Je Smartphone !
p. 109-116
Texte intégral
1Le téléphone portable ne cesse de faire parler de lui. Sa diffusion et son appropriation se sont faites de manière exponentielle ces dernières années. En 2014, 89 % de la population française (de 12 ans et plus) est équipée d’un téléphone mobile et parmi eux 46 % d’un Smartphone1. Ils n’étaient en 2011 que 11 % à en posséder un. Le Smartphone séduit donc plus les individus que le téléphone mobile classique pourtant financièrement moins cher.
2Toutefois le plus troublant n’est pas tant la vitesse de diffusion du Smartphone que le fait qu’il soit considéré comme étant indispensable pour ses possesseurs : 42 % des Français déclarent en effet être « accros » à leur téléphone portable. Un chiffre qui bondit à 78 % pour les moins de 25 ans, et à 62 % chez les cadres supérieurs (IFOP octobre 2013)2.
3Comment expliquer ce phénomène ? Pour quelles raisons certains individus déclarent être « accros » à leur téléphone ? Sont-ils des drogués du smartphone à défaut de ne plus être seulement des branchés du portable ? (Jauréguiberry, 2003)3.
Un univers de possibilités pour supporter son existence
4Le Smartphone est sans aucun doute un objet « tendance » qui permet d’appartenir à la communauté des « connectés » mais c’est surtout un objet singulier en raison de ses multiples fonctionnalités. Ce dernier, grâce à ces innombrables applications, permet en effet aux individus d’être en adéquation avec leur vie et les mondes au pluriel dans lesquels ils vivent et auxquels ils veulent appartenir. Par les multiples fonctionnalités auxquelles il ouvre, il est sic « un couteau suisse » : il sert à tout et pour tout.
« Le Smartphone c’est incroyable, c’est une invention incroyable, on a accès a tout !! […] C’est le plus pratique par sa taille et ses fonctionnalités, il est mobile je peux l’emporter partout. Il combine en lui seul pratiquement tout ce que mes autres équipements peuvent faire ! […] je choisis certaines applis en fonction de moi, j’ai des groupes nourritures, réseaux sociaux, un groupe religion avec des trucs religion et tout. C’est bien organisé pour que je me retrouve vite […] » (Barbara, 32 ans)
Il s’offre ainsi par ses fonctions plurielles comme un support de l’existence contemporaine par excellence. Il accompagne la vie de chacun au quotidien.
« La première chose que je fais quand je me réveille, je consulte mon téléphone, voir si j’ai une notification. » (Florian, 27 ans)
« Après quand je descends, je téléphone, soit pour appeler mon copain, et je lui parle pendant ma route, quand je vais au travail à pied. Et quand on coupe je mets la musique. » (Barbara, 32 ans)
« […] Je sors de chez moi je monte dans la voiture et je branche directement mon iPhone à la voiture pour écouter de la musique. » (Rayan, 34 ans)
« Lui il fait ordinateur, agenda, c’est ma vie, il y a tout dedans je n’ai pas de réveil à coté j’ai lui qui me réveille, il englobe tout ! Mon compte bancaire est dedans, l’Instagram, mes mails, tous tes amis. » (Maha, 25 ans)
5Chaque moment de la journée correspond à une utilisation spécifique et ritualisée. C’est en ce sens que le smartphone n’est pas un objet comme les autres. Il est vraiment intégré dans la gestualité quotidienne des individus (Kaufmann, 1997) et, en les accompagnant partout, il finit par engendrer une véritable attache.
« J’ai besoin qu’il soit près de moi, il est toujours à côté de moi. » (Mamoun, 27 ans)
6Cette attache au smartphone se ressent notamment lorsque les individus oublient ou perdent leur Smartphone. C’est souvent un sentiment d’anxiété, de panique, de stress ou de désarroi qu’ils ressentent lorsqu’ils sont démunis de cet objet. Ils ne parviennent pas à concevoir leur quotidien sans lui.
« Je suis complètement à la ramasse si je l’oublie, comment tu vas faire pour contacter les gens que tu dois voir, comment tu vas te diriger ? Si je l’oublie je m’en veux. Si je l’oublie chez moi, ça me fait chier, c’est horrible comme sensation. » (Mamoun, 27 ans)
« Je me dis comment je vais faire comment je vais pouvoir m’en sortir, c’est la panique totale, mais ce sera plus pour les appels que je peux pas passer que ça m’inquiéterait. » (Barbara, 32 ans)
« Je me dis que je ne saurais plus m’en sortir sans avoir mon chargeur, donc j’ai toujours mon chargeur sur moi, mais c’est pas forcément bien, parce que ça veut dire que je ne peux m’en passer quand même, et avoir une batterie vide ça me stresse, ça m’énerve parce que je me dis c’est nul. » (Kim, 22 ans)
« Je suis partie sans mon téléphone… ça m’arrive jamais… je te jure que c’est pire que de pas avoir ma carte de crédit. » (Audrey, 25 ans)
7Mais cet attachement doit être compris dans toute sa complexité car pour bien des individus, le Smartphone n’est pas un simple objet-outil aux multiples fonctionnalités mais aussi un objet prothèse de leur être et un objet qui les relient à la société, aux autres et à leur vie.
Une prothèse de l’être
8Les enquêtés ont en effet souvent le sentiment que leur Smartphone est un prolongement d’eux-mêmes. Pour eux, il est le support d’une partie de leur mémoire, de leurs données personnelles, une partie de leur savoir externalisé : un prolongement de leur corps et de leur esprit. Il leur permet d’être plus « performants », « forts », et « efficaces ».
« C’est mon troisième bras. J’ai vraiment l’impression qu’il me permet d’être plus performant, plus fort, plus efficace […] En fait, je me vois comme un ordinateur […] et mon Smartphone ca va être ma ram de mémoire. J’ai l’impression qu’on me rajoute de la mémoire, de l’efficacité. Je sens vraiment que l’objet est en moi. On est vraiment complémentaires mon Smartphone et moi. Je sais pas ce que je ferais sans, j’ai l’impression que je ne pourrais plus respirer […] surtout le fait que quelqu’un d’autre l’utilise, j’aurais l’impression qu’on me prend quelque chose à moi, c’est un sentiment de possessivité bizarre que je ressens, j’aurais l’impression qu’on m’emprunte une partie de mon cerveau. » (Rayan, 34 ans)
Un compagnon de vie
9Prothèse de l’être, le smartphone est aussi un objet singulier grâce auquel nous interagissons désormais quotidiennement en société. Mais, tout en faisant partie de cette large famille d’objets « intelligents », il possède, en lui-même, une identité objectale singulière.
10Rien ne le montre mieux que les dépendances, variées, qu’il suscite. Pour certains, le Smartphone prend le rôle tout simplement d’un partenaire de vie. Il occupe des fonctions d’assistant, en leur remémorant les rendez-vous, les réunions, les anniversaires etc. Parfois, cet assistant organise et gère jusqu’à leur vie globalement.
« C’est un allié, je peux pas m’en passer, j’en ai besoin tout le temps, ce serait vraiment compliqué pour moi de tout gérer sans mon tel. » (Barbara, 32 ans)
« Il me calcule mon trajet, le temps moyen, des choses comme ça. » (Florian, 27 ans)
« Il m’envoie des rappels en me disant “heehoo demain matin t’as un partiel ! » (Flore, 24 ans)
11D’autres fois, le smartphone est également un compagnon qui permet aux individus de se sentir moins seuls au sein de la sphère sociale. Il parvient même chez certains, à prendre des allures de « confident » en préservant toutes leurs données personnelles et intimes.
« Mon téléphone c’est comme mon journal intime […] en fait il y avait un jour où j’étais pas bien, et en gros j’avais des trucs à dire à mon copain, et il était au boulot, sachant qu’il ne répond pas au téléphone quand il y est, et là j’avais besoin d’un peu d’attention et du coup ça m’a énervé, du coup j’ai tout écrit sur Notes. » (Kim, 22 ans)
« Et quelque part au final, le téléphone sait tout, il a tout. » (Laura, 24 ans)
« Relation de confident parce qu’il sait tout de moi au final, il sait qui je suis, avec qui j’ai rendez-vous, il sait tout ce que je dis à mon copain, mes copines, mes parents… C’est mon confident “meilleure ami” entre guillemets, c’est plus confident puisqu’il sait tout. » (Myriam, 23 ans)
12Il transmet ainsi à ses possesseurs un sentiment de sécurité qui rassure dans la solitude ou en cas d’urgence.
« Il est toujours à côté de moi, c’est une présence, je me dis que si j’ai un problème je peux appeler […] Je suis vachement dans la sécurité, j’ai besoin de savoir que le tél’ pourra toujours m’aider. Il me rassure beaucoup […]. » (Barbara, 32 ans)
13À certains égards, comme Jaureguiberry (2003) le souligne à propos des portables, il s’agit d’une variante de ce que Winnicott (2010) a qualifié comme des objets « transitionnels », une sorte de « doudou » qui apporte une sécurité affective et du réconfort. En accompagnant l’individu, le smartphone va donner l’impression qu’il le soutient dans les différentes épreuves et étapes de sa vie. Il transparaît alors une réelle affection avec l’objet Smartphone, qui devient, pour certains, un véritable « ami ». L’objet est ainsi même anthropomorphisé. Les individus en parlent, même parfois, comme d’une personne réelle.
« Il est très organisé, mais je lui reproche de buguer, c’est déstabilisant […] j’étais énervé contre lui (rire) je comprenais pas pourquoi il me faisait ça, j’ai vraiment boudé. » (Audrey, 25 ans)
Un objet de reliance
14Mais l’attachement à cet objet doit être aussi compris à partir de ses dimensions de reliance. Le Smartphone relie les individus à leurs proches et aux autres individus connectés. Ainsi, il vient répondre au désir de l’individu moderne contemporain, dans son souhait de ne pas être seul et d’être rassuré par une présence. Il serait une sorte de cordon ombilical qui permet de garder à tout moment un contact privilégié avec ceux dont nous sommes physiquement éloignés. Il répond alors parfaitement au besoin contemporain de recherche d’altérité et de fuite de la solitude.
« Ça me donne l’impression de faire tout ce que je fais, mais pas seul. J’ai l’impression d’être toujours accompagnée, un peu comme si je transportais une petite fenêtre donnant sur tous mes amis, j’ai vraiment l’impression avec le Smartphone que j’ai un millier de petites fenêtres que je peux ouvrir à tout moment pour voir mes amis, mes proches […] On se sent moins seul, on se sent aimé. » (Rayan, 34 ans)
« Je me sens vraiment beaucoup moins seule […] par exemple l’année dernière, il y avait un mec qui est venu sonné chez moi, le soir j’ai appelé mes parents pendant 2 heures et ça m’a vachement plus rassurée, je trouve que c’est super important. » (Laura, 24 ans)
« Le fait d’avoir le dernier Smartphone, bien sûr y a un côté de reconnaissance, mais mon besoin principal c’est la sécurité. Pour moi c’est le principal. » (Barbara, 32 ans)
15Il permet également de défier l’espace, le temps, et même, disent certains enquêtés, les « pesanteurs du quotidien », et parmi ces lourdeurs, les autres. C’est ce que confie Kim qui explique ainsi comment, grâce à son portable elle évite le regard des garçons.
« […] Quand j’arrive à une situation seule, et que ça me dérange, comme si je passe devant une troupe de garçons, et tu te sens que tu te regardes, que ça soit méchant ou gentil, je sors mon téléphone, et je fais “ALLO”, je fais genre une discussion toute seule, pendant 5 minutes pour passer ce moment là. » (Kim, 22 ans)
16Joignable n’importe quand, n’importe où, il répond en outre au désir d’ubiquité qui a toujours animé les individus mais aussi il permet de densifier le temps en le réaménageant vers une plus grande rentabilisation : grâce à lui, on gère en temps réel ses activités, prévues ou imprévues, dès plus banales au plus urgentes tout au long de la journée.
« […] Ça te permet de dépasser un peu les barrières, de t’affranchir de certaines normes […] il me permet de sauter des barrières aussi (comme) la mobilité, je serais moins mobile sans smartphone ou j’aurais plus de contraintes à être mobile. » (Florian, 27 ans)
17Outil de libération de l’astreinte physique, le Smartphone permet aux individus de combattre la solitude et l’ennui en raison de ses multiples applications mais aussi fort de transporter avec lui tout un « carnet d’individus » reliés les uns aux autres. Cette expérience permet de créer un espace à soi ; une « bulle » communicationnelle potentielle, et donne le sentiment de prendre l’emprise sur l’espace physique et le temps, l’isolement et les langueurs monotones de la journée. Ainsi, en leur permettant de communiquer à des milliers de kilomètres, de partager et donc d’exister avec les êtres qui leur sont chers, les individus développent un investissement et une attache tout particuliers envers leur Smartphone. Celui-ci apparaît alors de plus en plus indispensable, au point qu’ils ne puissent plus s’en séparer. Au fond, et à terme, il en va par cet objet de leur appartenance au monde macro et microsocial (Martuccelli, 2017).
Attachement ou dépendance ?
18Dans les faits, nous sommes passés d’une connexion possible mais limitée, à une déconnexion qui semble quasi-impossible aujourd’hui (Jaureguiberry, 2014). Cette amplification progressive offre certes une expérience supplémentaire à l’usager, désormais accoutumé, mais elle semble également l’envahir et l’enfermer. Comme bien d’autres objets ou dispositifs, le smartphone est ainsi – aussi – l’expression de la mobilisation contrainte à laquelle sont activement soumis les individus dans notre monde moderne.
« Mais c’est horrible c’est un truc qui te tient comme une esclave quoi ! » (Maha, 25 ans)
19En lui imposant des impératifs nouveaux, en le sollicitant continuellement, en le poussant à vouloir se connecter, à ne rien rater et à être constamment en lien, l’individu va être pris dans une « spirale de productivité », spirale d’urgence qui semble aujourd’hui l’exaspérer.
« Moi la relation que j’ai… c’est que j’ai l’impression d’être trop connectée alors que je suis la moins connectée… Tu vois… Je le suis trop… En fait je trouve ça difficile d’être disponible pour tout le monde quand tu te trouves pas le temps pour toi-même. C’est ça le truc ! » (Maha, 25 ans)
20Dans ce contexte de sollicitations incessantes, de pression généralisée et de recherche constante d’optimisation du temps, les individus ont un sentiment de perte de contrôle : ils ne parviennent plus à contrôler ni ce qu’ils font, ni le temps qui semble leur échapper. En définitive, c’est le contrôle d’eux-mêmes qu’ils ne maîtrisent plus. Un paradoxe habite alors ces usagers ; grâce aux Smartphones, ils cherchent d’une part à être en lien continuellement avec l’autre, tout en pouvant s’évader à tout moment, et d’autre part, et en même temps, ils se sentent sursollicités et prisonniers de leurs liens.
« Trop encombrant. Parfois il me harcèle, m’étouffe, surtout le matin je trouve des appels à 2h du mat, alors qu’avant c’était pas le cas, c’était fini les appels après 21h, c’était synonyme de mauvaise nouvelle. » (Mamoun, 27 ans)
21Le Smartphone n’est alors plus perçu comme un objet de reliance, mais plutôt comme un objet chaîne. Ce n’est plus l’évasion qui ressent l’individu mais de l’invasion. L’usager ne parvient plus à gérer la masse d’informations qui lui parvient quotidiennement (Martuccelli, 2017), il en est conscient mais il est tout de même difficile pour lui de se déconnecter (Jauréguiberry, Lachance, 2016).
22Du coup doit-on parler de dépendance, d’attache, d’addiction ? Le Smartphone est-il le nouvel opium de notre société ?
23Les discours sur les propriétés « addictives » du Smartphone font légion. Ils sont toutefois très controversés. La notion d’« addiction » elle-même est contestable et sa généralisation à outrance pour caractériser n’importe quel type de relation, de pratique ou d’objet doit susciter la méfiance. Néanmoins, même si plusieurs auteurs et experts ne trouvent pas pertinente l’utilisation du terme « d’addiction » pour qualifier la relation que nous entretenons aujourd’hui avec nos Smartphones, bien de personnes enquêtées se sont accordées à dire qu’il existe cependant un certain usage « problématique » de ce dernier, une sorte de « passion obsessive ».
24Cependant, derrière cette « passion obsessive », ce dont il s’agit c’est moins d’une dépendance que d’une attache via son téléphone à la vie. Il est bel et bien question dans les discours d’inclusion et surtout de participation à la société tout court. Et c’est en cela que le smartphone est un objet peut-être unique dans notre société contemporaine. Il est un véritable condensé fonctionnel des liens sociaux : ce qui rend compte du fort investissement qu’il suscite, et le fort rapport affectif que les usagers entretiennent avec lui en raison de tout ce qu’il assure comme complémentarité, assistance, réassurance, réconfort, reliance et évasion sociale. Il est ainsi un objet de plus en plus indispensable pour agir en société et en même temps, et par ce truchement, un de nos plus visibles mais inavouables support d’existence. En définitive, le smartphone incarne, à lui tout seul, les profondes ambivalences des individus contemporains qui se veulent à la fois libres et ensembles (Singly, 2000).
« Bah oui, parce que, je l’aime mon téléphone. » (Kim, 22 ans)
Notes de bas de page
1 CREDOC, La diffusion des technologies de l’information et de la communication dans la société française, Conditions de vie et les Aspirations, juin, 2014.
2 IFOP, Sondage sur les Français et la dépendance au téléphone portable, 2013.
3 Notre enquête s’appuie sur une recherche et analyse documentaire portant sur l’histoire, le marché, les taux d’équipement, les sondages sur le smartphone, sur des observations flottantes mais constantes des individus avec leur portable (dans les lieux publics, privés) et sur la passation d’entretiens semi-directifs menés sur 10 individus (essentiellement des femmes [7/10]), âgés de 22 à 27 ans, en majorité étudiants, issues essentiellement des catégories des cadres et professions intellectuelles supérieures.
Auteur
Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Mobilités résidentielles, territoires et politiques publiques
Sylvie Fol, Yoan Miot et Cécile Vignal (dir.)
2014
Qu’est-ce que résister ?
Usages et enjeux d’une catégorie d’analyse sociologique
José-Angel Calderón et Valérie Cohen (dir.)
2014
Les territoires vécus de l’intervention sociale
Maryse Bresson, Fabrice Colomb et Jean-François Gaspar (dir.)
2015
Des restructurations du travail à l’accompagnement vers l’emploi
Rachid Bouchareb et Martin Thibault (dir.)
2015
Ségrégation et fragmentation dans les métropoles
Perspectives internationales
Marion Carrel, Paul Cary et Jean-Michel Wachsberger (dir.)
2013
Reconfigurations de l'État social en pratique
Marie-Christine Bureau et Ivan Sainsaulieu (dir.)
2012
Affronter le manque d’eau dans une métropole
Le cas de Recife – Brésil
Paul Cary, Armelle Giglio et Ana Maria Melo (dir.)
2018
