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    Plan détaillé Texte intégral Crypte et sanctuaire supérieur Matériaux et mise en œuvre Datation et perspectives Notes de bas de page Auteurs

    Chartres

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Les cryptes de Chartres et leurs matériaux de construction. État des recherches

    François Heber-Suffrin et Christian Sapin

    p. 191-202

    Texte intégral Crypte et sanctuaire supérieur Matériaux et mise en œuvre Datation et perspectives Notes de bas de page Auteurs

    Texte intégral

    1Nous avions eu l’occasion de faire le point sur les différentes interprétations archéologiques inhérentes au monde Chartrain et en particulier aux cryptes1. Aussi, dans le cadre de cette publication, nous souhaitons souligner en contrepoint la question des matériaux et du bâti, qui a pu être déterminante pour leur mise en œuvre dans les choix des constructeurs. L’espace analysé ici est celui de la crypte – ou caveau Saint-Lubin – et de la partie orientale du premier chevet « roman », mise au jour lors des fouilles de René Merlet. Ces travaux s’inscrivent dans une réflexion générale menée depuis plusieurs années sur la datation et la restitution des états successifs de cet ensemble.

     

    2Rappelons que, outre les simples mentions d’incendies en 594, 743, 858, et 9622, ainsi que la date de 876, transmise par la tradition, pour le don par Charles le Chauve du voile de la Vierge, les sources textuelles les plus importantes restent la mention de la reconstruction « a fundamento » de la cathédrale par Fulbert, après l’incendie du 8 septembre 10203 et une lettre de celui-ci, datée avec vraisemblance de 1024, à Guillaume V, duc d’Aquitaine. Il y précise que les « cryptas » sont achevées et qu’il compte les couvrir avant l’hiver pour les protéger. Dans le premier terme, il faut voir une formulation conventionnelle à nuancer, souvent employée dans le cadre d’une reconstruction ; le texte de la lettre parle seulement de restauration. « Crypta » prête aussi à la discussion – littéralement lieu caché ou espace voûté – et ne veut pas toujours dire crypte au sens moderne du terme4.

    3À ces rares données textuelles, on doit ajouter une source iconographique majeure, la miniature d’André de Mici5, généralement datée de 1028, qui présente une vue de la cathédrale achevée. On l’interprète généralement comme une représentation du projet architectural de Fulbert car il paraît difficile d’accepter une date aussi précoce pour la fin des travaux, à moins d’envisager pour l’essentiel une simple restauration.

    4Pour les descriptions et analyses critiques des travaux anciens et récents, dont les interprétations sont parfois sujettes à caution, il faut se reporter à l’article publié dans les Actes du colloque Fulbert de Chartres, précurseur de l’Europe médiévale6 ?

    Crypte et sanctuaire supérieur

    5Précisons qu’à l’origine, le caveau Saint-Lubin n’avait aucune communication avec le déambulatoire de la grande crypte, et qu’il se situait à l’origine à 3,29 m en contrebas de ce dernier (fig. 1-2). On voit en effet que son sol a été rehaussé de plus d’1,60 m, comme on peut l’observer au niveau du sondage contre la colonne engagée centrale (fig. 3). Son épais mur périphérique (entre 3,30 m et 3,40 m) comporte cinq niches profondes de 0,93 m, interprétées souvent par erreur comme des fenêtres (fig. 4). Elles sont actuellement situées presque à fleur de sol, mais se trouvaient à l’origine à près de deux mètres de hauteur. À l’ouest, la demi-colonne maçonnée, en position centrale, et les deux pilastres sont ancrés dans un grand mur comportant plusieurs phases dont deux présentent des arases de briques, ce qui les a fait reconnaître comme antiques ou de tradition antique (fig. 3).

    Fig. 1 : Chartres, cathédrale. Plan des cryptes.

    Image

    © Merlet, 1908.

    Fig. 2 : Chartres, cathédrale. Plan de la crypte au 1/20.

    Image

    © G. Fèvre, Centre d’Études Médiévales d’Auxerre (CEM).

    Fig. 3 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, mur ouest, colonne engagée.

    Image

    © CEM.

    Fig. 4 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, niche sud.

    Image

    © CEM.

    6La voûte, reprise deux fois et fortement surélevée, au XIIIe et XVIIIe siècles, est reçue par de puissants supports rectangulaires disposés en hémicycle (fig. 2 et 5), deux piliers et deux pilastres accolés au mur occidental et, au centre de ce dernier, par une colonne engagée maçonnée. Les piliers semblent curieusement placés. La courbe dans laquelle ils s’inscrivent n’est pas parallèle au mur oriental et le collatéral, ou déambulatoire, qu’ils déterminent, est curieusement pincé au centre au point de masquer plus ou moins deux des niches. Les supports, sans ressauts, ni pilastres, ne comportent plus d’impostes moulurées, sauf une au sud (fig. 6). Les autres semblent avoir disparu lors du surhaussement de la voûte, consécutif à la reconstruction gothique. Leur section particulière et leur position, compte tenu des observations faites sur l’ensemble des parois, permettent logiquement de restituer une voûte en plein cintre amincie au centre pour le collatéral, comme elle existe encore dans le retrait nord, et une voûte annulaire, reposant à l’ouest sur la demi-colonne centrale. Le tracé de cette voûte est bien visible sur le mur ouest, de part et d’autre de la demi-colonne. Peut-être des arcs appareillés recevaient-ils ces voûtes au-dessus des piliers et pilastres, mais il est plus vraisemblable de les restituer en pénétration dans le berceau annulaire, ce qui limitait de fait la hauteur de la voûte centrale.

    Fig. 5 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, support rectangulaire.

    Image

    © CEM.

    Fig. 6 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, pilastre sud avec imposte.

    Image

    © CEM.

    7Au nord et au sud, le pseudo-déambulatoire se prolonge vers l’ouest d’environ 3 m. Le retrait, occupé au sud par un escalier associé au sol surélevé (fig. 7), se terminait au nord par un mur, perçu lui aussi comme antique, dans lequel était percée une porte permettant l’accès au sanctuaire supérieur (fig. 8). Ce percement, ouvert au niveau du premier sol, communiquait avec un long couloir de circulation en forte pente dont le voûtement originel, strictement horizontal, avec ses traces de coffrage, a été en partie conservé (fig. 9). La relation entre l’importante déclivité et la longueur du couloir a permis d’écarter l’hypothèse d’un plan incliné et de restituer un escalier. La destruction partielle de ce couloir a résulté de la mise en place, sur la moitié de sa largeur, des fondations gothiques du nouveau sanctuaire et donc de la disparition de sa fonction. Dans la partie haute contiguë au sanctuaire, quelques supports, une partie du collatéral nord et du chœur, ont été mis au jour, avec mise en évidence de différents niveaux. Un escalier de cinq marches permettait d’accéder à la partie centrale (fig. 10). Il convient de signaler toutefois certaines anomalies du couloir d’accès. Sa paroi sud, construite en petits moellons grossièrement équarris, semble simplement accolée, à ses deux extrémités, à deux murs perpendiculaires, l’un, à l’entrée du sanctuaire, sur lequel se fonde le pilier cruciforme (fig. 1-2 et 10), l’autre, en limite ouest du caveau Saint-Lubin.

    Fig. 7 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, escalier sud.

    Image

    © CEM.

    Fig. 8 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, mur nord-ouest.

    Image

    © CEM.

    Fig. 9 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, couloir nord.

    Image

    © CEM.

    Fig. 10 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, escalier nord et pilier cruciforme.

    Image

    © CEM.

    8Dans le caveau, les reprises gothiques et modernes sont parfaitement lisibles horizontalement, bien que seul le pilastre sud conserve une imposte contemporaine du premier aménagement (fig. 6). Le mur occidental apparaît composite. Dans le retrait sud, il appartient à la reconstruction gothique, alors qu’au centre et dans le retrait nord, il présente comme nous l’avons vu certains caractères de la maçonnerie antique. En partie basse du retrait nord, le mur est construit pour l’essentiel avec des rognons de silex noyés dans un épais mortier dont la coupe est visible dans le percement du début du XXe siècle, alors qu’il comporte des arases de briques en partie haute. Le mur de la partie centrale comporte aussi de telles arases mais assez nettement différentes dans leur mise en œuvre.

    9L’analyse d’une fenêtre non restaurée, visible actuellement dans l’espace de la chaufferie, qui comporte une alternance de claveaux de pierre et de brique (6e travée nord de la crypte romane), pose le problème de la contemporanéité du mur latéral nord de la cathédrale, attribué à la reconstruction de Fulbert, ou d’une partie de celui-ci, avec certaines maçonneries du caveau Saint-Lubin. Même en envisageant une continuité des techniques de mise en œuvre sur plusieurs décennies, il faut admettre que le couloir de circulation de la grande crypte a été conçu sans communication directe avec le caveau Saint-Lubin et que ce dernier appartient sans doute à un projet antérieur, puisque l’accès actuel n’a été réalisé que peu avant 1881 selon Paul Durand7. On peut ajouter que l’opus mixtum à l’antique, notamment pour l’appareillage des fenêtres, n’est pas rare au XIe siècle. Se pose aussi le problème de l’amincissement, dans sa partie haute, du mur intérieur du déambulatoire de la crypte autour caveau Saint-Lubin, ce qui suggère une seconde phase de construction ou au moins un changement de parti. Peut-être s’agit-il d’une reprise consécutive à la reconstruction gothique.

    Matériaux et mise en œuvre

    10Dans le caveau Saint-Lubin, son couloir d’accès et la petite partie du sanctuaire supérieur mise au jour par Merlet, on découvre des matériaux et des appareils variés qui permettent d’envisager une structure d’ensemble homogène, au fonctionnement relativement cohérent. La conservation des parements permet une observation satisfaisante des composants du bâti et des traces d’outils, comme des modes de construction.

    11On trouve dans chaque partie un moyen et un grand appareil en pierre calcaire de type lacustre, associés parfois à des briques intercalées verticalement entre les blocs. Les piliers, les pilastres et la colonne engagée semblent de ce fait appartenir à une même campagne. On note qu’un même procédé a été utilisé pour le piédroit de l’ancienne ouverture du couloir d’accès vers le sanctuaire ainsi que pour le pilier cruciforme marquant l’entrée de celui-ci, ce qui laisse supposer que la zone supérieure fut elle aussi réaménagée lors de la construction du caveau. Un escalier de cinq marches permettait l’accès vers le chœur des chanoines (fig. 10). Cependant, l’utilisation dans le pilier d’un mortier rose (tuileau ?), absent dans le caveau, ne permet pas de prouver la contemporanéité des constructions. L’ancien collatéral en partie dégagé laisse voir contre l’ancien chœur canonial un mur composé de deux piliers rectangulaires dont l’intervalle fut comblé plus tard par une maçonnerie de date indéterminée.

    12Le petit appareil, aux joints largement beurrés, de la paroi tournante est apparu en parfaite connexion avec le moyen appareil de pierres de taille des niches qui présente les mêmes joints rubanés et un même emploi de la brique, bien que plus rare. Il est conservé sans lacunes jusqu’au niveau où l’on peut situer la retombée des anciennes voûtes, celles-ci bien conservées dans le retrait latéral nord. La contemporanéité du mur semi-circulaire du caveau avec les supports semble donc prouvée, malgré l’utilisation d’appareils variés.

    13Le grand mur ouest est apparu très différent dans sa structure et ses matériaux. Il comporte des lits de rognons de silex noyés dans un épais mortier, associés ou non à des chaînages horizontaux en briques. Au centre, de part et d’autre de la colonne engagée, la partie à arases de briques est surmontée d’un moyen appareil semblable à celui des piliers jusqu’au niveau des premières voûtes du caveau Saint-Lubin (fig. 3). Au-dessus, un appareil de moellons irrégulier avec inclusion de blocs de pierre de taille appartient sans doute aux reprises postérieures. Dans les couloirs de circulation de la grande crypte de pèlerinage, des observations similaires sont impossibles sans pratiquer de sondages dans les maçonneries, du fait des nombreuses reprises et de la présence générale d’un enduit épais.

    14Par ailleurs, on constate l’emploi dans le sanctuaire supérieur (fouille Merlet) de deux types d’outils, le marteau taillant pour le pilier cruciforme, prouvé par un layage relativement régulier bien visible (fig. 11), et, à l’ouest de celui-ci, la polka dont les traces en légère cuvette sont décelables sur les deux piliers rectangulaires (fig. 12). L’intervalle entre ces derniers a été comblé à une époque indéterminée. Les connaissances que l’on peut avoir de la taille, notamment par les études faites en ce sens en Bourgogne, tendent à placer plutôt le marteau taillant à l’époque romane et la polka, à l’époque carolingienne. Toutefois, ce type d’indice doit être utilisé avec précautions et il faut être moins affirmatif qu’on a pu l’être car l’emploi de l’outillage a pu varier entre deux régions, même proches, comme on le constate en Anjou où le taillant semble concurrencer très tôt, à la fin du IXe siècle, le ciseau et la polka8.

    Fig. 11 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, pilier cruciforme, traces de marteau taillant droit.

    Image

    © CEM.

    Fig. 12 : Chartres, cathédrale. Crypte Saint-Lubin, pilier rectangulaire, traces de polka.

    Image

    © CEM.

    Datation et perspectives

    15En ce qui concerne l’ensemble du dispositif, donné souvent pour carolingien, quelques remarques s’imposent. Son moyen appareil avec layage, insertion de briques, épais joints rubanés et son imposte à simple tableau gravé évoquent plusieurs monuments ligériens datés des environs de l’an mille comme l’ancienne cathédrale d’Orléans ou la crypte de Mommole à Saint-Benoît-sur-Loire. En admettant même, à la lumière des orientations des dernières analyses, un chantier commencé dès le Xe siècle, l’ampleur de la conception d’ensemble et les procédés de taille de pierre, s’inscrivent bien, semble-t-il, dans le cadre de l’architecture romane à ses débuts.

    16Une récente campagne de prélèvement sur les briques du grand mur occidental a permis d’entrevoir de nouvelles hypothèses.9 Il semble à la vue des premiers résultats de l’analyse par luminescence, croisés avec l’archéomagnétisme, en attendant d’autres vérifications, que l’on soit en présence de briques produites au haut Moyen Âge et probablement encore au Xe siècle et au début du XIe siècle, si l’on prend en compte une des mesures. Des analyses de mortier permettront prochainement de préciser les interventions successives ou reprises éventuelles. L’analyse du radiocarbone (C14) sur des charbons de bois prélevés dans les mortiers devait apporter des indications quant à la datation de la mise en œuvre. Les premières analyses, faites par le laboratoire CNRS de Lyon sur trois échantillons, offrent une fourchette dans le haut Moyen Âge, jusqu’au milieu du Xe siècle. D’autres mesures, comme cela a été fait au Mont-Saint-Michel sur de plus longues séries, seront nécessaires afin de valider cette hypothèse. On ne peut exclure toutefois la réutilisation toujours possible d’anciens bois.

    17Notre restitution se fonde sur le plan détaillé de l’espace Saint-Lubin réalisé en 2006-2007 (fig. 2)10. Ce plan montrait déjà de nettes différences avec les plans précédents, notamment celui de Merlet toujours repris par les auteurs (fig. 1). C’est visible pour les niches et certaines orientations des piliers. Cette première réalisation qui apparaissait comme le préalable nécessaire à une relecture des lieux, devra un jour être complétée par une analyse plus poussée de chaque maçonnerie. Ce travail ne pourra se faire qu’en relation avec un programme de restauration et de présentation de l’ensemble des espaces : caveau Saint-Lubin, accès à la fouille Merlet, grande crypte. Mais ceci n’est pas d’actualité. Ce serait toutefois l’occasion d’examiner les mortiers en profondeur ainsi que les enduits originaux pouvant subsister au nord sous les peintures murales médiévales ou modernes.

    18À l’heure actuelle, on doit admettre après ces premiers examens des maçonneries du couloir intérieur nord et du pilier cruciforme retrouvé par les fouilles de Merlet, une homogénéité apparente de construction. Il n’est pas impossible cependant que celle-ci ait débuté dès le Xe siècle et se soit prolongée dans les premières années du XIe (si on admet les premiers résultats des analyses et si l’on s’en tient aux traces de tailles visibles et aux caractères de l’appareil). Du point de vue structurel et fonctionnel cette construction résulterait de plusieurs emboîtements avec « le saint des saints » constitué par le caveau Saint-Lubin dont les niches en hauteur ont du accueillir des reliques. Le noyau central constitué du sanctuaire et des deux descentes vers Saint-Lubin – celle du sud disparue restituée par symétrie – a été sans doute rapidement, avec le succès des pèlerinages, entouré des vastes couloirs de circulation extérieure conduisant vers le déambulatoire et ses trois chapelles rayonnantes, l’ensemble sans doute inscrit dans le remodelage général de la cathédrale selon le projet de Fulbert.

    Notes de bas de page

    1 Ch. Sapin, F. Heber-Suffrin, « Les cryptes de Chartres », Actes du colloque Fulbert de Chartres, précurseur de l’Europe médiévale ?, dir. M. Rouche, Paris, 2006, p. 285-300 ; « L’œuvre de Fulbert, XIe siècle », Chartres, La grâce d’une cathédrale, Strasbourg, 2013, p. 31-40.

    2 La cathédrale est mentionnée la première fois en 743 à propos d’un de ces incendies. Pour les sources : Ch. Delaplace, J.-Ch. Picard, Topographie chrétienne des cités de la Gaule, Province ecclésiastique de Sens, t. VIII, 1992, p. 33-41.

    3 R. Merlet, A. Clerval, Un manuscrit chartrain du XIe siècle – Fulbert, évêque de Chartres, Société archéologique d’Eure-et-Loir, Chartres, 1893, p. 159 : « Ad restaurationem hujus sancti templi quod ipse post incendium a fundamento reedificare ceperat ». E. de Lepinois, L. Merlet, Cartulaire de Notre-Dame de Chartres, t. III, 1862, p. 85.

    4 « Gratia namque Dei, cum adjutorio vestro, nostras cryptas persolvimus easque priusquam hiemalis inclementia laedat cooperire satagimus ». Migne, Patrologie latine, t. CXLI, lettre LXXI, col. 236. Traduction anglaise dans F. Behrends, The Letters and Poems of Fulbert of Chartres, Oxford, 1976. La nouvelle édition avec traduction française (Fulbert de Chartres, œuvres, correspondance, controverse, poésie, Société archéologique d’Eure-et-Loir, Chartres, 2006, p. 308-309, lettre 104) donne la traduction suivante : « La grâce de Dieu m’ayant procuré votre aide, nous avons pu restaurer les dégâts des parties souterraines, et, avant que ne les détériorent les intempéries de l’hiver, nous nous efforçons d’en assurer la couverture ». Les auteurs ont préféré la traduction minimale de « parties souterraines » à celui de « cryptes », en raison de l’imprécision de ce terme au Moyen Âge.

    5 Ce document fait partie d’un éloge funèbre écrit immédiatement après la mort de Fulbert. Sur le second des deux feuillets, l’évêque accompagné de deux diacres est figuré dans le sanctuaire qu’il a reconstruit : R. Merlet, A. Clerval, « Un manuscrit chartrain du XIe siècle… », op. cit., 1893. L’enluminure y est fidèlement reproduite et Merlet tente d’en accorder les détails avec les données architecturales.

    6 Ch. Sapin, F. Heber-Suffrin, « Les cryptes de Chartres », op. cit., 2006, p. 285-300.

    7 P. Durand, Monographie de la cathédrale de Chartres, Explication des planches, Paris, 1881, p. 1-22, aperçu chronologique, p. I-IV.

    8 Voir les travaux en cours du PCR (Projet collectif de recherche du Ministère de La Culture, Sous-Direction de l’Archéologie) sur les « Matériaux, mise en œuvre et datation des constructions autour de l’an mil entre Bourgogne, Centre, Pays de la Loire ».

    9 Travaux faits dans le cadre du GDRE (Groupe de recherche européen du CNRS) sur les nouvelles méthodes de datation des Terres cuites architecturales, et d’une thèse d’Armel Bouvier, Production et utilisation des terres cuites architecturales au début du Moyen Âge : apport de la chronologie par la luminescence, Université de Bordeaux III, 2011.

    10 Plan au 1/20 réalisé au théodolite par Gilles Fèvre du Centre d’Études Médiévales d’Auxerre.

    Auteurs

    • François Heber-Suffrin
    • Christian Sapin
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    Étréchy. La crypte de l’église Saint-Étienne

    Christian Sapin

    Étampes. La crypte de la collégiale Notre-Dame

    Christian Sapin

    Senlis. La collégiale Saint-Frambourg

    Christian Sapin

    Architecture des cryptes d’Île-de-France et de Picardie

    Christian Sapin

    Saint-Riquier. La crypte disparue de l’abbaye

    François Heber-Suffrin

    Meaux. La crypte de la cathédrale Saint-Étienne

    François Heber-Suffrin et Claude de Mecquenem

    Introduction

    Pierre Gillon et Christian Sapin

    Melun. La crypte du prieuré Saint-Sauveur

    Fabrice Henrion et Christian Sapin

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    1 Ch. Sapin, F. Heber-Suffrin, « Les cryptes de Chartres », Actes du colloque Fulbert de Chartres, précurseur de l’Europe médiévale ?, dir. M. Rouche, Paris, 2006, p. 285-300 ; « L’œuvre de Fulbert, XIe siècle », Chartres, La grâce d’une cathédrale, Strasbourg, 2013, p. 31-40.

    2 La cathédrale est mentionnée la première fois en 743 à propos d’un de ces incendies. Pour les sources : Ch. Delaplace, J.-Ch. Picard, Topographie chrétienne des cités de la Gaule, Province ecclésiastique de Sens, t. VIII, 1992, p. 33-41.

    3 R. Merlet, A. Clerval, Un manuscrit chartrain du XIe siècle – Fulbert, évêque de Chartres, Société archéologique d’Eure-et-Loir, Chartres, 1893, p. 159 : « Ad restaurationem hujus sancti templi quod ipse post incendium a fundamento reedificare ceperat ». E. de Lepinois, L. Merlet, Cartulaire de Notre-Dame de Chartres, t. III, 1862, p. 85.

    4 « Gratia namque Dei, cum adjutorio vestro, nostras cryptas persolvimus easque priusquam hiemalis inclementia laedat cooperire satagimus ». Migne, Patrologie latine, t. CXLI, lettre LXXI, col. 236. Traduction anglaise dans F. Behrends, The Letters and Poems of Fulbert of Chartres, Oxford, 1976. La nouvelle édition avec traduction française (Fulbert de Chartres, œuvres, correspondance, controverse, poésie, Société archéologique d’Eure-et-Loir, Chartres, 2006, p. 308-309, lettre 104) donne la traduction suivante : « La grâce de Dieu m’ayant procuré votre aide, nous avons pu restaurer les dégâts des parties souterraines, et, avant que ne les détériorent les intempéries de l’hiver, nous nous efforçons d’en assurer la couverture ». Les auteurs ont préféré la traduction minimale de « parties souterraines » à celui de « cryptes », en raison de l’imprécision de ce terme au Moyen Âge.

    5 Ce document fait partie d’un éloge funèbre écrit immédiatement après la mort de Fulbert. Sur le second des deux feuillets, l’évêque accompagné de deux diacres est figuré dans le sanctuaire qu’il a reconstruit : R. Merlet, A. Clerval, « Un manuscrit chartrain du XIe siècle… », op. cit., 1893. L’enluminure y est fidèlement reproduite et Merlet tente d’en accorder les détails avec les données architecturales.

    6 Ch. Sapin, F. Heber-Suffrin, « Les cryptes de Chartres », op. cit., 2006, p. 285-300.

    7 P. Durand, Monographie de la cathédrale de Chartres, Explication des planches, Paris, 1881, p. 1-22, aperçu chronologique, p. I-IV.

    8 Voir les travaux en cours du PCR (Projet collectif de recherche du Ministère de La Culture, Sous-Direction de l’Archéologie) sur les « Matériaux, mise en œuvre et datation des constructions autour de l’an mil entre Bourgogne, Centre, Pays de la Loire ».

    9 Travaux faits dans le cadre du GDRE (Groupe de recherche européen du CNRS) sur les nouvelles méthodes de datation des Terres cuites architecturales, et d’une thèse d’Armel Bouvier, Production et utilisation des terres cuites architecturales au début du Moyen Âge : apport de la chronologie par la luminescence, Université de Bordeaux III, 2011.

    10 Plan au 1/20 réalisé au théodolite par Gilles Fèvre du Centre d’Études Médiévales d’Auxerre.

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    Heber-Suffrin, F., & Sapin, C. (2014). Les cryptes de Chartres et leurs matériaux de construction. État des recherches. In A. Timbert (éd.), Chartres. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.31424
    Heber-Suffrin, François, et Christian Sapin. « Les cryptes de Chartres et leurs matériaux de construction. État des recherches ». In Chartres, édité par Arnaud Timbert. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2014. doi:10.4000/books.septentrion.31424.
    Heber-Suffrin, François, et Christian Sapin. « Les cryptes de Chartres et leurs matériaux de construction. État des recherches ». Chartres, édité par Arnaud Timbert, Presses universitaires du Septentrion, 2014, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.31424.

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    Timbert, A. (éd.). (2014). Chartres. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.31319
    Timbert, Arnaud, éd. Chartres. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2014. doi:10.4000/books.septentrion.31319.
    Timbert, Arnaud, éditeur. Chartres. Presses universitaires du Septentrion, 2014, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.31319.
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