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    Plan détaillé Texte intégral 1. Les Sirènes de Myrina au Louvre : types et séries 2. Fonction et signification des Sirènes de Myrina Notes de bas de page Auteur

    Figurines de terre cuite en Méditerranée grecque et romaine

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Les sirènes de Myrina

    The Sirens of Myrina

    Néguine Mathieux

    p. 67-82

    Résumés

    Parmi les très nombreuses figurines recueillies à Myrina en Asie Mineure, le type de la sirène se détache par la singularité de son iconographie, la fréquence de son apparition sur le site et son caractère fortement local. Ces sirènes représentent une série pertinente pour l’étude des pratiques artisanales, du fait du nombre important d’exemplaires provenant d’un même contexte archéologique. La caractérisation de séries, de générations, de versions et de variantes à l’intérieur de cet ensemble homogène pose la question de l’évolution du type iconographique, celle-ci pouvant s’expliquer par des différences chronologiques ou par une pluralité d’ateliers. L’examen stylistique suggère cependant une grande unité liée à une représentation volontairement stéréotypée, statique et frontale, qui s’expliquerait par le rapport étroit entre le choix de la forme plastique et l’iconographie. L’identité mythologique de la sirène comme héraut funéraire, confirmée par la comparaison avec des stèles, impose une représentation spécifique qui se distingue nettement des autres figurines qui ont été retrouvées, à leurs côtés, dans les tombeaux. Cette codification attachée à la fonction des sirènes empêche d’y retrouver des indices de datation précis.

    Among the very numerous figurines found in Myrina in Asia Minor, the type of the siren is singled out by the singularity of its iconography, the frequency of its appearance at the site, and its strong local character. The sirens present a relevant group for the study of coroplastic practice owing to the important number of them coming from the same archaeological context. The characterization of series, of generations, of versions, and of variants within this homogenous ensemble poses the question of the evolution of this iconographic type that can be explained by chronological differences and by a plurality of workshops. A stylistic examination nevertheless suggests a great unity linked to a deliberately stereotyped representation, static and frontal, that could be explained through the close relationship between the choice of plastic form and iconography. The mythological identity of the siren as a funerary herald, confirmed by a comparison with stelae, imposed a specific representation that is distinguished clearly from other figurines that were found in tombs. This codification attached to the functions of the sirens prevents one from finding any indications of their precise date.

    Entrées d’index

    Mots-clés : sirène, coroplathie, pratique funéraire, iconographie, stèle

    Keywords : siren, coroplasty, funerary custom, iconography, stele

    Index géographique : Myrina

    Texte intégral 1. Les Sirènes de Myrina au Louvre : types et séries 1.1. Établissement des séries 1.2. Remarques d’ensemble 2. Fonction et signification des Sirènes de Myrina Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1« L’uniformité des moules et la médiocrité générale du style prouvent que nous avons encore à faire à des ex-voto dont on multipliait à satiété les exemplaires »1. La venue au jour des sirènes de Myrina fut saluée par ce jugement sans appel de leur inventeur Edmond Pottier, qui les découvrit lors des années 1880-1882 en même temps que le reste du matériel de la nécropole, quant à lui d’une qualité exceptionnelle2. Les successeurs de Pottier furent tout aussi sévères, comme en témoigne cette appréciation de Bernard Baudat à propos d’une sirène conservée à l’École française d’Athènes : « le manque de relief…, la mauvaise qualité de l’argile et du travail achèvent d’y reconnaître une production très médiocre »3. Le but de cette étude n’est pas de revoir ce jugement, mais de tenter au contraire d’établir que l’aspect stéréotypé, aplati, statique et frontal des sirènes, loin d’être un accident, est en réalité constitutif de l’identité et du sens même de ces figures hybrides. En effet, la redécouverte des contextes funéraires, grâce à la correspondance d’Edmond Pottier adressée à Salomon Reinach4, révèle qu’un même tombeau pouvait contenir des figurines en terre cuite d’iconographie et de style très variés.

    1. Les Sirènes de Myrina au Louvre : types et séries

    2Au Louvre sont conservées 44 figurines de sirènes, intactes pour la plupart, datées habituellement des iie-ier s., que rapprochent leurs caractéristiques communes5 : cet ensemble constitue la base de notre étude (fig. 1-13). Il faut lui ajouter, pour compléter le corpus de sirènes recueillies dans les fouilles de l’École française d’Athènes, 11 exemplaires dispersés dans les universités de Lyon, Bordeaux, Paris et Montpellier6, un autre appartenant à l’ÉfA7 et 32 sirènes similaires du musée d’Istanbul8. Ces quelques cent figurines, auxquelles viennent d’ajouter d’autres pièces à la provenance moins assurée9, relèvent d’un seul type iconographique : une femme nue ailée, aux pattes d’oiseaux et à la chevelure dénouée, porte sa main gauche sur la poitrine et sa main droite sur la tête. Tous les auteurs s’accordent pour y reconnaître une sirène funéraire, pleurant et se lamentant.

    1.1. Établissement des séries10

    3Ce sujet unique se décline, dans la collection du Louvre, en huit types très proches, représentés par autant de séries11. Quatre d’entre elles sont aussi illustrées, semble-t-il, parmi les exemplaires du musée d’Istanbul. Dans chacune de ces séries, toutes les figurines ont été tirées de moules bivalves assez plats.

    4– Type S1 (fig. 1-3). Sirène au corps frontal et droit, qui se détache sur des ailes fermées et ramenées derrière la queue en formant un triangle. Les 15 exemplaires de ce type se répartissent en une série de 3 générations dont la qualité va se dégradant.

    S1 I (fig. 1) : 4 ex., tirés d’un même moule bivalve (Myr 148, Myr 149*, Myrina 1708*, Myrina 1718). H. compl. : 21,5 cm ; largeur : 11,5 cm. Le revers n’est détaillé que dans la partie supérieure avec l’indication de la chevelure. Il présente un trou d’évent ovale, bien centré, accompagné d’un petit trou de suspension.
    S1 II (fig. 2) : 4 ex. (Myrina 1722, Myrina 1736, Myrina 1716*, Myrina 1721). H. compl. : 18,5 cm ; largeur : 9,3 cm ; rapetissement par rapport à T1 I : 15,82 %. Relief émoussé d’où le détail des cheveux et des ailes a presque entièrement disparu.
    S1 III (fig. 3) : 7 ex., tirés du même moule (Myr 152*, Myrina 1719 bis, Myrina 1738*, Myrina 1744, Myrina 1743, Myrina 1739, Myrina 1720). H. compl. : 15,2 à 16 cm ; largeur : 7,6 à 8,3 cm ; rapetissement par rapport à T1 III : 19,82 %. Relief très affadi, traitement du revers similaire sauf pour la découpe du trou d’évent, reprise brutale des sutures à l’ébauchoir. L’ex. Myrina 1738 se distingue cependant par une plus grande précision de certains détails (les plumes le long du corps) et de nombreux défauts (bulles de cuisson, traces du démoulage…).

    Fig. 1. – Sirènes S1 I : Louvre Myr 148, Myr 149, Myrina 1708, Myrina 1718.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    Fig. 2. – Sirènes S1 II : Louvre Myrina 1722, Myrina 1736, Myrina 1716, Myrina 1721.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    Fig. 3. – Sirènes S1 III : Louvre Myr 152, Myrina 1719 bis, Myrina 1738, Myrina 1744, Myrina 1743, Myrina 1739, Myrina 1720.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    5– Type S2 (fig. 4-6). Sirène aux ailes déployées, avec des rémiges bien différenciées dans le bas et des couvertures plus grandes dans le haut. La composition générale est plus proche du rectangle et le relief plus aplati. Les 10 exemplaires de ce type, sont tous de la même taille mais se distinguent par quelques variantes : ils paraissent être de la même génération, mais sont tirés d’au moins trois moules différents.

    S2 Ia (fig. 4-5) : 7 ex. répartis en deux groupes (Myrina 1746, Myr 157, Myrina 1737* et Myrina 1709, ainsi que CA 775, Myrina 1742* et Myrina 1717)12. H. compl. : 15,7 à 16 cm, largeur : 8,7 à 9 cm. Cette variante se reconnaît au rendu identique du revers et à la présence d’un petit défaut dans les plumes et la chevelure. Les ex. du 2e groupe présentent un traitement de surface différent utilisant une préparation blanche épaisse (fig. 5).
    S2 Ib (fig. 6) : 2 ex. (Myrina 1724*, Myrina 1712). H. compl. : 16 cm ; largeur : 9,6 cm. Cette variante se reconnaît à visage aplati et aux reprises dans la chevelure.
    S2 Ic : 1 ex. (Myrina 1707). H. compl. : 16 cm. Variante la plus médiocre, sans presque aucun relief.

    Fig. 4. – Sirènes S2 Ia : Louvre Myrina 1746, Myr 157, Myrina 1737, Myrina 1709.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    Fig. 5. – Sirènes S2 Ia : Louvre CA 775, Myrina 1742, Myrina 1717.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    Fig. 6. – Sirènes S2 Ib et Ic : Louvre Myrina 1724, Myrina 1712, Myrina 1707.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    6– Type S3 (fig. 7). Sirène frontale aux ailes déployées, dans une composition rectangulaire comme les précédentes. Le contraste est saisissant entre une plus grande féminité, visible dans le traitement de la chevelure, et une animalité renforcée par le traitement des jambes, toutes entières couvertes de plumes.

    S3 I (fig. 7) : 1 ex. (Myr 150*). H. : 20 cm, largeur : 10,5 cm. Travail soigné, avec des volumes bien indiqués et des détails très lisibles.

    Fig. 7. – Sirène S3 I : Louvre Myr 150.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    7– Type S4 (fig. 8-10). Sirène aux ailes déployées, au corps élancé : sa finesse et sa féminité très juvénile sont accentuées par un léger hanchement. Le corps se détache sur le fond formé par les ailes. La série, représentée au Louvre par 11 exemplaires, apparemment de la même génération mais tirés d’au moins 2 moules parallèles, dérive d’un prototype plus petit.

    S4 Ia : 9 ex., répartis en deux groupes que distingue nettement leur matériau. – Premier groupe (fig. 8) (Myr 156*, Myr 155, Myrina 1750, Myrina 1713). H. compl. : 13,7 cm, largeur : 7,7 cm. Terre remarquablement fine et épurée. – Deuxième groupe (fig. 9) (Myrina 1725, Myrina 1723*, Myr 153, Myrina 1747, Myrina 1741)13. Hauteur complète : 14,2 cm ; largeur : 7,7 cm. Terre grossière qui empâte les reliefs, mais moins sujette au retrait.
    S4 Ib (fig. 10) : 2 ex. (Myrina 1714, Myrina 1710). H. compl. : 14,5 cm ; largeur : 6,8 cm. Cette variante, pratiquement de la même taille que la précédente, se distingue par son corps légèrement plus élancé et surtout la présentation plus faciale du visage, large et presque épaté. Ces différences relèvent plutôt de la simple retouche pour améliorer le rendu qu’à des modifications iconographiques volontairement introduites sur un prototype secondaire.

    Fig. 8. – Sirènes S4 Ia, groupe 1 : Louvre Myr 156, Myr 155, Myrina 1750, Myrina 1713.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    Fig. 9. – Sirènes S4 Ia, groupe 2 : Louvre Myrina 1725, Myrina 1723, Myr 153, Myrina 1747, Myrina 1741.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    Fig. 10. – Sirènes S4 Ib : Louvre Myrina 1714, Myrina 1710.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    8– Type S5 (fig. 11). Sirène de grande taille, dont le volume de la tête se détache des ailes aux lignes plus acérées. La part animale de la créature s’efface devant une féminité plus grande, qui transparaît dans le traitement du visage et de la chevelure. La série n’est représentée au Louvre que par 2 exemplaires identiques.

    S5 I (fig. 11) : 2 ex. (Myrina 1715*, Myrina 1711*). H. compl. : 21 cm ; largeur : 10,5 cm.

    Fig. 11. – Sirènes S5 I : Louvre Myrina 1715, Myrina 1711.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    9– Type S6 (fig. 12). Sirène voilée, à la féminité renforcée et aux jambes drapées d’un pallium quadratum14 noué sur les hanches, qui n’est pas sans rappeler la draperie d’une Vénus Anadyomène. Seule la polychromie rouge laisse deviner les pattes d’oiseau. Les jambes serrées et réunies par la draperie forment comme un pilier. Cette position et les ailes plus petites renforcent l’impression d’immobilité. La série est représentée au Louvre par 3 exemplaires où les différences d’ordre iconographiques dans la partie supérieure distinguent 2 versions, dont l’une obtenue par le biais d’un prototype secondaire. La génération attestée est donc techniquement au moins la 2e.

    S6 IIA (fig. 12 à g et au milieu) : 2 ex. (Myr 158, Myr 159*)15. H. compl. : 17 cm ; largeur : 7 cm. Main droite saisissant les cheveux, gauche ramenée sur la poitrine, voile (moulé) sur la tête.
    S6 IIB (fig. 12 à dr) : 1 ex. (Myrina 1719). H. conservée : 15 cm. Cette version diffère de la précédente par le geste des bras – l’avant-bras droit rapporté est levé à l’horizontale – et surtout sa tête, de type tanagréen avec une coiffure en côtes de melon. Le voile (rapporté en modelage) sur la tête donne une cohérence technique et formelle à l’ensemble.

    Fig. 12. – Sirènes S6 IIA et IIB : Louvre Myr 158, Myr 159, Myrina 1719.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    10– Type S7. Sirène aux traits schématiques.

    S7 I (fig. 13, à g). 2 ex. (MYR 160*, Myrina 1726 bis, très fragmentaire). H. conservée : 13,3 cm.

    11– Type S8. Sirène aux traits schématiques.

    S8 I (fig. 13, à dr). 1 ex. (MYR 1713 bis*). H. compl. : 15,7 cm16.

    Fig. 13. – Sirènes S7 I et S8 I : Louvre Myr 160, Myrina 1713 bis.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    1.2. Remarques d’ensemble

    12Il s’agit donc de séries relativement abondantes mais qui ne donnent pas lieu à des générations très nombreuses (trois au maximum pour l’une d’entre elles), ni à différentes versions (sauf pour l’une d’entre elles) ; elles sont surtout constituées de tirages d’un même moule. Aussi les types ne présentent-ils pas d’évolution notoire. Dans chaque série on retrouve des caractéristiques de facture similaires, en particulier en ce qui concerne les techniques d’assemblage, le travail de réparage grossier au niveau des sutures. D’après les analyses de pâte17 l’ensemble des figurines examinées est fait d’un matériau identique18, ce qui suggère une production locale. Les deux exemplaires de la cinquième série se distinguent toutefois très légèrement et pourraient se rapprocher de productions de Smyrne19. D’autres différences mineures confortent la distinction des séries mais laissent deviner entre elles des rapprochements qui demanderont à être confirmés par des études plus poussées sur un matériel plus abondant20. En revanche, à l’intérieur des séries, les exemplaires de deuxième génération semblent être fabriqués avec la même terre que la première.

    13Dans tous les cas, la faiblesse et la grossièreté des reliefs et la pauvreté de facture étaient compensées par une polychromie assez riche. En effet des traces de rose, rouge, vert turquoise ou bleu, jaune et noir, posés sur une préparation blanche, sont visibles sur tous les exemplaires. D’après les observations et les analyses de S. Pagès, les couleurs utilisées présentent de vraies originalités. En effet, si l’usage de la garance est courant, le jaune pourrait être constitué de vanadate, retrouvé très ponctuellement à Délos et Canosa, et le vert ne serait ni de la malachite ni de la terre verte. Si la nature des pigments nécessite des recherches plus approfondies, il est possible, grâce à la netteté et l’importance des traces, de restituer entièrement les contours d’une polychromie audacieuse (fig. 14)21. C’est le cas d’un exemplaire de la série 1 pour lequel nous proposons une reconstitution d’après les observations faites sur l’œuvre. La sirène, à la peau blanche et à la chevelure brun-rouge, est dotée d’ailes aux couvertes roses et noires et aux rémiges bleu-vert soulignées par des lignes noires. Sa queue est ornée de pois noirs. L’iconographie devient alors plus visible et lisible : la monstruosité gracieuse de cet être hybride ressort dans l’étrangeté des motifs (ceux de la queue par exemple, ou des pattes), l’accord des couleurs nuancées, comme le rose et le vert bleu, ainsi que le caractère funéraire renforcé par les traces de sang sans doute causées par des lacérations ressortant sur la couleur blanche de la peau. Les couleurs soulignent des traits du visage atténués sinon, comme le froncement des sourcils qui confère au visage une grimace de douleur.

    Fig. 14. – Reconstitution de la polychromie des sirènes S1.

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    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    14Par-delà les modulations techniques, la permanence de certaines caractéristiques stylistiques et iconographiques conforte l’identification. Des quarante-quatre exemplaires précisément étudiés, se dégage ainsi l’image d’un être hybride humanisé, à la différence du caractère animal qu’il possède à l’époque archaïque et dans la production d’Italie22. Il prend ici forme non en ronde-bosse mais comme un bas-relief, le motif des ailes servant de fond : cet être ailé, au visage lui-même aplati ou épaté, se présente ainsi tout entier frontalement. Ces spécificités apparaissent encore plus nettement si on les compare aux autres figurines qu’elles côtoyaient dans les tombes de Myrina.

    2. Fonction et signification des Sirènes de Myrina

    15L’étude de la correspondance inédite entre les fouilleurs de Myrina permet de reconstituer d’avantage de contextes23 que ceux publiés en 1887, dont six ont ensuite été repris par Simone Besques en 1963 puis Ute Mrogrenda en 199624. E. Pottier écrit par exemple, le 18 octobre 188125 :

    Le tombeau était fait en briques bien assemblées avec du ciment. Avec la monnaie, rien qu’une bouteille en terre. Terres cuites : une quarantaine. Types que tu connais, sirènes, enfants ailés, femmes avec pomme, éphèbes avec carquois dans le dos, femmes nues assises. Vénus de Cnide. Types intéressants : 4 grotesques petite taille, l’un tenant un panier, l’autre un lapereau, attitudes diverses ; enfant ailé soutenant un masque comique sur une colonnette ; femme demi-nue assise sur un trône percé de petits trous qui devaient porter quelque ornement (des petits clous dorés ?), elle a des ailes de papillon comme Psyché, femme drapée tenant son enfant dans ses bras ; petit groupe de 2 femmes dont l’une appuyée sur une colonnette.

    16La recomposition d’une partie du matériel, des tombeaux 114 et 19 par exemple, permet de visualiser ce que nous comprenons à la lecture des lettres, à savoir que les sirènes sont enfermées dans des tombeaux avec des statuettes aux caractéristiques stylistiques fort différentes. Les éphèbes de la tombe 1926 se distinguent ainsi par leur mouvement, leur modelé, leur prise sur l’espace : autant d’éléments qui les éloignent radicalement de nos sirènes. Or, si nous considérons qu’il s’agit de tombeaux à inhumation simple et si nous admettons que le matériel n’a pas été réuni sur un très grand nombre d’années, il semble que cette hétérogénéité de style, caractéristique des contextes myrinéens, ne peut s’expliquer par une différence de date, non plus que par une différence de coût. Nous nous expliquerions mal qu’un particulier dépense beaucoup pour une partie des objets et décide d’économiser sur une autre, ou qu’il s’approvisionne chez un bon artisan pour une partie d’entre eux et chez un autre pour le reste. Aussi faut-il examiner ce qui justifie, dans le sujet même des sirènes funéraires, ces caractéristiques stylistiques.

    17Dans les tombeaux de Myrina, bien que des ailes aient parfois été attribuées à tort à certaines figures27, nous observons un très grand nombre de figures ailées, parmi lesquelles se différencient les érotes aux identités multiples28, les nikai, Psyché et peut-être des eidola29. Cette grande variété doit recouvrir des fonctions différentes et la spécification funéraire des sirènes doit être examinée au sein de leur contexte, en lien avec la tradition mythologique.

    18Que les sirènes apparaissent comme chanteuses enchanteresses et funestes – dans l’Odyssée ou la légende des Argonautes – ou comme compagnes de Perséphone dont elles n’ont pu empêcher le rapt – chez Hygin et Ovide – elles sont toujours liées à la mort30. Mais depuis les articles fondateurs de G. Weicker en 1902 et 1910 ou de E. Buschor en 1944 jusqu’aux études de E. Hofstetter en 199031, la perception de leur rôle a évolué. Elles furent considérées à tour de rôle comme démons ravisseurs des morts, conductrices des défunts ou comme des âmes compatissantes représentant les plaintes des survivants. Quant aux figurines de Myrina, tous les auteurs, de E. Pottier à F. Rumscheid32, s’accordent sur leur fonction funéraire mais divergent quelque peu quant à leur rôle précis.

    19Le geste des bras reprend le geste traditionnel de lamentation, celui de Niobé par exemple, image même de la douleur, figurée sur un vase conservé à Sydney et daté de 360-33033, faisant écho à cette épigramme :

    Et tristement sur sa tombe ses amis se sont lamentés […] et sa mère s’arrachant les cheveux, se frappait la poitrine en gémissant. (Anth. Pal. VII 574. Trad. M. Dumitrescu, CUF)

    20Une fois le sens du geste admis, l’interprétation a peu varié depuis le commentaire de E. Pottier34 :

    Le sens n’en est donc pas douteux […] Elles proviennent évidemment des offrandes des morts et symbolisent dans la cérémonie funéraire les regrets des assistants.

    21Cependant, l’idée selon laquelle elles représenteraient les plaintes des survivants ou le service funéraire des parents se heurte à leur aspect monstrueux, qui semble empêcher toute identification des mortels avec elles, principe pourtant essentiel dans l’art grec. De même, leur immobilité, leur fixité et leur frontalité, qui les opposent à toutes les autres figures ailées et volantes de Myrina, semblent contredire l’hypothèse selon laquelle les sirènes seraient des êtres facilitant le chemin vers l’au-delà et accompagnant le défunt35.

    22Tournons-nous vers les autres monuments funéraires où elles apparaissent à partir de la fin du ve s.36. On sait que celui de Sophocle, mort en 406, était orné d’une sirène (Vit. Sophocl. 15). D’après le recensement de Ch.W. Clairmont37, sur environ 3000 stèles funéraires attiques, 66 datées du ive s. sont ornées de sirènes : la majorité fait le geste de plainte de nos figurines, et seules 5 d’entre elles sont figurées en musiciennes. Or, sur ces monuments, la composition est presque toujours identique : l’espace central est occupé par le défunt et sa famille, tandis que l’encadrement est dévolu aux signes funéraires38. Les sirènes occupent systématiquement le couronnement de la stèle où elles semblent juchées (fig. 15-17). Il est vrai que dès leur apparition dans la céramique du vie s., les sirènes n’ont jamais semblé voler : elles sont le plus souvent perchées sur un nuage, un rocher, sur une hauteur d’où elles chutent39, comme sur les stèles. Et surtout, elles en occupent dans 90 % des cas la partie centrale, dans une position strictement frontale. Comme les figurines de Myrina, les jambes et la tête sont dans un même axe et les bras, présentés selon une symétrie inversée, s’étendent sur les côtés, comme aplatis. Cet impératif de frontalité et de facialité apparaît encore plus nettement lorsqu’elles sont entourées d’autres figures : qu’il s’agisse d’oiseaux, de pleureuses agenouillées ou de sphinx40, la place centrale leur est réservée (fig. 15-16), alors que les sphinx, depuis l’époque archaïque, sont la plupart du temps représentés de profil. Leur position tranche également avec les personnages de la stèle, le plus souvent de profil ou de trois-quarts, comme tranche aussi leur expressivité gestuelle et faciale opposé à l’aidos des humains. Ce privilège accordé à la vue de face apparaît aussi sur des statues en ronde-bosse, comme celles du Louvre, du Musée national d’Athènes ou du Musée Rodin41. Or la facialité et la frontalité, plutôt rares dans l’art grec, sont souvent réservées au monstrueux, au monde des lisières et celui des morts42, à l’exemple des gorgones, sœurs des sirènes selon certaines sources.

    23Sur les stèles d’Asie Mineure des iii-iie s., proches tant géographiquement que chronologiquement des tombes de Myrina, les sirènes, pleureuses ou musiciennes, occupent le champ de la stèle, mais toujours dans la partie haute, où elles sont le plus souvent perchées sur une haute colonne ou sur une stèle, immanquablement de face (fig. 18)43. Elles font ainsi corps avec la stèle qui se présente elle-même toujours de face et à qui la sirène emprunte fixité et immobilité : la sirène se fait pratiquement stèle elle-même.

    24Or, Homère caractérise ainsi la stèle :

    Ils semblent une stèle qui demeure immuable, une fois dressée sur la tombe d’une femme ou d’un homme morts. (Il. XVII 434-435. Trad. P. Mazon, CUF)

    Fig. 15. – Stèle de Silenis, vers 350.

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    Staatliche Museen, Berlin (no Sk 1492, K40).

    Cl. J. Liepe, avec l’autorisation du Musée.

    Fig. 16. – Stèle de Sostratos, vers 350.

    Image

    Metropolitan Museum, New York (n° 09.2584.1, avec l’autorisation du Musée).

    Fig. 17. – Stèle d’Artemon, vers 350.

    Image

    Glyptothek, Munich.

    Cl. C. Koppermann, avec l’autorisation du Musée.

    Fig. 18. – Stèle d’Asie Mineure, 2e moitié du iie s.

    Image

    Wilton House.

    Cl. C. Koppermann, avec l’autorisation du Musée.

    25C’est que la stèle contraste, par sa fixité et sa stabilité, avec le caractère transitoire du cours de la vie, assurant ainsi un lieu de mémoire44. Les rites funéraires visent justement à donner au défunt un nouveau statut, à transformer l’absence du disparu en état positif plus ou moins stable. Le défunt, l’absent, doit alors exister dans une forme d’être qui échappe à l’usure du temps et à la destruction. L’inscription dans ce nouveau statut se fait de deux manières solidaires et parallèles : par le chant épique ou funéraire et par l’érection d’un sèma (tombeau) qui rappelle aux hommes à venir une identité et une gloire assurées ainsi de ne plus périr.

    26Or il se pourrait justement que la sirène soit, sur la stèle, celle qui chante le nom du défunt, réunissant ainsi dans le même monument les deux formes d’immortalité. Elle en garantit même la part essentielle ; en effet,

    le temps à la longue ronge aussi la pierre, il n’épargne pas non plus le fer, mais détruit tout avec la même faux […] Mais le nom du héros est toujours jeune ; car le chant des aèdes, le temps, même s’il le voulait, ne peut en affaiblir l’éclat. (Anth. Pal. VII 225. Trad. P. Camelot, CUF)

    27Ses lamentations sont avant tout les plaintes chantées lors des rituels funéraires :

    Jeunes filles ailées, vierges nées de la terre, venez, Sirènes, accompagner mes plaintes sur la flûte libyenne ou sur la syrinx ! Qu’à mes cris funèbres répondent vos larmes, votre peine à mes peines, et vos chants à mes chants. Que Perséphone, afin de s’unir à mes thrènes, fasse monter vers nous de lugubres concerts, et reçoive en retour, dans son palais nocturne, le péan tout baigné de pleurs que je dédie aux misérables morts. (Eur. Hél. 167-178. Trad. M. Delcourt-Curvers)

    28Nous sommes habitués à entendre les monuments funéraires, depuis l’époque archaïque, parler au nom des morts. Or une épigramme du ive s. assigne précisément cette tâche aux sirènes :

    Ô stèles et vous, mes sirènes, et toi urne funèbre qui pour Hadès enfermes ma pauvre cendre, à ceux qui passent près de mon tombeau dites adieu, qu’ils soient mes concitoyens, qu’ils soient d’une autre ville ; et que ce sépulcre renferme en ma personne une jeune mariée, dites-le aussi ; et que mon père m’appelait Baukis, et que de race j’étais Ténienne, pour qu’ils le sachent ; et que ma compagne Érinna sur ma tombe a gravé cette épitaphe. (Anth. Pal. VII 710. Trad. G. Soury, CUF)

    29Une stèle datée de 350 montre d’ailleurs un fronton orné d’un acrotère faîtier en forme de sirène frontale, d’un sphinx de profil et d’un lécythe45 (fig. 15). Les sirènes ont pour tâche d’interpeller les passants, et non un rôle apotropaïque, peu probable au ive s.

    30Le choix des sirènes pour chanter et rappeler le nom du mort n’est en effet pas anodin. Dans l’Odyssée (XII 189-191) les sirènes, proposent justement à Ulysse de chanter ses exploits. Or il ne faut pas oublier que leur chant est ensorcelant, comme le rappelle Xénophon :

    Il y a des enchantements, dit-on, avec lesquels ceux qui les connaissent charment qui ils veulent ; il y a des philtres dont la connaissance permet de se faire aimer de qui l’on veut […]. Ainsi les sirènes chantaient et retenaient les autres hommes en empêchant ceux qui étaient sous leur enchantement de les quitter. (Xén., Mém. II 6, 10-31. Trad. N. Mathieux)

    31Si elles séduisent par leur voix, elles attirent aussi par leur apparence, et cela de deux manières : ou bien en revêtant les habits d’Aphrodite, comme le suggèrent nos types 5 et 6, ou bien en empruntant la monstruosité captivante et frontale des Gorgones. La fascination née du chant des sirènes trouve sa traduction plastique dans la frontalité hypnotique46. Ainsi le passant ne peut éviter le chant des sirènes racontant le mort, pas plus qu’il ne peut échapper à leur regard.

    32Mais ce chant gémissant clamant le nom, la famille et les hauts faits du défunt, elles l’entonnent depuis le monde des morts. En effet, par une généalogie qui les rattache à Chtôn, la terre sombre, et par leur lien avec Perséphone, elles appartiennent aux pays d’Hadès. Homère les fait d’ailleurs séjourner sur le leimôn,

    le pré, leur séjour […] bordé d’un rivage tout blanchi d’ossements et de débris humains dont les chairs se corrompent. (Od. XII 44-46. Trad. V. Bérard, CUF)

    33Platon ne dit-il pas :

    Concluons donc de tout cela que personne ne veut revenir de l’autre monde en celui-ci, pas même les sirènes, mais qu’un charme les tient enchaînées, elles et tous les autres. Plat., Crat. 403 d-e. (Trad. E. Chambéry)

    34Elles sont en fait plus exactement à la limite entre deux mondes, aux bords du rivage. Aussi leur séjour est-il la première étape du voyage qui mène Ulysse aux Enfers. Elles chantent donc le nom du mort depuis le monde des morts. Leur position sur les stèles correspond à cette frontière et leur rôle est celui d’une sorte de gardien ou d’interface. Leur frontalité renforce encore cette image de seuil dont leurs ailes sont comme les portes.

    35Il en va de même pour les figurines en terre cuite. Leur rôle à Myrina pourrait, semble-t-il, confirmer ces remarques. Le trou de suspension présent sur la majorité d’entre elles (fig. 19) indique qu’elles devaient être pendues en hauteur contre les parois malgré la faible profondeur des tombeaux (environ 60 cm), et donc juchées comme sur les stèles47. Leurs ailes faisaient un fond sur lequel se dessinait leur corps, comme sur une stèle encore. Aussi la faiblesse de leur relief parait-elle intrinsèquement liée à leur rôle de porte-voix funèbre, de même que leur frontalité, qui donne à leur corps un aspect comme écrasé, renvoie à la fois à leur pouvoir d’attraction et à leur situation frontalière.

    Fig. 19. – Revers des sirènes S1, S2 et S4.

    Image

    © Musée du Louvre, cl. N. Mathieux.

    36Cette dernière leur impose donc une image qui paraît alors très souvent malhabile. La stèle d’Artémon conservée à Munich, datée de 35048 (fig. 17), offre, entre le traitement d’hommes mûrs en haut-relief au modelé vigoureux et celui de la sirène au corps épais, écrasé, disproportionné, à la tête élargie, la même opposition que celle qui sépare nos sirènes d’avec les érotes aériens recueillis dans les mêmes tombes.

    37L’aspect fruste de la production peut aussi coïncider avec la dimension stéréotypée et répétitive du motif. En effet, leur rôle emblématique impose des caractéristiques gestuelles claires et identifiables. Mais ce stéréotype convient aussi à leur appartenance au monde des morts, que les sources littéraires décrivent souvent comme indistinct, peuplé de nuées d’âmes sans relief et où toute individualité se dissout. Homère parle ainsi de « troupes qui s’amassent et accourent en foule », d’« essaims » (Od. XI 38-43, 228). L’idée de multiple concourt bien à cette indistinction nombreuse : il pouvait y en avoir jusqu’à 20 ou 25 dans un même tombeau49. Cette multiplicité rejoint celle qui est attachée aux divinités féminines secondaires (muses, nymphes…), aux divinités funéraires également (ainsi les Grées, les Érynies, les Moires…) et enfin au phénomène de la monstruosité, où on retrouve souvent cette multiplicité du même (ainsi les triples Cerbère, Géryon ou encore l’Hydre de Lerne). Le nombre devait probablement renforcer leur pouvoir.

    38Il semble qu’en regard de telles comparaisons et de la présence massive de sirènes au traitement proche dès le ive s., il soit difficile, pour l’instant, de préciser la datation de ces figurines. Pourquoi ne pas supposer qu’ici c’est davantage la fonction et l’iconographie qui dictent le traitement ou le style plutôt que les tendances de l’art grec à l’époque, nettement identifiables pour d’autres figurines présentes dans les tombes ? Pour ce type iconographique, on se contenterait aisément d’un rendu médiocre et stéréotypé, alors qu’aucune Niké de Myrina ne présente ces caractéristiques.

    39Cette production locale myrinéenne est des plus originales : alors que la plupart des mythes situent les sirènes en Italie, leurs figurines y sont des plus rares, tout comme en Sicile, en Grèce continentale ou en Égypte50. Leur abondance à Myrina confirme la spécificité des nécropoles de cette cité : très peu de stèles y ont été trouvées et toute la thématique funéraire semble entièrement et presque uniquement prise en charge par les figurines en terre cuite.

    Notes de bas de page

    1 Pottier, Reinach 1886, p. 169.

    2 Pour l’histoire des fouilles voir Duchêne 2002, p. 379-440.

    3 Baudat 1953, p. 10-11.

    4 Duchêne, Mathieux 2007.

    5 Besques 1963, p. 74-76, pl. 92. À cet ensemble s’ajoutent 5 fragments : Myrina 1724 ?, Myrina 1725 ?, Myrina 1725 bis, Myrina 1726 et Myrina 1726 bis. – Sauf précision contraire, toutes les dates s’entendent avant Jésus-Christ.

    6 Besques 1963, p. 74-76.

    7 Baudat 1953, p. 10-11, n° 9, pl. IV.

    8 Mendel 1908, p. 333-338, 510, nos 2478-2508, 3191.

    9 Winter 1903, II, p. 228, nos 3-5 ; Breitenstein 1941, p. 51, pl. 58, n° 463.1 ; Burr-Thompson 1934, p. 35, pl. V, nos 12-13 (deux types différents) ; Leyenaar-Plaisier 1979, p. 258-259, pl. 96, nos 679-680 ; Schürmann 1989, p. 135, pl. 81, n° 464. Voir aussi les exemplaires conservés à Berlin, nos 7947, 7971, 8039 ; Dresde, n° ZV736, Athènes, n° 502.

    10 Pour le vocabulaire technique et la codification des séries, nous mettons ici en œuvre les propositions de Muller 1997b. – Dans ce petit corpus, l’astérisque (*) accolée à certains numéros d’inventaire désigne les statuettes dont la pâte a été analysée : voir n. 17.

    11 Le classement de Besques 1963, p. 74-76 ne distinguait que 6 séries, différentes des nôtres, entre lesquelles les exemplaires n’étaient pas correctement distribués.

    12 Doivent sans doute être rattachés à S2 Ia d’autres exemplaires conservés à Bordeaux, Leyde ou Copenhague : Besques 1963, p. 74, B° 103 ; Leyenaar-Plaisier 1979, p. 258, pl. 96, n° 679 ; Breitenstein 1941, p. 51, pl. 58, n° 464.

    13 Doivent sans doute être rattachés à S4 Ia des exemplaires conservés à Bordeaux et Athènes : Besques 1963, p. 75, B° 146, Baudat 1953, p. 10-11, pl. IV, n° 9.

    14 Hofstetter 1997, p. 1101, n° 105.

    15 S’ajoute un exemplaire complet conservé à Copenhague (Breitenstein 1941, p. 51, n° 463).

    16 C’est la hauteur d’un exemplaire complet conservé à Leyde : Leyenaar-Plaisier 1979, p. 259, pl. 96, n° 680, qui appartient vraisemblablement à cette série.

    17 Analyses réalisées en 2007 par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, sous la direction d’Anne Bouquillon (nos C2RMF 65658 à 65673, CR n° 13023). Dans un premier temps, l’échantillonnage s’est limité à 16 figurines, signalées par * dans le § 1.1 ; elles ont été choisies de manière à ce que chacune des séries, des générations et des variantes soit représentée. Le reste du corpus sera analysé dans un deuxième temps et les résultats seront croisés avec l’étude d’autres types.

    18 Il s’agit d’argiles siliceuses (60-65 % en moyenne), alumineuses (15 % Al2O3) et calciques, assez riches en fer.

    19 La composition des pâtes contenant moins de silice et plus de calcium (9 %) rappelle fortement celles des figurines smyrniotes étudiées par I. Hasselin-Rous : voir sa contribution dans le volume 1.

    20 Ainsi les terres des exemplaires isolés des séries 7 et 8 présentent une grande parenté. Les statuettes des séries 4 et 7 sont légèrement plus ferrifères et les terres des exemplaires des groupes 2 et 6 sont voisines. Ces différences s’appuyant sur d’infimes variations, il faut rester prudent en l’attente de résultats complémentaires.

    21 La reconstitution de la polychromie a été élaborée à partir des traces et des contours observés sur les pièces Myr 148 et Myr 149. En accentuant les couleurs existantes au traitement numérique des photographies, on a pu respecter l’aspect de surface et les volumes. Cependant, pour retrouver un résultat plus proche encore de la réalité antique, il faudrait prendre en compte l’altération des pigments. Dans l’attente de recherches ultérieures, les nuances des couleurs jaune et vert sont données ici à titre indicatif.

    22 Hofstetter 1990.

    23 Duchêne, Mathieux 2007.

    24 Pottier, Reinach 1887, p. 78-100 ; Besques 1963, p. IX, pl. 1-2 ; Mrogenda 1996.

    25 Duchêne, Mathieux 2007, p. 46-47.

    26 Besques 1963, p. 36, pl. 39d-f, Myr 55, Myr 57.

    27 La restauration de Myr 57, réalisée par C. Knecht-Saunier en 2006, a montré qu’aucune encoche, aucun trou ni aucune trace d’attache n’existait au revers : la fixation d’ailes est exclue. On sait par ailleurs que des ailes isolées ont été retrouvées dans les tombeaux : Pottier, Reinach 1887, p. 151.

    28 Hugenot 2001 montre de manière pertinente que pour les érotes trouvés en contexte funéraire, la dénomination d’Éros, dieu de l’amour, ne recouvre pas une identification unique.

    29 Les 9 figurines publiées comme des « maquettes » dans Besques 1963, p. 40-41, pl. 47-48, pourraient être identifiées comme des eidola. Le soin apporté à la polychromie et l’indication de nombreux ornements dorés (colliers, bracelets…) paraissent peu compatibles avec des figurines de travail. En revanche, leur silhouette fine et élancée semble proche de la représentation des eidola sur les lécythes funéraires. Voir Peifer 1989.

    30 Odyssée XII 29-58, 142-200 ; Apollonios de Rhodes, Argonautiques IV 892-909 ; Hygin, Fables 125, 141 ; Ovide, Métamorphoses V 555.

    31 Weicker 1902, Weicker 1915, Buschor 1944, Hofstetter 1990. Pour une bibliographie générale récente, voir Hofstetter 1997 mais aussi Leclercq-Marx 1997, p. 1-40.

    32 Voir n. 9 et Mrogenda 1996, p. 147-148, Rumscheid 2006, p. 176.

    33 Nicholson Museum – The University of Sydney, n° 71.01 ; voir Lohmann 1979, p. 301, K 145.

    34 Pottier, Reinach 1887, p. 150.

    35 Voir par exemple Peifer 1989, p. 266-280.

    36 Woysch-Meautis 1982, p. 91-99.

    37 CAT.

    38 Woysch-Meautis 1982, p. 101-102.

    39 Voir n. 31. Par exemple, sur un stamnos attique du Peintre des sirènes de 490 (ARV 289,1 ; British Museum E 440).

    40 Les sirènes sont entourées d’oiseaux, toujours avec le corps de profil, sur 12 stèles du corpus CAT (dont nos 1370, 1473, 1932, 2313b, 2424b, 2848, 3410a, 3880) ; elles sont accompagnées de pleureuses, de ¾ et profil, sur 10 stèles (dont nos 1393, 2429b, 2397) et de sphinx sur 4 autres (dont nos 1328, 3905).

    41 Hamiaux 1992, p. 212-213, nos 219-221 ; Grèce Classique 2000, p. 61, n° 22 (datée de 330) ; Kaltsas 2002a, p. 181, n° 358 (de 370), p. 195, n° 387, p. 203, n° 407 (de 330) ; Garnier 2002, p. 72-73, n° 412 (du ive s.).

    42 Frontisi-Ducroux 1984, p. 147-161.

    43 Pfuhl, Möbius 1977, nos 296, 414, 448, 991, 1008, 1031, 1096.

    44 Vernant 1989, p. 41-79.

    45 Berlin 1998, p. 140, n° 76 (Stèle de Silenis, n° Sk 1492 [K40], datée du milieu du ive s.).

    46 Le lien entre musique et masque est évoqué dans Frontisi-Ducroux 1984, p. 158-160.

    47 Le décor peint de la tombe II du tumulus A de Aineia (350-325) figure en trompe l’œil des objets suspendus : il donne une idée précise de l’accrochage de ces objets, attachés par une ficelle à des clous ; voir Vokotopoulou 1996, p. 195-198. Des clous ont d’ailleurs été trouvés dans les tombes de Myrina (lettre de E. Pottier à S. Reinach, le 29/07/1881 : « Je crois que nous ne nous entendons pas pour les clous. Je ne parle pas des clous de terre cuite ou de verre, que j’ai trouvés aussi à Kalabassary. Mais je parle des clous, des vrais clous en fer, trouvés en quantité ou simplement à 4 ou 6 dans les fosses », Duchêne, Mathieux 2007, p. 92). M. Feugère a très justement fait remarquer lors du colloque que les cassures, lorsqu’elles existent, apparaissent dans la partie inférieure des sirènes, au niveau des serres : elles pourraient être dues à une chute verticale.

    48 Wünsche 2005, p. 96-97.

    49 Pottier, Reinach 1887, p. 150.

    50 Athènes : Vierneisel-Schlörb 1997, p. 133, pl. 45, n° 230 ; Burn, Higgins 2001, p. 38, pl. 3, n° 2009 (sirène assise). Égypte : Breccia 1912, p. 40-41, nos 145-150, Kassab 2007, p. 214-215, n° 134. Italie : Besques 1986, p. 82, pl. 75b, n° D 3761 (Cp 4571 : sirène au corps d’oiseau). À Tarente, Graepler 1997 n’en recense aucune. Nous avons laissé de côté, en raison de sa forme et de sa thématique très différentes, le groupe singulier du Getty Museum.

    Auteur

    • Néguine Mathieux

      Musée du Louvre, Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, Paris, France.

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    1 Pottier, Reinach 1886, p. 169.

    2 Pour l’histoire des fouilles voir Duchêne 2002, p. 379-440.

    3 Baudat 1953, p. 10-11.

    4 Duchêne, Mathieux 2007.

    5 Besques 1963, p. 74-76, pl. 92. À cet ensemble s’ajoutent 5 fragments : Myrina 1724 ?, Myrina 1725 ?, Myrina 1725 bis, Myrina 1726 et Myrina 1726 bis. – Sauf précision contraire, toutes les dates s’entendent avant Jésus-Christ.

    6 Besques 1963, p. 74-76.

    7 Baudat 1953, p. 10-11, n° 9, pl. IV.

    8 Mendel 1908, p. 333-338, 510, nos 2478-2508, 3191.

    9 Winter 1903, II, p. 228, nos 3-5 ; Breitenstein 1941, p. 51, pl. 58, n° 463.1 ; Burr-Thompson 1934, p. 35, pl. V, nos 12-13 (deux types différents) ; Leyenaar-Plaisier 1979, p. 258-259, pl. 96, nos 679-680 ; Schürmann 1989, p. 135, pl. 81, n° 464. Voir aussi les exemplaires conservés à Berlin, nos 7947, 7971, 8039 ; Dresde, n° ZV736, Athènes, n° 502.

    10 Pour le vocabulaire technique et la codification des séries, nous mettons ici en œuvre les propositions de Muller 1997b. – Dans ce petit corpus, l’astérisque (*) accolée à certains numéros d’inventaire désigne les statuettes dont la pâte a été analysée : voir n. 17.

    11 Le classement de Besques 1963, p. 74-76 ne distinguait que 6 séries, différentes des nôtres, entre lesquelles les exemplaires n’étaient pas correctement distribués.

    12 Doivent sans doute être rattachés à S2 Ia d’autres exemplaires conservés à Bordeaux, Leyde ou Copenhague : Besques 1963, p. 74, B° 103 ; Leyenaar-Plaisier 1979, p. 258, pl. 96, n° 679 ; Breitenstein 1941, p. 51, pl. 58, n° 464.

    13 Doivent sans doute être rattachés à S4 Ia des exemplaires conservés à Bordeaux et Athènes : Besques 1963, p. 75, B° 146, Baudat 1953, p. 10-11, pl. IV, n° 9.

    14 Hofstetter 1997, p. 1101, n° 105.

    15 S’ajoute un exemplaire complet conservé à Copenhague (Breitenstein 1941, p. 51, n° 463).

    16 C’est la hauteur d’un exemplaire complet conservé à Leyde : Leyenaar-Plaisier 1979, p. 259, pl. 96, n° 680, qui appartient vraisemblablement à cette série.

    17 Analyses réalisées en 2007 par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, sous la direction d’Anne Bouquillon (nos C2RMF 65658 à 65673, CR n° 13023). Dans un premier temps, l’échantillonnage s’est limité à 16 figurines, signalées par * dans le § 1.1 ; elles ont été choisies de manière à ce que chacune des séries, des générations et des variantes soit représentée. Le reste du corpus sera analysé dans un deuxième temps et les résultats seront croisés avec l’étude d’autres types.

    18 Il s’agit d’argiles siliceuses (60-65 % en moyenne), alumineuses (15 % Al2O3) et calciques, assez riches en fer.

    19 La composition des pâtes contenant moins de silice et plus de calcium (9 %) rappelle fortement celles des figurines smyrniotes étudiées par I. Hasselin-Rous : voir sa contribution dans le volume 1.

    20 Ainsi les terres des exemplaires isolés des séries 7 et 8 présentent une grande parenté. Les statuettes des séries 4 et 7 sont légèrement plus ferrifères et les terres des exemplaires des groupes 2 et 6 sont voisines. Ces différences s’appuyant sur d’infimes variations, il faut rester prudent en l’attente de résultats complémentaires.

    21 La reconstitution de la polychromie a été élaborée à partir des traces et des contours observés sur les pièces Myr 148 et Myr 149. En accentuant les couleurs existantes au traitement numérique des photographies, on a pu respecter l’aspect de surface et les volumes. Cependant, pour retrouver un résultat plus proche encore de la réalité antique, il faudrait prendre en compte l’altération des pigments. Dans l’attente de recherches ultérieures, les nuances des couleurs jaune et vert sont données ici à titre indicatif.

    22 Hofstetter 1990.

    23 Duchêne, Mathieux 2007.

    24 Pottier, Reinach 1887, p. 78-100 ; Besques 1963, p. IX, pl. 1-2 ; Mrogenda 1996.

    25 Duchêne, Mathieux 2007, p. 46-47.

    26 Besques 1963, p. 36, pl. 39d-f, Myr 55, Myr 57.

    27 La restauration de Myr 57, réalisée par C. Knecht-Saunier en 2006, a montré qu’aucune encoche, aucun trou ni aucune trace d’attache n’existait au revers : la fixation d’ailes est exclue. On sait par ailleurs que des ailes isolées ont été retrouvées dans les tombeaux : Pottier, Reinach 1887, p. 151.

    28 Hugenot 2001 montre de manière pertinente que pour les érotes trouvés en contexte funéraire, la dénomination d’Éros, dieu de l’amour, ne recouvre pas une identification unique.

    29 Les 9 figurines publiées comme des « maquettes » dans Besques 1963, p. 40-41, pl. 47-48, pourraient être identifiées comme des eidola. Le soin apporté à la polychromie et l’indication de nombreux ornements dorés (colliers, bracelets…) paraissent peu compatibles avec des figurines de travail. En revanche, leur silhouette fine et élancée semble proche de la représentation des eidola sur les lécythes funéraires. Voir Peifer 1989.

    30 Odyssée XII 29-58, 142-200 ; Apollonios de Rhodes, Argonautiques IV 892-909 ; Hygin, Fables 125, 141 ; Ovide, Métamorphoses V 555.

    31 Weicker 1902, Weicker 1915, Buschor 1944, Hofstetter 1990. Pour une bibliographie générale récente, voir Hofstetter 1997 mais aussi Leclercq-Marx 1997, p. 1-40.

    32 Voir n. 9 et Mrogenda 1996, p. 147-148, Rumscheid 2006, p. 176.

    33 Nicholson Museum – The University of Sydney, n° 71.01 ; voir Lohmann 1979, p. 301, K 145.

    34 Pottier, Reinach 1887, p. 150.

    35 Voir par exemple Peifer 1989, p. 266-280.

    36 Woysch-Meautis 1982, p. 91-99.

    37 CAT.

    38 Woysch-Meautis 1982, p. 101-102.

    39 Voir n. 31. Par exemple, sur un stamnos attique du Peintre des sirènes de 490 (ARV 289,1 ; British Museum E 440).

    40 Les sirènes sont entourées d’oiseaux, toujours avec le corps de profil, sur 12 stèles du corpus CAT (dont nos 1370, 1473, 1932, 2313b, 2424b, 2848, 3410a, 3880) ; elles sont accompagnées de pleureuses, de ¾ et profil, sur 10 stèles (dont nos 1393, 2429b, 2397) et de sphinx sur 4 autres (dont nos 1328, 3905).

    41 Hamiaux 1992, p. 212-213, nos 219-221 ; Grèce Classique 2000, p. 61, n° 22 (datée de 330) ; Kaltsas 2002a, p. 181, n° 358 (de 370), p. 195, n° 387, p. 203, n° 407 (de 330) ; Garnier 2002, p. 72-73, n° 412 (du ive s.).

    42 Frontisi-Ducroux 1984, p. 147-161.

    43 Pfuhl, Möbius 1977, nos 296, 414, 448, 991, 1008, 1031, 1096.

    44 Vernant 1989, p. 41-79.

    45 Berlin 1998, p. 140, n° 76 (Stèle de Silenis, n° Sk 1492 [K40], datée du milieu du ive s.).

    46 Le lien entre musique et masque est évoqué dans Frontisi-Ducroux 1984, p. 158-160.

    47 Le décor peint de la tombe II du tumulus A de Aineia (350-325) figure en trompe l’œil des objets suspendus : il donne une idée précise de l’accrochage de ces objets, attachés par une ficelle à des clous ; voir Vokotopoulou 1996, p. 195-198. Des clous ont d’ailleurs été trouvés dans les tombes de Myrina (lettre de E. Pottier à S. Reinach, le 29/07/1881 : « Je crois que nous ne nous entendons pas pour les clous. Je ne parle pas des clous de terre cuite ou de verre, que j’ai trouvés aussi à Kalabassary. Mais je parle des clous, des vrais clous en fer, trouvés en quantité ou simplement à 4 ou 6 dans les fosses », Duchêne, Mathieux 2007, p. 92). M. Feugère a très justement fait remarquer lors du colloque que les cassures, lorsqu’elles existent, apparaissent dans la partie inférieure des sirènes, au niveau des serres : elles pourraient être dues à une chute verticale.

    48 Wünsche 2005, p. 96-97.

    49 Pottier, Reinach 1887, p. 150.

    50 Athènes : Vierneisel-Schlörb 1997, p. 133, pl. 45, n° 230 ; Burn, Higgins 2001, p. 38, pl. 3, n° 2009 (sirène assise). Égypte : Breccia 1912, p. 40-41, nos 145-150, Kassab 2007, p. 214-215, n° 134. Italie : Besques 1986, p. 82, pl. 75b, n° D 3761 (Cp 4571 : sirène au corps d’oiseau). À Tarente, Graepler 1997 n’en recense aucune. Nous avons laissé de côté, en raison de sa forme et de sa thématique très différentes, le groupe singulier du Getty Museum.

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    Mathieux, N. (2015). Les sirènes de Myrina. In A. Muller & E. Laflı (éds.), Figurines de terre cuite en Méditerranée grecque et romaine. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.57999
    Mathieux, Néguine. « Les sirènes de Myrina ». In Figurines de terre cuite en Méditerranée grecque et romaine, édité par Arthur Muller et Ergün Laflı. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2015. doi:10.4000/books.septentrion.57999.
    Mathieux, Néguine. « Les sirènes de Myrina ». Figurines de terre cuite en Méditerranée grecque et romaine, édité par Arthur Muller et Ergün Laflı, Presses universitaires du Septentrion, 2015, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.57999.

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    Muller, A., & Laflı, E. (éds.). (2015). Figurines de terre cuite en Méditerranée grecque et romaine. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.57711
    Muller, Arthur, et Ergün Laflı, éd. Figurines de terre cuite en Méditerranée grecque et romaine. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2015. doi:10.4000/books.septentrion.57711.
    Muller, Arthur, et Ergün Laflı, éditeurs. Figurines de terre cuite en Méditerranée grecque et romaine. Presses universitaires du Septentrion, 2015, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.57711.
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