Les auteurs
p. 277-280
Texte intégral
1Houda Asal est titulaire d'un doctorat soutenu à l'EHESS, portant sur la socio-histoire de l'immigration arabe au Canada, paru aux Presses de l'Université de Montréal en 2016. Elle a parallèlement élargi ses recherches sur les questions de discriminations, de racisme et de mouvements sociaux, dans une perspective comparative entre la France et le Québec. Elle a publié plusieurs articles, dont « Islamophobie : la fabrique d'un nouveau concept », dans la revue Sociologie, en 2014. Ses recherches ont bénéficié d'une bourse de la Région Île-de-France effectuée dans l'Équipe de recherche sur les inégalités sociales (ERIS-CMH) à l'École Normale Supérieure de Paris, puis d'un financement post-doctoral du gouvernement canadien à l'Université McGill, à Montréal. Elle a ainsi pu mener des enquêtes de terrain portant plus spécifiquement sur les mobilisations politiques autour de l'islamophobie, à Paris et à Montréal.
2Julien Beaugé est maître de conférences en science politique à l'Université de Picardie Jules Verne et membre du Centre universitaire de recherches sur l'action publique et le politique, épistémologie et sciences sociales (CURAPP-ESS/UMR 7319). Ses recherches portent sur la socialisation et la construction sociale du corps.
3Franck Frégosi est directeur de recherches au CNRS et chargé de cours à l’IEP d’Aix-en-Provence. Ses recherches portent principalement sur le gouvernement de l’islam en France, l’analyse des politiques publiques du religieux en Europe ainsi que les modes d’affiliation à l’islam et de mobilisation des musulmans en Europe. Il a récemment publié Penser l’islam dans la laïcité, Fayard, 2008, « Muslim Collective Mobilisations in Contemprary Europe : New Issues and New Types of Involvement », in Nielsen (J.), dir., Muslim Political Participation in Europe, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2013 et « Polyphonies et polymorphies musulmanes en France », in Confrontations (coll.), Le devenir de l’islam en France, Paris, Desclée de Brouwer, 2013.
4Nathalie Fuchs a un doctorat en sciences politiques de Sciences Po Paris depuis 2010. Sa thèse était intitulée Les transformations du militantisme dans les quartiers d’habitat social périphériques. Trois études de cas : le Comité national de lutte contre la double peine/Mouvement de l'immigration et de la banlieue, l'Association de la Jeunesse et Sartrouville EVEIL, une association musulmane. Elle travaille depuis novembre 2013 sur un projet de recherche international post-doctoral Marie Curie au Ceri/Sciences Po « Disrupted lives in Oakland, California : exit, voice, loyalty ». Ses intérêts de recherche portent sur la participation politique des groupes précaires (femmes, immigrés, minorités, etc.). Elle a participé au programme de recherche 2012-2013 VOTPAUVR - Comment votent les « pauvres » ? [3], coordonné par Nonna Mayer (CEE/ Sciences Po) ; les résultats ont été publiés en 2015 aux Presses de Sciences Po. Cf. Céline Braconnier, Nona Mayer, dir., Les inaudibles. Sociologie politique des précaires, Paris, Presses de Sciences Po, 2015.
5Éric Marlière est maître de conférences en sociologie à l’Université de Lille, directeur-adjoint du Centre de Recherches « Individus, Épreuves, Sociétés » (CeRIES/EA 3589/Université de Lille). Ses recherches portent sur les émeutes urbaines, le sentiment d’injustice et les transformations des modes des jeunes des milieux populaires. Il a récemment coordonné le numéro de la revue Agora débats/jeunesses, « Les émeutes de 2005, dix ans après. Rétrospective et perspectives ». Il a également publié Des « métallos » aux « jeunes des cité ». Sociohistoire d’une banlieue ouvrière en mutation, Paris, Les éditions du cygne, 2014.
6Julien O’Miel est post-doctorant en science politique (Centre de recherche unique de science po Aix/EA 4261 – Université de Georges Washington), membre du Centres de Recherches Administratives Politiques et Sociales (CERAPS/UMR 8026) à l’Université de Lille. Il a soutenu une thèse en décembre 2015 portant sur une comparaison transnationale de l’institutionnalisation de politiques publiques de démocratie participative en Toscane et en Nord-Pas de Calais. Il s’intéresse tout particulièrement aux experts de la démocratie participative et aux logiques de circulations transnationales de dispositifs participatifs. Ses recherches actuelles portent sur la cartographie de la pauvreté et notamment sur la réforme de la géographie prioritaire de 2014. Il a récemment publié « Modèle ou mirage ? Circulation et réappropriation de la politique régionale participative toscane », Participations, 1/2016 (n° 14), p. 177-206, avec Julien Talpin, « Espace et conflits dans la participation. Luttes symboliques et matérialité d'une controverse autour la localisation d’une mosquée à Florence », Lien social et Politiques, Numéro 73, printemps 2015, p. 33-52, avec Aymeric Mongy, « Réformer par l'expérimentation. La réception du budget participatif des lycées en Région Nord-Pas-de-Calais », Participations, (9)2/2014.
7Alexandre Piettre est post-doctorant du Groupe sociétés religions laïcités à l’École pratique des hautes études (GSRL/UMR 8582), et chercheur affilié à l’Institut des sciences sociales des religions contemporaines (ISSRC) de l’Université de Lausanne. Ses recherches portent sur l’islam dans la transformation des espaces sociaux des quartiers populaires et de l’action publique locale. Il a récemment collaboré à une recherche FNS sur les modes de légitimation des associations musulmanes en région parisienne, et à une recherche Marie Curie sur les effets des politiques de lutte contre la radicalisation en termes de discriminations et de gestion locale de la diversité aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en France. Il est actuellement membre de la recherche ANR Eodipar sur l’expérience des discriminations et les mobilisations anti-racistes dans les quartiers populaires en France et en Amérique du Nord. Il a notamment publié « Islam (im)politique et quartiers (im)populaires. Retour critique sur les émeutes de 2005 » dans L’Homme et la société, et en 2014 « Le renouveau islamique dans l’expérience politique du Kollectif de Bondy (2000-2001) » dans la Revue européenne des migrations internationales.
8Etienne Pingaud est enseignant à l’Université Paris-Dauphine. Il a soutenu à l’EHESS en 2013 une thèse de sociologie consacrée au développement de l’islam dans les quartiers populaires, aux mobilisations afférentes et à son encadrement par les pouvoirs publics : L'implantation de l'islam dans les quartiers. Contribution à l'analyse du succès d'une offre symbolique. Ses recherches actuelles portent sur l'expérience ordinaire des discriminations et les opérations de catégorisation du monde social.
9Julien Talpin est chargé de recherches en science politique au CNRS, membre du Centres de Recherches Administratives Politiques et Sociales (CERAPS/UMR 8026) à l’Université de Lille. Ses recherches portent sur la démocratie participative et l’engagement dans les quartiers populaires. Il dirige actuellement le projet ANR Eodipar, sur l’expérience des discriminations et les mobilisations anti-racistes dans les quartiers populaires en France et en Amérique du Nord. Il a récemment coordonné un numéro de la revue Mouvements : « Ma cité s'organise. Community organizing et mobilisations dans les quartiers populaires ». Il a également publié « Une répression à bas-bruit. Comment les élus étouffent les mobilisations dans les quartiers populaires », Métropolitiques, 2016.
10Corinne Torrekens, licenciée en sciences politiques et docteure en sciences sociales et politiques de l’Université Libre de Bruxelles, est chercheuse associée au GERME et directrice de la première spin-off en sciences sociales et politiques de l’ULB, DiverCity. Elle a notamment publié L’islam à Bruxelles en 2009 aux éditions de l’Université de Bruxelles et La politique d’intégration en Région wallonne et à Bruxelles : Acteurs, enjeux et perspectives en 2013 aux éditions Academia (avec Mascia, Carla, Ghesquière, François et Zibouh, Fatima), ainsi que de nombreux articles scientifiques, et notamment « Muslims’ religiosity and views on religion in six Western European countries: does national context matter? », Journal of Ethnic and Migration Studies, 2015 (avec Dirk Jacobs).
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