Identification des pierres employées pour les restaurations du XIXe siècle
p. 129-136
Texte intégral
« Ce n’était pas une mince besogne, avant de coller les étiquettes, que de savoir les noms des roches [...]. Et puis la nomenclature les irritait. Pourquoi dévonien, cambrien, jurassique, comme si les terres désignées par ces mots n’étaient pas ailleurs qu’en Devonshire, près de Cambridge, et dans le Jura ? ». G. Flaubert1.
1L’identification des calcaire employés à la cathédrale durant le Moyen Âge, tant pour l’architecture que la sculpture, a fait l’objet de plusieurs rapports et publications2. Par ailleurs, divers auteurs ont favorisé la discrimination entre pierre médiévale et pierre mise en œuvre a posteriori, notamment sur les bras nord et sud du transept3. En complément de ces études et dans la perspective d’un apport à l’histoire des restaurations offerte dans le présent volume4, il nous a semblé d’intérêt de produire une liste des matériaux lithiques employés à la cathédrale durant le XIXe siècle et de localiser leur emploi.
2En dépit du coût peu élevé de la pierre de Berchères tant à l’extraction qu’au transport – comme l’indique la comparaison des séries de prix5 – et malgré sa réputation6, malgré la qualité marmoréenne de son poli7, malgré la puissance de ses bancs et sa résistance au gel8, elle a été employée en concurrence avec d’autres calcaires, parfois d’origine plus éloignée. Pourquoi avoir recours à d’autres carrières, plus lointaines et souvent plus coûteuses ? Tout simplement parce que cette pierre de Berchères était devenue difficile à se procurer dès les années 18509. J.-B. Lassus a donc été dans l’obligation de rechercher d’autres centres de production. Aussi a-t-il eu recours à la pierre de Concrez, extraite non loin, aux alentours de la commune de Dammarie (Eure-et-Loir). Dès 1859, E. Boeswillwald lui a préféré la pierre de Laversine, provenant de l’Aisne, ainsi que les pierres de Senlis et de Mont-l’Évêque, dans l’Oise. La prospection s’est étendue à des régions moins septentrionales comme en témoigne l’emploi des calcaires poitevins de Tercé, de Lavoux et de Chauvigny. Ce dernier choix est justifié par le chemin de fer qui facilite le transport et diminue le coût de ces matériaux10 par ailleurs moins onéreux que les pierres de Laversine et de Senlis.
3Notons cependant qu’en général le choix des pierres n’est pas justifié, ce qui ne nous permet pas d’apprécier avec justesse, au-delà de la réalité économique, les raisons archéologiques, architectoniques voire esthétiques11 qui présidèrent à leur choix12.
Provenance des pierres
La pierre de Berchères
4Le calcaire lacustre de Beauce provient des carrières de Berchères-les-Pierres (Eure-et-Loir) située à environ 8-11 km de la ville de Chartres. Il s’agit d’un calcaire lacustre, dur, blanc ou jaunâtre à pâte fine, qui présente de nombreuses vacuoles de plusieurs centimètres (dues à la présence de silex) et qui est très difficile à sculpter. Il est tout de même employé pour l’ornementation mais, principalement pour la modénature et, parfois, pour la sculpture13. La pierre de Berchères est exploitée à ciel ouvert, au coin, à la pince et à la masse. Elle résiste parfaitement au gel comme au salpêtre et ne craint pas l’humidité14.
5Elle a été employée en parement ainsi que pour diverses moulures et mise en œuvre par incrustation, en 1858, lors des restaurations de la façade occidentale et de ses deux clochers15. En 1862 et 1863 cette pierre est employée pour la restauration de la partie supérieure de la façade du bras sud du transept, pour le dallage de la galerie supérieure du grand comble, pour deux arcs-boutants mitoyens (sans précision) et les tourelles d’escaliers16. E. Boeswillwald a encore recours à la pierre de Berchères pour la chapelle de Vendôme en 1864 et en 186817. L’année suivante, le mur bahut destiné à l’implantation des grilles de la façade occidentale et du flanc sud de la cathédrale est bâti en Berchères18. En 1884, elle est encore mentionnée pour diverses reprises à la tour sud du chevet19. De 1885 à 1886 les chéneaux, les galeries, la corniche, les balustrades de l’abside sont restaurés en Berchères20. Des pierres de taille, des arcs et moulures sont également réalisés entre 1893 et 1895 pour la partie supérieure de la tour nord de l’abside21.
6Enfin, la pierre de Berchères est également choisie pour la réalisation de quinze chapiteaux du porche du bras nord du transept, en remplacement de ceux fendus par l’oxydation des goujons22. Dans le même ordre, six « rosaces » de la rose de la façade occidentale sont réalisées en 186023, puis dix crochets pour les contreforts et la galerie de la façade sud du transept24. Enfin, une gargouille est taillée en 1884 pour les parties hautes du chœur25.
La pierre de Laversine
7Le calcaire couramment dénommé roche de Laversine provient de la carrière du même nom (Aisne). Il s’agit d’un calcaire coquillier à grain fin, gris, très pâle. La pierre de Laversine est exploitée en galeries souterraines, en tranche et au coin. Son emploi à la cathédrale de Chartres est attesté dès 185926. Elle sert pour le gros œuvre et le dallage ainsi que pour la sculpture d’ornement comme les moulures et bandeaux, les larmiers des contreforts et les balustrades. Son emploi est mentionné en 1862, pour la restauration de la partie supérieure de la façade sud du transept27 ; en 1866, pour des colonnes, des chapiteaux, des bases et le dallage des tourelles du bras sud du transept28. En 1883 la pierre de Laversine est employée pour des travaux d’entretien dans la crypte29. Enfin, elle est employée entre 1893 et 1897, pour le calorifère et pour des pierres de taille, des colonnettes et moulures de la partie supérieure de la tour nord de l’abside. Elle est également indiquée dans ces années pour l’achèvement de la restauration de la façade sud de la chapelle Saint-Piat et les reprises de la tour nord de l’abside30. Dans un devis de 1860, Boeswillwald prévoit de reprendre les trois tablettes des contreforts de la façade nord en pierre de Laversine ainsi que plusieurs colonnettes et moulures31. Entre 1874 et 1876 cette pierre est encore mentionnée, toujours pour le parement et les moulures, pour la restauration de la partie supérieure de la façade du bras sud du transept32. Nous possédons très peu d’informations sur la nature géologique des pierres utilisées pour la sculpture33, savons néanmoins que le sculpteur Fritel a réalisé deux crochets d’angle ainsi qu’une figure d’amortissement et une gargouille en pierre de Laversine en 1894-189534.
Le liais de Senlis et la pierre de Mont-l’Évêque
8Le liais de Senlis (Oise) est exploité dans la carrière de la Santé et celle du Clos-du-Chapitre. Il s’agit d’un calcaire blanc grisâtre, à grain très fin. Il est extrait en galeries souterraines, à la lance et à la pince. Il n’y a qu’un seul banc variant de 0,90 à 1 m de hauteur et correspondant à du liais.
9La pierre de Mont-l’Évêque est exploitée sur la commune du même nom aux carrières des Villequins. Il s’agit d’un calcaire blanc, légèrement grisâtre, à grain fin. La pierre de Mont-l’Évêque est également appelée liais de Senlis et exploitée de la même manière que ce dernier. Son emploi à la cathédrale est indiqué uniquement dans un devis de 1862 qui précise qu’il y aura emploi de pierre de Chauvigny ou de Mont-l’Évêque pour le parement, les moulures et la sculpture d’ornement.
10Toutefois, la confrontation des mentions faites de pierres de liais dans les archives avec le monument, semble plus particulièrement indiquer l’emploi de liais de Senlis ou de Mont-l’Évêque. Ainsi, pour la restauration du clocher Vieux et celle des parties supérieures du clocher Neuf, « au 2e pyramidion, aux contreforts de la galerie des sonneurs, à ceux de la galerie des clochers, sculpture de crochets, têtes de pyramidions, chimères de retombées, gros bouquets très riches, culs de lampes, grandes gargouilles […]35 » en liais en Senlis. Pour la consolidation du porche nord, sept colonnes sont refaites dans le même liais36.
La pierre de Concrez
11Le calcaire lacustre de Conrez provient de quatre carrières éponymes dépendant de la commune de Dammarie (Eure-et-Loir). Il s’agit d’un calcaire compact, à pâte fine, de couleur gris jaunâtre ou bleuâtre et veiné de rouge. La pierre de Conrez est exploitée à ciel ouvert, au coin, à la pince et à la masse. À la cathédrale de Chartres elle est notamment employée pour le dallage et des chapiteaux du clocher Vieux en 185337, pour le dallage, le parement, la sculpture (sept chapiteaux) et les moulures des deux clochers, pour quelques cordons et les tympans du portail royal en 185538.
La pierre de Chauvigny, de Lavoux et de Tercé
12Les calcaires poitevins de Chauvigny, Lavoux et Tercé sont des calcaires oolithiques exploités à ciel ouvert et en tranche. Il s’agit de calcaires presque purs avec 98 à 99 % de CaCO3 pour la roche de Chauvigny et 99 % de CaCO3 pour le Tercé39.
13Le calcaire de Chauvigny est exploité aux alentours de cette localité (Vienne) : dans les carrières du Mur-Blanc, du Midi et de la Croix-Blanche. Il s’agit d’un calcaire blanc ou blanchâtre, à grain assez fin. Son emploi à la cathédrale de Chartres est attesté dès 1858-1859, sur le portail royal, pour les assises formant le bandeau des trois grandes voussures des portes, des colonnes et des chapiteaux et pour trente-huit têtes sculptées40. En 1862, la pierre de Chauvigny est utilisée en parement pour la restauration du pavillon de l’Horloge, pour diverses moulures et sculptures d’ornement : pinacles, bouquets et crête41. Dans le même ordre, trois grandes statues sont sculptées en pierre dure de Chauvigny pour la partie supérieure du bras sud du transept42. Elle est encore mentionnée, en concurrence avec la pierre de Laversine, pour le dallage, les assises, les colonnes et les chapiteaux de la partie supérieure de la façade du transept sud entre 1871 et 187643.
14Le calcaire de Lavoux est extrait sur le territoire de la commune de Lavoux (Vienne) : carrières de Lavoux, de Bel-Air, de Taupinet, de Pierre-Levée et du Bois-du-Moulin. Il s’agit d’un calcaire blanc grisâtre, à grain fin rond et serré, semé de points cristallins et quelquefois un peu coquillier. Son usage à la cathédrale de Chartres est attesté dès 1890 pour la réalisation de colonnettes (destinées à la restauration des galeries à la hauteur des combles des bas-côtés de l’abside)44 et pour l’installation du calorifère, en 189345. Elle est surtout employée comme pierre de taille, pour la confection de colonnettes et de moulures – entre 1894 et 1897 – pour les parties supérieures de la tour nord du chevet, pour la restauration de la façade sud de la chapelle Saint-Piat, pour la tour nord du chevet et le porche du bras sud du transept46. Elle est enfin sollicitée pour certains travaux de sculpture, en 1897, sur le porche du bras sud du transept pour la réfection de huit frises sculptées entourant les bas-reliefs47.
15Le calcaire de Tercé est exploité aux alentours de la commune de Tercé (Vienne) : carrières de Normandoux, de Tercé et du Véritable-Tercé. Il s’agit d’un calcaire blanchâtre, à grain fin ou très fin, homogène et semé de points cristallins. Son emploi à la cathédrale de Chartres est référencé dès 1898, pour la restauration du porche du bras sud du transept (sans précision)48.
La pierre de Tonnerre
16La pierre de Tonnerre, dans l’Yonne, provient des carrières de Vauligny et de la Raine. Il s’agit d’un calcaire oolithique un peu crayeux, blanc à grain très fin. Un autre type de calcaire également appelé pierre de Tonnerre ou de Lézinnes est exploité sur la commune de Lézinnes à 10 km au sud-est de Tonnerre. Il s’agit d’un calcaire (oolithique) compact, mi-dur, à grain très fin, de couleur beige gris clair, contenant un peu de fossiles. Cette pierre était exploitée en galeries souterraines, à l’aiguille et en tranche. Le premier type de calcaire se prêtait particulièrement bien à la sculpture49, le second au dallage et aux éléments massifs50. Toutefois, à la cathédrale de Chartres, la pierre de Tonnerre n’est employée que pour l’entretien du dallage, en 1868 et en 1894 notamment.
Les pierres peu employées : le liais de Bagneux, le liais d’Arcueil et le vergelé de Saint-Leu-d’Esserent et/ou de Saint-Maximin
17Le liais de Bagneux (Hauts-de-Seine) était extrait des carrières du Pavé-de-la-Rapie et des Olivettes. Il s’agit d’un calcaire blanchâtre, à grain fin et serré, ou coquillier à grain moyen. Il est exploité « en recherche dans des galeries souterraines anciennes », à la pince, au pic et au coin. Son emploi à la cathédrale n’est attesté qu’en 1854 pour la sculpture de sept assises destinées à remplacer les corbeaux manquants au vieux clocher51.
18Le liais d’Arcueil est extrait des carrières d’Arcueil-Gentilly (Val-de-Marne) : carrières du Moulin-de-la-Roche, de la Plaine-de-Constantine, des Hautes-Bornes et de Gentilly. Il s’agit d’un calcaire grossier (liais et roche) peu coquillier, blanc ou moins jaunâtre ou grisâtre, à grain variable selon le banc. Il est produit dans des carrières à ciel ouvert ou souterraine, à la pince, au coin et au pic. Son emploi à la cathédrale n’est pas réellement enregistré si ce n’est dans une série de prix attenant au devis de 1854 qui précise : « Pierre de Liais, d’Arcueil ou de Senlis, pour sculpture 165f,0052. »
19Le calcaire de Saint-Leu, comme l’explique P. Noël, « est un banc, une qualité de pierre provenant d’une formation calcaire que l’on trouve à la partie basse des bancs exploitables du calcaire grossier du bassin de l’Oise53. » Il correspond aux lambourdes des carrières de Paris54. Il est exploité dans les communes de Saint-Leu-d’Esserent, Saint-Maximin, Saint-Waast-les-Mello, Montataire et Neuilly-sous-Clermont. Il s’agit d’un calcaire blanc ou jaunâtre, à grain très fin. C’est une pierre qui, même employée en façade, ne craint pas les intempéries bien qu’elle gèle facilement. Le vergelé de Saint-Leu est employé à la cathédrale en 185455.
20Quant au calcaire de Saint-Maximin, il est extrait sur le territoire de la commune éponyme (Oise) : carrières du Bosquet-de-l’Ange, des Champignolles, des Asperges, des Croix-Rompues et de Pajot. Il s’agit d’un calcaire blanc ou jaunâtre, à grain fin, moyen ou grossier, contenant des milioles. L’emploi du vergelé de Saint-Maximin est attesté en 190456.
21Contrairement à la fin du siècle précédent – voir notamment les travaux de réfection de la cathédrale de Noyon – un emploi diversifié de matériaux lithiques domine dans les travaux de restauration de la cathédrale de Chartres. Cette réalité, qui résulte principalement de l’activité de Boeswillwald, reflète combien cet architecte, auxiliaire de Lassus et Viollet-le-Duc sur le chantier de Notre-Dame de Paris, a assimilé les leçons de ce dernier57. Autant Viollet-le-Duc a recherché, dans les premiers temps de son activité comme architecte de la commission des Monuments historiques, à maintenir l’unité géologique des monuments restaurés, autant il a très vite administré des pierres d’une nature géologique étrangère aux édifices placés sous sa responsabilité. Aussi, ses propos sur la construction ne sont-ils pas éloignés de ses méthodes de restaurateur et de celles reproduites par Boeswillwald : « Nous paraissons considérer la pierre de taille comme un produit naturel dont on ne saurait être trop prodigue tant il est abondant, et cependant nous voyons des carrières s’épuiser après quelques années d’exploitation. Il n’y a plus de pierre propre à bâtir dans la plaine de Montrouge et de Bagneux, qui pendant plusieurs siècles a fourni des matériaux à la ville de Paris. Quelques-unes des meilleures carrières des bassins de l’Oise et de l’Aisne sont à bout d’exploitation. Aujourd’hui, il nous faut aller chercher les pierres dures en Bourgogne, dans le Jura, dans la Haute-Saône ; et encore sont-ce les carriers qui viennent offrir leurs matériaux aux architectes. Ces derniers ne songent pas à visiter nos départements et à recueillir eux-mêmes, dans chaque localité, des renseignements sur les pierres propres à bâtir. Pourquoi n’employons-nous pas à Paris les laves d’Auvergne, qui offrent tant de ressources ; les grès des Vosges, d’une qualité incomparable quand on les choisit bien ; les schistes de l’Anjou ou d’Autun, qui seraient si utiles en assises très basses pour arrêter les effets de la capilarité ; les granits des Vosges et du Morvan, qui nous permettraient de faire des monolithes très résistants et très grêles ? Pourquoi, dans nos grands édifices, si nous croyons utile d’employer la plate-bande, nous en tenir toujours à ce procédé de clavage soutenu par du fer, et ne pas élever des monolithes que nous fourniraient les carrières de Chauvigny dans le Poitou, celles d’Anstrude en Bourgogne, et d’autres encore58 ? »
22La diversité géologique de la cathédrale de Chartres au XIXe siècle témoigne ainsi d’une organisation du chantier de restauration dans lequel les arguments économiques et pragmatiques l’emportent sur les considérations archéologiques.
Notes de bas de page
1 G. Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Paris, 1880-1881, p. 89.
2 Ch. Hardy, D. Booth, D. Boulerice, « Les pierres du portail Royal de la cathédrale de Chartres », Pierres du patrimoine européen – Économie de la pierre de l’Antiquité à la fin des temps modernes, Actes du colloque de Château-Thierry, 18-21 octobre 2005, dir. F. Blary, J.-P. Gély, J. Lorenz, Paris, 2008, p. 97-112. Dans le même volume : L. Leroux, A. Blanc, « La pierre de Paris sur les portails des cathédrales de Chartres, d’Auxerre et de Sens », p. 87-95. L. Leroux, A. Blanc, « La pierre en œuvre dans la cathédrale de Notre-Dame de Chartres », Bulletin d’information des géologues du Bassin de Paris, vol. 48, n° 1, 2011, p. 19-20. Champs-sur-Marne : Rapport du LRMH, n°236A – C. Jaton, G. Orial, Chartres. Cathédrale Notre-Dame. Maladie de la pierre. Janvier 1975. Champs-sur-Marne : Rapport du LRMH n°236E – V. Gergès-Belmin, L. Leroux, A. Blanc, Chartres. Cathédrale Notre-Dame. Transept, bras sud : portail central. Identification des pierres et évaluation d’essais de nettoyage laser. Avril 2003.
3 A. Charpentier, « Les restaurations du portail sud (1836-1902) », Mémoire de la Société archéologique d’Eure-et-Loir, t. XXXIII, 2000-2004, p. 71-92. A. Farcy-Guder, Le porche nord de la cathédrale de Chartres : la conservation des sculptures monumentales, mém. master, 1re année, 2e cycle, École du Louvre, dir. I. Pallot-Frossard, 2 vol., 1997. M. Bellot, Les portails nord de la cathédrale de Chartres : bilan des restaurations anciennes, comparaison avec les interventions aux portails sud et état des restaurations en cours, mém. master, 1re année, 2e cycle, École du Louvre, dir. I. Pallot-Frossard, 2 vol., 2000.
4 Voir, dans le présent volume, la contribution de P. Calvel.
5 C. Druel, Cathédrale Notre-Dame de Chartres : l’emploi de la pierre dans les chantiers de restauration du XIXe siècle. Approvisionnement, carrières, mise en œuvre, mém. master, 1re année, 2e cycle, École du Louvre, dir. I. Pallot-Frossard et A. Timbert, vol. 1, 2009, p. 36.
6 Elle est reconnue dès le XIXe siècle comme étant celles de la construction. M.-J. Bulteau, Description de la cathédrale de Chartres, suivie d’une courte notice sur les églises de Saint-Pierre, de Saint-André et de Saint-Aignan de la même ville, Chartres, 1850, p. 15 et 28.
7 A. Gilbert, Description historique de l’église cathédrale de Notre-Dame de Chartres, Chartres, 1824, p. 9.
8 Arch. nat. : F19 7679 – Rapport adressé au Ministre de l’Instruction publique et des Cultes, J.-B. Lassus, 23 novembre 1848.
9 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 58 – Lettre de J.-B. Lassus au Préfet, 20 mai 1851. 28 V 59 – Lettre de Meunier aîné sur la direction des travaux du porche sud, 25 août 1898.
10 E.-E. Viollet-le-Duc, 9e Entretien sur l’architecture, Paris, 1863-1872, rééd. 2008, p. 518. Du même : 13e Entretien sur l’architecture, 1863-1872, rééd. 2008, p. 147.
11 Du Moyen Âge au XIXe siècle ce critère ne peut, en effet, être négligé dans l’analyse du bâti. Y. Gallet, « Lire la pierre comme un marqueur spatial et fonctionnel : l’exemple de l’abbaye de Beauport (Côtes-d’Armor) au XIIIe siècle », Ex quadris lapidibus. La pierre et sa mise en œuvre dans l’art médiéval. Mélanges E. Vergnolle, Turnhout, 2011, p. 203-220. A. Skliar Guini, Les critères esthétiques et techniques dans le choix de la pierre à bâtir des architectes à Paris et ses environs aux XVIIe et XVIIIe s., mém. maîtrise, dir. Fr. Souchal, Univ. Paris X-Nanterre, 2 vol., 1991. A. Timbert, « Reconstruire Vézelay et restaurer la Bourgogne : le choix des matériaux chez E.-E. Viollet-le-Duc », Actes du colloque Grands chantiers et Matériaux, 18 juin 2008, Livraisons de l’Histoire de l’Architecture, dir. B. Baudez, p. 87-108.
12 Sur ces questions peu étudiées et pour complément : A. Guillerme dir., Histoire des métiers du bâtiment aux XIXe et XXe s. Bibliographie, Paris, 1993. Du même : Bâtir la ville : révolutions industrielles dans les matériaux de construction : France-Grande-Bretagne, 1760-1840, Paris, 1995. Sur la question particulière du chantier de restauration : A. Timbert dir., Matériaux et techniques de construction chez Viollet-le-Duc – Materials and Techniques of Construction at Viollet-le-Duc, Actes du IIe colloque international de Pierrefonds, 24-25 septembre 2010, Paris, 2014.
13 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 58 – Décompte des travaux de sculpture exécutés en 1894 et en 1895, E. Boeswillwald.
14 Ch. Sabouraud et alii, Guide de la géologie en France, Paris, 2004, p. 207.
15 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux, E. Boeswillwald, 1858.
16 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux, E. Boeswillwald, 1862-1863.
17 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux, E. Boeswillwald, 1864 et 1866.
18 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour la construction d’un mur-bahut, E. Boeswillwald, 1869.
19 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 56 – Devis pour travaux, clocher sud-est, E. Boeswillwald, 1884.
20 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 57 – Devis pour travaux, abside, E. Boeswillwald, 1885-1886.
21 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 58 – Devis pour travaux, tour du chœur, E. Boeswillwald, 1894-1895.
22 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux, porche nord, E. Boeswillwald, 1859.
23 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux, façade occidentale, E. Boeswillwald, 1860.
24 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux, transept sud, E. Boeswillwald, 1861.
25 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 56 – Devis pour travaux, chœur, E. Boeswillwald, 1884.
26 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis estimatif des travaux de grosses réparations à exécuter en 1860, E. Boeswillwald, septembre 1859.
27 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux, transept sud, E. Boeswillwald, 1862.
28 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux de maçonnerie, transept sud, E. Boeswillwald, 1866. La même pierre est employée sur cette façade en 1871, 1874 et 1876. Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 56.
29 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 57 – Travaux d’entretien, crypte, E. Boeswillwald, 1883.
30 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 57 et 28 V 58.
31 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 58 – Décompte des travaux de sculpture exécutés en 1894 et en 1895.
32 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 56 – Devis pour travaux à la façade sud, E. Boeswillwald, 1874-1876.
33 Cette absence d’information est récurrente pour la sculpture. Voir le cas de la Bourgogne : A. Timbert, Restaurer et bâtir, Viollet-le-Duc en Bourgogne, Lille, 2013.
34 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 58 – Décompte des travaux de sculpture exécutés en 1894 et en 1895, E. Boeswillwald.
35 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux de maçonnerie, clochers Vieux et clocher Neuf, J.-B. Lassus, 1853.
36 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis de maçonnerie, porche nord, E. Boeswillwald, 1858.
37 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux de maçonnerie, clocher Vieux, J.-B. Lassus, 1853.
38 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Devis pour travaux de maçonnerie, J.-B. Lassus, 1855.
39 P. Noël, Les carrières françaises de pierre de taille, Paris, 1970, p. 210, 219
40 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Restauration du portail Royal, E. Boeswillwald, 1858.
41 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Restauration du pavillon de l’horloge, devis, E. Boeswillwald, 1862.
42 Arch. nat. : F19 7680 – Travaux de maçonnerie et de sculpture, devis, E. Boeswillwald, 1862-1863.
43 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 56.
44 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 57 – Travaux de maçonnerie, E. Boeswillwald, 1890.
45 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 58 – Installation du calorifère, E. Boeswillwald, 1893.
46 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 58 et 59.
47 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 59 : Travaux de maçonnerie, transept sud, porche, E. Boeswillwald, 1887.
48 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 59 – Restauration du porche sud, transept, A. Selmersheim, 1897.
49 P. Noël, Essai de nomenclature des carrières françaises de roches de construction et de décoration, Paris, 1976, p. 109.
50 Collectif, Roches de France – Pierres, marbres, granits, grès et autres roches ornementales et de construction, Paris, 1998, p. 135. Pour complément : C. Roms, La pierre de Tonnerre dans la construction religieuse troyenne aux époques médiévale et moderne : la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, mém. DEA, Univ. Paris I-Panthéon-Sorbonne, dir. P. Benoit, 2 vol., 2003.
51 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Restauration du clocher vieux, travaux de maçonnerie, devis, J.-B. Lassus, 1854.
52 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Travaux de maçonnerie, devis, J.-B. Lassus, 1854.
53 P. Noël, op. cit., 1976, p. 69.
54 Ibidem, 1976, p. 163
55 Arch. dép. Eure-et-Loir : 28 V 55 – Travaux de maçonnerie, devis, J.-B. Lassus, 1854.
56 Arch. nat. : F19 7681 – Restauration de la flèche sud, A. Selmersheim, 1904.
57 J.-M. Leniaud, Les cathédrales au XIXe siècle, Paris, 1993, p. 624-625.
58 E.-E. Viollet-le-Duc, 11e Entretien sur l’architecture, Paris, 1863-1872, rééd. 2008, p. 50-51.
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