Annexe IV
Lettres d’E.-E. Viollet-le-Duc aux maires d’Aillant-sur-Tholon et de Semur-en-Auxois
p. 501-516
Texte intégral
Aillant-sur-Tholon : église Saint-Martin
1Lieu de conservation : Archives municipales d’Aillant-sur-Tholon, sauf mention contraire.
2Cote : Sans cote.
Pièce n°1
3Ministère d’Etat Paris le 2 novembre 1864
4de la Maison de l’Empereur
5et des Beaux-Arts
6Monuments historiques
7Départemnt de l’Yonne
8Aillant-sur-Tholon
9Monsieur le Maire,
10J’ai l’honneur de vous faire remettre, conformément à votre demande, le devis des travaux d’appropriation de la place de la commune d’Aillant, ainsi que celui de la confirmation des magasins et latrines à côté de la sacristie de l’église.
11Vous voudrez bien observer que si les murs de soutènement projetés doivent être faits en grande partie avec des matériaux provenant des démolitions de l’ancienne église, ces matériaux ayant déjà été comptés comme devant être employés dans la construction de l’édifice neuf, ils ne sauraient venir en déduction des prix des maçonneries de l’église ; c’est pourquoi le devis actuel porte des prix de matériaux neufs. J’ai admis ainsi que le montant du devis complémentaire devra s’ajouter au chiffre du devis principal et que la somme résultant de la substitution de matériaux neufs à des matériaux vieux sera répartie sur l’édifice.
12Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués,
13E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°2
14Prov. : Arch. dép. Yonne – 2 O 151.
15Ministère d’Etat le 31 juillet 1865
16de la Maison de l’Empereur
17Monuments historiques
18Départemt de l’Yonne
19Aillant
20Monsieur le Préfet,
21J’ai reçu ce soir la dépêche que vous avec bien voulu m’adresser au sujet de l’accident arrivé dans le chantier de l’église d’Aillant. A trois heures l’entrepreneur, M. Sauvage, avait été avisé. Il doit, dès demain matin, aller à Aillant. Je m’y trouvais avec lui vendredi dernier et rien, bien entendu, ne pouvait faire prévoir la chûte d’un cintre en charpente puisque tous les arcs étaient payés.
22J’aurais l’honneur de vous faire connaître les résultats au plus tôt des causes de l’accident.
23Je suis avec respect, Monsieur le Préfet,
24Votre très obéissant serviteur,
25E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°3
26Ministère d’Etat Paris le 11 septembre 1865
27Monuments historiques
28Départemnt
29Eglise d’Aillant
30Monsieur le Maire,
31J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser à la date d’hier 10. Dès que les affaires que je dois suivre en ce moment me le permettront, je me rendrai à Aillant où j’ai d’ailleurs quelques détails à donner sur place.
32Quant aux bois (réemployés) dont vous voulez bien me parler, je les ai examinés sur le chantier ou sur l’édifice même, puisqu’une certaine partie de la charpente était montée lors de mon dernier voyage, et ces bois, quoique vieux, sont d’excellentes qualités et de dimensions plus que suffisantes ainsi que le constate une note que, sur sa demande, j’ai remise à M. Bachelet, l’ancien maire. Vous pouvez donc rassurer messieurs les membres du conseil municipal à cet égard.
33C’est d’une bonne administration d’employer les vieux bois de la Commune du moment que leur qualité est bonne, or des bois vieux mais sains, qui ont perdu leur aubier et ont produit leur effet, sont préférables à des bois verts, comme s’auraient été nécessairement des bois neufs, puisqu’on n’en trouve plus d’autres ; et il est bon enfin de se fier plus à l’expérience qu’à l’apparence.
34J’ai tout intérêt à ce que l’exécution de votre église soit irréprochable et vous pouvez assurer à Messieurs les Membres du Conseil munial que j’y tiens la main. S’il est des matériaux défectueux, je serai le premier à les faire enlever.
35Puisque vous voulez bien le permettre j’aurais l’avantage de vous informer au jour prochain de mon passage à Aillant.
36Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée,
37E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°4
38Paris, 16 septembre 1865
39Monsieur le Maire,
40Vous avez bien voulu me communiquer une note que vous a remise une commission du conseil municipal d’Aillant à l’effet de reconnaître la qualité et la grosseur des bois employés dans la charpente de l’église nouvelle de cette commune.
41Cette note mentionne des articles du devis estimatif dans lesquels il était indiqué que l’on n’emploierait que dix mètres cubes de vieux bois, provenant des démolitions, en assemblage ; elle ajoute que l’entrepreneur ayant employé 30 mètres environ de vieux bois, il aurait ainsi mis en œuvre des matériaux jugés impropres par l’architecte.
42La note donne ici au devis une signification qu’il ne saurait avoir. Le devis est un renseignement estimatif sur le prix des ouvrages à faire. Il doit stipuler par prévision des quantités et des cubes afin d’appliquer des prix à ces quantités et à ces cubes. Mais l’adjudication passée pour la construction de l’église d’Aillant n’est point un marché à forfait, c’est un engagement sur série de prix. Donc si l’architecte trouve avantage au point de vue de la structure et économie à employer dans une bâtisse neuve, une plus grande quantité de matériaux vieux que celle prévue, comme dans les décomptes, ces matériaux ne sont comptés que pour ce qu’ils valent réellement, soit comme nature, soit comme cube, d’après les prix des séries, et non d’après l’estimation du devis, il est clair que dans ce cas l’architecte agit dans l’intérêt, bien entendu, de son client.
43Avant les démolitions, en effet, il était prudent de ne porter au devis qu’un cube minimum de vieux bois propre a être réemployé, puisqu’on ne pouvait avoir une connaissance exacte des quantités et qualités de ces bois. Mais la démolition faite, une assez grande quantité de ces bois s’étant trouvée bonne, il n’y aurait nulle raison de ne pas mettre en œuvre ces vieux matériaux, et si on ne l’eut pas fait, c’était alors que l’on pouvait, avec bien plus de justesse, accuser l’entrepreneur de fournir du bois neuf et de ne pas d’abord utiliser ceux qui sont propriété de la commune.
44Par motif de prudence et avant l’étude bonne pour exécution, le devis mentionnait aussi certaines grosseurs de bois que l’étude définitive du système de charpente a permis à l’architecte de réduire, tout en conservant une force bien supérieure à celle rigoureusement nécessaire.
45Cette manière d’opérer, tout à l’avantage de la commune, puisque les bois ne sont payés que d’après le cube réel mais en œuvre et non sur l’estimation préalable du devis, ne saurait être l’objet d’un blâme.
46On le répète ici, le devis n’est qu’une estimation ; estimation antérieure à l’exécution. La prudence veut que cette estimation soit plutôt au-dessus qu’au-dessous de la vérité, pour éviter des mécomptes. Mais si l’architecte trouve sur cette estimation préalable le moyen d’opérer des économies, sans nuire en rien à la beauté de l’œuvre et en lui conservant la qualité exigée, on ne saurait, en conscience, trouver mauvais qu’il ait agi ainsi.
47Les bois mis en œuvre que j’ai examinés, encore hier, vieux et neufs, sont de bonne qualité. J’ajouterai même, qu’à mes yeux, les bois vieux réemployés valent au moins des bois neufs, parce qu’ils ont perdu leur aubier, qu’ils sont serins, secs, et d’une bonne qualité ; les bois vieux ayant conservé leurs nerf ont cet avantage de laisser paraître leurs défauts aux yeux les moins clairvoyants. Ceux qui ont ces défauts ont été repoussés, comme il a été fait devant vous.
48Quand aux assemblages, je ne saisis pas en quoi ils seraient mal conditionnés. Ces assemblages sont à tenons et mortaises avec embrèvements et bien troués et coupés. Du reste dans le système de charpente adopté, les moises remplissent les fonctions importantes et les assemblages ne sont là que très secondaires. Les assemblages des fermes posées sur le tas que j’ai vu, il y a 5 semaines et hier encore, sont bien coupés et jointifs.
49J’ai indiqué à l’entrepreneur, pour me rendre d’ailleurs au vœu de la commission dont le désir est évidemment d’obtenir un édifice parfait de toutes façons, d’avoir à placer les pannes et chevrons en bois neuf. Quant aux fermes déjà placées, je me suis assuré qu’elles valent au moins des fermes en bois neuf, et vous sentez, Monsieur le Maire, que je n’aurais aucun intérêt à laisser poser des matériaux défectueux. L’entrepreneur est dans le même cas puisqu’il ne bénéficie pas sur la valeur des bois appartenant à la commune, comme il bénéficierait sur des fournitures.
50Je saisis cette occasion, Monsieur le Maire, de vous prier de m’autoriser, pour la couverture de l’église, à employer de la grande tuile moulée, prévue au devis.
51Outre que la tuile de Bourgogne présente bien plus de garanties conte les infiltrations, elle est, à mon sens, d’un meilleur effet et d’une beaucoup plus longue durée.
52Comme il est nécessaire de couvrir avant l’hiver, je vous serais reconnaissant, si vous adoptiez le parti que je propose, de m’en aviser le plus tôt possible pour pouvoir faire les commandes. Cette substitution ferait sur les prix du devis une augmentation de soixante cinq centimes par mètre superficiel.
53Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération très distinguée,
54E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°5
55Paris 23 sept. 1865
56Monsieur le Maire,
57Vous voulez bien m’informer de la décision prise à l’égard de l’emploi de la tuile de Bourgogne, pour la couverture de l’église neuve d’Aillant à la place de la tuile moulée. Je donne donc l’ordre de commander cette tuile. La différence des prix provient de ce que, pour un mètre de surface en tuiles de Bourgogne, il y a plus du double de tuiles qu’en tuiles moulées. C’est précisément ce qui fait la beauté de cette couverture mais c’est aussi ce qui augmente la dépense.
58Agréez Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments très distingués,
59E. Viollet-le-Duc.
60Couverture en tuiles de Bourgogne grand moule. Paris sur Yonne.
61Acquisition de la tuile à Paris sur Yonne ‒‒‒‒‒‒ 55 f 00
62Transport en chemin de fer ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 2, 75
63Transport en chemin de fer ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 6, 90
64Transport de Joigny à Aillant ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 15, 00
65Prix de millier à prix d’œuvre ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 79f 65
66Détail du prix d’un mètre superficiel
67Il entre dans un mètre superficiel :
6839 tuiles compris déchets ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 3f 11
699 mètres de lattes ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 0, 45
700k14 de pointes ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 0, 11
71Montage de la tuile et main d’œuvre ‒‒‒‒‒‒‒‒‒0, 50
72Prix brut ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 4, 16
731/20 pour faux frais et équipages ‒‒‒‒‒‒‒‒‒21
741/10 pour bénéfice ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 42
75Le mètre superficiel vaut ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 4f 79
76Soit 4 f 80 c
77La surface de la couverture de 1126 mètres, le prix porté au devis pour la tuile moulée est de 3, 80c. La différence entre les deux employés est donc de 1126f.
Pièce n°6
78Ministère de la Maison de l’Empereur Paris le 6 oct. 1865
79et des Beaux-Arts
80Monuments Historiques
81Eglise d’Aillant
82Monsieur le Curé,
83Le beffroi (charpente) d’Aillant n’est pas compris dans les devis approuvés par le conseil munal. Il faudrait donc que cette charpente fut d’abord autorisée comme dépense pour la pouvoir faire exécuter.
84Cette dépense devra nécessairement avec celles concernant le mobilier (immeuble par destination) faire l’objet d’une délibération spéciale. Or je ne sais à cet égard quelles sont les dispositions de l’admition de la commune. Je tiens ces renseignements prêts pour le moment ou la commune voudra me les demander.
85Ayez donc l’obligeance de provoquer à cet égard un avis officiel, car il est nécessaire d’être en règle sur toutes ces questions de dépenses.
86Vous aurez ces pièces aussitôt que j’en aurais reçu la demande officielle.
87Veuillez agréer Monsieur le curé l’expression de tous mes meilleurs sentiments,
88E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°7
89Ministère de la Maison de l’Empereur le 10 février 1866
90et des Beaux-Arts
91Monuments Historiques
92Eglise d’Aillant
93Monsieur le Maire,
94J’ai reçu la lettre par laquelle vous voulez bien me demander les décomptes des travaux de l’église d’Aillant pour le 25 avril prochain. Je ferai en sorte de vous fournir ces comptes dans le plus bref délai ; mais ils ne peuvent être définitifs que le jour ou les travaux, compris dans le marché de MM Sauvage et Mozet, seront terminés, compris ravalement. Or il me paraît difficile de faire que ces travaux soient terminés avant le 15 avril ; faudra-t-il le temps encore d’établir le compte, de le vérifier et de la faire reconnaître par l’entrepreneur.
95Je pourrai du moins avant cette époque vous remettre une situation qui sera très voisine de la réalité.
96Nous sommes d’ailleurs dans les conditions des marchés et devis.
97Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération très distinguée,
98E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°8
99Ministère d’Etat Paris le 24 février 1866
100Monuments historiques
101Départent de l’Yonne
102Eglise d’Aillant
103Monsieur le Maire,
104J’ai l’honneur de vous soumettre deux devis relatifs à la substitution, pour le dallage de l’église d’Aillant de la pierre de Grigny ou de Grigny et de Grimault, à la pierre d’Anstrude prévue au devis général.
105Un rapport précédent chacun de ces devis vous fera saisir les motifs qui m’ont déterminé à proposer cette substitution. La pierre d’Anstrude qui avait été comptée au premier devis général me parait d’une nature un peu tendre pour présenter un bon résultat. Il y aurait avantage à lui substituer, soit la pierre de Grigny ce qui produirait, sur le devis primitif une augmentation de 705 f 04
106soit la pierre de Grigny et de Grimault, ce qui produirait une augmentation de 775f 40.
107Bien qu’il y ait une différence de 70f 36c entre le premier et le second devis, je suis d’avis d’adopter le second. La pierre de Grimault étant d’une qualité préférable pour le dallage des parties du chœur et des chapelles à cause de sa finesse.
108Si le conseil Municipal d’Aillant adopte l’une ou l’autre de ces propositions, je vous prierais de me le faire connaître pour que les commandes de ces pierres puissent être faites en temps opportun et le plus promptement possible.
109J’ai par la même occasion, l’honneur de vous adresser une proposition de paiement d’acompte sur les travaux, au profit de M. Sauvage.
110Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments très distingués,
111E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°9
112Remarque : Aillant, 27 février 1866, lettre du maire, M. de Billy, à E. Viollet-le-Duc. Le maire s’inquiète du calcul proposé par Viollet-le-Duc en relevant qu’il n’a pas, pour les deux pierres, comparé des quantités égales de mètres superficiels, ce à quoi il ajoute « Permettez moi aussi, Monsieur, de vous dire que je ne comprends pas comment des dalles de pierre de Grigny bouchardées coûtent plus cher que des dalles d’Anstrude sciées ; d’après les renseignements que j’ai et que je crois vrais, un mètre cube de pierre brute d’Anstrude vendu à Aillant est plus cher qu’un mètre cube de pierre de Grigny dans les mêmes conditions et comme celle d’Anstrude devait être sciée tandis que celle de Grigny n’est que bouchardée, il en résulterait encore une plus value pour la pierre d’Anstrude […] ». L’auteur de conclure « Je vous demande pardon, Monsieur l’architecte, moi simple maire de campagne, de vous relever des erreurs matérielles aussi considérables […] ». Viollet-le-Duc répond immédiatement :
113Paris, 28 février 1866
114Monsieur le Maire,
115Je m’empresse de répondre à la lettre que vous me faites l’honneur de m’adresser à la date du 26. En effet, le devis primitif de l’église d’Aillant porte une surface de dallage plus forte que n’est la surface réelle de l’édifice aujourd’hui bâti. Mais cette erreur, en trop, s’explique parce que dans cette estimation (et un devis n’est qu’une estimation) il a été porté la surface pleine, c’est-à-dire sans en déduire les surfaces des piles. Or cette estimation donnait une surface de dallage de 126 mètres de plus qu’il ne se trouve en réalité.
116Le dernier devis envoyé par moi ne contient donc pas une erreur matérielle mais au contraire une rectification puisque la surface du dallage est aujourd’hui facile à calculer sans aucun doute.
117Cette différence vient donc en partie en déduction sur la plus value du prix de la pierre de Grigny sur le prix de la pierre d’Anstrude.
1181° le prix porté au devis primitif pour le dallage en pierre d’Anstrude est trop faible si l’on veut avoir une épaisseur de dalles convenable.
1192° de plus la pierre d’Anstrude que j’ai employée souvent ne me paraît point assez résistante. C’est pourquoi, rectifiant la surface d’une part et cherchant un dallage d’une quantité et d’une épaisseur convenables j’ai cru devoir vous adresser le dernier devis ou plutôt les deux devis que vous avez reçu ces jours derniers.
120Si vous pensez que le prix de la pierre de Grigny, porté dans le devis est trop élevé, il nous est facile de faire vérifier notre dire quant à la question du sciage ou du bouchardage des surfaces cela ne modifie par les épaisseurs car c’est par sa plus forte épaisseur et sa plus grande fermeté que la pierre de Grigny l’emporte sur le premier dallage compté en pierre d’Anstrude. Et c’est précisément parce que la pierre de Grigny n’est pas sciée à la mécanique qu’elle est plus épaisse.
121Veuillez croire, Monsieur le Maire, que pour les travaux de l’église d’Aillant aussi bien que pour tous ceux qui ne sont pas compris, si on ne me permet pas d’accepter des renseignements et de les transmettre à qui de droit sans en avoir vérifier l’exactitude. J’ai pour habitude d’étudier les affaires moi-même et si je me trompe, ce n’est pas en comptant sans examen des renseignements qui ne seraient communiqués par des tiers si autorisés qu’ils puissent.
122J’attendrai de votre part une nouvelle lettre pour savoir ce que nous devons faire relativement à ces dallages.
123Agréez Monsieur le Maire l’expression de mes sentiments très distingués,
124E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°10
1259 avril 1866
126Monsieur le Maire,
127Je vais vous adresser lundi un devis des vitraux partie sujets, partie grisailles, partie verre blanc pour l’église d’Aillant. Le devis des grillages des fenêtres est à part et ne concerne pas le peintre verrier lequel n’a à fournir que les panneaux à les faire poser et à fournir les tringlettes nécessaires à cette pose. Les grillages concernent le serrurier ; vous aurez le devis en même temps que celui des vitraux. Le fabriquant dont vous m’avez envoyé l’adresse pour les vitraux fait bien les grisailles et avec un cahier des charges indiquant bien la quantité, il peut nous envoyer le tous produit. Quant aux vitraux j’y ai beaucoup moins de confiance. Cependant, si l’on veut avoir de lui des cartons il peut aussi bien faire que d’autres.
128J’ai écrit à M. Lefort ce matin pour presser la pose des portes, planchers, etc. Je viendrai à Aillant le plus tôt que je pourrai mais je suis tellement pris ce mois ci que je ne sais si je trouverai le temps. Je vous suis très reconnaissant de votre offre obligeante, mais je ne voudrais pas que vous vous tourmentiez de ces détails. Cela n’est donc point une affaire pour moi.
129Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments les plus distingués,
130E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°11
131Ministère de la Maison de l’Empereur Paris le 9 mai 1866
132et des Beaux-Arts
133Monuments historiques
134Départemnt de l’Yonne
135Eglise d’Aillant-sur-Tholon
136Monsieur le Maire,
137Vous me demandez de vous faire remettre les mémoires des travaux faits par M. Sauvage pour la construction de l’église d’Aillant. Je ne puis vous remettre des mémoires réglés et définitifs que le jour où le travail sera complètement achevé. Les mémoires suivront immédiatement cet achèvement mais j’ai fait faire un résumé très exact des dépenses et un résumé donnant les chiffres suivants :
138Les dépenses des travaux de maçonnerie s’élèveront à ce jour, sans règlement et applications des raciaux à la somme de 168, 627f 50.
139Pour la charpente,
140les dépenses produisent une chiffre de 7750, 00.
141Pour la couverture
142… … ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 6250, 00.
143Pour la serrurerie
144… … ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 2500, 00.
145Total ‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒‒ 185127, 50.
146Vous pouvez vous baser sur ces chiffres pour établir le budget municipal en 1866. Sont à déduire de ces ouvrages les travaux du beffroi qui ont été l’objet d’une autorisation spéciale.
147Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments très distingués,
148E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°12
149Monsieur le Maire Paris 23 mai 1866
150de la commune d’Aillant-sur-Tholon
151Monsieur le Maire,
152J’apprends ce soir que le conseil municipal d’Aillant a décidé que l’on adopterait, pour la couverture du clocher d’Aillant de l’ardoise à crochets.
153Cette décision prise, sans avoir au préalable consulté l’architecte, et en dehors des prévisions du devis me décharge certainement de toutes responsabilités et je crois devoir, en conséquence, faire mes réserves à cet égard.
154Agréez, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués,
155E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°13
156Paris 27 mai 1866
157Monsieur le Maire,
158La sculpture des quatre figures des évangélistes aux 4 angles du clocher de l’église d’Aillant à la tête des contreforts, n’ajouterait rien à l’aspect des clochers et d’ailleurs les détails donnés en dernier lieu pour la pierre à poser et à ravaler ne comportent pas cette sculpture. Elle n’est pas portée au devis et n’avait été, un moment ; qu’en supposant que le conseil municipal aurait demandé des détails plus riches. Détails auxquels je n’ai plus songé après la note du conseil relativement au dallage intérieur. Si l’on voulait aujourd’hui disposer ces sculptures que, je le répète, n’ajoutent rien à la silhouette du clocher, il faudrait d’abord déposer la pierre, qui n’est plus faite pour les recevoir. De plus les échafaudages pour la sculpture et enfin la sculpture qui elle seule occasionnerait une dépense de 600f (à 150f par figure). Le chiffre que vous a donné Lefèvre, je ne sais sur quelle donnée, est peut-être celui qui comprend la pierre à fournir, la pose de cette pierre et la taille préparatoire.
159Quant à la couverture en ardoises à crochets elle est très bonne quand elle est exécutée avec grand soin et qu’on sait si l’entrepreneur de couverture qui, pour lui, en fait l’effort à Aillant, est assuré de cette bonne exécution qu’une certaine expérience seule peut offrir.
160Les 3373f portés au devis pour la sculpture sont (bien justes) le prix que coûtera ce que j’ai prévu et qui a été accepté par le sculpteur de Joigny. J’ai remis les dessins de ces sculptures et nous arrivons [illisible] sans [illisible] possible. Quant à la dépense de l’entreprise de M. Sauvage, jusqu’à présent je n’ai pas de raison de croire que nous avons, dans les mémoires, un surcoût de dépenses. Ces mémoires ne sont pas faits ni réglés par conséquent ils ne peuvent être faits et réglés qu’après l’achèvement de l’entreprise, et en l’exercice être intégralement soldés avant la réception définitive. Je pense que sur ces données les plus positives que je puisse donner avant l’apurement des comptes, il est facile à l’administration municipale de disposer ses ressources car l’entreprise de M. Sauvage ne pourrait être réglée, reçue et soldées intégralement qu’après 6 mois environ. Le complément de la liquidation ne sera fait à la charge du budget de 1866 mais bien à la charge de celui de 1867. Dès lors, en disposant votre budget de 1866 en raison des prévisions du devis, vous êtes assurés d’avoir sur 1866 une somme plus que suffisante pour parer aux paiements à faire.
161Je modifierai le plan de la place ainsi que vous le désirerez et si vous jugez nécessaire d’avoir un plan promptement je vous prierais de m’envoyer vos instructions je le préparerai, ainsi que le devis de la dépense.
162Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments très distingués.
163E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°14
164Paris, 14 février 1867
165Monsieur le Maire,
166J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire à la date du 11.
167L’escalier que vous supposez manqué, avant de l’avoir vu terminé, est tracé suivant l’épure arrêtée entre M. Lefort et moi, et parfaitement conforme à cette épure. L’encorbellement dont vous avez suspendu la retaille est recoupé suivant le profil arrêté d’après l’épure de l’escalier et pour faciliter le dégagement. Ce recoupement n’a aucune importance puisque ‘il qu’il le profil n’était fait qu’en attendant la pose de cet escalier et avec la faculté d’une retaille au besoin.
168L’arc que vous supposez devoir être remarqué et qui nous paraît empêcher de dégager, n’empêche pas le dégagement par suite de la disposition de cet escalier dont une volée est plus large que l’autre. Cet arc doit être et devoir toujours être chanfreiné.
169Tous ces travaux dont nous avons suspendu l’exécution ont été étudiés avec la plus scrupuleuse attention afin de faciliter la monté. Mais ils sont dans la condition de tous les travaux ; pour les juger il faut les laisser achever.
170M. Lefort, comme tous les agents qui travaillent sous mes ordres, n’agit que sur des instructions et d’après des détails arrêtés par moi. Ce n’est pas après une habitude de 15 années de travail régulier qu’il se permettrait d’agir sans avoir eu des instructions précises.
171Le décompte gal des travaux vous sera remis dès que j’aurai reçu les derniers éléments qui me manquent encore, ceux relatifs aux derniers ouvrages. Car ce n’est pas en suspendant un travail que je puis en arrêter le compte. Nous avons eu la plus grande difficulté pour faire faire ces derniers travaux par les ouvriers du département. Personne ne désire plus que moi terminer complètement ce travail. Il me parait régulier que vous preniez la peine de faire soumissionner les trois autels par les entrepreneurs de votre choix. Autels dont vous avez devis et dessins.
172Par suite de tout ce qui arrive à Aillant depuis plus d’un an, j’ai éprouvé des difficultés de détail à chaque pas, pour l’exécution de ce mobilier, soit avec le curé, soit avec l’administration locale, et je désire rester étranger à ce travail, n’ayant pas la possibilité de m’occuper de ces détails avec les entraves et tiraillements qui se produiront. Je vous abandonne donc très volontiers les dessins et la direction de ces travaux en vous laissant, ainsi qu’à monsieur le curé, la liberté entière de les faire exécuter comme vous le jugerez le plus convenable dans l’intérêt de la commune.
173Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de mes considérations très distingués,
174E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°15
175Paris 11 mars 1867
176Monsieur le Maire,
177Je vais m’occuper de vous envoyer les détails des autels que vous me demandez puisque vous préférez qu’il en soit ainsi et j’écris à M. Lefort pour que toutes les dispositions soient prises relativement aux travaux de la place.
178J’ai l’honneur de vous renvoyer les 2 soumissions que vous avez bien voulu me communiquer. Le mémoire sera terminé et expédié cette semaine. Je vous l’adresserai aussitôt.
179Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de la considération distinguée,
180E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°16
181Paris 28 mars 1867
182Monsieur le Maire,
183J’ai l’honneur de vous adresser deux propositions de paiement acompte sur les travaux de l’église d’Aillant. Le premier de ces certificats est fait en faveur de M. Sauvage. Le second est un état des honoraires.
184Les mémoires sont enfin entre mes mains et vont être remis réglés très prochainement.
185Agréez Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération très distinguée,
186E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°17
18730 avril 1867
188Monsieur le Maire,
189Je ne me suis pas occupé des stalles dont M. Henri pourra choisir celle qu’il voudra choisir. Depuis un mois je suis pris du matin au soir par le jury de l’exposition et n’ai pu m’occuper de ces détails. Je ne comprends pas comment les sculpteurs n’ont pas reçu les détails des autels je les ai envoyés à M. Lefort il y a longtemps.
190Je ne vois aucun inconvénient à poser le poinçon au-dessus des jambettes comme l’indique votre croquis, pour poser la tige du marteau bien que je ne crois pas qu’il soit nécessaire pour poser une tige de marteau de poser une mortaise de 10c de large pour que la litre du marteau puisse être fixée à la tige. Dans des cas pareils on fait aussi des tiges détournées pour échapper la pièce qui gène. Cela est tout simple.
191Je vais écrire à M. Lefort relativement aux planchers dont vous me parlez.
192Agréez, Monsieur, l’expression de mes sentiments très distingués,
193E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°18
194Paris 12 juin 1867
195Monsieur le Maire,
196J’ai l’honneur de vous adresser une proposition de premier acompte sur les travaux d’appropriations des abords de l’église d’Aillant au profit du Sr Montagne, entrepreneur. J’aurai l’honneur de vous adresser le décompte général des travaux de l’église réglé, dans les premiers jours de la semaine prochaine.
197Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments très distingués,
198E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°19
199Paris 25 juillet [1867]
200Monsieur le Maire,
201Il m’est impossible de me rendre durant le mois à Aillant mais je donne l’ordre à M Lefort de faire faire, chez le menuisier, les 2 planchers prévus au devis, de vous envoyer les soumissions des sculpteurs que vous devriez avoir déjà ; de faire faire le remblayage et nivellement de la place. Quand à la sculpture, j’ai formellement repoussé toute augmentation de dépense. Cela est inutile et la somme est très suffisante pour faire les choses très convenablement. Je ne comprends donc pas les propos de M. Lefort et ne puis l’approuver.
202Pour les vitraux, je serais d’avis de mettre des vitraux en grisailles dans la nef, aux roses ; et dans le chœur ou au moins dans les fenêtres du fond, des vitraux à sujets. Je préfèrerais des grisailles partout, faites par un bon fabricant ; car si on nous livre de ces vitraux de pacotille comme on en fournis à bas prix dans nos églises de communes, vitraux qui déshonorent un monument, je préfère des verres blancs.
203Il faut compter, pour les vitraux en grisailles faits par de bonnes fabriques dont je demanderai le choix 90f le mètre, pour les vitraux à sujets 250f le mètre. Donc il est facile aux devis, de calculer ce que ces prix donneraient et si vous le désirez je vous enverrai le détail.
204Si au contraire on tient à avoir de ces vitraux de pacotille dont je parlais, je désirerai rester tout à fait étranger à leur fourniture et à leur prose.
205M. Le Curé m’a écrit sur le même sujet. Voudriez vous avoir l’obligeance de lui répondre en lui communicant mon avis. Si vous avez besoin que j’envoie à Aillant, M. de Baudot ira et vous pouvez le considérer comme moi-même pour tout ce que vous aurez à réclamer.
206Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments très distingués,
207E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°20
208Paris, 27 juillet 67
209Monsieur le Maire,
210Je ne fais trop que vous dire de mon œuvre si ce n’est que l’église est solidement bâtie en bons matériaux faites pour durer longtemps, qu’elle remplit exactement les conditions du programme et qu’elle en coûte que la somme prévue. Si c’est du style dont nous parlons, il se rapproche plus de celui du commencement du XIIIe siècle que de tout autre, mais cependant il ne prétend pas être un pastiche et fait des compromis au temps présent. D’ailleurs, je conviens que la dite église ne présume ni par le luxe des sculptures, ni par les fioritures qui sont si fort en vogue aujourd’hui, ni par l’éclat des marbres et des peintures, et que si elle plait aux yeux ce ne peut être que par la simplicité et l’harmonie étudiée des proportions. A cela je puis ajouter qu’une fois finie elle ne vous coûtera guère d’entretien et qu’elle pourra longtemps abriter les enfants et [illisible] des habitants d’Aillant.
211Je compte bien aller vous voir prochainement et procéder à la réception provisoire. Mais cette année est pour moi tellement chargée d’affaires que ne je puis facilement faire tout ce que je voudrais faire.
212Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments les plus distingués,
213E. Viollet-le-Duc.
214P. S. Vous pouvez ajouter si vous voulez ; que contrairement à ce que je fais le plus souvent, le clocher de la dite église, est planté sur le croisillon de droite du monument et fait porche parce qu’en ce côté se trouve la place du bourg. Qu’enfin l’église est bien faite pour le pays, pour ses habitants et doit satisfaire, espérons-le, à leurs besoins religieux.
Pièce n°21
215Paris 12 sept. 1867
216Monsieur le Maire,
217Pour tarder le moins possible à répondre au désir du conseil municipal d’Aillant je me rendrai le 15, vendredi, dans la commune pour les travaux de l’église. J’y serai vers midi à votre disposition.
218Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée,
219E. Viollet-le-Duc.
Pièce n°22
22068, rue Condorcet, Paris 13 sept. 1876
221Monsieur,
222Je reçois seulement aujourd’hui votre lettre du 31 août touchant l’église d’Aillant. Il y a probablement relâchement dans les assemblages du beffroi du clocher. Cela n’est rien à réparer et je prie M. Lefort de suite d’y aller faire un tour.
223Agréez, Je vous prie, Monsieur, l’expression de mes sentiments très distingués,
224E. Viollet-le-Duc.
Semur-en-Auxois : collégiale Notre-Dame
225Lieu de conservation : Archives municipales de Semur-en-Auxois.
226Cote : 2 M 2.
Pièce n°1
227Eglise de Semur Paris 20 avril 1844
228Monsieur le Maire,
229Chargé par Monsieur le Ministre de l’Intérieur de dresser un projet et devis des réparations a exécuter à l’église Ntre Dame de Semur, j’ai l’honneur de vous adresser la division de ce devis approuvé par la Commission des Monuments historiques.
230Extrait du devis général des travaux de restauration à exécuter à l’église Ntre Dame de Semur, par ordre d’urgence.
2311° Déblais de l’apside du coté du midi dans le jardin de la Mairie, pavage, canivaux, égouts, etc . 2 686f, 46c
2322° Réparation de la flèche centrale dont le sommet menace ruine 3 909, 21.
2333° Pignon sur du transsept à réparer meneaux des fenêtres de ce transsept 8 381, 66.
2344° Porche. Travaux de clôture et refaçon des anciens combles terrasse 6 481, 99.
2355° Nef. Travaux de restauration des arcs-boutants, corniches, chéneaux 8 830, 41.
2366° Chœur. Restauration des arcs boutants, chenaux, gargouilles, éperons, meneaux 9 056, 71.
2377° Chapelles du chœur. Restauration des éperons, chenaux et gargouilles, combles, soubassements, 7 409, 34.
2388° Charpente, réparation, 200.
2399° Intérieur. Enlèvement des murs et boiseries qui bouchent le tour du chœur, 173.
24010° A répartir sur les 5 premiers articles : Echafaudage 4, 500.
241Somme égale au devis détaille 51, 628f, 78c.
242Imprévus 1/10 5 162, 82
243Total égal 56, 791, 50.
244(Nta Les 2000f alloués par le ministère de l’Intérieur sur l’exercice 1843, et qui ont du être réservés jusqu’à ce jour, pourront être affectés aux travaux les plus urgens, ceux de déblaiement des terres dans le jardin de la mairie.)
245Vous verrez, Monsieur le Maire, d’après la division de ce devis, que les travaux jugés les plus urgents par la Commission des Monuments historiques sont ceux, 1° de déblaiement des terres du coté du jardin de l’hôtel de Ville. 2° de réparation de la flèche, etc. Le déblaiement des terres du jardin a été détaillé dans le devis comme devant être fait en talus à partir de 5 mètres au devant des contreforts de l’apside, avec pavage au fond de ce talus ; pour exécuter ces premiers travaux indispensables à l’assainissement et à la conservation de cette partie de l’église, il est nécessaire que le Conseil Municipale soit informé de cet ordre des travaux, et qu’il veuille bien prendre une délibération qui nous mette à même de le suivre. Je viens donc vous prier de lui soumettre cette question pendant la première réunion du mois prochain. Je serai à Semur dans les premiers jours de mai, et si le conseil municipal a pris une décision favorable au projet, nous n’aurons plus qu’à prendre les mesures nécessaires pour le mettre à exécution suivant l’ordre indiqué par Monsieur le Ministre.
246Je suis avec une haute considération, Monsieur le Maire,
247Votre très humble et très respectueux serviteur,
248E. Viollet-le-Duc,
249Architecte du ministère de l’Intérieur.
Pièce n°2
250Ministère de l’Intérieur Semur, 6 mai 1847
251Direction des Beaux-Arts
252Monuments historiques
253Départemnt de
254La Côte-d’Or
255Monsieur le Maire,
256Devant commencer très prochainement la construction du mur pignon en moellon qui doit être élevé entre le batiment de la Mairie et la sacristie dépendant de l’église de Semur ; je viens vous prier de vouloir bien faire régler les conditions de Mitoyenneté de ce mur, afin que je puisse savoir avant de commencer les travaux qu’elles sont les servitudes dont ce mur peut et doit être grévé. Je vous serai également obligé Monsieur le Maire, afin d’éviter des difficultés qui pourraient s’élever ultérieurement, de vouloir bien me faire connaître qu’elles seront ces conditions, afin que je donne à l’entrepreneur des travaux, des ordres en conséquence.
257Agréez, Monsieur le Maire, l’expression des sentiments très distingués de votre très dévoué serviteur,
258E. Viollet-le-Duc.
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