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    Plan détaillé Texte intégral Introduction Silence avant guerre ? Les peintres de la Prusse Les peintres dans le sud de l’Allemagne et en Autriche-Hongrie Retour vers l’histoire de l’âge d’or Thèmes interdits Médialisation Conclusion Notes de bas de page Auteur

    Veilles de guerre

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    Table des matières

    Victoire et défaite. Transmission des images dans les « veilles de la guerre » dans la peinture académique de guerre en Allemagne, Autriche et la France 1867-1914

    Ludolf Pelizaeus

    p. 217-236

    Texte intégral Introduction Silence avant guerre ? Les peintres de la Prusse Les peintres dans le sud de l’Allemagne et en Autriche-Hongrie Retour vers l’histoire de l’âge d’or Thèmes interdits Médialisation Conclusion Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    Introduction

    1Quand on se demande ce que peut signifier les « Veilles de Guerre » et comment les images liées à avant la guerre et à la première phase de la Grande Guerre ont marqué une imagination, on peut tout de suite penser à des peintures reproduites sur des cartes ou dans les livres qui faisaient référence à une guerre « classique »1. Il nous semble important de suivre, sur une longue durée, les conditions de la naissance de ces images publiées, afin de comprendre la production médiatique issue d’une certaine attente vis-à-vis à des images d’avant la Grande Guerre. Dans cette perspective, la guerre suivante va se distinguer profondément des guerres précédentes2. Nous partons de l’idée que, dans ce processus, les imprimés ont joué un rôle clé. En effet, ils ont motivé les populations de chaque pays à développer une conviction d’être certains que la victoire après une guerre « classique » peut être proche. Comme une branche de la production des images se situe dans les reproductions des peintures académiques de la guerre, nous voulons mettre le focus sur cette perspective dans la création des images.

    2Il y a donc trois questions au centre de notre article. Tout d’abord, quelles furent les images de la guerre dans la peinture académique à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle en Allemagne ? Ensuite, à quel point pouvait-on rencontrer, dans ce genre de peintures, des voix qui ne représentaient pas la guerre d’une manière idéalisante, mais bien avec un regard plus critique ? Enfin, comment peut-on expliquer que ce ne sont pas les voix critiques, mais celles qui ont idéalisé la guerre, qui furent finalement dominantes aux « veilles de la guerre » ?

    3Pour trouver des éléments de réponse, nous voulons traiter la situation dans l’espace germanophone, prenant ainsi de manière comparative tant les images de l’Allemagne du Nord marquée par la Prusse, que le sud de l’Allemagne politiquement marqué par l’Autriche et l’Autriche-Hongrie. Le but est de prendre en compte les grandes différences régionales en Allemagne et en Autriche-Hongrie. Il est notamment question de comparer les peintres de l’école de Düsseldorf avec ceux de Berlin pour mieux comprendre la production des images3. Nous ferons cette analyse dans une comparaison avec la France car les mondes artistiques français et allemands n’étaient pas si séparés comme cela était le cas pour le monde politique. Pour se faire, nous prendrons un angle large, en analysant les attitudes des artistes avant la Première Guerre mondiale, entre 1866 et 1900-1914.

    Silence avant guerre ?

    4Appelée auparavant « peinture des batailles », la « branche » des batailles devint à partir des années 1880 un genre à part entière dans la peinture militaire. Par-delà, cette peinture est soumise à la nécessité de représenter la « réalité » comme la peinture du genre et contrairement à la peinture d’histoire qui pouvait se permettre une idéalisation. Pour la peinture militaire, il existait donc la prétention – au moins en théorie – de se limiter à une représentation des faits. Mais comme déjà la composition pouvait faire l’objet d’une idéalisation, les peintres gardaient une certaine liberté pour composer l’œuvre dans le sens d’un regard idéalisé sur le passé4.

    5Pour mieux comprendre les développements à partir des années 1870, il faut souligner qu’en France, déjà en 1850, apparaît le « genre anecdotique ». Il est suivi par une période importante de production de peinture dans l’Empire de Napoléon III. Seulement après 1870, la peinture militaire française rompit définitivement avec la peinture historique. En revanche, cette date marque en Allemagne la naissance d’une peinture plutôt militaire qui n’existait pas avant, contrairement à la France où des noms importants sont déjà présents avant 1850, comme par exemple Horace Vernet5.

    6Une des particularités de la peinture allemande est qu’elle pouvait se développer dans une confédération d’États (Deutscher Bund) donnant un certain nombre de libertés aux États dans le sud de l’Allemagne6. Mais en 1866, avec les défaites des batailles de Tauberbischoffsheim et de Langensalza, la Prusse put intégrer les États du sud de l’Allemagne dans le concept d’une Allemagne unie7. Et la même année, les troupes prussiennes se montrèrent également victorieuses face à l’Autriche-Hongrie. Les résultats de cette guerre changèrent la carte de l’Allemagne avec la disparition de certains états comme Hanovre ou la Hesse électorale, et celle de l’Autriche, avec la création d’une nouvelle confédération des deux royaumes (Hongrie et Autriche)8. Par conséquent, l’année 1866, tant en Autriche que dans certaines régions de l’Allemagne, fut considérée comme l’année de la défaite9.

    7Le souvenir, par conséquent, va se diviser. Dans le nord de l’Allemagne et notamment en Prusse, c’est l’image d’un pays victorieux qui va dominer, même si on est loin d’une homogénéité par rapport aux peintres. Pour le sud de l’Allemagne, au début il y a souvent l’impression de défaites dans les années qui suivirent 1866. Ainsi nous pouvons constater un décalage entre la naissance de la peinture militaire en France, les États allemands et l’Autriche. Alors qu’en France, suite à 1870-1871, la tradition existante se scindait et une nouvelle forme apparaissait, dans les États allemands la peinture militaire naissait à peine, s’étant surtout limitée jusqu’alors aux scènes intimes, où la représentation de l’uniforme ou des soldats se trouvait au centre. En outre, il manque une institution comme les imprimeries d’Épinal à grande diffusion. Les années après 1871 marquèrent un nouveau destin : la tâche principale des peintres dans le monde germanique devenait de projeter des images en grand format pour ainsi pouvoir offrir au spectateur tous les aspects d’une bataille10.

    8La guerre de 1870-1871 fait que, tant à Berlin qu’à Vienne, la peinture militaire trouva sa clientèle. Les clients ne sont pas uniquement des particuliers mais aussi des grands musées militaires, dont notamment le musée de l’armée (Heeresgeschichtliches Museum) à Vienne ou son homologue (le « Zeughaus ») à Berlin11. Les profils des peintres qui s’engagent dans ces sujets sont bien variés. Certains ont travaillé comme illustrateurs, peintres d’ouvrages historiques ou peintres de peintures « de genre » et changeant pour la peinture militaire à cause de la forte demande.

    9À titre d’exemple, il nous parait important de présenter quelques exemples des représentants de ce groupe de peintres militaires, afin de pouvoir mieux comprendre leurs parcours variés et changeants ainsi que l’influence des médias dans la diffusion de leurs œuvres.

    Les peintres de la Prusse

    10Adolph von Menzel, né à Breslau (Wroclaw) en Silésie en 1815, commence en 1830, à Berlin, à travailler dans l’imprimerie de son père et est ainsi familiarisé aux arts et aux dessins. Il commence par des scènes historiques en choisissant l’histoire prussienne du XVIIIe siècle du temps de Fréderic II roi de Prusse. Ce n’est qu’à partir de 1867, avec son ouvrage « le couronnement de Guillaume Ier à Königsberg » qu’il devient un peintre presque officiel et obtient, avec l’exposition de cette peinture à Paris en 1868, une réputation internationale. Influencé par la peinture « naturaliste » de Jean Louis Ernest Meissonier (1815-1891) pendant son séjour à Paris la même année, il perfectionne son style comme combinaison entre peinture d’histoire et peinture militaire12.

    11Si nous comparons la vie de Menzel avec celle d’Anton von Werner (1843-1915), nous nous trouvons face à une figure qui devient vite considérée comme peintre officiel de l’Empire en 1871 avec la peinture « La proclamation de Guillaume Ier comme empereur dans la galerie des glaces à Versailles ». Outre son influence comme peintre officiel, il va également jouer un rôle important en tant que directeur de la commission nationale pour les arts (« Landeskunstkommission »), car il devient l’un des personnages décisifs dans le choix des œuvres d’art qui sont achetées par les institutions civiles13.

    12Lorsque Menzel et Werner peuvent servir d’exemples de peintres importants venant de la Prusse orientale, il y a alors une influence des artistes issus de l’école de Düsseldorf, donc issus d’un territoire intégré à la Prusse à partir de 1815-1816. C’est le cas de Georg Bleibtreu (1828-1892), peintre originaire de Xanten (Rhin), qui fut le prédécesseur de Werner en tant que peintre officiel en Prusse14, mais également de Theodor Rocholl (1854-1933)15 et Carl Röchling (1855-1920), le premier étant originaire de Düsseldorf, le second venant de Sarrebruck16. Leur formation a donc été effectuée tout d’abord à Düsseldorf puis Rocholl part pour Munich et Paris, tandis que Röchling obtient sa formation finale à Karlsruhe. Nous pouvons donc constater que la Prusse devient une sorte de melting pot pour les peintres militaires. Grâce aux possibilités que donne ce royaume, des peintres d’origines différentes peuvent obtenir des commandes et rencontrer une clientèle plus importante, sans qu’on puisse parler d’une homogénéité. Les uns peuvent s’intégrer, comme Carl Röchling, élève du peintre Anton von Werner, qui réussit à s’intégrer dans la société berlinoise17. Les autres non, comme le peintre Rocholl qui n’arriva pas à s’intégrer à la société prussienne. Ce dernier fut exclu des cercles militaires suite à une dispute sur une question d’honneur et se trouva, par conséquent, isolé. Il opta pour des années d’émigration pour ne retourner en Allemagne que lors des combats de la Grande Guerre18.

    13C’est donc surtout à Berlin que naquit dans les années 1870 la peinture « militaire » en se séparant de la peinture de genre. En effet, une clientèle riche et intéressée par acheter des tableaux de grande taille y était présente et ainsi le goût et le choix des sujets était fait à travers l’achat des peintures.

    Les peintres dans le sud de l’Allemagne et en Autriche-Hongrie

    14Les peintres du sud de l’Allemagne furent beaucoup plus rares et étaient plutôt liés à un style de peinture de genre avant de s’en émanciper et de créer leur propre style militaire. C’est bien Otto Faber du Faur (1828-1901), né à Ludwigsburg dans le royaume de Wurtemberg et mort à Munich en Bavière, qui peut illustrer la situation de ce groupe de peintres et servir d’exemple. Faber du Faur fut un des rares peintres qui représenta la défaite du sud de l’Allemagne dans la guerre de 1866 entre les États du sud et l’Autriche d’un côté, et entre la Prusse et certains États du nord de l’Allemagne de l’autre côté. Sa peinture de 1866 « La bataille de Tauberbischoffsheim » (fig. 1) peut être citée, dans notre contexte, comme exemple pour un peintre de l’Allemagne vaincue, car il illustra la défaite des troupes du sud de l’Allemagne19. Le tableau, de petite taille, est presque intime. Il se concentre sur un petit groupe de quatre soldats, dont deux sont déjà morts ou sur le point de mourir. Les sentiments transmis sont la souffrance et la désespérance, loin d’une héroïsation. Un deuxième représentant de ce groupe de peintres est Carl Johann Lasch (1822-1888). Né à Leipzig, ville en Saxe, il fit ses études de beaux-arts à Dresde pour les poursuivre à partir de 1844 à Munich. Il commença à travailler en tant que peintre entre 1847 et 1857 à Moscou, pour poursuivre sa carrière à Paris (1857-1859) et la finir entre Düsseldorf et Moscou (de 1860 à 1888)20. Il représente un cas assez particulier en raison de son esprit critique et de sa mobilité (voir infra).

    15Le point commun de tous ces peintres est qu’ils se trouvaient dans une Allemagne divisée avant 1871, un pays marqué par une division profonde. Il faut se souvenir de cette division pour comprendre les différences de la peinture allemande de cette période et de la peinture française des années 1860 et 1870.

    16Face à cette diversité, nous pouvons constater que la peinture militaire française, suite au choc de la défaite, essaya de trouver de nouvelles formes d’expression militaire21. La peinture ne se concentrait plus sur une grande image de la bataille tout entière comme c’était le cas auparavant, mais commença plutôt à choisir une certaine intimité de l’individu situé dans le contexte plus large du combat. Après 1871, nous pouvons rencontrer des scènes individuelles ou bien des œuvres où les soldats se battaient contre un ennemi invisible22.

    17Dans la peinture allemande, après 1871, des tableaux de grandes tailles furent créés et le domaine des grands formats est découvert par les peintres qui, jusqu’à présent, n’ont pas eu autant d’expérience. L’Allemagne, où la bourgeoisie entre dans une certaine concurrence avec la noblesse, veut se doter de peintures de grande taille dans les mairies. Quand on regarde l’œuvre de Rocholl, on s’aperçoit de l’importance de ce genre de peinture naissante. Les peintres allemands tentèrent dans les premières années qui suivirent 1871 de représenter une vue générale de la bataille, une sorte de récit peint. Pour l’Autriche, une telle évolution ne peut être constatée, tout comme en France. Dans les deux pays, la peinture se divise, après 1866 ou après 1871, en épisodes mettant l’accent sur quelques instants « héroïques » pour souligner la résistance contre l’ennemi et en ignorant ainsi le grand contexte23.

    18Mais à partir de 1880-1890, les deux fils du récit de guerre s’unissent. Nous constatons, tant en France qu’en Allemagne ou en Autriche, une individualisation dans la peinture militaire. Les œuvres de grande taille deviennent plus rares. L’accent est mis sur des scènes qui se concentrent uniquement sur plusieurs hommes. Mais grâce à l’introduction du panorama, la représentation entière de la bataille perdura tant en France qu’en Allemagne. En parallèle, on constate également un retour des peintres vers des motifs historiques, ce qui peut être aussi considéré comme une idéalisation du passé24.

    Retour vers l’histoire de l’âge d’or

    19En France, comme en Allemagne ou en Autriche, nous notons un retour à une sorte d’âge d’or vers 1900, un retour de la peinture aux images des temps héroïques. En France, certains peintres retournèrent vers le passé « glorieux », notamment à l’époque de Napoléon Ier. Citons, par exemple, les représentations d’Édouard Detaille (1848-1912) (Dragons, Hussard du temps de Napoléon Ier) qui font allusion à cette époque25.

    20Mais le retour vers l’époque napoléonienne ne s’explique pas uniquement par le retour d’une nation vers les temps glorieux après la défaite. En Allemagne également, le nombre de peintres qui évoquent les temps « glorieux » augmente vers 1890. Adolph von Menzel avait lancé le sujet dans les années 1840. Il fut rapidement suivi par de nombreux disciples. Chez Adolph von Menzel, nous pouvons encore observer comment il traite le sujet loin de l’héroïsation. Sa représentation de la bataille d’Hochkirch de 1856, et donc de la défaite des armées de Fréderic II de Prusse, est une mise en scène du drame de la bataille et de son désordre26 (fig. 2). Or, au début du XXe siècle, un nouveau type d’approche apparut. En effet, les peintures de Carl Röchling idéalisaient le passé militaire mais dans un style détaillé qui rappellerait presque des photos. Nous trouvons une évidente héroïsation du temps de Fréderic II : ce sont les victoires qui sont représentées. Les soldats apparaissent comme des statues presque classiques. Les messages dans les peintures sont transmis par une représentation claire du contenu : on y trouve le soldat comme héros, tandis que la mort et le danger disparaissent dans ce type d’ouvrage27 (fig. 3).

    Thèmes interdits

    21Il nous semble important de souligner l’importance croissante de diriger la production artistique dans chaque pays. D’un côté, cela s’explique par les commandes qui doivent être, quant à elles, toujours des thèmes « héroïques ». Mais en outre, cela s’explique par un marché de la reproduction des peintures qui devient plus important et où la sélection des ouvrages fait que certains thèmes ne peuvent pas être vendus. Si nous pouvons trouver des développements relativement ressemblants en Allemagne et en France après 1870, l’esprit de la défaite et l’héroïsation de la revanche ne pouvaient pas être la motivation clé pour l’évolution dans les deux pays28. Il semble qu’il faille plutôt prendre en considération l’aspect des médias. La reproduction avec la lithographie à la fin du XIXe siècle permit la production de couleurs en grand nombre. La vente de scènes individuelles ou historisantes était plus rentable que celle des grands clichés des batailles parce que les images héroïques trouvèrent une clientèle plus large, ce qui est évidemment aussi le cas pour les représentations critiques.

    22Ceci est un point commun entre les peintures française, autrichienne et allemande29. Tout ce qui n’entre pas dans l’héroïsation de l’armée était vite condamné par les contemporains, tant en France qu’en Allemagne. Nous voulons montrer ces idées à travers de quelques exemples.

    23Lorsqu’Édouard Detaille dévoila son œuvre « Le salut aux blessés » (1877), la réaction fut si négative face à sa représentation de soldats français en prisonniers, qu’il se vit obligé de reprendre le motif et de le tourner à l’envers : il y eut donc des Prussiens en prisonniers, défilant devant des officiers français30.

    24Dans le même sens d’une autocensure, on trouve la peinture « charge de cuirassiers prussiens » peinte par Édouard Detaille. Il n’était pas convenable pour un peintre militaire français de représenter sur une toile une offensive où on ne voyait que les soldats prussiens en attaque avec en plus des cuirassiers, c’est-à-dire une arme très liée à la tradition militaire depuis Napoléon Ier. Il est compréhensible que la peinture fût mal reçue par le public français31. La même chose arriva à la peinture intitulée « Juliette Dodu » (1910) d’Ernest Jean Delahaye qui provoqua une critique presque unanime qui se centra sur l’accent mis par le peintre sur le pardon accordé par le prince Karl Friedrich de Bade à Juliette Dodu, condamnée à mort pour avoir dévoilé des informations aux Français en tant que responsable du télégraphe et l’absence d’héroïsation de la figure de Dodu32.

    25Mais nous pouvons trouver des cas similaires en Allemagne, même si les peintres, semble-t-il, ne sont pas originaires de la Prusse orientale. Carl Johann Lasch peut servir comme un exemple car son œuvre « Capture d’un Franc-Tireur » capte le moment où la force occupante prussienne est vue comme une menace par les habitants désespérés. La figure du Franc-Tireur est celle qui représente le héros de cette peinture33. Il est donc compréhensible que Lasch, lui aussi, se vit exposé à de fortes critiques en Allemagne. Pour comprendre la situation de Lasch, il faut revenir à sa biographie. Marqué par son origine de la Saxe – un État toujours en opposition à la Prusse – mais aussi par ses séjours à Paris et à Moscou, il n’était guère un représentant de la peinture officielle (prussienne) militaire. Nous pouvons donc constater un esprit critique commun sur les deux rives du Rhin.

    26Encore plus difficile, voire impossible, était la représentation de la brutalité belliqueuse. Il ne faut pas oublier que, pour la première fois, la guerre de 1870-1871 obligeait également les peintres à devenir des soldats et à être confrontés à la réalité de la guerre. La majorité d’entre eux avait donc déjà eu des contacts avec la mort. Mais ceux qui faisaient des esquisses des morts étaient rares. Ce qui était considéré par Philippe Dagen comme le « silence des peintres » à l’époque de la Première Guerre mondiale, peut déjà être rencontré chez les auteurs des peintures militaires après 187134.

    27Les esquisses des corps des soldats morts, réalisées par Menzel pendant la campagne de 1866 n’avaient jamais été exposées ou publiées avant 201435. Et Édouard Detaille, montrant des soldats morts par « coup de mitrailleuse » (exclu du salon de 1872), affronta de fortes critiques de ses contemporains. Il ne faut pas oublier que Detaille dessinait des soldats Wurttembergeois, encore équipés avec leur képi, couvre-chef répandu dans le sud de l’Allemagne, pour ne pas montrer des morts avec le casque à pointe des Prussiens. Son message était donc une sorte d’appel général car il fallait bien regarder plus d’une fois pour identifier les morts comme des soldats allemands. Cet aspect est certainement aussi important pour la critique des contemporains36 (fig. 4).

    28Pour l’Autriche, nous ne voulons que citer deux tableaux qui sont aussi radicaux, peints à suite de la défaite de 1866. Celui de Rudolf Otto von Ottenfeld (1856-1913), intitulé « En honneur de l’artillerie autrichienne » (Ein Ruhmesblatt der österreichischen Artillerie) met en avant la représentation de canons et de chevaux morts ou abandonnés. La peinture de Vaclav Sochor va même au-delà, décrivant la guerre comme un désordre, une menace, loin d’être stylisée ou idéalisée. Ottenfeld comme Sochor se limitaient à représenter des cadavres de chevaux plutôt que des cadavres d’hommes, sujet trop délicat pour être traité dans la peinture académique37 (fig. 5).

    29De la part du commandement de l’armée, on fut conscient du « danger » que la peinture pourrait représenter pour la troupe. Le peintre russe Vasijli Veretchagin traite la guerre à la fois de façon académique et choquante38. Il est intéressant de noter que, même si son travail fut critiqué en Russie, Veretchagin n’est presque jamais censuré dans son pays d’origine39. Mais, comme il va exécuter plusieurs de ses œuvres pendant ses séjours à Munich et Paris, il sera également confronté à des critiques en Europe40. En outre, il semble que les autres peintres en France et en Allemagne ont eu la possibilité d’avoir une connaissance de ces sujets, même ceux où Veretchagin réalise, dans ses peintures, la guerre d’une manière choquante et montre le comportement vis-à-vis des morts. Dans les peintures de ce peintre russe, le spectateur voit des soldats russes avec des corps mutilés. Dans la peinture « Le Victorieux » (1878), des soldats turcs pillent des soldats russes morts sur le champ de bataille. Dans l’« Attaque inattendue », les Russes tirent sur leurs propres camarades qui reculent lorsque la première vague d’attaque est repoussée41. Dans l’œuvre appelée « messe pour les morts » (1879), le prêtre bénit les corps en décomposition des soldats42. Il faut noter que les cadavres ne furent pas encore photographiés pendant la guerre de Crimée, mais le furent pour la première fois pendant la guerre de sécession américaine. Pour la peinture, ce motif était donc encore nouveau43.

    30La manière de Veretchagin de dramatiser les événements lui est propre, surtout pour ce qui est de la composition du sujet. Si on compare l’œuvre de Veretchagin « l’espion » avec la peinture d’Édouard Vuillard titrée « interrogatoire d’un prisonnier » en 1917, on perçoit des approches différentes44. Tandis que Vuillard oblige le spectateur à une vision frontale de l’interrogé, laissant ouvert son avenir, « l’espion » chez Veretchagin est peint après l’interrogatoire et le spectateur fait face à un espion déjà condamné. Comme le plan avant est formé par le peloton d’exécution, le spectateur n’est pas seulement intégré à l’avenir du personnage, mais il fait partie du peloton par sa position spatiale vis-à-vis de la peinture45.

    31Il est remarquable de noter comment une série de peintures très réalistes et choquantes pouvaient être réalisée à Munich de 1871 à 1874, dont le chef-d’œuvre, « l’apothéose de la guerre » (1871, Moscou, gal. Tretiakov) par Veretchagin, avec le sous-titre défiant « aux conquérants du passé et du futur », fut tout de même réalisé en Allemagne46. Les expositions en Europe sont, quant à elles, de grands succès, comme en 1879 à South Kensington, en Allemagne et dans l’Empire Austro-Hongrois, avec environ 145 000 visiteurs à Berlin, 110 000 à Vienne, 57 000 à Budapest et 42 000 à Hambourg47. En France, ses œuvres furent présentées dans le cadre d’une exposition en 1880 au cercle de la rue Volney48.

    32Mais un tel succès des expositions créa un signal d’alarme chez les autorités. Notamment chez les militaires à Berlin ou dans l’Église catholique à Vienne qui s’opposent à des visites des expositions de Veretchagin. À Berlin, le maréchal Helmuth, comte de Moltke (1800-1891)49, décida d’interdire aux soldats de l’armée prussienne la visite des expositions de Veretchagin à Berlin. À Vienne, l’exposition fut fermée à cause de la pression exercée par l’archevêque qui critiquait ses peintures à caractère religieux50.

    Médialisation

    33Les interdictions d’assister aux expositions nous mènent au deuxième point, c’est-à-dire la question de la publication des peintures. Avec la lithographie en couleur en grand tirage, la reproduction des peintures et donc l’accès à un grand nombre deviennent possibles. En Prusse, des éditeurs comme Paul Kittel trouvent leur niche dans la reproduction en grand nombre des peintures de guerre. C’est avec le professeur de lycée, Herrmann Müller Bohn51, à partir de 1895, que Kittel va publier des livres avec des sujets patriotiques et notamment avec des images de la guerre. Et, chez lui, ce ne sont pas uniquement les peintures de la guerre de 1870-1871 mais également celles des guerres et des fantassins de Fréderic « le Grand » qui sont reproduits en grand nombre52. En Autriche, il semble que les peintres s’arrangent très souvent de la même manière pour obtenir des commandes53.

    34C’est au travers de cette littérature illustrée, nous semble-t-il, que tant en France qu’en Allemagne, vers 1900 – la guerre de 1870/1871 était déjà passée depuis longtemps –, on fit allusion au glorieux passé. Les éditeurs de livres comme Paul Kittel étaient fiers de fasciner la jeunesse avec des thèmes militaires. En évoquant 1871 dans les livres de jeunesse de 1914 à 1918, la courte durée de cette guerre précédente est toujours rappelée comme motif54. Il s’agit de la même chose pour le choix des uniformes et les formes des attaques représentées. Dans les images pour les enfants, la cavalerie « traditionnelle », encore en 1915, va apparaître avec des charges à chevaux traditionnels, donc comme au temps de Fréderic le Grand ou de Napoléon. Ainsi, la jeunesse était également intégrée dans la propagande avec l’utilisation des images d’un passé « glorieux »55.

    Conclusion

    35Si, suite aux guerres de 1866 et 1871, le souvenir est fort différent dans la peinture militaire en France et en Allemagne, on ne peut cependant pas parler d’une différence entre mémoire positive en Allemagne et mémoire négative en France. Il faut donc bien différencier les peintres en Prusse, notamment à Berlin, de ceux du sud de l’Allemagne, de Saxe ou d’Autriche qui pouvaient présenter des motifs différents et un esprit plus critique.

    36En outre, les peintres militaires étaient, davantage que leurs collègues du civil, obligés de répondre aux exigences de leurs clients et de fournir des pièces héroïques qui pouvaient servir d’idéalisation du passé. Au début, les clients étaient des nobles et des bourgeois. Mais, avec des nouvelles techniques de reproduction par la lithographie, c’est une masse de gens qui va influencer la production artistique. Les cruautés de la guerre et les corps démembrés étaient plutôt mal vus, de même que les quelques tentatives timides de passer les frontières entre les nations tant en France que dans le sud de l’Allemagne56.

    37À la veille de la guerre de 1914, ce sont donc en grande partie les éditeurs des livres ayant créé l’image d’une guerre légère et courte, qui gagnent la bataille médiatique et qui préparent la jeunesse à entrer avec tant d’enthousiasme dans la guerre. Il est remarquable de constater comment, à la veille de la guerre et en 1915, les cartes postales imitaient la structure des œuvres de peintres comme Carl Röchling, et comment l’époque du roi Fréderic de Prusse est évoquée. C’est avec cette image dans la tête que les soldats entrèrent en guerre et il faudra attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour constater une rupture avec les traditions picturales.

    Fig. 1. Otto Faber du Faur Bataille de Tauberbischoffsheim, 1866.

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    Source : Landesmuseum Württemberg, Stuttgart (Photo : P. Frankenstein ; H. Zwietsch) sur : http://www.museum-digital.de/bawue/singleimage.php?imagenr=1428&inwi=1&w=1440&h=734.

    Fig. 2. Adolph von Menzel Fréderic et les siens à la bataille d’Hochkirch, 1856.

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    Source : http://www.bilder-geschichte.de/bilder/menzel-hochkirch.htm (consultée le 16/01/2016).

    Fig. 3. Carl Röchling : Charge de l’infanterie prussienne à Hohenfriedberg, 1913.

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    Source : Wikipédia, https://de.wikipedia.org/wiki/Carl_R%C3%B6chling_%28Maler%29#/media/File:Hohenfriedeberg_-_Attack_of_Prussian_Infantry_-_1745.jpg (consultée le 16/01/2016).

    Fig. 4. Edouard Detaille, coup de mitrailleuse, 1872.

    Image

    Source : http://memoiredhistoire.canalblog.com/albums/guerre_de_1870/photos/99275906-detaille_un_coup_de_mitrailleuse.html (consultée le 16/01/2016).

    Fig. 5. Vaclav Sochor : La batterie des morts, 1907.

    Image

    Source : https://de.wikipedia.org/wiki/V%C3%A1clav_Sochor (consultée le 16/01/2016).

    Notes de bas de page

    1 Krumeich, Gerd ; Hirschfeld, Gerhard, Deutschland im Ersten Weltkrieg. Frankfort s. M. : Suhrkamp, 2013, p. 51-69.

    2 Nous savons aujourd’hui comment une grande machine de propagande fut responsable de la production des images de cette sorte. Comme introduction au thème : Bendikowski, Tillmann, Sommer 1914 : zwischen Begeisterung und Angst – wie Deutsche den Kriegsbeginn erlebten, Munich, Bertelsmann, 2014, p. 396-408. Il y a un grand nombre d’études locales, mais qui se limitent uniquement à l’échelle locale, pour n’en citer que quelques-unes : Dotzheim und der Ausbruch des Ersten Weltkriegs : eine Quellensammlung, Bernd Blaudow (dir.), Wiesbaden, Heimat- u. Verschönerungsverein Dotzheim, 2014. (Schriften des Heimat- und Verschönerungsvereins Dotzheim ; 29) ; Hartung, Olaf ; Krüger, Angela, « Gab es ein “Augusterlebnis” 1914 in Gießen ? », Mitteilungen des Oberhessischen Geschichtsvereins Gießen, 94 (2009), p. 157-176 ; Healy, Maureen, « A Thursday before the war : 28 May 1914 in Vienna », Austrian history yearbook, 45 (2014), p. 134-149 ; Klasen, Katharina, « Kriegsbegeisterung oder Kriegsfurcht ? : das Augusterlebnis 1914 im Saargebiet », Zeitschrift für die Geschichte der Saargegend, 62 (2015), p. 81-104 ; Stöcker, Michael, Augusterlebnis 1914 in Darmstadt : Wie die Darmstädter den Ausbruch des Ersten Weltkriegs erlebten, 2e éd., Darmstadt, Diehl, 2014 ; Schoeps, Julius H., « Kriegsbegeisterung und Ernüchterung : über das Selbstverständnis und die Befindlichkeiten deutscher Juden im Ersten Weltkrieg und danach », dans Zeitschrift für Religions- u. Geistesgeschichte, 66 (2014), p. 76-89 ; Schröder, Stephen, « Allgemeine Kriegsbegeisterung ? : Das “Augusterlebnis” 1914 in regionalhistorischer Perspektive : Der Raum Bergisch Gladbach », dans Rheinische Vierteljahrsblätter, 71 (2007), p. 196-230 ; Vorgeschichte und Beginn des Ersten Weltkrieges : eine Ideologie- und Mentalitätsgeschichte im Spiegel zeitgenössischer Literatur aus der Stadtbibliothek Worms ; “Eine furchtbar ernste Zeit…” : Worms, die Region und der “Große Krieg” 1914 bis 1918. Ausstellung des Stadtarchivs und der Stadtbibliothek Worms, 22 Mai – 6 Oktober 2014, Worms, Stadtbibliothek Worms, 2014.

    3 Großmann, Johannes, « 1914 als europäischer Erinnerungsort ? Geteiltes, paralleles und gemeinsames Gedenken an den Beginn des Ersten Weltkriegs », dans Wandel, Umbruch, Absturz : Perspektiven auf das Jahr 1914, Jürgen Angelow & Johannes Großmann (dir.), Stuttgart, Steiner, 2014, p. 219-231.

    4 Voir Robichon, François, La peinture militaire française de 1870 à 1914, Paris, Bernard Giovangeli, 1998, p. 17 ; Robichon, François, « Der Krieg von 1870/71 und die französische Militärmalerei », dans Dominik Bartmann (dir.), Anton von Werner. Geschichte in Bildern, Munich, Hirmer, 1997, p. 62-80, ici p. 77. Robichon, François, L’armée française vue par les peintres, 1870-1914, Paris, Herscher, 2000.

    5 Vernet, Emile, « Jean Horace, called Horace », dans Benezit Dictionary of Artists, Paris, Gründ, 2006, vol. 14, p. 211-213.

    6 Funk, Albert, Föderalismus in Deutschland. Vom Fürstenbund zur Bundesrepublik. Paderborn, Schöningh, 2010, p. 203-215. Goebel, Christine, Die Bundes- und Deutschlandpolitik Kurhessen in den Jahren 1859-1866. Eine Analyse zur Untergangsphase des Deutschen Bundes, Marburg, Elwert, 1995, p. 199-202.

    7 Dans ces États, une partie de l’ancienne élite va émigrer alors que la majorité des officiers et des fonctionnaires vont s’arranger avec la nouvelle situation. Mais une chose reste claire : on ne parle pas de défaite. Il y a un discours officiel imposé qui est de parler de la victoire. Même si dans les États du sud, comme la Bavière ou le Württemberg, qui peuvent garder une certaine indépendance, on écoute aussi des critiques. Fuchs, Thomas, Idee und Wirklichkeit des hessen-kasselischen Militärstaates, dans ZHG 106 (2001), p. 19-35 ; Pelizaeus, Ludolf, Der Weg des kurhessischen Corps bis zur Kapitulation in Mainz 1866 im Spiegel Mainzer und Fuldischer Zeitungsberichte, dans ZHG 108 (2003), p. 159-171 ; idem, « Die kurfürstliche Dignität als überlebte Illusion in Kurhessen im 19. und 20. Jahrhundert » dans Was vom Reiche übrig blieb, Matthias Asche, Matthias Stickler et Thomas Nicklas (dir.), Munich, 2010, p. 185-198 ; Harder, Hans-Joachim, Militärgeschichtliches Handbuch Baden-Württemberg, le Militärgeschichtl (dir.), Forschungsamt, Stuttgart, Kohlhammer, 1987, p. 105-111.

    8 Vocelka, Karl, Geschichte Österreichs : Kultur – Gesellschaft – Politik, Graz, Vienne, Styria, 2000, p. 233-237.

    9 Dans la mémoire hongroise, la situation est plus difficile car, pour ce pays, 1866 fut à la fois une année de défaite mais aussi de victoire car le pays gagna, grâce à la défaite, une autonomie nouvelle dans l’union des couronnes. Il fallut alors créer à travers la peinture un mythe fondateur et la vision hongroise de la défaite était donc tout à fait ambiguë. Allmeyer Beck, Johann Christoph, « Die Militärgeschichtsschreibung in Österreich von ihren Anfängen bis 1918 », dans Militärgeschichte in Deutschland und Österreich vom 18. Jahrhundert bis in die Gegenwart, Johann Christoph Allmayer-Beck (dir.), Herford, Mittler, 1985, p. 70-86.

    10 Grabowski, Jörn, « Leitbilder einer Nation. Zur Präsentation von Historien- und Schlachtbildern in der Nationalgalerie », dans Dominik Bartmann (dir.), Anton von Werner : Geschichte in Bildern ; Ausstellung des Berlin Museums und des Deutschen Historischen Museums Berlin, im Zeughaus, 07/05 – 27/07/1993, Munich, Hirmer, 1997, p. 91-100.

    11 Voir l’histoire des deux musées sur leur site : Heeresgeschichtliches Museum Wien (HGM) à Vienne : www.hgm.at/ (consultée 29/11/2015) ; Deutsches Historisches Museum (ancien « Zeughaus ») à Berlin : https://www.dhm.de/ueber-uns/die-gebaeude/zeughaus.html (consultée le 29/10/2015).

    12 Même après 1871, Menzel ne va pas être accaparé par la politique et reste un spectateur critique qui garde ses liens avec la France, faisant un voyage en 1889 à Paris, alors même qu’il était interdit pour des peintres allemands d’assister à des expositions. Jensen, Jens Christian, « Menzel, Adolph von », dans Neue Deutsche Biographie 17 (1994), p. 102-104 ; URL: http://www.deutsche-biographie.de/pnd118580914.html (consultée le 28/10/2015). Pour Messionier, voir le site du musée d’Orsay : http://www.musee-orsay.fr/ (consultée le 26/10/2015). Françoise Forster Hahn, « Die “formende Kraft” historischer Bilder. Adolph Menzels und Anton von Werners Darstellungen der deutschen Geschichte », dans Anton von Werner. Geschichte in Bildern, Dominik Bartmann (dir.), Munich, Hirmer, 1997, p. 80-90 ; Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 188-198.

    13 Deutsches Historisches Museum : https://www.dhm.de/lemo/biografie/anton-werner (consultée le 28/10/2015). Anton von Werner : Geschichte in Bildern ; Ausstellung des Berlin Museums und des Deutschen Historischen Museums Berlin, im Zeughaus, 07/05. – 27/07/1993, Dominik Bartmann (dir.), Munich, Hirmer, 1997.

    14 Il fut l’auteur des peintures des victoires prussiennes de 1864 (contre le Danemark) et de 1866, (contre l’Autriche). Karl von Zittel, « Bleibtreu, Georg », Allgemeine Deutsche Biographie, 47 (1903), p. 19-22 ; URL : http://www.deutsche-biographie.de/pnd116201274.html?anchor=adb (consultée le 28/11/2015).

    15 Voir : Küster, Bernd, « Theodor Rocholl », dans Bernd Küster (dir.), Der erste Weltkrieg und die Kunst, Freiburg : Merlin, 2008, p. 127-137 ; Krumeich, Gerd, « Theodor Rocholl, ein wilhelminischer Schlachtenmaler aus Düsseldorf », dans Anknüpfungen, Volker Ackermann (dir.), Essen, Klartext-Verl., 1995. (Düsseldorfer Schriften zur neueren Landesgeschichte und zur Geschichte Nordrhein-Westfalens 39), p. 135-143 ; Burmeister, Helmuth, Theodor Rocholl, sur : http://www.museum-hofgeismar.de/cms/Sammlungen/Theodor%20Rocholl/ (consultée le 10/10/2015) ; Roob Alexander, « Theodor Rocholl : Der gebrochene Historienmaler », sur : http://www.meltonpriorinstitut.org/pages/textarchive.php5?view=print&ID=35&language=Deutsch (consultée le 12/10/2015).

    16 Lexikon der Düsseldorfer Malerschule : 1819 – 1918. 3 Vol., le Kunstmuseum Düsseldorf im Ehrenhof (dir.), Rédaction : Martina Sitt, München, Bruckmann, 1998. Claire Aslangul, « Représentations de la guerre chez les peintres, graveurs et dessinateurs allemands au XXe siècle, dans le contexte européen. Traditions, évolutions et ruptures dans les codes iconographiques », Thèse de doctorat (non publié), Paris, Dresde, 2003, p. 48.

    17 Il obtint des commandes importantes en participant, avec von Werner, à la création de la peinture panoramique « La bataille de Sedan ». Alexandra Baldus, Das Sedanpanorama von Anton von Werner, Bonn, thèse, 2001.

    18 Krumeich, Gerd, « Theodor Rocholl… », p. 140-142.

    19 Schefold, Max, « Faber du Faur, Adolph Eduard Otto von », dans Neue Deutsche Biographie 4 (1959), p. 724-725 ; URL : http://www.deutsche-biographie.de/pnd116359560.html (consultée le 24/10/2015) ; Seizinger, G., « Faber du Faur, Otto », dans Allgemeines Künstlerlexikon : die Bildenden Künstler aller Zeiten und Völker. Berlin, de Gruyter, 2013, vol. 36, p. 52. Struckmeyer, Nina, « Faber du Faur, Otto », dans Pariser Lehrjahre. Ein Lexikon zur Ausbildung deutscher Maler in der französischen Hauptstadt. Vol. 2 : 1844-1870, Bénédicte Savoy et France Nerlich (dir.), Berlin, de Gruyter, 2015, p. 54-56.

    20 Kühn, M., Lasch, « Carl Johann », dans Allgemeines Künstler Lexikon, vol. 83, p. 234, Knels, Eva, Lasch, « Carl Johann », dans Pariser Lehrjahre. Ein Lexikon zur Ausbildung deutscher Maler in der französischen Hauptstadt. Vol. 2 : 1844-1870, Bénédicte Savoy et France Nerlich (dir.), Berlin, de Gruyter, 2015, p. 137-139.

    21 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 124-143, 155-168.

    22 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 124-130.

    23 Benezit Dictionary of Artists, vol. 10. p. 706.

    24 Forster Hahn, Kraft, p. 80-90 ; Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 188-198 ; Robichon, François, Alphonse Marie de Neuville : 1835-1885, Paris, Chaudun, 2010, p. 138-153.

    25 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 168-173.

    26 Forster Hahn, Kraft, p. 83. Kugler, Franz, Geschichte Friedrichs des Grossen. Geschrieben von Franz Kugler ; gezeichnet von Adolf Menzel, Leipzig, J. J. Weber, 1842.

    27 Röchling, Carl, Der Alte Fritz in fünfzig Bildern für jung und alt, Berlin, Knittel 1895.

    28 Si, selon F. Robichon, l’absence d’une noblesse en France à partir de 1871 était responsable de la disparition des grands formats en faveur d’une intimité plus importante à cause de la nouvelle clientèle, cet argument seul ne nous semble pas concluant. Car, même si la société en Allemagne ne changeait pas, nous avons pu constater une évolution relativement similaire tant au niveau de la taille des peintures qu’aux sujets choisis par les peintres. Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 155-158.

    29 Dagen, Philippe, Le silence des peintres. Les artistes face à la Grande Guerre, Paris, Hazan, 1992, p. 113-139 appelle les « motifs impossibles ».

    30 Mai, Ekkehard, « Nationale Kunst – Historienmalerei vor und nach 1870. Von der Romantik der Geschichte zu geschichtlicher Wirklichkeit », dans Dominik Bartmann (dir.), Anton von Werner. Geschichte in Bildern, Munich : Hirmer, 1997, p. 19-32. Édouard Detaille, Le Salut aux Blessés (1877), œuvre censurée, image disponible sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870 (consultée le 16/01/2016).

    31 Image disponible sur : http://antan.unblog.fr/2008/03/31/ (consultée le 16/01/2016).

    32 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 126-130. Image disponible sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Juliette_Dodu (consultée le 16/01/2016).

    33 Knels, Lasch, p. 139. Image disponible sur : https://en.wikipedia.org/wiki/Francs-tireurs (consultée le 16/01/2016).

    34 Dagen, Philippe, Le silence des peintres…, p. 7-23.

    35 Sur ses dessins fait à Königshof en 1866 et l’exposition à Berlin 2014-2015 : Günther Haller, Der Hofmaler im Leichenhaus, sur : http://degustibus-ebmeier.blogspot.fr/2014/10/adolph-menzel-im-krieg.html (consultée le 25/05/2017).

    36 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 90, 127. Les désastres de la guerre. L’objet d’art. Exposition au Louvre Lens, Jeanne Faton (dir.), Dijon, Faton, 2014, p. 10-30 se limitant aux guerres en Europe ou à la guerre de Crimée, c’est-à-dire des guerres assez longues déjà terminées en 1914.

    37 Teuber, Oskar, Ottenfeld, Rudolf, « Die österreichische Armee, 1770-1867 », Graz, Styria, 1971, Benezit Dictionnary, vol. 12, p. 1413.

    38 Réalisme et poésie dans la peinture russe 1850-1905, Lydia Ivanovna Iovleva (dir.), [Paris], Galeries nationales du Grand Palais, 3 mars-15 mai 1978, Paris, Association française d’action artistique, 1978.

    39 Il y a une exception, ce sont ses (au moins) trois peintures d’un soldat russe mort, à demi dévoré par des vautours ou par un tigre. Il y a au moins trois versions. La première ne montre pas uniquement le corps mort du soldat au centre mais guide le regard du spectateur vers le moment où les vautours vont commencer à le manger. Une histoire est exposée avec moins de clarté dans les deuxième et troisième versions où un tigre domine la scène. Voir les images : avec les vautours : http://www.mussorgsky.ru/bio52.html (en russe) ; avec le tigre : http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin (consulté le 20/02/2016). David Schimmelpenninck van der Oye, « Vasilij V. Vereshchagin’s Canvases of Central Asian Conquest », Cahiers d’Asie centrale, 17/18 (2009), p. 179-209, ici p. 194-197. URL : http://asiecentrale.revues.org/index1196.html (consultée le 13/10/2016).

    40 À Munich, Veretchagin avait énormément de mal à retrouver la lumière de l’Asie centrale pour exécuter ses peintures. Le séjour de Veretchagin en Europe était considéré comme une promotion et non comme une mutation d’office. Schimmelpenninck van der Oye, Vereshchagin’s Canvases, p. 197-198.

    41 Unaware attack (1871) ; Winners (1878-1879) ; Road of the War Prisoners (1878-1879). http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin. Aussi accessibles sur : http://www.akg-images.com/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2UMESQJ1PL6OI&LANGSWI=1&LANG=French (consultée le 10/02/2016) et http://otkritka-reprodukzija.blogspot.de/2007/12/blog-post_15.html (en russe).

    42 Defeated. Requiem (1878-1879) sur : http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin (consultée le 12/02/2016).

    43 Gervereau, Laurent, Montrer la guerre ? Information ou propagande, Paris, isthme éditions, 2006, p. 92-93.

    44 Spy (1878-1879). Il y a une deuxième version réalisée aux Philippines (1901), mais beaucoup moins expressive http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin. (consultée le 14/05/2017).

    45 Finckh, Gerhard, Das Menschenschlachthaus : der Erste Weltkrieg in der französischen und deutschen Kunst. Anlässlich der Ausstellung « Menschenschlachthaus – Der Erste Weltkrieg in der französischen und deutschen Kunst »… 8. April bis 27. Juli 2014, Wuppertal, Von der Heydt-Museum, 2014. En édition française : Jours de guerre et de paix : regard franco-allemand sur l’art de 1910 à 1930 : [exposition, Reims, Musée des beaux-arts, 14 septembre 2014 – 25 janvier 2015]. [Organisée en coproduction avec le Von der Heydt-Museum de Wuppertal, Allemagne]. [Catalogue par David Liot, Gerhard Finckh, Gerd Krumeich, et alii]. Paris, Somogy, 2014, p. 119 pour Édouard Vuillard ; pour la peinture de Veretchagin voir : http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin. (consultée le 12/05/2017).

    46 Accessibles sur : http://www.akg-images.com/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2UMESQJ1PL6OI&LANGSWI=1&LANG=French. (consultée le 12/05/2017).

    47 Schimmelpenninck van der Oye, Vereshchagin, p. 181 reprend les estimations de Vladimir Stasov.

    48 http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Verechtchaguine/154785#PBRGDRRY7wv98Z4u.99 (consultée le 12/05/2017).

    49 Comme il avait été attaché militaire prussien à Constantinople de 1836 à 1839, il était, en tant que militaire allemand, au courant des méthodes souvent cruelles des guerres en Orient et des problèmes pour « traduire » les motifs vus en peinture : Walle, Heinrich, « Moltke, Helmuth Graf », dans Neue Deutsche Biographie 18 (1997), S. 13-17 [Onlinefassung] ; URL : http://www.deutsche-biographie.de/ppn118583387.html (consultée le 12/05/2017).

    50 Hallmann, Gerhard, Russische Realisten in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts, Rosenheim, Rosenheimer Verl.-Haus, 1989, p. 97-100. Schimmelpenninck van der Oye, Vereshchagin, p. 181 ; Lexikon der Kunst vol. 7, p. 591. Il y a des versions différentes sur les raisons des interdictions et si elles furent imposées toute de suite ou seulement plus tard. Voir la version (nationaliste) russe : Tatyana Klevantseva, Prominent russians : Vasily Vereshchagin, sur : http://russiapedia.rt.com/prominent-russians/art/vasily-vereshchagin/ (consultée le 22/02/15). Contrairement à ce qu’on trouve chez Klevanstseva, Moltke ne pouvait interdire la visite qu’à Berlin, jamais l’interdire pour une « armée allemande », car cela était hors de ses attributions de chef d’état-major de l’armée prussienne. Il ne fait d’ailleurs pas allusion aux événements, voir : Briefe des General-Feldmarschalls Grafen Helmuth von Moltke. 2. Sammlung. Berlin, Mittler, 1892.

    51 La biographie de Hermann Müller Bohn reste encore assez peu connue. Il était un professeur de lycée venant de Neu Anspach en Hesse. Né en 1855, nous ne connaissons pas sa date de mort mais nous savons qu’elle a eu lieu après 1912.

    52 Il manque encore la recherche sur le sujet de la reproduction des peintures et les liens avec le choix des thèmes. Mais il est connu que, pour certains peintres, les peintures reproduites furent une source financière importante. Voir comme exemple les ouvrages suivants : Hiltl, George – Unser Fritz – Kronprinz des Deutschen Reiches und von Preußen, Hermann Müller-Bohn (dir.), 1888 ; « Friedrich der Große. Dem deutschen Volke geschildert in bildlichen Darstellungen » dans Historischer Ausführung von Hermann Müller-Bohn, Paul Kittel (dir.) avec des images de Franz Stassen, Carl Röchling et Richard Knötel, 1901 ; Müller-Bohn, Hermann (dir.), Deutschlands Ruhmeshalle. Ein Buch für Haus und Familie bearbeitet von Hermann Müller-Bohn unter Mitwirkung hervorragender Schriftsteller. 2 Vol. Berlin, Paul Kittel Historischer Verlag, (ca 1905). Et cinq ans plus tard : Die deutschen Befreiungskriege. Deutschlands Geschichte 1806-1815, H. Müller-Bohn et Paul Kittel (dir.), Berlin, Kittel, 1910. Müller-Bohn est également auteur d’autres ouvrages patriotiques, voir par exemple : Müller-Bohn, Hermann, Des Deutschen Vaterland. Deutschland in landschaftlicher, geschichtlicher, industrieller und kulturgeschichtlicher Hinsicht unter besonderer Berücksichtigung des Volkstums, Unter Mitwirkung hervorragender Schriftsteller.

    53 Dans les décennies suivant 1871, l’Autriche-Hongrie comme le sud de l’Allemagne se voyaient obligés de s’intégrer, tant sur le plan politique que discursif. Alors que l’Allemagne devenait une alliée et que le « Kaiser » devenait la figure intégrative pour tous les Allemands, il fallu quand même surmonter des convictions régionales et créer pour les « veilles de guerre » un nouveau pathos d’un pays uni. Vocelka, Geschichte, p. 252-258. À ces développements, s’ajoute la Hongrie avec son histoire particulière, car nous trouvons bien l’ouverture entre l’expérience d’une défaite sur le plan militaire et une victoire sur le plan national. Robichon, François, L’armée française…, p. 21-36.

    54 Image disponible sur : Das Kinderbuch erklärt den Krieg, http://staatsbibliothek-berlin.de/die-staatsbibliothek/abteilungen/kinder-und-jugendbuecher/sammlungen/online-ausstellungen/das-kinderbuch-erklaert-den-krieg/galerie/kinder-und-jugendbuecher-ueber-den-weltkrieg-in-der-zeit-von-1914-bis-1918/#jfmulticontent_c98273-1

    (consultée le 16/01/2017).

    55 Krumeich, Gerd, « La place de la guerre de 1914-1918 dans l’histoire culturelle de l’Allemagne », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 41 (1994), p. 9-17 ; Geppert, Dominik, Pressekriege, Öffentlichkeit und Diplomatie in den deutsch-britischen Beziehungen, (1896-1912), Munich, Oldenbourg, 2007, p. 7. Smith, Leonard V., « 93 deutsche Intellektuelle für den Krieg », dans Bruno Cabanes, Anne Duménil (dir.), Der Erste Weltkrieg. Darmstadt : Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 2010, p. 71-75.

    56 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 165-166. Angelow, Jürgen, « Zocker, Schlafwandler, Hypochonder : der Kriegsausbruch von 1914 als Gegenstand der historiographischen Reflexion », dans Wandel, Umbruch, Absturz : Perspektiven auf das Jahr 1914, Jürgen Angelow et Johannes Großmann (dir.), Stuttgart, Steiner, 2014, p. 11-25. International Encyclopedia of the First World War, sur : http://www.1914-1918-online.net/ (consultée le 12/05/2017).

    Auteur

    • Ludolf Pelizaeus

      Université de Picardie-Jules Verne

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    1 Krumeich, Gerd ; Hirschfeld, Gerhard, Deutschland im Ersten Weltkrieg. Frankfort s. M. : Suhrkamp, 2013, p. 51-69.

    2 Nous savons aujourd’hui comment une grande machine de propagande fut responsable de la production des images de cette sorte. Comme introduction au thème : Bendikowski, Tillmann, Sommer 1914 : zwischen Begeisterung und Angst – wie Deutsche den Kriegsbeginn erlebten, Munich, Bertelsmann, 2014, p. 396-408. Il y a un grand nombre d’études locales, mais qui se limitent uniquement à l’échelle locale, pour n’en citer que quelques-unes : Dotzheim und der Ausbruch des Ersten Weltkriegs : eine Quellensammlung, Bernd Blaudow (dir.), Wiesbaden, Heimat- u. Verschönerungsverein Dotzheim, 2014. (Schriften des Heimat- und Verschönerungsvereins Dotzheim ; 29) ; Hartung, Olaf ; Krüger, Angela, « Gab es ein “Augusterlebnis” 1914 in Gießen ? », Mitteilungen des Oberhessischen Geschichtsvereins Gießen, 94 (2009), p. 157-176 ; Healy, Maureen, « A Thursday before the war : 28 May 1914 in Vienna », Austrian history yearbook, 45 (2014), p. 134-149 ; Klasen, Katharina, « Kriegsbegeisterung oder Kriegsfurcht ? : das Augusterlebnis 1914 im Saargebiet », Zeitschrift für die Geschichte der Saargegend, 62 (2015), p. 81-104 ; Stöcker, Michael, Augusterlebnis 1914 in Darmstadt : Wie die Darmstädter den Ausbruch des Ersten Weltkriegs erlebten, 2e éd., Darmstadt, Diehl, 2014 ; Schoeps, Julius H., « Kriegsbegeisterung und Ernüchterung : über das Selbstverständnis und die Befindlichkeiten deutscher Juden im Ersten Weltkrieg und danach », dans Zeitschrift für Religions- u. Geistesgeschichte, 66 (2014), p. 76-89 ; Schröder, Stephen, « Allgemeine Kriegsbegeisterung ? : Das “Augusterlebnis” 1914 in regionalhistorischer Perspektive : Der Raum Bergisch Gladbach », dans Rheinische Vierteljahrsblätter, 71 (2007), p. 196-230 ; Vorgeschichte und Beginn des Ersten Weltkrieges : eine Ideologie- und Mentalitätsgeschichte im Spiegel zeitgenössischer Literatur aus der Stadtbibliothek Worms ; “Eine furchtbar ernste Zeit…” : Worms, die Region und der “Große Krieg” 1914 bis 1918. Ausstellung des Stadtarchivs und der Stadtbibliothek Worms, 22 Mai – 6 Oktober 2014, Worms, Stadtbibliothek Worms, 2014.

    3 Großmann, Johannes, « 1914 als europäischer Erinnerungsort ? Geteiltes, paralleles und gemeinsames Gedenken an den Beginn des Ersten Weltkriegs », dans Wandel, Umbruch, Absturz : Perspektiven auf das Jahr 1914, Jürgen Angelow & Johannes Großmann (dir.), Stuttgart, Steiner, 2014, p. 219-231.

    4 Voir Robichon, François, La peinture militaire française de 1870 à 1914, Paris, Bernard Giovangeli, 1998, p. 17 ; Robichon, François, « Der Krieg von 1870/71 und die französische Militärmalerei », dans Dominik Bartmann (dir.), Anton von Werner. Geschichte in Bildern, Munich, Hirmer, 1997, p. 62-80, ici p. 77. Robichon, François, L’armée française vue par les peintres, 1870-1914, Paris, Herscher, 2000.

    5 Vernet, Emile, « Jean Horace, called Horace », dans Benezit Dictionary of Artists, Paris, Gründ, 2006, vol. 14, p. 211-213.

    6 Funk, Albert, Föderalismus in Deutschland. Vom Fürstenbund zur Bundesrepublik. Paderborn, Schöningh, 2010, p. 203-215. Goebel, Christine, Die Bundes- und Deutschlandpolitik Kurhessen in den Jahren 1859-1866. Eine Analyse zur Untergangsphase des Deutschen Bundes, Marburg, Elwert, 1995, p. 199-202.

    7 Dans ces États, une partie de l’ancienne élite va émigrer alors que la majorité des officiers et des fonctionnaires vont s’arranger avec la nouvelle situation. Mais une chose reste claire : on ne parle pas de défaite. Il y a un discours officiel imposé qui est de parler de la victoire. Même si dans les États du sud, comme la Bavière ou le Württemberg, qui peuvent garder une certaine indépendance, on écoute aussi des critiques. Fuchs, Thomas, Idee und Wirklichkeit des hessen-kasselischen Militärstaates, dans ZHG 106 (2001), p. 19-35 ; Pelizaeus, Ludolf, Der Weg des kurhessischen Corps bis zur Kapitulation in Mainz 1866 im Spiegel Mainzer und Fuldischer Zeitungsberichte, dans ZHG 108 (2003), p. 159-171 ; idem, « Die kurfürstliche Dignität als überlebte Illusion in Kurhessen im 19. und 20. Jahrhundert » dans Was vom Reiche übrig blieb, Matthias Asche, Matthias Stickler et Thomas Nicklas (dir.), Munich, 2010, p. 185-198 ; Harder, Hans-Joachim, Militärgeschichtliches Handbuch Baden-Württemberg, le Militärgeschichtl (dir.), Forschungsamt, Stuttgart, Kohlhammer, 1987, p. 105-111.

    8 Vocelka, Karl, Geschichte Österreichs : Kultur – Gesellschaft – Politik, Graz, Vienne, Styria, 2000, p. 233-237.

    9 Dans la mémoire hongroise, la situation est plus difficile car, pour ce pays, 1866 fut à la fois une année de défaite mais aussi de victoire car le pays gagna, grâce à la défaite, une autonomie nouvelle dans l’union des couronnes. Il fallut alors créer à travers la peinture un mythe fondateur et la vision hongroise de la défaite était donc tout à fait ambiguë. Allmeyer Beck, Johann Christoph, « Die Militärgeschichtsschreibung in Österreich von ihren Anfängen bis 1918 », dans Militärgeschichte in Deutschland und Österreich vom 18. Jahrhundert bis in die Gegenwart, Johann Christoph Allmayer-Beck (dir.), Herford, Mittler, 1985, p. 70-86.

    10 Grabowski, Jörn, « Leitbilder einer Nation. Zur Präsentation von Historien- und Schlachtbildern in der Nationalgalerie », dans Dominik Bartmann (dir.), Anton von Werner : Geschichte in Bildern ; Ausstellung des Berlin Museums und des Deutschen Historischen Museums Berlin, im Zeughaus, 07/05 – 27/07/1993, Munich, Hirmer, 1997, p. 91-100.

    11 Voir l’histoire des deux musées sur leur site : Heeresgeschichtliches Museum Wien (HGM) à Vienne : www.hgm.at/ (consultée 29/11/2015) ; Deutsches Historisches Museum (ancien « Zeughaus ») à Berlin : https://www.dhm.de/ueber-uns/die-gebaeude/zeughaus.html (consultée le 29/10/2015).

    12 Même après 1871, Menzel ne va pas être accaparé par la politique et reste un spectateur critique qui garde ses liens avec la France, faisant un voyage en 1889 à Paris, alors même qu’il était interdit pour des peintres allemands d’assister à des expositions. Jensen, Jens Christian, « Menzel, Adolph von », dans Neue Deutsche Biographie 17 (1994), p. 102-104 ; URL: http://www.deutsche-biographie.de/pnd118580914.html (consultée le 28/10/2015). Pour Messionier, voir le site du musée d’Orsay : http://www.musee-orsay.fr/ (consultée le 26/10/2015). Françoise Forster Hahn, « Die “formende Kraft” historischer Bilder. Adolph Menzels und Anton von Werners Darstellungen der deutschen Geschichte », dans Anton von Werner. Geschichte in Bildern, Dominik Bartmann (dir.), Munich, Hirmer, 1997, p. 80-90 ; Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 188-198.

    13 Deutsches Historisches Museum : https://www.dhm.de/lemo/biografie/anton-werner (consultée le 28/10/2015). Anton von Werner : Geschichte in Bildern ; Ausstellung des Berlin Museums und des Deutschen Historischen Museums Berlin, im Zeughaus, 07/05. – 27/07/1993, Dominik Bartmann (dir.), Munich, Hirmer, 1997.

    14 Il fut l’auteur des peintures des victoires prussiennes de 1864 (contre le Danemark) et de 1866, (contre l’Autriche). Karl von Zittel, « Bleibtreu, Georg », Allgemeine Deutsche Biographie, 47 (1903), p. 19-22 ; URL : http://www.deutsche-biographie.de/pnd116201274.html?anchor=adb (consultée le 28/11/2015).

    15 Voir : Küster, Bernd, « Theodor Rocholl », dans Bernd Küster (dir.), Der erste Weltkrieg und die Kunst, Freiburg : Merlin, 2008, p. 127-137 ; Krumeich, Gerd, « Theodor Rocholl, ein wilhelminischer Schlachtenmaler aus Düsseldorf », dans Anknüpfungen, Volker Ackermann (dir.), Essen, Klartext-Verl., 1995. (Düsseldorfer Schriften zur neueren Landesgeschichte und zur Geschichte Nordrhein-Westfalens 39), p. 135-143 ; Burmeister, Helmuth, Theodor Rocholl, sur : http://www.museum-hofgeismar.de/cms/Sammlungen/Theodor%20Rocholl/ (consultée le 10/10/2015) ; Roob Alexander, « Theodor Rocholl : Der gebrochene Historienmaler », sur : http://www.meltonpriorinstitut.org/pages/textarchive.php5?view=print&ID=35&language=Deutsch (consultée le 12/10/2015).

    16 Lexikon der Düsseldorfer Malerschule : 1819 – 1918. 3 Vol., le Kunstmuseum Düsseldorf im Ehrenhof (dir.), Rédaction : Martina Sitt, München, Bruckmann, 1998. Claire Aslangul, « Représentations de la guerre chez les peintres, graveurs et dessinateurs allemands au XXe siècle, dans le contexte européen. Traditions, évolutions et ruptures dans les codes iconographiques », Thèse de doctorat (non publié), Paris, Dresde, 2003, p. 48.

    17 Il obtint des commandes importantes en participant, avec von Werner, à la création de la peinture panoramique « La bataille de Sedan ». Alexandra Baldus, Das Sedanpanorama von Anton von Werner, Bonn, thèse, 2001.

    18 Krumeich, Gerd, « Theodor Rocholl… », p. 140-142.

    19 Schefold, Max, « Faber du Faur, Adolph Eduard Otto von », dans Neue Deutsche Biographie 4 (1959), p. 724-725 ; URL : http://www.deutsche-biographie.de/pnd116359560.html (consultée le 24/10/2015) ; Seizinger, G., « Faber du Faur, Otto », dans Allgemeines Künstlerlexikon : die Bildenden Künstler aller Zeiten und Völker. Berlin, de Gruyter, 2013, vol. 36, p. 52. Struckmeyer, Nina, « Faber du Faur, Otto », dans Pariser Lehrjahre. Ein Lexikon zur Ausbildung deutscher Maler in der französischen Hauptstadt. Vol. 2 : 1844-1870, Bénédicte Savoy et France Nerlich (dir.), Berlin, de Gruyter, 2015, p. 54-56.

    20 Kühn, M., Lasch, « Carl Johann », dans Allgemeines Künstler Lexikon, vol. 83, p. 234, Knels, Eva, Lasch, « Carl Johann », dans Pariser Lehrjahre. Ein Lexikon zur Ausbildung deutscher Maler in der französischen Hauptstadt. Vol. 2 : 1844-1870, Bénédicte Savoy et France Nerlich (dir.), Berlin, de Gruyter, 2015, p. 137-139.

    21 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 124-143, 155-168.

    22 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 124-130.

    23 Benezit Dictionary of Artists, vol. 10. p. 706.

    24 Forster Hahn, Kraft, p. 80-90 ; Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 188-198 ; Robichon, François, Alphonse Marie de Neuville : 1835-1885, Paris, Chaudun, 2010, p. 138-153.

    25 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 168-173.

    26 Forster Hahn, Kraft, p. 83. Kugler, Franz, Geschichte Friedrichs des Grossen. Geschrieben von Franz Kugler ; gezeichnet von Adolf Menzel, Leipzig, J. J. Weber, 1842.

    27 Röchling, Carl, Der Alte Fritz in fünfzig Bildern für jung und alt, Berlin, Knittel 1895.

    28 Si, selon F. Robichon, l’absence d’une noblesse en France à partir de 1871 était responsable de la disparition des grands formats en faveur d’une intimité plus importante à cause de la nouvelle clientèle, cet argument seul ne nous semble pas concluant. Car, même si la société en Allemagne ne changeait pas, nous avons pu constater une évolution relativement similaire tant au niveau de la taille des peintures qu’aux sujets choisis par les peintres. Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 155-158.

    29 Dagen, Philippe, Le silence des peintres. Les artistes face à la Grande Guerre, Paris, Hazan, 1992, p. 113-139 appelle les « motifs impossibles ».

    30 Mai, Ekkehard, « Nationale Kunst – Historienmalerei vor und nach 1870. Von der Romantik der Geschichte zu geschichtlicher Wirklichkeit », dans Dominik Bartmann (dir.), Anton von Werner. Geschichte in Bildern, Munich : Hirmer, 1997, p. 19-32. Édouard Detaille, Le Salut aux Blessés (1877), œuvre censurée, image disponible sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870 (consultée le 16/01/2016).

    31 Image disponible sur : http://antan.unblog.fr/2008/03/31/ (consultée le 16/01/2016).

    32 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 126-130. Image disponible sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Juliette_Dodu (consultée le 16/01/2016).

    33 Knels, Lasch, p. 139. Image disponible sur : https://en.wikipedia.org/wiki/Francs-tireurs (consultée le 16/01/2016).

    34 Dagen, Philippe, Le silence des peintres…, p. 7-23.

    35 Sur ses dessins fait à Königshof en 1866 et l’exposition à Berlin 2014-2015 : Günther Haller, Der Hofmaler im Leichenhaus, sur : http://degustibus-ebmeier.blogspot.fr/2014/10/adolph-menzel-im-krieg.html (consultée le 25/05/2017).

    36 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 90, 127. Les désastres de la guerre. L’objet d’art. Exposition au Louvre Lens, Jeanne Faton (dir.), Dijon, Faton, 2014, p. 10-30 se limitant aux guerres en Europe ou à la guerre de Crimée, c’est-à-dire des guerres assez longues déjà terminées en 1914.

    37 Teuber, Oskar, Ottenfeld, Rudolf, « Die österreichische Armee, 1770-1867 », Graz, Styria, 1971, Benezit Dictionnary, vol. 12, p. 1413.

    38 Réalisme et poésie dans la peinture russe 1850-1905, Lydia Ivanovna Iovleva (dir.), [Paris], Galeries nationales du Grand Palais, 3 mars-15 mai 1978, Paris, Association française d’action artistique, 1978.

    39 Il y a une exception, ce sont ses (au moins) trois peintures d’un soldat russe mort, à demi dévoré par des vautours ou par un tigre. Il y a au moins trois versions. La première ne montre pas uniquement le corps mort du soldat au centre mais guide le regard du spectateur vers le moment où les vautours vont commencer à le manger. Une histoire est exposée avec moins de clarté dans les deuxième et troisième versions où un tigre domine la scène. Voir les images : avec les vautours : http://www.mussorgsky.ru/bio52.html (en russe) ; avec le tigre : http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin (consulté le 20/02/2016). David Schimmelpenninck van der Oye, « Vasilij V. Vereshchagin’s Canvases of Central Asian Conquest », Cahiers d’Asie centrale, 17/18 (2009), p. 179-209, ici p. 194-197. URL : http://asiecentrale.revues.org/index1196.html (consultée le 13/10/2016).

    40 À Munich, Veretchagin avait énormément de mal à retrouver la lumière de l’Asie centrale pour exécuter ses peintures. Le séjour de Veretchagin en Europe était considéré comme une promotion et non comme une mutation d’office. Schimmelpenninck van der Oye, Vereshchagin’s Canvases, p. 197-198.

    41 Unaware attack (1871) ; Winners (1878-1879) ; Road of the War Prisoners (1878-1879). http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin. Aussi accessibles sur : http://www.akg-images.com/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2UMESQJ1PL6OI&LANGSWI=1&LANG=French (consultée le 10/02/2016) et http://otkritka-reprodukzija.blogspot.de/2007/12/blog-post_15.html (en russe).

    42 Defeated. Requiem (1878-1879) sur : http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin (consultée le 12/02/2016).

    43 Gervereau, Laurent, Montrer la guerre ? Information ou propagande, Paris, isthme éditions, 2006, p. 92-93.

    44 Spy (1878-1879). Il y a une deuxième version réalisée aux Philippines (1901), mais beaucoup moins expressive http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin. (consultée le 14/05/2017).

    45 Finckh, Gerhard, Das Menschenschlachthaus : der Erste Weltkrieg in der französischen und deutschen Kunst. Anlässlich der Ausstellung « Menschenschlachthaus – Der Erste Weltkrieg in der französischen und deutschen Kunst »… 8. April bis 27. Juli 2014, Wuppertal, Von der Heydt-Museum, 2014. En édition française : Jours de guerre et de paix : regard franco-allemand sur l’art de 1910 à 1930 : [exposition, Reims, Musée des beaux-arts, 14 septembre 2014 – 25 janvier 2015]. [Organisée en coproduction avec le Von der Heydt-Museum de Wuppertal, Allemagne]. [Catalogue par David Liot, Gerhard Finckh, Gerd Krumeich, et alii]. Paris, Somogy, 2014, p. 119 pour Édouard Vuillard ; pour la peinture de Veretchagin voir : http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_by_Vasily_Vereshchagin. (consultée le 12/05/2017).

    46 Accessibles sur : http://www.akg-images.com/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2UMESQJ1PL6OI&LANGSWI=1&LANG=French. (consultée le 12/05/2017).

    47 Schimmelpenninck van der Oye, Vereshchagin, p. 181 reprend les estimations de Vladimir Stasov.

    48 http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Verechtchaguine/154785#PBRGDRRY7wv98Z4u.99 (consultée le 12/05/2017).

    49 Comme il avait été attaché militaire prussien à Constantinople de 1836 à 1839, il était, en tant que militaire allemand, au courant des méthodes souvent cruelles des guerres en Orient et des problèmes pour « traduire » les motifs vus en peinture : Walle, Heinrich, « Moltke, Helmuth Graf », dans Neue Deutsche Biographie 18 (1997), S. 13-17 [Onlinefassung] ; URL : http://www.deutsche-biographie.de/ppn118583387.html (consultée le 12/05/2017).

    50 Hallmann, Gerhard, Russische Realisten in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts, Rosenheim, Rosenheimer Verl.-Haus, 1989, p. 97-100. Schimmelpenninck van der Oye, Vereshchagin, p. 181 ; Lexikon der Kunst vol. 7, p. 591. Il y a des versions différentes sur les raisons des interdictions et si elles furent imposées toute de suite ou seulement plus tard. Voir la version (nationaliste) russe : Tatyana Klevantseva, Prominent russians : Vasily Vereshchagin, sur : http://russiapedia.rt.com/prominent-russians/art/vasily-vereshchagin/ (consultée le 22/02/15). Contrairement à ce qu’on trouve chez Klevanstseva, Moltke ne pouvait interdire la visite qu’à Berlin, jamais l’interdire pour une « armée allemande », car cela était hors de ses attributions de chef d’état-major de l’armée prussienne. Il ne fait d’ailleurs pas allusion aux événements, voir : Briefe des General-Feldmarschalls Grafen Helmuth von Moltke. 2. Sammlung. Berlin, Mittler, 1892.

    51 La biographie de Hermann Müller Bohn reste encore assez peu connue. Il était un professeur de lycée venant de Neu Anspach en Hesse. Né en 1855, nous ne connaissons pas sa date de mort mais nous savons qu’elle a eu lieu après 1912.

    52 Il manque encore la recherche sur le sujet de la reproduction des peintures et les liens avec le choix des thèmes. Mais il est connu que, pour certains peintres, les peintures reproduites furent une source financière importante. Voir comme exemple les ouvrages suivants : Hiltl, George – Unser Fritz – Kronprinz des Deutschen Reiches und von Preußen, Hermann Müller-Bohn (dir.), 1888 ; « Friedrich der Große. Dem deutschen Volke geschildert in bildlichen Darstellungen » dans Historischer Ausführung von Hermann Müller-Bohn, Paul Kittel (dir.) avec des images de Franz Stassen, Carl Röchling et Richard Knötel, 1901 ; Müller-Bohn, Hermann (dir.), Deutschlands Ruhmeshalle. Ein Buch für Haus und Familie bearbeitet von Hermann Müller-Bohn unter Mitwirkung hervorragender Schriftsteller. 2 Vol. Berlin, Paul Kittel Historischer Verlag, (ca 1905). Et cinq ans plus tard : Die deutschen Befreiungskriege. Deutschlands Geschichte 1806-1815, H. Müller-Bohn et Paul Kittel (dir.), Berlin, Kittel, 1910. Müller-Bohn est également auteur d’autres ouvrages patriotiques, voir par exemple : Müller-Bohn, Hermann, Des Deutschen Vaterland. Deutschland in landschaftlicher, geschichtlicher, industrieller und kulturgeschichtlicher Hinsicht unter besonderer Berücksichtigung des Volkstums, Unter Mitwirkung hervorragender Schriftsteller.

    53 Dans les décennies suivant 1871, l’Autriche-Hongrie comme le sud de l’Allemagne se voyaient obligés de s’intégrer, tant sur le plan politique que discursif. Alors que l’Allemagne devenait une alliée et que le « Kaiser » devenait la figure intégrative pour tous les Allemands, il fallu quand même surmonter des convictions régionales et créer pour les « veilles de guerre » un nouveau pathos d’un pays uni. Vocelka, Geschichte, p. 252-258. À ces développements, s’ajoute la Hongrie avec son histoire particulière, car nous trouvons bien l’ouverture entre l’expérience d’une défaite sur le plan militaire et une victoire sur le plan national. Robichon, François, L’armée française…, p. 21-36.

    54 Image disponible sur : Das Kinderbuch erklärt den Krieg, http://staatsbibliothek-berlin.de/die-staatsbibliothek/abteilungen/kinder-und-jugendbuecher/sammlungen/online-ausstellungen/das-kinderbuch-erklaert-den-krieg/galerie/kinder-und-jugendbuecher-ueber-den-weltkrieg-in-der-zeit-von-1914-bis-1918/#jfmulticontent_c98273-1

    (consultée le 16/01/2017).

    55 Krumeich, Gerd, « La place de la guerre de 1914-1918 dans l’histoire culturelle de l’Allemagne », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 41 (1994), p. 9-17 ; Geppert, Dominik, Pressekriege, Öffentlichkeit und Diplomatie in den deutsch-britischen Beziehungen, (1896-1912), Munich, Oldenbourg, 2007, p. 7. Smith, Leonard V., « 93 deutsche Intellektuelle für den Krieg », dans Bruno Cabanes, Anne Duménil (dir.), Der Erste Weltkrieg. Darmstadt : Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 2010, p. 71-75.

    56 Robichon, François, La peinture militaire française…, p. 165-166. Angelow, Jürgen, « Zocker, Schlafwandler, Hypochonder : der Kriegsausbruch von 1914 als Gegenstand der historiographischen Reflexion », dans Wandel, Umbruch, Absturz : Perspektiven auf das Jahr 1914, Jürgen Angelow et Johannes Großmann (dir.), Stuttgart, Steiner, 2014, p. 11-25. International Encyclopedia of the First World War, sur : http://www.1914-1918-online.net/ (consultée le 12/05/2017).

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    Pelizaeus, L. (2018). Victoire et défaite. Transmission des images dans les « veilles de la guerre » dans la peinture académique de guerre en Allemagne, Autriche et la France 1867-1914. In F. Taubert, V. Chambarlhac, V. Liard, & B. Tillier (éds.), Veilles de guerre. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.94177
    Pelizaeus, Ludolf. « Victoire et défaite. Transmission des images dans les “veilles de la guerre” dans la peinture académique de guerre en Allemagne, Autriche et la France 1867-1914 ». In Veilles de guerre, édité par Fritz Taubert, Vincent Chambarlhac, Véronique Liard, et Bertrand Tillier. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2018. doi:10.4000/books.septentrion.94177.
    Pelizaeus, Ludolf. « Victoire et défaite. Transmission des images dans les “veilles de la guerre” dans la peinture académique de guerre en Allemagne, Autriche et la France 1867-1914 ». Veilles de guerre, édité par Fritz Taubert et al., Presses universitaires du Septentrion, 2018, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.94177.

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    Taubert, F., Chambarlhac, V., Liard, V., & Tillier, B. (éds.). (2018). Veilles de guerre. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.94022
    Taubert, Fritz, Vincent Chambarlhac, Véronique Liard, et Bertrand Tillier, éd. Veilles de guerre. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2018. doi:10.4000/books.septentrion.94022.
    Taubert, Fritz, et al., éditeurs. Veilles de guerre. Presses universitaires du Septentrion, 2018, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.94022.
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