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    Presses universitaires du Septentrion
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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Une société anxiogène La peluche, un objet unique : in/démodable La peluche, objet fossile et intime La peluche : une critique des stéréotypes des classes d’âge et de la maturité Notes de bas de page Auteur

    Nos vies, nos objets

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Pourquoi, les jeunes adultes ont-ils encore des peluches ?

    Emma Lambre

    p. 117-124

    Texte intégral Une société anxiogène La peluche, un objet unique : in/démodable La peluche, objet fossile et intime La peluche : une critique des stéréotypes des classes d’âge et de la maturité Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1La peluche, c’est quoi ? Selon le dictionnaire Larousse, c’est un « jouet représentant un animal familier ». Elle est en général associée à la prime enfance et considérée par les psychologues comme un « objet transitionnel » (Winicott, 2010). Toutefois force est de constater qu’elle est aujourd’hui également source d’attachement (notamment mais pas seulement) des jeunes adultes. Ainsi, si hier elle était jetée, donnée ou rangée dans un carton au moment de l’adolescence, elle est désormais gardée par les jeunes et trône dans leur chambre au milieu des TIC. Elle résiste ainsi aux crises des adonaissants, puis des adolescents contemporains mais aussi aux déménagements car beaucoup d’adulescents en quittant le foyer des parents emportent avec eux, leurs écrans mais aussi leurs peluches. Plus encore, certains adultes n’hésitent pas à en acheter, à s’en offrir pour témoigner de leur sentiment leur proche, à se prendre en photo avec, ou encore à les collectionner. À ce titre l’arctophilie est la troisième collection la plus répandue après la philatélie et la numismatique.

    2Cette importance accordée aux peluches par les individus permet de mieux comprendre leur présence médiatique. En effet, la peluche est présente dans les publicités (Cajoline, Duracel etc.), dans les films (Ted, les Minions etc.), dans les séries télévisées (Nounours, Kermit) etc… Bien souvent, elles sont présentées comme des êtres animés destinés à faire passer un message en faisant face à des problématiques de la vie d’adultes. Véritable atout marketing, la peluche mascotte (universitaire, sportive ou de marque) joue le rôle d’effigie pour les consommateurs et constitue un levier de vente pour le monde marchand. À cet effet, on notera qu’il se vend, en moyenne, en France, une peluche toutes les deux secondes ; soit 13 millions de peluches sont achetées chaque année1.

    3Nous avons donc cherché à comprendre les raisons qui poussent les jeunes adultes à s’attacher aux peluches : un objet souvent considéré comme, puéril, « enfantin ». Doit-on y voir une absence de maturité, une peur de grandir, une anxiété et crainte face à la vie ?

    4La sociologie est peu bavarde sur ce sujet en raison d’une « absence d’enjeux sociaux sous-jacents » (Vincent, 2001) lié au classement des objets comme n’ayant aucune utilité pour la société. Nous avons décidé de défendre une approche sociologique de l’expérience existentielle étudiée par le prisme de l’attachement. Nous sommes partis du présupposé selon lequel ce sont les individus qui donnent sens à la relation qu’ils entretiennent avec leurs peluches. Ces dernières peuvent ainsi renvoyer à des étapes de la vie, des expériences et des épreuves2.

    Une société anxiogène

    5Avec les transformations des grandes instances de socialisation (famille, travail, école), les parcours de vie sont plus complexes et la frontière entre la période de l’enfance et celle de l’adulte est brouillée. Face à cette réalité de la modernité contemporaine, la question se pose, non seulement de savoir comment il faut vivre la vie mais surtout comment on peut chercher une certaine sécurité ontologique (Giddens, 1994). Certains la recherchent du côté de la religion, d’autres dans le développement personnel, ou des relations intimes mais quelques-uns la construisent aussi en établissant un rapport entre leur passé et leur présent dans lequel, comme une sorte d’enveloppe protectrice, les peluches prennent leur place.

    6C’est donc en partant de cette caractérisation large de l’époque moderne contemporaine qu’il est nécessaire de comprendre le recours spécifique que les jeunes adultes font de la peluche. Car, force est de constater que ce n’est que dans une temporalité infiniment courte – tout au plus quelques décennies – que les jeunes adultes se sont réappropriés les peluches. Elles sont visibles dans les foires foraines, elles paradent à Disneyland, s’affichent sur les comptes Facebook, Instagram, sur Youtube, sans oublier le nid intime des chambres. On notera d’ailleurs, qu’il y a un peu plus de 15 ans, les Français ont découvert, parfois sidérés, que les jeunes adultes sélectionnés pour participer à Loft Story avaient bel et bien avec eux des peluches. En fait, ils avaient été invités par les responsables de l’émission d’apporter « leur » peluche, sur le plateau. Une manière, certainement à leurs yeux, d’établir un lien (entre l’extérieur et l’intérieur de l’émission) ; une manière d’établir une transition entre deux univers. Mais en le faisant volontairement ou non, cette émission n’a pas moins rendu visible et public une réalité sociologique alors invisible mais déjà significative.

    7Mais si on peut reconnaître la possible filiation entre la peluche comme objet de rassurance sociale face aux changements de la société et ses injonctions contradictoires, encore faut-il comprendre pourquoi et surtout comment la peluche a pu, à sa façon, s’insérer dans ce mouvement général. Autrement dit en quoi, la peluche est au-delà, d’une seule et unique affaire de continuité identitaire, un objet fossile, protecteur : « un talisman » d’un nouveau genre ?

    8Pour le comprendre, trois dimensions nous semblent particulièrement importantes à développer dans ce texte. D’abord, l’unicité indémodable de la, enfin de « ma » peluche et de son « aura » auprès des individus. Ensuite, la peluche est un objet qui se leste d’une très forte dimension identitaire mais qui ouvre surtout à une modalité quelque peu inédite de dévoilement de soi et d’expérimentation de l’intimité avec d’autres (les autrui significatifs). Enfin, la peluche, comme peu d’autres objets, est de par l’extension de son usage social, le signe d’une société qui bouleverse les représentations plus ou moins stéréotypées de ce que devenir adulte implique aujourd’hui. Dans les trois cas, comme on le verra ci-dessous, tout en s’instituant en continuité avec une fonction proprement psychologique transitionnelle, la peluche acquiert des significations sociologiques nouvelles et différentes qui prennent sens face aux inquiétudes de l’époque contemporaine.

    La peluche, un objet unique : in/démodable

    9Si la peluche appartient à la famille des objets, elle possède des caractéristiques qui lui sont propres et qui en font un objet unique et donc singulier aux yeux des individus. Deux modalités sont indispensables, selon les enquêtés, pour faire une bonne peluche.

    10Premièrement, la texture. Contrairement à d’autres jouets, la peluche est douce et agréable au toucher ce qui lui confère un côté apaisant et qui favorise la proximité physique.

    « Oui… la texture est assez importante, il doit être doux et agréable, comme on le frotte contre notre visage il vaut mieux. » (Camille. Femme. 27 ans)

    « La peluche, on la prend dans ses mains, on la sert, on triture son oreille, on la prend avec nous. » (Alexia, 25 ans)

    11Mais plus que la texture, l’élément distinctif essentiel réside dans l’imaginaire qui se construit autour de l’objet « peluche ». En effet, elle possède des caractéristiques physiques humaines et est personnifiée par les individus. Elle a un nom, un sexe et parfois une voix. Elle est décrite comme vivante par les individus et certains n’hésitent pas à lui parler, à communiquer avec elle et se confier.

    « La peluche a un supplément d’âme qui permet sa personnification. » (Tom, 25 ans)

    « Pour moi, mes licornes sont vivantes car elles sont mes confidentes. Je leur dit tout et elles savent tout de moi. Il y a des choses que l’on ne peut dire. Mes licornes sont au courant. Les matins où je n’ai pas à me lever, quand j’ai le temps, je me réveille en douceur et je discute avec ma licorne. » (Julien, 35 ans)

    12Cette dimension est tellement forte que dans le discours des individus, la peluche apparaît très importante, voire « sacrée ». En vérité, elle est porteuse, pour tous, d’une aura particulière. Si la peluche partage cette dimension avec d’autres objets, sa force singularisante est indéniable. Ma peluche est toujours « MA peluche » ; sans qu’il soit nécessaire d’établir une continuité profonde avec la réalité psychologique de l’objet transitionnel, l’aura de la peluche est enveloppée par des souvenirs impérissables, plus ou moins inconscients, liés à la propre enfance. Notons-le : à la différence de ce qu’a pu affirmer Winnicott (2015), à propos du transfert de « l’aura » protecteur de l’objet transitionnel vers la culture, dans notre enquête, les jeunes adultes continuent de trouver dans les peluches, elles-mêmes, une source de sécurité et de protection. Une attitude, non exempte, d’une certaine humanisation des peluches.

    « Si j’étais triste quand j’étais enfant, elles pouvaient pas être joyeuses, elles étaient forcément tristes et euh elles m’apportaient de la compassion. » (Tom, 25 ans)

    13La peluche symbolise le réconfort notamment le soir au moment du coucher. Elle rassure pour dormir car elle contient des émotions fortes et positives qui font sens aux yeux des individus.

    « Le soir, avec elles, la tristesse, l’insomnie et les idées noires s’envolent ! C’est magique ! » (Julien, 35 ans)

    14Cette importance se traduit par un rapport personnel et une certaine complicité. La peluche constitue un point de repère dans les moments de solitude ou de remise en question existentielle.

    « Il est un peu un point de repère en fait, celui que je serre contre moi quand ça va pas et j’ai du mal à dormir sans. Quand il est par terre ou à mes pieds dans le lit, je le cherche. » (Internaute, homme)

    15Cet attachement s’observe lorsque l’on aborde la question de l’avenir de la peluche. Les individus souhaitent la conserver et en prendre soin. Cette attitude n’est pas anodine. Si à l’origine, la peluche a été un supplétif de la mère absente, avec l’âge, elle devient un enfant dont il faut prendre soin.

    16Beaucoup projettent même de la transmettre à leurs enfants avec l’idée qu’une partie de leur personne sera transférée dans l’objet, protégeant ainsi leurs descendants. La transmission « reste un souvenir éternel ». Les peluches emmagasinent du « savoir » « qu’elles ne révéleront jamais ». L’importance de la transmission ne réside pas dans la connaissance de ces savoirs mais dans le fait que la personne qui reçoit cette peluche sait qu’elle contient ce savoir.

    « Mais cela peut être perpétué en disant voilà ça c’était la peluche de mon papa mais elle a vécu tellement de choses, elle sait tellement de choses que vous ne saurez jamais. » (Douchka,57 ans)

    La peluche, objet fossile et intime

    17La peluche est un objet chargé d’émotions et de souvenirs qui est proche de l’individu. Elle renvoie à une période de la vie ou bien à une personne chère et fait sens aux yeux des individus. Elle assure ainsi la continuité identitaire car elle prouve, par sa présence et son histoire que l’individu existe et possède une trajectoire de vie. Un de nos enquêtés résume parfaitement l’apport émotionnel de la peluche en comparant sa peluche à un album photo.

    « La peluche c’est un album entier avec plein de photos à l’intérieur et ces photos-là c’est des souvenirs en fait. » (Nono, 23 ans)

    18C’est l’idée de contenance qui fait en cela de la peluche un signe de l’existence. Elle contient des souvenirs accumulés depuis l’instant « t » de l’acquisition et assure ainsi une continuité identitaire que n’assure pas forcément le Smartphone avec lequel on la compare souvent. Le portable appelle à être changé, renouvelé en fonction de son obsolescence programmée ou des envies de nouveautés. La peluche, sa peluche, on ne la change pas. On peut en acheter d’autres mais on la garde précieusement.

    « Je pense que c’est un objet personnel et c’est difficile de s’en séparer. » (Anthony, 26 ans)

    19Chaque peluche entre donc dans la vie des individus à un moment précis et renvoie ainsi des expériences différentes qui sont marquantes et qui font de la peluche un objet attachant. Encore une fois, plus que bien d’autres objets, la peluche est un véritable objet fossile de nos vies et dans nos vies.

    « Une peluche arrive régulièrement dans une maison. Donc une peluche, elle a quelque chose à apporter sur cette vie-là sur la vie de la personne à qui on l’offre. Donc cette peluche reste une peluche marquante, dans l’esprit de la personne. » (Douchka, 57 ans)

    20Mais le plus significatif est que la peluche introduit les jeunes adultes à une expérience quelque peu particulière de leur propre intimité. Présente au sein du foyer, elle occupe le plus souvent la chambre et surtout le lit. Or, la chambre en général (et le lit en particulier) constitue, pour les individus, un espace de sécurité et de repli sur soi favorisant l’intimité personnelle.

    « C’est le lit qui est du domaine du privé car on y dort et tout le monde ne te voit pas dormir… En plus tu es souvent en pyjama, les cheveux en pétard et puis tout le monde va pas dans ma chambre (Rire). Du coup si la peluche est dans le lit, elle est aussi réservée au domaine privé pour cette personne. » (Anthony, 26 ans)

    21Par là même, la représentation sociale de la peluche comme étant enfantine, accentue l’intimité acquise avec quelqu’un dans la mesure où l’exposition de « sa » peluche suscite un sentiment de « honte » de la part des individus. Cela se traduit par un comportement de dissimulation aux yeux d’autrui plus ou moins significatifs. Autrement dit, la relation devient un secret, un tabou tout en restant importante aux yeux des individus. Se met alors en place tout un rituel pour ne pas le montrer lorsqu’une intrusion extérieure à la relation pénètre dans cette intimité.

    « Quand ma famille venait, ça m’arrivait de les cacher car je voulais pas avoir de remarques : “Ohhh il est trop pourri gâté, blabla” et aussi des remarques quand j’étais plus grand du style : “Ohhh tu as passé l’âge des trucs comme ça.” » (Seb, 38 ans)

    22Ceci explique pourquoi les enquêtés ne dévoilent pas immédiatement leur peluche à leur conjoint mais attendent que la relation soit plus sûre. À partir du moment où la relation est considérée comme stable, le conjoint devient un soutien face aux normes sociales de la « peluche enfant » car il valide la présence de la peluche au sein du foyer.

    « C’est vrai que depuis que je suis avec ma copine, j’ai tendance à le montrer plus facilement. Je pense que le fait que ma copine aussi en ai, ça m’a rassuré. (Rire) Je me suis dit bon voilà, il y a pas que moi et du coup on assume à deux. C’est toujours plus facile d’assumer à deux que quand tu es tout seul. » (Nono, 23 ans)

    23Dans un monde qui n’a cessé de redéfinir entre le privé, le public et l’intime, la peluche a ici aussi un statut particulier. C’est en rendant public dans la sphère privée le rapport singulier que chacun entretien avec sa peluche que l’on requalifie l’intime. Autant dire une manière d’être authentique, et sans avoir honte de soi sous le regard de l’autre. Une manière surtout de se savoir accepté par autrui dans ses forces et ses faiblesses, ses fêlures.

    La peluche : une critique des stéréotypes des classes d’âge et de la maturité

    24Enfin pour comprendre la présence, aujourd’hui, des peluches auprès des adultes, il faut se pencher sur les transformations structurelles et sociales de la société contemporaine, mais aussi s’intéresser à une tout autre dimension : être adulte. Malgré le fait que la peluche soit encore largement associée à une période enfantine, la peluche, en devenant un objet assumé par les adulscents devient un indicateur mais aussi un outil de transformation de représentations sociales de la maturité. En vérité, pour parvenir à se doter de cette dimension, il a fallu que les jeunes adultes parviennent à requalifier la peluche en lui enlevant une connotation par trop enfantine, allant alors au-delà d’une certaine représentation de l’âge adulte. Une représentation selon laquelle il serait indispensable de « rompre » avec l’enfance (et ses fantaisies) afin de devenir un individu « mur ».

    25C’est ici où réside sa véritable spécificité sociétale et non plus seulement individuelle de la peluche. Si comme bien d’autres objets, les peluches permettent d’assurer une sécurité ontologique, elles n’en ont pas moins une dimension très singulière.

    26En effet, les peluches sont un indicateur – important, même s’il est largement négligé par la sociologie – d’une recomposition des représentations sociales autour des classes d’âge. Avoir une peluche n’est plus un signe d’infantilisation ; elle peut même être une manière de montrer sa « maturité », notamment lorsqu’elle permet d’ouvrir et de partager une intimité avec un autrui significatif. Volontairement ou non, consciemment ou non, avoir une peluche devient une manière, propre à chacun, d’essayer de construire un pont entre le passé et le présent, une manière surtout de donner cours au difficile compromis entre le maintien des fantaisies personnelles et la nécessaire reconnaissance des enjeux de la vie sociale. Contrairement alors à ce que laissent entendre certaines vulgates sociologiques, l’expansion de l’attachement aux peluches par les jeunes adultes, est moins le signe d’une société enfantine que d’un processus de redéfinition d’une conception infiniment plus vaste, moins rigide de la maturité. Celle d’une société où devenir adulte n’est plus synonyme de l’abandon de la rêverie et de l’imaginaire de l’enfance. Le succès des films d’animation auprès des jeunes adultes en est à cet égard une autre preuve.

    Notes de bas de page

    1 Planetoscope.fr, « Vente de peluches en France », URL : http://www.planetoscope.com/Commerce/1822-ventes-de-peluches-en-france.html.

    2 Afin de répondre à nos questionnements, nous avons mené une enquête de terrain reposant sur des observations dans les lieux où les peluches se montrent, Facebook, les blogs, les fêtes foraines etc. et sur seize entretiens compréhensifs menés auprès d’adultes possédant une ou plusieurs peluches, âgés de 21 à 58 ans, mais d’une moyenne d’âge de 30 ans, issus globalement de la classe moyenne. Les femmes sont dans notre population surreprésentées (13/7). Il s’avère que ces dernières semblent davantage assumer leur relation affective aux peluches et d’autant plus dans une société encore marquée par l’existence de représentations sociales de la masculinité. Précisions qu’en plus de 16 entretiens, nous avons également interrogé deux enfants (un garçon et une fille) et quatre adultes déclarant ne pas posséder ou ne pas aimer les peluches. L’objectif était de comprendre la logique d’acteurs multiples ayant des trajectoires sociales et des expériences différentes afin de mieux identifier notre problématique.

    Auteur

    • Emma Lambre
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    1 Planetoscope.fr, « Vente de peluches en France », URL : http://www.planetoscope.com/Commerce/1822-ventes-de-peluches-en-france.html.

    2 Afin de répondre à nos questionnements, nous avons mené une enquête de terrain reposant sur des observations dans les lieux où les peluches se montrent, Facebook, les blogs, les fêtes foraines etc. et sur seize entretiens compréhensifs menés auprès d’adultes possédant une ou plusieurs peluches, âgés de 21 à 58 ans, mais d’une moyenne d’âge de 30 ans, issus globalement de la classe moyenne. Les femmes sont dans notre population surreprésentées (13/7). Il s’avère que ces dernières semblent davantage assumer leur relation affective aux peluches et d’autant plus dans une société encore marquée par l’existence de représentations sociales de la masculinité. Précisions qu’en plus de 16 entretiens, nous avons également interrogé deux enfants (un garçon et une fille) et quatre adultes déclarant ne pas posséder ou ne pas aimer les peluches. L’objectif était de comprendre la logique d’acteurs multiples ayant des trajectoires sociales et des expériences différentes afin de mieux identifier notre problématique.

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    Lambre, E. (2018). Pourquoi, les jeunes adultes ont-ils encore des peluches ?. In V. Sacriste (éd.), Nos vies, nos objets. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.20990
    Lambre, Emma. « Pourquoi, les jeunes adultes ont-ils encore des peluches ? ». In Nos vies, nos objets, édité par Valérie Sacriste. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2018. doi:10.4000/books.septentrion.20990.
    Lambre, Emma. « Pourquoi, les jeunes adultes ont-ils encore des peluches ? ». Nos vies, nos objets, édité par Valérie Sacriste, Presses universitaires du Septentrion, 2018, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.20990.

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    Sacriste, V. (éd.). (2018). Nos vies, nos objets. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.20965
    Sacriste, Valérie, éd. Nos vies, nos objets. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2018. doi:10.4000/books.septentrion.20965.
    Sacriste, Valérie, éditeur. Nos vies, nos objets. Presses universitaires du Septentrion, 2018, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.20965.
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