Chapitre 2. Comment maîtriser le risque porté par les produits financiers ?
p. 43-50
Texte intégral
1La réalisation des entreprises humaines nécessite en général le concours de nombreux acteurs, parmi lesquels certains apportent leur contribution sous la forme des financements qui permettent de réunir les moyens nécessaires au succès. Dans le cas des entreprises économiques, ce dernier peut être conçu comme la reproduction des moyens d’entreprendre, et il peut être mesuré par leur rentabilité. Le niveau de celle-ci est soumis à l’incertitude qui frappe l’ensemble des phénomènes sociaux et économiques. Cette incertitude de nature épistémique se traduit a posteriori par la variabilité de la rentabilité et elle constitue un risque pour les bénéficiaires de l’entreprise lorsque la rentabilité devient négative (perte absolue) ou inférieure à la rentabilité d’une autre entreprise (perte relative). L’imprévisibilité des phénomènes économiques ne constitue en effet un risque pour des acteurs sociaux que dans la mesure où certains de ces phénomènes ont pour eux des conséquences indésirables. Le pouvoir d’entreprendre de ces acteurs et leurs chances sociales se trouvent alors amoindris.
2Détenteurs, par leurs capitaux, du pouvoir de favoriser ou de faire obstacle aux entreprises les plus diverses, les acteurs de la finance contemporaine tirent leur légitimité de leur capacité à gérer habilement les risques que l’incertitude du succès fait peser sur la reproduction des moyens d’entreprendre, à la fois du point de vue des capitalistes, qui bénéficient directement des profits, et du point de vue de l’ensemble des acteurs sociaux dont les échanges économiques assurent l’existence. L’enchaînement des crises financières remet en cause la crédibilité d’une telle prétention, ou au moins la réalité de la mise en œuvre de cette capacité, pourtant réaffirmée depuis la crise des prêts hypothécaires par l’étoffement et l’ennoblissement des départements spécialement dédiés à la gestion des risques.
3Une conception souvent admise du risque, qui remonte au moins à Frank Knight (1921), mais que nous ne partageons pas, veut qu’il corresponde à un état particulier du monde où la variabilité des phénomènes peut être totalement exprimée par des quantités mesurables, tandis que l’incertitude caractérise des univers où la variabilité des phénomènes ne peut être réduite à une expression mathématique. Cette distinction a au moins le mérite de refléter les efforts fournis depuis des siècles pour élaborer des instruments symboliques qui permettent de mettre en forme la variabilité des phénomènes économiques afin d’en faire un objet susceptible d’être manipulé et contrôlé (Brian, 2009). C’est aux usages de ces instruments qu’est consacré ce chapitre.
4Nous rappellerons d’abord que les risques financiers constituent un type particulier de risques sociaux et qu’ils dépendent donc d’un certain type d’organisation sociale. Nous retracerons ensuite la production des technologies aujourd’hui disponibles pour la maîtrise des risques financiers. Nous montrerons enfin que les conditions sociales de mise en œuvre de ces technologies jouent un rôle crucial dans la capacité des acteurs économiques à se protéger efficacement contre les conséquences de l’incertitude financière.
Les risques financiers, risques sociaux
5Les prix des actifs financiers sont des faits sociaux au plus haut point. Ils procèdent d’une part des outils cognitifs à l’aide desquels les agents mesurent la valeur des biens. Ils résultent également de la confrontation des évaluations lors des interactions marchandes. L’incertitude économique qui se traduit dans les variations de rentabilité des produits financiers est donc l’une des manifestations de l’incertitude qui traverse les interactions sociales et les risques financiers sont de nature sociale. La production d’institutions stabilise les interactions et contribue à réduire l’incertitude qui découle de leur instabilité (Brian, 2009). La construction d’un marché financier, qu’il soit organisé autour d’une corbeille comme dans les bourses des siècles passés, ou autour de systèmes de télécommunication informatisés, constitue un tel type d’institutions. Par exemple, la procédure de fixation des cours d’ouverture et de clôture à la bourse de Paris est une technologie sociale qui contrôle la manière dont les participants à l’échange sont mis en relation peu avant l’ouverture de la bourse et lorsque la fin de la séance approche, afin que soit moins radicale l’incertitude qui pèse sur des prix dont dépendent les décisions et le succès de nombreux acteurs économiques (Muniesa, 2000).
6Malgré les efforts que les agents sociaux fournissent pour institutionnaliser leurs relations et stabiliser leurs interactions, leurs comportements et les conséquences de ceux-ci demeurent imparfaitement prévisibles. Les cours boursiers connaissent une alternance de périodes de croissance ou de baisse prolongées dont les proportions ne partagent pas la même mesure que les mouvements d’autres faits économiques qui paraissent plus immédiatement liés à la satisfaction des besoins et que d’aucuns disent pour cette raison appartenir à l’économie « réelle ». Les qualificatifs de bulle et d’emballement, donnés aux phases de croissance, traduisent la conscience que les acteurs sociaux ont de l’amplification des risques économiques que les interactions marchandes provoquent dans la sphère financière. Les causes sociales d’amplification des risques portés par les produits financiers peuvent tenir aux modalités de mise en relation marchande, comme on vient de le voir. Elles peuvent aussi relever du degré de contrôle exercé sur les participants de l’échange en tant que membres d’un groupe social plus ou moins capable de contrôler les actions de ses membres (Abolafia, 1996 ; Lagneau-Ymonet et Riva, 2012 ; Weber, [1894]). Elles peuvent encore être rapportées à la dimension auto-référentielle des opérations boursières. La diffusion même des techniques de gestion du risque peut déplacer et accroître les risques auxquels les acteurs financiers s’exposent : la généralisation de l’usage des techniques dites d’assurance de portefeuille à la veille du krach de 1987 a contribué à en amplifier l’importance (MacKenzie, 2006). De telles techniques sont le fruit d’instruments symboliques élaborés pour mettre en forme l’incertitude financière. Nous allons les examiner avant d’étudier leur encastrement dans le cadre social que constituent les professions financières.
La maîtrise du risque dans un cadre stochastique
7Les techniques contemporaines de maîtrise du risque financier enseignées dans les cursus spécialisés en finance reposent sur un corps de savoirs constitués dont les fondations ont été posées dans les années 1950 et dont la synthèse a été réalisée au tournant des années 1960 et 1970 (MacKenzie, 2006 ; Walter, 2006). Cette synthèse intègre dans la théorie néoclassique de l’action économique d’une part des pratiques comptables d’évaluation des entreprises par les analystes financiers, et d’autre part le calcul stochastique pratiqué par les statisticiens. On trouve en son cœur l’idée selon laquelle des processus aléatoires peuvent représenter les évolutions des cours boursiers et que le calcul stochastique permet de ce fait d’apprécier les risques dont les investissements sont gros.
8Les instruments symboliques introduits par la théorie académique de la finance transforment l’image que les acteurs financiers se font du risque. Ces instruments constituent un cadre interprétatif dans lequel le risque n'est plus considéré comme une propriété intrinsèque des titres. C’est désormais la corrélation des variations des cours que prennent en compte les investisseurs dont la théorie de l’investissement est devenue une théorie du portefeuille (Markowitz, 1959). Un portefeuille sûr apparaît dès lors comme un portefeuille bien balancé, où l’évolution de la rentabilité d’un investissement compense celle d’autres investissements.
9Ce paradigme repose sur des partis pris concernant le choix du phénomène à représenter : le processus aléatoire concerne-t-il la variation du prix entre deux unités de temps calendaire ou entre un certain nombre de transactions successives ? Suivre le fil des transactions, c’est calculer au rythme des affaires boursières, tandis que demeurer dans le temps calendaire, c’est rester en lien avec d’autres sphères sociales qui partagent au moins avec la bourse la temporalité de l’horloge. S’intéresse-t-on à la variation du prix d’une transaction à l’autre ou à celle du prix moyen d’un certain nombre de transactions ? S’intéresse-t-on à la variation d’un cours, où à la variation du logarithme de ce cours ? D’autres partis pris portent sur le choix des outils mathématiques de modélisation. Choisit-on des processus browniens qui reposent sur la loi de Laplace-Gauss, ou d’autres processus de Lévy qui correspondent à des cas moins particuliers mais moins commodes pour le calcul ? Ces choix ne sont pas anodins car ils correspondent à des mondes très différents. Un modèle brownien représente un monde symétrique dans lequel les événements heureux et malheureux tournent autour de la moyenne en proportions égales. Bien que les événements proches de la moyenne soient les plus fréquents, on y rencontre fréquemment des surprises mais rarement des événements miraculeux ou catastrophiques. Choisir des processus de Lévy, c’est admettre la possibilité d’un monde dont le cours est généralement monotone bien qu’il soit interrompu par des miracles ou des catastrophes relativement fréquents, ou bien la possibilité d’un monde où les innombrables contrariétés quotidiennes sont contrebalancées par de grandes joies. De tels mondes se prêtent plus ou moins bien au calcul. Dans le cas brownien, il est mathématiquement légitime de réaliser une estimation statistique non seulement de l’espérance de rentabilité d’un portefeuille mais aussi de l’écart-type de cette rentabilité. Dans le second cas, il arrive que le résultat du calcul de l’écart-type n’ait pas de sens, d’un point de vue mathématique. Maîtriser des risques financiers, une fois que l’on accorde sa foi à une forme de modélisation, c’est faire avec les calculs qui y sont permis.
10Les instruments symboliques de la théorie académique du portefeuille soutiennent des pratiques d’investissement compatibles avec un programme d’optimisation de la relation entre rentabilité et risques financiers tels que les modélise cette théorie. Deux pratiques emblématiques sont la diversification des portefeuilles et la gestion indicielle. (i) Les modèles classiques de la théorie du portefeuille, qui reposent sur une représentation brownienne de la réalité boursière, préconisent ainsi de diversifier les portefeuilles plutôt que de les concentrer. En effet, si l’on représente les cours boursiers comme la réalisation de processus stochastiques browniens, le risque, dont on épuise la représentation par l’écart type de la distribution des rendements, est minimisé par une diversification maximale. Les investisseurs sont donc invités à réaliser de très nombreux investissements qui représentent chacun une très faible fraction du portefeuille. Inversement, critiquer la pertinence d’une représentation brownienne de la réalité boursière conduit à envisager la possibilité de portefeuilles peu risqués quoique très concentrés (Brian et Walter, 2008). (ii) Selon le modèle d’évaluation des actifs financiers (Sharpe, 1964), le portefeuille optimal n’est pas seulement diversifié, mais c’est même celui qui reproduit les proportions du portefeuille de marché c’est-à-dire un portefeuille qui investit dans chacun des titres disponibles sur le marché, à hauteur de leur capitalisation boursière. Faisant miroir à cette proposition, il existe des indices, des portefeuilles fictifs censés offrir une image agrégée de la valeur de l’ensemble des titres négociés sur un marché ou de ceux dans lesquels les investisseurs voient une même classe, un même genre, d’actifs financiers. Les investisseurs sont alors invités à allouer leurs capitaux entre les différentes classes d’actifs et les gérants sont sommés, dans le cadre de cette allocation d’actifs, de mesurer leur performance à l’indice représentant la classe d’actifs dont ils sont responsables. En effet, les indices servent de référence aux analystes qui évaluent le risque des investissements réalisés par les gestionnaires d’actifs comme un écart par rapport à la norme que constituent les indices. Le recours aux indices boursiers comme termes de comparaison est tellement généralisé que les normes réglementaires prévoient que les sociétés de gestion d'actifs signalent à quels indices elles souhaitent que leurs fonds soient comparés. Une industrie de production d’indices s'est également constituée, qui regroupe des sociétés d'information financière, des agences de notation et des groupes bancaires internationaux. Ils institutionnalisent le caractère indiciel de la gestion d'actifs contemporaine. (iii) Les instruments symboliques tenus à la disposition des investisseurs induisent également une différenciation des comportements concernant l’attention qu’une organisation financière apporte aux indicateurs de suivi des risques. Pour des acteurs financiers qui inscrivent leur action dans le paradigme brownien, trop d’information tue l’information et il convient de se montrer économe dans la quantité d’indicateurs statistiques mobilisés pour estimer les risques encourus : l’ampleur d’une perte inattendue reste limitée et elle a de fortes chances d’être compensée par un gain comparable ; inutile d’en faire trop. Pour qui s’écarte de ce paradigme, on n’est jamais trop prudent car une inattention peut avoir dans un monde non brownien des conséquences fatales dont il sera très improbable de se relever, tandis qu’une opportunité bien saisie vous met définitivement à l’abri du besoin. On ne saurait donc considérer trop attentivement les risques encourus.
Encastrement social des pratiques de réduction du risque
11Les procédés par lesquels les acteurs financiers s’efforcent de domestiquer les risques auxquels ils sont confrontés doivent autant à la structuration du cadre social dans lequel ils agissent qu’à la nature des phénomènes qu’ils prennent pour objets car les pratiques de réduction du risque sont encastrées dans une société dont elles sont le produit (Durkheim et Mauss, 1903).
12Par exemple, lorsque des professionnels de l’investissement évaluent la qualité d’un gérant d’actifs comme sa capacité à réaliser des placements procurant au portefeuille géré des rendements élevés pour une variabilité modeste, leur analyse se partage entre ce qu’ils appellent l’analyse « quantitative » et l’analyse « qualitative ». Du point de vue de la maîtrise du risque, les deux types d’analyse entretiennent une relation fonctionnelle l’un avec l’autre (Larminat, 2013). Le premier fournit une appréciation statistique des rendements passés et il permet de caractériser par des probabilités l’incertitude qui pèse sur la rentabilité des investissements réalisés par les gérants d’actifs. Le second type d’analyse s’efforce de repérer les interactions et les pratiques sociales qui ont présidé à la production des rendements observés. Il s’applique notamment à l’organisation du travail, aux règles procédurales, aux représentations et aux techniques d’investissement qui règnent chez les gérants d’actifs évalués. L’analyse des conditions sociales dans lesquelles la spéculation s’est déployée permet aux analystes de juger si celles qui ont donné forme aux variations passées sont encore réunies et s’il est raisonnable de s’appuyer sur l’analyse statistique de ces variations pour estimer les risques qu’une décision d’investissement ferait courir. Cependant, les acteurs de la gestion d'actifs s’écartent de cette interprétation fonctionnelle de la relation entre analyse « quantitative » et « qualitative ». Ils interprètent les deux types d’analyse comme deux régimes de connaissance hétérogènes mais complémentaires ; selon eux, l’un donne accès à des faits dont la nature quantitative garantit la réalité indéniable, tandis que l’autre relève de l’intuition individuelle, labile et difficilement communicable de praticiens perspicaces mais que leurs émotions sont susceptibles d’aveugler. Cette classification des types d’analyse selon leur nature supposée se retrouve dans la classification des postes et des personnes qui les pratiquent de manière spécialisée. Un premier clivage oppose les travailleurs qui poursuivent des carrières consacrées à l’un ou à l’autre type d’analyse, rapproché des capitaux symboliques qu’ils apportent : sensibilité psychologique, virtuosité mathématique ou informatique, connaissance de l’état de l’art spéculatif, sanctionnés par des diplômes, des certificats ou la liste des positions occupées précédemment. Suivant une seconde ligne de différenciation, l’analyse « quantitative » tend d’une part à être confiée aux travailleurs les plus jeunes et les plus éloignés des positions de pouvoir. En effet, l’analyse « quantitative » fait usage de la connaissance des techniques statistiques enseignées dans les formations spécialisées en finance. D’autre part, l’ancienneté et la responsabilité des décisions ultimes confèrent l’expérience reconnue comme la source de l’intuition nécessaire à l’analyse « qualitative ». Il existe donc bien une affinité entre la classification des activités et la division du travail, et elle solidifie une interprétation des pratiques d’analyse du risque financier qui est moins adaptée aux phénomènes incertains qu’à l’organisation de la société de ceux qui y sont confrontés. L’interaction entre représentations collectives, trajectoires professionnelles et division du travail d’analyse des risques masque la relation que les pratiques de maîtrise des risques qui sont déployées par les acteurs de la gestion d’actifs entretiennent avec le phénomène incertain auquel elles s’appliquent. L’occultation de ce découplage sape l’effectivité du contrôle que les profanes peuvent exercer sur les professionnels de la gestion. L’exemple de l’analyse de l’incertitude relative aux résultats des gérants d’actifs montre ainsi que les techniques de domestication de l’incertitude financière sont encastrées dans un cadre social qui peut favoriser ou nuire à leur efficacité.
•
13Prendre au sérieux le caractère social des risques financiers implique de s’intéresser de près à la genèse des formes symboliques par lesquels les agents consolident leur perception de ces risques et à l’insertion des techniques afférentes dans une organisation sociale qui en structure la mise en œuvre. L’appréciation de la maîtrise que les agents financiers ont des risques qu’ils prennent ou qu’ils font peser sur la société dont ils font partie, passe donc également par la connaissance du cadre social dans lequel se déploie leur action, et en particulier par une analyse de la division du travail et des trajectoires professionnelles dans le champ financier. C’est une tâche à laquelle s’attellent les sciences sociales de la finance lorsqu’elles combinent à la généalogie des représentations financières (Brian, 2009 ; Mac Kenzie, 2006 ; Walter, 2013) l’étude des effets que la division du travail (Honnegger et al., 2010) ou les mécanismes de socialisation (Ho, 2009) ont sur la déresponsabilisation des acteurs financiers.
Auteur
Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Dérives et perspectives de la gestion
Échanges autour des travaux de Julienne Brabet
Anne Dietrich, Frédérique Pigeyre et Corinne Vercher-Chaptal (dir.)
2015
La santé, bien public mondial ou bien marchand ?
Réflexions à partir des expériences africaines
Bruno Boidin
2014
Travail, luttes sociales et régulation du capitalisme dans la Chine contemporaine
Clément Sehier et Richard Sobel (dir.)
2015
Communication et organisation
perspectives critiques
Thomas Heller, Romain Huët et Bénédicte Vidaillet (dir.)
2013
La finance autrement ?
Réflexions critiques sur la finance moderne
Bernard Paranque et Roland Pérez (dir.)
2015
La fabrique de la finance
Pour une approche interdisciplinaire
Isabelle Chambost, Marc Lenglet et Yamina Tadjeddine (dir.)
2016
La Responsabilité Sociale de l'Entreprise
Nouvelle régulation du capitalisme ?
Frédéric Chavy, Nicolas Postel, Richard Sobel et al. (dir.)
2011
Agro-ressources et écosystèmes
Enjeux sociétaux et pratiques managériales
Bernard Christophe et Roland Pérez (dir.)
2012
Dictionnaire des conventions
Autour des travaux d’Olivier Favereau
Philippe Batifoulier, Franck Bessis, Ariane Ghirardello et al. (dir.)
2016
Repenser l'entreprise
Une théorie de l'entreprise fondée sur le Projet
Alain Desreumaux et Jean-Pierre Bréchet
2018
