour l’enseignement de l’hygiène dans les écoles primaires avec un arrêté du 24 janvier 1882 instituant une commission de l’hygiène des écoles.

    7 Exemple de la loi sur l’instruction primaire du 28 juin 1833, par laquelle François Guizot institue l’établissement d’un local convenable pour les écoles de garçons. Arrêté du 24 avril 1838 relatif à la tenue des salles d’asile, par de Salvandy, arrêté du 22 mars 1855 réglant le régime des salles d’asile, par Fortoul, demandant tous deux l’installation de cour et de préau.

    8 Cf. Séverine PARAYRE, op. cit. AN F17 9831. Voir la correspondance de l’instituteur Lebrat avec le préfet, l’inspecteur primaire et le ministre de l’Instruction publique. Voir également L’Écho des Instituteurs et Mona OZOUF, La classe ininterrompue, cahiers de la famille Sandre, enseignants 1780-1960, Paris, Hachette, 1979.

    9 Voir à ce propos Séverine PARAYRE, op. cit.

    10 D’après François JACQUET-FRANCILLON, op. cit., p. 164-165. Les instituteurs en écoles publiques en 1861 sont au nombre de 33 253.

    11 Gilbert NICOLAS a étudié principalement l’académie de Rennes. Dans Le grand débat de l’école au XIXe siècle, Les instituteurs du Second Empire (Belin, 2004), il a également comparé avec des mémoires des académies de Strasbourg, Nancy, Dijon, Clermont, Toulouse, Aix et Bordeaux.

    12 Le Nord et le Pas-de-Calais sont les départements présentant le plus de mémoires.

    13 Le Nord-Est a un taux d’illettrisme plus faible, le Sud-Ouest et la Corse un taux plus fort, cf. François Furet et Jacques Ozouf, Lire et écrire, L’alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry, Paris, éditions de Minuit, 1977 ; Jean-Pierre Pélissier et Danièle Rébaudo, « Une approche de l’illettrisme en France, la signature des actes de mariage au XIXe siècle dans l’enquête 3 000 familles », Histoire et Mesure, IX, 1/2, 2004, p. 161-202. Si l’analphabétisme recule au XIXe siècle depuis l’essor des écoles communales, le nombre d’illettrés reste encore élevé parmi les populations ouvrières de l’industrie, plus que dans les milieux paysans ; notamment dans le Nord et le Pas-de-Calais. Marc LOISON, École, alphabétisation et société rurale dans la France du Nord au XIXe siècle, Paris, L’Harmattan, 2003.

    14 Certains départements sont sous-médicalisés (moins de médecins et de lieux de soins) à l’exemple de ceux de l’ouest de la France. Jacques Léonard, La France médicale, médecins et malades au XIXe siècle, Paris, Gallimard, 1978.

    15 Certaines régions sont encore dépourvues de tout système ferroviaire, et offrent donc moins de facilité de déplacement. C’est encore le cas en 1860 de départements à l’Ouest et au Sud-Ouest, non desservis par le train. François Caron, Histoire des chemins de fer en France, t. 1, 1740-1883, t. 2, 1883-1937, Paris, Fayard, 1997 et 2005.

    16 AN F17 10777, instituteur Louis-Joseph Colbraut, commune de Ruminghem, Pas-de-Calais, 1er février 1861.

    17 Sur ce sujet, voir la recherche collective initiée par le Musée national de l’éducation : Serge CHASSAGNE (dir.), La Maison d’école en France au XIXe siècle, Paris, INRP, 1987.

    18 Charles ROBERT, Plaintes et vœux présentés par les instituteurs publics en 1861 sur la situation des maisons d’école, du mobilier et du matériel classiques, Paris, De Guillaumin et Cie, 1864, p. III.

    19 AN F17 10777, instituteur Pierre-Marie-Auguste Vasseur, commune de Selles, Pas-de-Calais, 25 janvier 1861.

    20 La loi Falloux du 15 mars 1850 fixe l’objectif de création d’une école de filles pour les communes de plus de 800 habitants.

    21 En 1867, le ministère de l’Instruction publique recense à peu près un tiers des écoles publiques qui sont mixtes, cf. Ministère de l’Instruction publique, Exposé général de la situation de l’instruction primaire au 1er janvier 1867, Paris, 1867, p. 24. En 1866 plus de 80 % de ces écoles sont dirigées par un homme et 10 % par une femme.

    22 PDC : pour le département du Pas-de-Calais.

    23 Autres : comparaison avec les départements du Finistère, d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, de Corrèze.

    24 AN F17 10764, instituteur Jean-Justin Poymiro, commune de Montfort, Landes, 31 janvier 1861.

    25 AN F17 10758, instituteur Augustin Sabatier, commune de Port-le-Bouc, Bouches-du-Rhône, le 24 janvier 1861.

    26 AN F17 10777, instituteur Jean-Baptiste Boutemy, commune de Tortequesne, Pas-de-Calais, 31 janvier 1861.

    27 Pas-de-Calais : 245 mémoires ; Nord : 161 mémoires ; Finistère : 46 mémoires ; Ille-et-Vilaine : 29 mémoires ; Morbihan : 33 mémoires ; Corrèze : 53 mémoires.

    28 Séverine PARAYRE, op. cit., chapitres V, p. 123-155 et VII, p. 189-210. Voir aussi Pierre JACQUEY, Principes d’hygiène appliqués à l’éducation primaire et à la construction des écoles, Lure, Bettend, 1845.

    29 AN F17 10774, instituteur Pierre-Marie-Auguste Vasseur, commune de Selles, Nord, 25 janvier 1861.

    30 AN F17 10774, instituteur Célestin-Antoine-Joseph Boulanger, commune de Féchain, Nord, 28 janvier 1861.

    31 Voir notamment Christian GARCIA et Caroline VELTCHEFF, Oser le bien-être au collège, Brignais, Le Coudrier, 2016.

    32 La loi Falloux du 15 mars 1850 avait déjà prévu l’enseignement de l’hygiène mais à titre purement facultatif (titre II, chap. I, art. 23). Le gouvernement Duruy l’a rendu obligatoire dans les établissements du secondaire en 1865 (art. 9 de la loi du 21 juin 1865). Cependant, bien que les programmes des écoles normales primaires et du primaire supérieur présentent cet enseignement de l’hygiène, nous en avons retrouvé les premières traces, en particulier sous le ministère Simon. Effectivement ce dernier permet que cet enseignement s’instaure à partir de 1872.

    33 AN F17 10776, instituteur Ferdinand Duret, commune de Raimbeaucourt, Nord, 30 janvier 1861.

    34 AN F17 10776, instituteur François-Désiré-Louis Gillot, commune de Sains-du-Nord, Nord, 29 janvier 1861.

    35 AN F17 10777, instituteur Eugène-Frédéric-Auguste Leroy, commune de Vis-en-Artois, Pas-de-Calais, 1er février 1861.

    36 Cf. Aimé RIANT, Le surmenage intellectuel et les exercices physiques, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1889. Séverine PARAYRE, « L’hygiène scolaire en congrès international : du biopouvoir légitimé et partagé à ses inégales applications pédagogiques (1852-1913) », Bulletin canadien d’histoire de la médecine, n° 34, 1, 2016, p. 88-120.

    37 AN F17 10776, instituteur Pierre-Philippe-Joseph Rivelois, commune de Lambersart, Nord, 1er février 1861.

    38 AN F17 10777, instituteur François-Marie-Augustin Baude, commune d’Audresselles, Pas-de-Calais, 30 janvier 1861.

    39 N F17 10777, instituteur Augustin-Henri Joseph Legrain, commune de Zutkerque, Pas-de-Calais, 31 janvier 1861.

    40 Véronique CASTAGNET-LARS et Jean-François CONDETTE, « Pour une histoire renouvelée des élèves : placer l’élève au centre des analyses historiennes ? », op. cit., p. 33.

    41 Jacques LÉONARD, La médecine entre les savoirs et les pouvoirs, histoire intellectuelle et politique de la médecine française au XIXe siècle, Paris, Aubier Montaigne, 1981.

    42 Eugène PECLET, Instruction sur l’assainissement des écoles primaires et des salles d’asile, Paris, Hachette, 1846.

    43 Circulaire du 31 décembre 1867, cf. Nicole HULIN, Études sur l’histoire de l’enseignement des sciences physiques et naturelles, Lyon, ENS éditions, 2001, p. 100.

    44 Décret du 2 juillet 1866 étalé sur les trois ans des études des enseignants primaires (cours complet de 90 leçons).

    45 Théophile GALLARD, Notions d’hygiène à l’usage des instituteurs primaires, quatre conférences faites à la Sorbonne en 1867, Paris, Hachette, 1868 ; Aimé RIANT, « Conférence sur l’hygiène de l’école faite à la Sorbonne le 29 août 1878 », dans Les conférences pédagogiques faites aux instituteurs délégués à l’Exposition universelle de 1878, Paris, Ch. Delagrave, 1880.

    Auteur

    • Séverine Parayre
    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Les entrepreneurs du coton

    Les entrepreneurs du coton

    Innovation et développement économique (France du Nord, 1700-1830)

    Mohamed Kasdi

    2014

    Enkhuizen au xviiie siècle

    Enkhuizen au xviiie siècle

    Le déclin d'une ville maritime hollandaise

    Thierry Allain

    2015

    Les loteries royales dans l’Europe des Lumières

    Les loteries royales dans l’Europe des Lumières

    1680-1815

    Marie-Laure Legay

    2014

    Santé et travail à la mine

    Santé et travail à la mine

    xixe-xxie siècle

    Judith Rainhorn (dir.)

    2014

    La fabrique de l’urbanisme

    La fabrique de l’urbanisme

    Les cités-jardins, entre France et Allemagne 1900-1924

    Elsa Vonau

    2014

    Banque et identité commerciale. La Société générale (1864-2014)

    Banque et identité commerciale. La Société générale (1864-2014)

    Hubert Bonin

    2014

    Les Houillères entre l’État, le marché et la société

    Les Houillères entre l’État, le marché et la société

    Les territoires de la résilience (xviiie - xxie siècles)

    Sylvie Aprile, Matthieu de Oliveira, Béatrice Touchelay et al. (dir.)

    2015

    Les Écoles dans la guerre

    Les Écoles dans la guerre

    Acteurs et institutions éducatives dans les tourmentes guerrières (xviie-xxe siècles)

    Jean-François Condette (dir.)

    2014

    Bertha von Suttner 1843-1914

    Bertha von Suttner 1843-1914

    Amazone de la paix

    Marie-Claire Hoock-Demarle

    2014

    La guerre de 1940

    La guerre de 1940

    Se battre, subir, se souvenir

    Stefan Martens et Steffen Prauser (dir.)

    2014

    Histoire de Boulogne-sur-Mer

    Histoire de Boulogne-sur-Mer

    ville d’art et d’histoire

    Alain Lottin (dir.)

    2014

    Europe de papier

    Europe de papier

    Projets européens au xixe siècle

    Sylvie Aprile, Cristina Cassina, Philippe Darriulat et al. (dir.)

    2015

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Les entrepreneurs du coton

    Les entrepreneurs du coton

    Innovation et développement économique (France du Nord, 1700-1830)

    Mohamed Kasdi

    2014

    Enkhuizen au xviiie siècle

    Enkhuizen au xviiie siècle

    Le déclin d'une ville maritime hollandaise

    Thierry Allain

    2015

    Les loteries royales dans l’Europe des Lumières

    Les loteries royales dans l’Europe des Lumières

    1680-1815

    Marie-Laure Legay

    2014

    Santé et travail à la mine

    Santé et travail à la mine

    xixe-xxie siècle

    Judith Rainhorn (dir.)

    2014

    La fabrique de l’urbanisme

    La fabrique de l’urbanisme

    Les cités-jardins, entre France et Allemagne 1900-1924

    Elsa Vonau

    2014

    Banque et identité commerciale. La Société générale (1864-2014)

    Banque et identité commerciale. La Société générale (1864-2014)

    Hubert Bonin

    2014

    Les Houillères entre l’État, le marché et la société

    Les Houillères entre l’État, le marché et la société

    Les territoires de la résilience (xviiie - xxie siècles)

    Sylvie Aprile, Matthieu de Oliveira, Béatrice Touchelay et al. (dir.)

    2015

    Les Écoles dans la guerre

    Les Écoles dans la guerre

    Acteurs et institutions éducatives dans les tourmentes guerrières (xviie-xxe siècles)

    Jean-François Condette (dir.)

    2014

    Bertha von Suttner 1843-1914

    Bertha von Suttner 1843-1914

    Amazone de la paix

    Marie-Claire Hoock-Demarle

    2014

    La guerre de 1940

    La guerre de 1940

    Se battre, subir, se souvenir

    Stefan Martens et Steffen Prauser (dir.)

    2014

    Histoire de Boulogne-sur-Mer

    Histoire de Boulogne-sur-Mer

    ville d’art et d’histoire

    Alain Lottin (dir.)

    2014

    Europe de papier

    Europe de papier

    Projets européens au xixe siècle

    Sylvie Aprile, Cristina Cassina, Philippe Darriulat et al. (dir.)

    2015

    Voir plus de chapitres

    L’émergence de la notion de bien-être en France : pour une pédagogie de la santé (XVIIIe-XIXe siècles)

    Séverine Parayre

    Voir plus de chapitres

    L’émergence de la notion de bien-être en France : pour une pédagogie de la santé (XVIIIe-XIXe siècles)

    Séverine Parayre

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    Presses universitaires du Septentrion
    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    • lcdpu.fr
    ePub / PDF

    1 Sur l’hygiène en général, cf. Patrice BOURDELAIS (dir.), Les hygiénistes, enjeux, modèles et pratiques, Paris, Belin, 2001 ; Patrice BOURDELAIS, Olivier FAURE (dir.), Les nouvelles pratiques de santé XVIIIe-XXe siècles, Paris, Belin, 2004. Plus récemment sur la santé dans les campagnes, cf. Marie BOLTON, Patrick FOURNIER et Claude GRIMMER (dir.), Médecine et santé dans les campagnes : Approches historiques et enjeux contemporains, Bruxelles, Peter Lang, 2019.

    2 Stéphane FRIOUX et Didier NOURRISSON, Propre et sain ! Un siècle d’hygiène à l’école en images, Paris, Armand Colin, 2015. Pour mieux comprendre l’hygiène à l’école avant la Troisième République, cf. Séverine PARAYRE, L’hygiène à l’école, une alliance de la santé et de l’éducation, XVIIIe-XIXe siècles, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2011 ; Didier NOURRISSON (dir.), Éducation à la santé, XIXe-XXe siècle, Rennes, éd. de l’École nationale de la santé publique, 2002.

    3 Pierre GUILLAUME, « L’hygiène à l’école et par l’école », dans Patrice BOURDELAIS, Olivier FAURE (dir.), Les nouvelles pratiques de santé, op. cit., p. 213-226.

    4 « Quels sont les besoins de l’instruction primaire dans une commune rurale, au triple point de vue de l’école, des élèves et du maître ? », arrêté du 12 décembre 1860 ouvrant un concours entre les instituteurs publics sur une question de pédagogie, dans Octave GREARD, La Législation de l’instruction primaire en France depuis 1789 jusqu’à nos jours, recueil des lois, décrets, ordonnances, arrêtés, règlements, décisions, avis, projets de lois, Paris, Delalain frères, t. III, de 1848 à 1863, 1874, p. 763.

    5 François JACQUET-FRANCILLON, Instituteurs avant la République, La profession d’instituteur et ses représentations de la monarchie de Juillet au Second Empire, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 1999 ; Gilbert NICOLAS, Quand les instituteurs répondaient au ministre, op. cit. ; Eugène F-X GHÉRARDI (dir.), Être instituteur en Corse sous le Second Empire, Albiana, Università di Corsica, 2012.

    6 Le gouvernement Duruy l’avait rendu obligatoire dans les établissements du secondaire en 1865 (art. 9 de la loi du 21 juin 1865). Il faut attendre les années 1880 et le gouvernement Ferry pour l’enseignement de l’hygiène dans les écoles primaires avec un arrêté du 24 janvier 1882 instituant une commission de l’hygiène des écoles.

    7 Exemple de la loi sur l’instruction primaire du 28 juin 1833, par laquelle François Guizot institue l’établissement d’un local convenable pour les écoles de garçons. Arrêté du 24 avril 1838 relatif à la tenue des salles d’asile, par de Salvandy, arrêté du 22 mars 1855 réglant le régime des salles d’asile, par Fortoul, demandant tous deux l’installation de cour et de préau.

    8 Cf. Séverine PARAYRE, op. cit. AN F17 9831. Voir la correspondance de l’instituteur Lebrat avec le préfet, l’inspecteur primaire et le ministre de l’Instruction publique. Voir également L’Écho des Instituteurs et Mona OZOUF, La classe ininterrompue, cahiers de la famille Sandre, enseignants 1780-1960, Paris, Hachette, 1979.

    9 Voir à ce propos Séverine PARAYRE, op. cit.

    10 D’après François JACQUET-FRANCILLON, op. cit., p. 164-165. Les instituteurs en écoles publiques en 1861 sont au nombre de 33 253.

    11 Gilbert NICOLAS a étudié principalement l’académie de Rennes. Dans Le grand débat de l’école au XIXe siècle, Les instituteurs du Second Empire (Belin, 2004), il a également comparé avec des mémoires des académies de Strasbourg, Nancy, Dijon, Clermont, Toulouse, Aix et Bordeaux.

    12 Le Nord et le Pas-de-Calais sont les départements présentant le plus de mémoires.

    13 Le Nord-Est a un taux d’illettrisme plus faible, le Sud-Ouest et la Corse un taux plus fort, cf. François Furet et Jacques Ozouf, Lire et écrire, L’alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry, Paris, éditions de Minuit, 1977 ; Jean-Pierre Pélissier et Danièle Rébaudo, « Une approche de l’illettrisme en France, la signature des actes de mariage au XIXe siècle dans l’enquête 3 000 familles », Histoire et Mesure, IX, 1/2, 2004, p. 161-202. Si l’analphabétisme recule au XIXe siècle depuis l’essor des écoles communales, le nombre d’illettrés reste encore élevé parmi les populations ouvrières de l’industrie, plus que dans les milieux paysans ; notamment dans le Nord et le Pas-de-Calais. Marc LOISON, École, alphabétisation et société rurale dans la France du Nord au XIXe siècle, Paris, L’Harmattan, 2003.

    14 Certains départements sont sous-médicalisés (moins de médecins et de lieux de soins) à l’exemple de ceux de l’ouest de la France. Jacques Léonard, La France médicale, médecins et malades au XIXe siècle, Paris, Gallimard, 1978.

    15 Certaines régions sont encore dépourvues de tout système ferroviaire, et offrent donc moins de facilité de déplacement. C’est encore le cas en 1860 de départements à l’Ouest et au Sud-Ouest, non desservis par le train. François Caron, Histoire des chemins de fer en France, t. 1, 1740-1883, t. 2, 1883-1937, Paris, Fayard, 1997 et 2005.

    16 AN F17 10777, instituteur Louis-Joseph Colbraut, commune de Ruminghem, Pas-de-Calais, 1er février 1861.

    17 Sur ce sujet, voir la recherche collective initiée par le Musée national de l’éducation : Serge CHASSAGNE (dir.), La Maison d’école en France au XIXe siècle, Paris, INRP, 1987.

    18 Charles ROBERT, Plaintes et vœux présentés par les instituteurs publics en 1861 sur la situation des maisons d’école, du mobilier et du matériel classiques, Paris, De Guillaumin et Cie, 1864, p. III.

    19 AN F17 10777, instituteur Pierre-Marie-Auguste Vasseur, commune de Selles, Pas-de-Calais, 25 janvier 1861.

    20 La loi Falloux du 15 mars 1850 fixe l’objectif de création d’une école de filles pour les communes de plus de 800 habitants.

    21 En 1867, le ministère de l’Instruction publique recense à peu près un tiers des écoles publiques qui sont mixtes, cf. Ministère de l’Instruction publique, Exposé général de la situation de l’instruction primaire au 1er janvier 1867, Paris, 1867, p. 24. En 1866 plus de 80 % de ces écoles sont dirigées par un homme et 10 % par une femme.

    22 PDC : pour le département du Pas-de-Calais.

    23 Autres : comparaison avec les départements du Finistère, d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, de Corrèze.

    24 AN F17 10764, instituteur Jean-Justin Poymiro, commune de Montfort, Landes, 31 janvier 1861.

    25 AN F17 10758, instituteur Augustin Sabatier, commune de Port-le-Bouc, Bouches-du-Rhône, le 24 janvier 1861.

    26 AN F17 10777, instituteur Jean-Baptiste Boutemy, commune de Tortequesne, Pas-de-Calais, 31 janvier 1861.

    27 Pas-de-Calais : 245 mémoires ; Nord : 161 mémoires ; Finistère : 46 mémoires ; Ille-et-Vilaine : 29 mémoires ; Morbihan : 33 mémoires ; Corrèze : 53 mémoires.

    28 Séverine PARAYRE, op. cit., chapitres V, p. 123-155 et VII, p. 189-210. Voir aussi Pierre JACQUEY, Principes d’hygiène appliqués à l’éducation primaire et à la construction des écoles, Lure, Bettend, 1845.

    29 AN F17 10774, instituteur Pierre-Marie-Auguste Vasseur, commune de Selles, Nord, 25 janvier 1861.

    30 AN F17 10774, instituteur Célestin-Antoine-Joseph Boulanger, commune de Féchain, Nord, 28 janvier 1861.

    31 Voir notamment Christian GARCIA et Caroline VELTCHEFF, Oser le bien-être au collège, Brignais, Le Coudrier, 2016.

    32 La loi Falloux du 15 mars 1850 avait déjà prévu l’enseignement de l’hygiène mais à titre purement facultatif (titre II, chap. I, art. 23). Le gouvernement Duruy l’a rendu obligatoire dans les établissements du secondaire en 1865 (art. 9 de la loi du 21 juin 1865). Cependant, bien que les programmes des écoles normales primaires et du primaire supérieur présentent cet enseignement de l’hygiène, nous en avons retrouvé les premières traces, en particulier sous le ministère Simon. Effectivement ce dernier permet que cet enseignement s’instaure à partir de 1872.

    33 AN F17 10776, instituteur Ferdinand Duret, commune de Raimbeaucourt, Nord, 30 janvier 1861.

    34 AN F17 10776, instituteur François-Désiré-Louis Gillot, commune de Sains-du-Nord, Nord, 29 janvier 1861.

    35 AN F17 10777, instituteur Eugène-Frédéric-Auguste Leroy, commune de Vis-en-Artois, Pas-de-Calais, 1er février 1861.

    36 Cf. Aimé RIANT, Le surmenage intellectuel et les exercices physiques, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1889. Séverine PARAYRE, « L’hygiène scolaire en congrès international : du biopouvoir légitimé et partagé à ses inégales applications pédagogiques (1852-1913) », Bulletin canadien d’histoire de la médecine, n° 34, 1, 2016, p. 88-120.

    37 AN F17 10776, instituteur Pierre-Philippe-Joseph Rivelois, commune de Lambersart, Nord, 1er février 1861.

    38 AN F17 10777, instituteur François-Marie-Augustin Baude, commune d’Audresselles, Pas-de-Calais, 30 janvier 1861.

    39 N F17 10777, instituteur Augustin-Henri Joseph Legrain, commune de Zutkerque, Pas-de-Calais, 31 janvier 1861.

    40 Véronique CASTAGNET-LARS et Jean-François CONDETTE, « Pour une histoire renouvelée des élèves : placer l’élève au centre des analyses historiennes ? », op. cit., p. 33.

    41 Jacques LÉONARD, La médecine entre les savoirs et les pouvoirs, histoire intellectuelle et politique de la médecine française au XIXe siècle, Paris, Aubier Montaigne, 1981.

    42 Eugène PECLET, Instruction sur l’assainissement des écoles primaires et des salles d’asile, Paris, Hachette, 1846.

    43 Circulaire du 31 décembre 1867, cf. Nicole HULIN, Études sur l’histoire de l’enseignement des sciences physiques et naturelles, Lyon, ENS éditions, 2001, p. 100.

    44 Décret du 2 juillet 1866 étalé sur les trois ans des études des enseignants primaires (cours complet de 90 leçons).

    45 Théophile GALLARD, Notions d’hygiène à l’usage des instituteurs primaires, quatre conférences faites à la Sorbonne en 1867, Paris, Hachette, 1868 ; Aimé RIANT, « Conférence sur l’hygiène de l’école faite à la Sorbonne le 29 août 1878 », dans Les conférences pédagogiques faites aux instituteurs délégués à l’Exposition universelle de 1878, Paris, Ch. Delagrave, 1880.

    Histoire des élèves en France

    X Facebook Email

    Histoire des élèves en France

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Histoire des élèves en France

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Parayre, S. (2020). Chapitre 6. De nouvelles normes dans la vie scolaire au XIXe siècle : l’attention au corps et au bien-être dans les écoles primaires rurales du Nord et du Pas-de-Calais. In J. Krop & S. Lembré (éds.), Histoire des élèves en France. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.97222
    Parayre, Séverine. « Chapitre 6. De nouvelles normes dans la vie scolaire au XIXe siècle : l’attention au corps et au bien-être dans les écoles primaires rurales du Nord et du Pas-de-Calais ». In Histoire des élèves en France, édité par Jérôme Krop et Stéphane Lembré. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2020. doi:10.4000/books.septentrion.97222.
    Parayre, Séverine. « Chapitre 6. De nouvelles normes dans la vie scolaire au XIXe siècle : l’attention au corps et au bien-être dans les écoles primaires rurales du Nord et du Pas-de-Calais ». Histoire des élèves en France, édité par Jérôme Krop et Stéphane Lembré, Presses universitaires du Septentrion, 2020, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.97222.

    Référence numérique du livre

    Format

    Krop, J., & Lembré, S. (éds.). (2020). Histoire des élèves en France. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.97147
    Krop, Jérôme, et Stéphane Lembré, éd. Histoire des élèves en France. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2020. doi:10.4000/books.septentrion.97147.
    Krop, Jérôme, et Stéphane Lembré, éditeurs. Histoire des élèves en France. Presses universitaires du Septentrion, 2020, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.97147.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires du Septentrion

    Presses universitaires du Septentrion

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Facebook
    • LinkedIn
    • Instagram
    • X
    • Bluesky
    • Flux RSS

    URL : http://www.septentrion.com

    Email : contact@septentrion.com

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement