Chapitre IV. La philosophie allemande dans l’œuvre de Joseph-Marie Degérando
p. 73-84
Texte intégral
1Dans sa traduction allemande de l’« Histoire comparée des systèmes de philosophie », Wilhelm Gottlieb Tennemann fait l’éloge suivant de Joseph-Marie Degérando :
« Degérando ist seit Deslandes der erste unter den Franzosen, welcher das Ganze dieser Geschichte umfaβt ; er ist ein weit besserer Denker und gründlicherer Geschichtsforscher als dieser Compilator ; er vereinigt mit den schriftstellerischen Vorzügen, welche aus dem Nationalcharakter seiner Nation hervorgehen, der lebendigen Darstellung, der oft glücklichen Versinnlichung und Vergleichung, den hellen Ansichten und Ueberblicken, welche dem Ganzen oft ein eigenthümliches Gepräge geben, noch manche Eigenschaften, welche nicht so gemein unter den Franzosen gefunden werden, und vielleicht eine Frucht der gröβeren Bekanntschaft mit der deutschen Literatur sind »1.
2Cette familiarité avec la philosophie allemande est-elle vraiment la clé permettant d’expliquer les particularités de la pensée de Degérando par rapport à ses contemporains français ? En quoi consistent ces particularités ? Dans ce contexte, il nous semble important de ne pas limiter nos recherches à l’ouvrage de Degérando traitant de l’histoire de la philosophie, mais d’explorer aussi ses textes idéologiques, qui ne sont d’ailleurs pas si idéologiques que cela.
1) L’« Histoire comparée des différents systèmes de philosophie considérée relativement aux principes des connaissances humaines » (Paris 1804) servait de manuel scolaire et rendit célèbre son auteur dans les limites restreintes prescrites par l’usage scolaire. Dans l’histoire politique, le nom de Degérando est connu pour ses activités administratives sous Napoléon, et, plus tard, il s’illustre comme haut fonctionnaire et conseiller d’Etat. Tout cela a laissé dans l’ombre la formation de la pensée de Degérando qui se déroula sous l’influence de courants très contradictoires.
3Né en 1772 dans une famille lyonnaise, Degérando fut élevé selon des principes traditionnels. Son journal de jeunesse révèle une fidélité remarquable à la foi catholique, fidélité qui ne sera pas modifiée par la lecture des philosophes. Ses convictions politiques sont loin d’être progressistes : avec son ami Camille Jordan, il participa au mouvement contre-révolutionnaire, ce qui fut la raison de son émigration ultérieure, d’abord en Suisse puis à Naples. Rentré en France grâce à une amnistie, il s’établit à Paris où il entre en contact avec les idéologues. Exilé de nouveau après fructidor 1797, il regagne la France, peu après, pour entrer dans l’armée. Un détail important de sa biographie est, peut-être, la correspondance qu’il échange avec sa future femme Marie-Anne de Rathsamhausen, en 1798, et qui a pour principal objet la philosophie de Kant.
4C’est à Colmar qu’il a entendu parler du concours de l’Institut National portant sur l’influence des signes sur la formation des idées. Son mémoire rédigé en toute hâte et remanié plus tard, pour devenir enfin un ouvrage en 4 volumes paru en 1800, remporta le1er prix en 1799. Le rapporteur officiel de l’Institut National, Roederer, en donne un jugement très flatteur. L’Institut est convaincu d’avoir « donné l’éveil à un jeune talent et inspiré un de ces ouvrages qui doivent rester » (Journal de Paris, 13 floréal 1800). Rentré à Paris, Degérando connaît quelques mois de grande célébrité. Les idéologues l’invitent à Auteuil, le nomment professeur au lycée, l’élisent membre de la « Société des observateurs de l’homme », lui ouvrent les portes de l’Institut.
5L’analyse de l’ouvrage « Des signes et de l’art de penser », donnée par la Décade philosophique, souligne l’originalité de Degérando, surtout en ce qui concerne sa distance par rapport à la psychologie sensualiste de Condillac, considérée déjà comme réductionniste. « Malgré son admiration pour Condillac — dit la Décade philosophique (30 ventôse IX : 522) — il avoue que ce grand métaphysicien a commencé à donner l’exemple de ces écarts en avançant que l’étude d’une science se borne à apprendre une langue, qu’une science bien traitée n’est qu’une langue bien faite, etc., maximes que quelques-uns de ses disciples ont prises au pied de la lettre, et dont ils ont à leur tour poussé et exagéré les conséquences ».
6C’est Cabanis même, disciple de Condillac qui avait poussé les conséquences du sensualisme jusqu’à un matérialisme mécanique et biologisant, qui avait salué avec enthousiasme l’ouvrage de Degérando. « Les deux premiers [volumes] — écrit-il à Degérando — étincellent de vérités qui trouvent leur application dans l’étude et la pratique journalière des sciences en tant qu’usuelles. C’est un service inappréciable et il doit faire voir que la métaphysique ne se nourrit plus d’abstractions et de sublimes inutilités »2. Mais, une lecture plus profonde du texte de Degérando semble avoir refroidi les sentiments des idéologues. C’est ce qu’avait remarqué le jeune Maine de Biran :
« Il ne jouit auprès de ses collègues de l’Institut d’autant de considération que je l’aurais pensé. On regarde son livre comme un fatras, c’est, dit-on, un homme qui abuse de sa faculté d’écrire, il se mêle de tout, se fourre partout »3.
7Ce qui fonde l’accueil favorable de Degérando dans le milieu des idéologues ce sont plutôt les sujets traités par cet auteur, que la manière de les traiter, qui, elle, fait entrevoir dès les premiers écrits d’autres influences, peut-être plus considérables. Membre de la Section de l’analyse des sensations et des idées, Degérando y avait présenté des études sur la pasigraphie et sur le sauvage de l’Aveyron, qui rentraient bien dans le paradigme idéologique, mais aussi un mémoire sur Kant. A l’opposé de Destutt de Tracy (qui avait traité le même sujet !) et des autres idéologues, Degérando maniait la langue allemande.
8A ce propos, l’ambassadeur J.-F. Reichardt a laissé des remarques intéressantes. Après un dîner chez Sieyès au mois de décembre 1802, il écrit dans son journal :
« J’ai eu pour voisin un homme jeune, spirituel et instruit, Degérando, qui paraît s’occuper sérieusement de littérature et de philosophie allemande. Il m’a parlé avec intérêt des conférences philosophiques que F. Schlegel fait ici dans l’après-midi du dimanche, en langue allemande ; Degérando les suit assidûment »4.
9Dans les « Archives littéraires de l’Europe, ou Mélanges de Littérature, d’Histoire et de Philosophie », publiés entre 1804 et 1808, et dont Degérando était un des principaux promoteurs, son programme éclectique est formulé avec une clarté remarquable :
« Il n’y a rien de moins philosophique que de se prévenir contre les systèmes qu’on ne connaît pas, que de ne pas se fier que de ses propres lumières, que de dédaigner ce qu’on ignore… Remontant des effets aux causes, elle [la philosophie] doit surtout parvenir à la connaissance de l’esprit humain par l’histoire de ses progrès et de ses erreurs, et par la comparaison des méthodes qui ont déterminé les uns et les autes… Pendant que depuis un siècle nous sommes à peu près réduits à l’histoire très imparfaite de Deslandes et aux notices empruntées d’un étranger, que Diderot a insérées dans l’Encyclopédie, toutes les autres nations éclairées ont multiplié leurs recherches sur ce sujet important. La philosophie n’est point tombée chez elles dans le discrédit, parce que, mieux instruites de son histoire, elles peuvent mieux distinguer ses bienfaits réels des abus commis en son nom »5.
10La même année que le premier volume des Archives (1804) apparaît L’Histoire comparée des différents systèmes de philosophie.
11La méthode éclectique professée par Degérando est donc une méthode qui met au point les relations entre les écoles de philosophie et le devoir du philosophe de se servir de différents systèmes, même étrangers à la pensée du courant auquel l’on appartient. Ce principe n’a rien à voir avec le sens péjoratif que le terme éclecticisme prendra plus tard. Il s’agit d’un point de vue méthodologique et par là consciemment relatif, mais d’un point de vue profondément tolérant et opposé à tout esprit national restreint. Cet éclecticisme programmatique s’exprime aussi dans le titre du discours sur l’objectif des « Archives Littéraires de l’Europe » : « Des communications littéraires et philosophiques entre les nations de l’Europe ».
2) Il serait bon d’analyser à présent le rôle que cette communication avec les philosophes allemands en particulier a joué pour la pensée de Degérando lui-même.
12Il est vrai que ses connaissances de la philosophie allemande ne se limitent pas aux auteurs de premier rang. Son histoire des systèmes de philosophie peut-être considérée comme sérielle avant la lettre. Il ne décrit pas seulement un système comme celui de Leibniz ou celui de Wolff, mais il évoque aussi la manière dont les auteurs de cette école ont fait connaître le système et l’ont modifié, auteurs parmi lesquels il compte Gellert, Jerusalem, Baumgarten, Daries, Gottsched, Sulzer, Mendelssohn, Lessing, Iselin, Garve, Eberhard, Tetens, Engel, Michaelis et Herder. Le jugement qu’il porte sur ces auteurs reste souvent superficiel et il se contente de citer des auteurs jusqu’alors peu connus en France.
13Pour expliquer le peu de cas qu’on faisait en France, selon lui, de la philosophie de Leibniz et de Wolff, Degérando donne une raison courante : c’est que la doctrine de ces auteurs n’avait que peu de parenté avec le génie de la nation française, habitué aux formes simples, aux aperçus rapides, aux distractions et à la jouissance. A ces différences de génie entre les deux nations venaient s’ajouter les préjugés nationaux et la différence des langues qu’on avait peu d’intérêt à surmonter.
14Mais, malgré le nombre considérable des auteurs évoqués, l’histoire des systèmes de philosophie de Degérando est sélective, moins par sa préférence pour certains auteurs que par le cadre conceptuel de sa philosophie et de son intention à lui.
15Premièrement, sa philosophie est surtout une gnoséologie qui part des bases jetées par les idéologues et qui cherche de plus en plus à y inscrire une explication des forces intérieures de l’homme. A ce propos, Degérando se sert d’autres systèmes de philosophie sans se préoccuper d’une possible rupture de cohérence.
16Deuxièmement, l’approche éclectique de Degérando l’amène à favoriser tout argument qui privilégie la cohabitation de différentes opinions et leur équilibre.
17Ce qui fait l’excellence de Herder, par exemple, est qu’il se trouve « toujours en garde contre l’esprit de système »6. Cette attitude lui a permis d’« étudier l’homme sur le grand théâtre de la société »7 et de trouver dans son organisation même, les signes de sa destination ainsi que d’expliquer l’origine du langage — selon Degérando — d’une manière neuve qu’ingénieuse.
18La sympathie de Degérando pour les philosophes évitant des réductions à un seul principe et choisissant une voie intermédiaire, s’exprime aussi dans ses remarques à propos des auteurs considérés comme secondaires. Il apprécie, par exemple les aphorismes de Platner, parce qu’ils sont à mi-chemin entre le système de Leibniz et celui de Kant. Hemsterhuis est pour lui le Socrate batave8.
19L’aspect conciliateur détermine aussi le choix que Degérando fait des pensées, présentées par des philosophes comme Leibniz et Kant, auxquels il consacre des chapitres entiers, ainsi que d’ailleurs aux écoles que ceux-ci ont fondées.
20Ainsi, ce qui est remarquable selon lui dans la philosophie de Leibniz, c’est que ce philosophe ne parte plus de l’hypothèse que l’entendement humain est d’abord une table rase, mais qu’il voit dans nos premières idées une sorte de réminiscence et de pré-sentiment. De plus, Leibniz faisait déjà le lien entre les signes et les idées, autre sujet important pour Dégérando. Dans ce contexte, il pose même la question de savoir si la langue des calculs de Condillac n’était qu’un développement ultérieur de la constatation leibnizienne que les langues sont un miroir de la pensée. Ne quittant pas cette filière de pensée, Degérando exprime déjà son scepticisme à l’égard d’un perfectionnement des idées par le langage :
« La langue philosophique ne saurait-être qu’un choix d’expressions soumises à des analogies parfaitement correspondantes à celles qui existent entre les idées que ces expressions représentent. Avec des conventions, toute langue pourrait devenir universelle ; mais, ce sont précisément ces conventions qui sont impossibles »9.
21Avec ce sujet, les réflexions de Degérando sur l’histoire de la philosophie se trouvent au centre des questions qui entrent dans le paradigme des idéologues. Avec son concours de 1799 sur le problème de « Déterminer l’influence des signes sur la formation des idées », l’Institut invitait à réfléchir sur une question dont Degérando avait trouvé une source chez Leibniz. L’art de penser serait-il parfait si l’art des signes était porté à sa perfection ? Dans les sciences où la vérité est reçue sans contestation, n’est-ce pas à la perfection des signes qu’on est redevable ? Tout en subissant à certains égards l’influence de Condillac, Degérando n’hésita pas à combattre le célèbre paradoxe qu’une science bien étudiée n’est qu’une langue bien faite. Prenant une position moins extrême et plus apte à intégrer des arguments d’une multitude de systèmes philosophiques, Degérando était nettement plus sceptique que Condillac vis-à-vis de l’acceptation d’un rôle constitutif du langage pour la pensée. Les signes ne joueraient un rôle notable que pour la pensée abstraite10. A côté de cette restriction qui traduit l’esprit positif des idéologues en ce qui concerne les « connaissances expérimentales », Degérando en apporte d’autres, plus spécifiques de sa philosophie. C’est surtout la notion de sensation transformée qui est combattue par Degérando, c’est-à-dire l’idée que les sensations se transforment progressivement à l’aide des signes pour devenir pensée abstraite et générale. Dans son mémoire : « De la Génération des Connaissances Humaines», présenté à l’Académie berlinoise et publié en 1802, Degérando s’exprime même avec une certaine réserve sur l’hypothèse d’une langue universelle et philosophique, trouvée dans Leibniz :
« On a parlé de la création d’une langue philosophique ; on a parlé de la création d’une langue universelle, langue qui pour obtenir rigoureusement cette prérogative, devrait être, ce me semble, la langue philosophique elle-même. Si ces grandes entreprises peuvent jamais être exécutées, ce ne sera qu’après que l’histoire de la génération des idées aura été elle-même entièrement fixée »11.
22Ce moyen du perfectionnement des idées, Degérando le voit déjà dans la philosophie critique. Parmi les philosophes allemands, c’est nettement Kant qui l’a le plus attiré. Sa première lecture de Kant date de 1797 ; une année plus tard, il se mit à traduire en français le « Versuch einer faβlichen Darstellung der wichtigsten Wahrheiten der neueren Philosophie für Uneingeweihte » de J.-G.-C. Kiesewetter ainsi que des textes de Kant lui-même. Suivant un conseil reçu par des amis, il a renoncé à une publication de ces textes12. Dans son Mémoire de 1799, Degérando s’intéresse aussi à la philosophie de Kant, mais, cette partie de son travail ne fait plus partie de la version imprimée, parce que son auteur la considérait comme insuffisante. En 1801, Degérando lut à l’Institut un mémoire sur la philosophie de Kant. Il y fait l’éloge de la richesse et de l’ampleur de sa philosophie, tout en critiquant son contenu d’un point de vue idéologique et surtout l’obscurité de son langage. Dans la discussion qui s’ensuit, c’est surtout Mercier qui cherche à défendre la philosophie kantienne.
23Dans son Histoire comparée des systèmes de philosophie13, Degérando souligne surtout l’intention de Kant de mettre fin à la lutte entre le dogmatisme et le scepticisme, le rationalisme et l’expérimentalisme, l’idéalisme et le matérialisme. Cette interprétation qui convient à l’esprit conciliateur de toute l’œuvre de Degérando, se retrouve dans son analyse critique des systèmes de philosophie sur la génération des connaissances humaines. Dans cette seconde partie de son histoire des systèmes de philosophie, Degérando trouve un nom pour désigner son propre point de vue : la philosophie de l’expérience.
« Cependant, au milieu de ces agitations sans cesse renaissantes, une doctrine simple dans ses principes, modeste dans ses affirmations, positive dans ses résultats, se montre, s’affermit, se maintient fixe et conséquente à elle-même, offre sa méditation à toutes les sectes, tire parti de toutes les idées utiles, rallie à elles les meilleurs esprits. C’est la philosophie de l’expérience. Elle corrige la précipitation du Dogmatisme par un Scepticisme de prudence ; elle repousse le Scepticisme absolu par l’autorité des faits ; elle délivre l’esprit humain des chaînes de l’Empirisme, et lui rend, avec les déductions et les méthodes, le moyen de généraliser, de prévoir et de franchir la limite étroite des impressions passives ; elle ramène le Rationalisme des vagues espaces où il s’égarait, aux données précises de l’observation ; elle offre à l’idéalisme et au matérialisme un traité de paix, fondé sur la double expérience des sens externes et du sentiment intime ; elle remédie à la mobilité des sens, par ces comparaisons méthodiques qui nous découvrent les lois générales de la nature »14.
24Tout en poursuivant la méthode empirique des idéologues, Degérando leur reproche de limiter l’esprit humain à des impressions passives. C’est là qu’il insère la philosophie de Kant qui insiste sur l’activité de l’homme. Malgré son point de départ sensualiste, Degérando favorise une activité interne, indépendante de l’organisation physique des humains : la volonté qui préside aussi à la formation des langues. La volonté ayant fait naître des besoins, on songe à les exprimer ; la raison ayant fait acquérir des connaissances, on songe à les transmettre ; de là le langage15.
25Cette désémiotisation qui consiste à mettre en valeur les forces créatrices intérieures à l’homme et à réduire le rôle des signes à un moyen auxiliaire de l’attention, ne l’empêche pas de développer pourtant un modèle sémiotique des idées complexes et de leurs signes. L’esprit, après avoir rassemblé les idées élémentaires, réunit souvent sous un nouveau signe ces premiers résultats, pour en former une combinaison nouvelle16. Comme ce processus se répète à plusieurs niveaux, on peut distinguer des idées complexes qui ont des éléments ou même des groupes d’éléments communs. Le rôle des mots dans la formation de certaines idées complexes avait été énoncé par Locke, cependant, Degérando lui donne un développement qui va non seulement au-delà de Locke, mais aussi de Condillac, en proposant un modèle mathématique pour illustrer divers types de combinaisons d’idées simples qui forment une idée complexe17.
26Ce n’est donc pas une adhésion à l’école de Kant, une fois celle de Condillac abandonnée, qui caractérise l’attitude de Degérando vis-à-vis de la philosophie allemande de son temps. Toujours à la recherche d’arguments conciliants et d’hypothèses exemptes de réductionnisme, il fait sienne la philosophie critique de Kant, tout en lui donnant un complément proprement idéologique : la théorie des signes et de leur influence sur la formation des idées.
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Notes de bas de page
1 Degérando, 1806, p. IX.
2 Cit. d’après Moravia, 1974, p. 421.
3 Maine de Biran, Correspondance philosophique, vol. V, p. 141.
4 J.-F. Reichardt, Un hiver à Paris sous le Consulat, 1802-1803, Paris, 1846, p. 189.
5 Archives littéraires de l’Europe ou Mélanges de Littérature, d'Histoire et de Philosophie, vol. 1, 1804, pp. 10-11.
6 Degérando, 1804, vol. I, p. 333.
7 Ibid.
8 Degérando, 1806, vol. I, p. 242.
9 Degérando, 1802, p. 21.
10 Cf. Degérando, 1800 a, vol. U, p. 121.
11 Degérando, 1802, p. 21.
12 Köster, 1933, p. 52.
13 Chapitre XVI.
14 Degérando, 1804, vol. II, p. 395.
15 Degérando, 1802, p. 196.
16 Cf. Degérando, 1800, vol. I, p. 177.
17 Cf. Degérando, 1800, vol. I, pp. 160-161.
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