Interlignes. 3
Lectures textanalytiques
Ce troisième volume de la série des Interlignes se propose de greffer sur chaque texte pris en lecture quelques réflexions de méthode ou de théorie en profitant d’une mise en perspective spécifique. Par exemple, on relira le fameux songe d’Athalie non pour l’intégrer à la configuration inconsciente de la tragédie dans son ensemble, mais pour examiner quels effets ce moment crucial produit sur le spectateur qui voit la Reine soudain confrontée à sa propre mère. Ou bien, lorsque Jouve illustre l...
Éditeur : Presses universitaires du Septentrion
Lieu d’édition : Villeneuve d'Ascq
Publication sur OpenEdition Books : 17 décembre 2020
ISBN numérique : 978-2-7574-2635-7
DOI : 10.4000/books.septentrion.84546
Collection : Objet | 29
Année d’édition : 1996
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-85939-488-2
Nombre de pages : 248
UN. Jean Racine. Athalie
DEUX. Charles Baudelaire. Petits Poèmes en prose
TROIS. Victor Hugo. L’Homme qui rit
QUATRE. Arthur Rimbaud. Une saison en enfer
CINQ. Pierre Jean Jouve. Histoires sanglantes
SIX. Jean-Paul Sartre. Le Mur
SEPT. Albert Camus. L’Exil et le royaume
HUIT. Michel Leiris. Fibrilles
NEUF. Perspectives : Le travail inconscient de la lecture
Ce troisième volume de la série des Interlignes se propose de greffer sur chaque texte pris en lecture quelques réflexions de méthode ou de théorie en profitant d’une mise en perspective spécifique. Par exemple, on relira le fameux songe d’Athalie non pour l’intégrer à la configuration inconsciente de la tragédie dans son ensemble, mais pour examiner quels effets ce moment crucial produit sur le spectateur qui voit la Reine soudain confrontée à sa propre mère. Ou bien, lorsque Jouve illustre le dicton de Gribouille qui se jette à l’eau par crainte de la pluie, on verra comment l’écrivain utilise les contraintes d’un canevas obligé. Ou encore, devant Leiris analysant ses propres rêves sur le moment-même puis ultérieurement afin de les intégrer à un livre, on observera comment les « associations » propres à l’écriture jouent avec celles qui avaient été au réveil jetées dans un carnet. Deux récits de Sartre et de Camus qui mettent en scène des personnages de déments permettent d’examiner comment la littérature concurrence le discours du psychiatre. Trois autres textes sont empruntés pour être ainsi mis en lecture à Baudelaire, Hugo et Rimbaud.
Un dernier, pris chez Barbey d’Aurevilly, invite à approfondir le travail inconscient qui s’effectue chez le critique et chez le lecteur au cours de la lecture, grâce à la rencontre problématique de deux « autotransferts ».
Au total, ce sont les progrès accomplis par la textanalyse qui se trouvent ici exposés : donnés à lire et soumis à la discussion, voire la contestation.
Né en 1931, ancien élève de l’E.N.S. rue d’Ulm, agrégé des lettres et docteur ès Lettres, en retraite depuis 1992, a été professeur de littérature française moderne et contemporaine à l’Université Paris 8. Il s’est de bonne heure spécialisé dans la théorie psychanalytique et dans son utilisation au bénéfice de l’étude des textes littéraires ; il continue à travailler dans cette voie.
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