Notices biographiques
p. 205-208
Texte intégral
1Éric Aunoble est chargé de cours à l’Université de Genève. Il travaille sur l’histoire de l’Ukraine et s’intéresse particulièrement à la période révolutionnaire (La Révolution russe, une histoire française. Lectures et représentations depuis 1917, 2016), aux débuts du régime communiste, à la création des institutions et de la culture soviétiques (Spoliations de guerre et transferts culturels. Le cas du cinéma soviétique (1939-1949), direction de ce numéro de la revue Connexe, 2017), ainsi qu’aux formes d’engagement des « plébéiens » (« Le Communisme, tout de suite ! ». Le mouvement de Communes en Ukraine soviétique (1919-1920), 2008).
2Deborah Barton est professeure d’histoire de l’Europe contemporaine à l’Université de Montréal. Elle a soutenu sa thèse de doctorat à la University of Toronto en 2015 et a enseigné aux universités de Cardiff et de Glasgow. Ses recherches portent sur la guerre, la violence, le genre et le journalisme dans l’Allemagne du xxe siècle. Elle est l’auteure de nombreux articles sur les silences de la presse et de la propagande, ainsi que de Writing and Rewriting the Reich. Women Journalists in the Nazi and Postwar Press (2023).
3Carl Bouchard est professeur titulaire au département d’histoire de l’Université de Montréal. Ses travaux portent sur l’idée de la paix, sa représentation et sa conceptualisation, notamment à travers les écrits des « gens ordinaires », ainsi que sur l’engagement pour la paix au Québec depuis le début du xxe siècle. Il a notamment publié Cher Monsieur le Président. Quand les Français écrivaient à Woodrow Wilson (1918-1919) (2016) et Beyond the Great War. Making Peace in a Disordered World (en codirection avec Norman Ingram, 2022).
4Simon Cahanier a étudié à l’École normale supérieure de Lyon puis à l’Université Jean Moulin Lyon 3, et est aujourd’hui agrégé de lettres classiques et docteur en langues, littératures et cultures antiques. Il est l’auteur d’une thèse, soutenue en 2020, consacrée à la mémoire culturelle des guerres de Rome dans la péninsule Ibérique, ainsi que de plusieurs articles traitant de la construction et de la transmission de la mémoire des guerres de Rome dans la littérature gréco-romaine.
5Laurent Colantonio est professeur d’histoire du Royaume-Uni à l’Université du Québec à Montréal. Il travaille sur l’histoire de l’Irlande contemporaine, en particulier sur les mouvements nationaux au xixe siècle et sur les enjeux mémoriels. Il est notamment l’auteur de La Grande Famine en Irlande (avec Fabrice Bensimon, 2014) et de L’homme-nation. Daniel O’Connell et le laboratoire politique irlandais (1775-1847) (2023).
6Benjamin Deruelle est professeur d’histoire moderne à l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux portent sur l’histoire de l’État, de la guerre et des élites, ainsi que sur la culture et les pratiques martiales au tournant du Moyen Âge et de l’époque moderne. Il est notamment l’auteur des chapitres sur la première modernité dans L’histoire militaire de la France (2018) et a contribué à Mondes en guerre (2019). Il codirige une série consacrée à la construction du militaire aux Publications de la Sorbonne, ainsi que les collections « Guerre et paix » (Éditions de la Sorbonne) et « War Studies » (Presses universitaires du Septentrion).
7Geneviève Dorais est professeure au département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur l’histoire transnationale des Amériques. Sa première monographie, Journey to Indo-America. APRA and the Transnational Politics of Exile, Persecution, and Solidarity (1918-1945), a été publiée en 2021.
8Patrick Dramé est professeur titulaire en histoire de l’Afrique à l’Université de Sherbrooke. Ses recherches portent sur l’histoire de la colonisation française en Afrique occidentale française et en Afrique équatoriale française, ainsi que sur la décolonisation et la construction des États-nations en Afrique de l’Ouest. Il mène depuis 2018 un projet de recherche sur le maintien de l’ordre colonial en Oubangui-Chari durant la période de l’entre-deux-guerres. Sa première monographie, L’impérialisme colonial français en Afrique. Enjeux et impacts de la défense de l’Afrique occidentale française (1919-1940), a été publiée en 2007. Il a ensuite fait paraître 1968. Des sociétés en crise : une perspective globale (en codirection avec Jean Lamarre, 2009), Le Tiers-Monde postcolonial. Espoirs et désenchantements (en codirection avec Maurice Demers, 2014), Décolonisation et construction nationale : Afrique, Asie, Québec (en codirection avec Pascal Scallon-Chouinard et Françoise Nozati, 2016), L’Afrique postcoloniale en quête d’intégration. S’unir pour survivre et renaître (2017), et Commandement colonial, résistances et décolonisation. Une histoire de l’Afrique contemporaine (en codirection avec Boris Lukic, 2022).
9Bernard Gainot est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur l’histoire des sociétés coloniales de la période moderne, l’histoire impériale – plus particulièrement les conflits dans les espaces coloniaux entre 1763 et 1830 – et l’histoire politique de l’Europe méditerranéenne (France, Italie, Espagne) entre 1792 et 1830. Il a notamment fait paraître Atlas des esclavages (de l’Antiquité à nos jours) (avec Marcel Dorigny, 2006), Atlas de l’Empire napoléonien (1799-1815) (avec Jean-Luc Chappey, 2008), Histoire de l’Empire colonial français de Richelieu à Napoléon (1640-1810) (2015) et La colonisation nouvelle (fin xviiie – début xixe siècles) (en codirection avec Marcel Dorigny, 2018). Il a également contribué à Atlante storico dell’Italia rivoluzionaria e napoleonica (sous la direction de Maria-Pia Donato, David Armando, Masimo Cattaneo et Jean-François Chauvard) et à Histoire militaire de la France (sous la direction d’Hervé Drévillon et Olivier Wieviorka).
10Jean-Philippe Garneau est professeur au département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal, où il enseigne l’histoire du Canada pour la période préconfédérative (Nouvelle-France et Amérique du Nord britannique). Il s’intéresse particulièrement aux rapports qui se sont noués entre le droit, la justice et la société dans le Québec colonial. Ses plus récentes publications ont contribué à l’histoire sociale et culturelle des xviiie et xixe siècles, abordant des thèmes comme la justice, les professions juridiques, les rapports de genre ainsi que l’institution familiale.
11Christopher Goscha est professeur de relations internationales Nord-Sud au département d’histoire à l’Université du Québec à Montréal. Spécialiste de l’Asie, il a récemment publié plusieurs articles sur la guerre froide et la décolonisation dans cette région, ainsi que les ouvrages The Penguin History of Modern Vietnam (2017) et The Road to Dien Bien Phu. A History of the First Vietnam War (2022).
12Sophie Hulot a étudié à l’École normale supérieure de Lyon puis à l’Université Bordeaux Montaigne, et est aujourd’hui maîtresse de conférences en histoire romaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En 2019, elle a soutenu une thèse intitulée La violence de guerre dans le monde romain (fin du iiie siècle av. J.-C. – fin du ier siècle apr. J.-C.). Ses recherches portent sur les processus de production de la violence durant les guerres romaines, mais aussi sur les représentations de Rome en la matière. Elle travaille ainsi sur la pertinence du concept de « coût humain de la guerre » pour l’époque antique. En mobilisant les apports de l’archéologie, de l’anthropologie et de la sociologie, elle développe une approche transdisciplinaire de l’histoire de la violence. Ses réflexions s’ouvrent désormais sur la question de la place des soldats dans la politique interne de Rome (République et début du Principat).
13Hélène Sirantoine est Senior Lecturer en histoire médiévale à The University of Sydney. Elle se spécialise dans l’histoire de l’Espagne médiévale, et ses recherches portent sur les pratiques et usages de l’écrit (historiographie, hagiographie, écrits pragmatiques) comme instrument de construction mémorielle et de communication idéologique. Elle est l’auteure de la monographie Imperator Hispaniae. Les idéologies impériales dans le royaume de León (ixe-xiie siècles) (2012). Elle a aussi publié Chartes et cartulaires comme instruments de pouvoir : Espagne et Occident chrétien (viiie-xiie siècles) (en codirection avec Julio Escalona, 2013) et Translating Medieval Culture Across Time and Place. A Global Perspective (codirection, avec Sahar Amer et Esther S. Klein, de ce numéro de la revue Parergon. Journal of the Australian and New Zealand Association for Medieval and Early Modern Studies, 2018). Est également paru sous sa direction Epistola 2. La lettre diplomatique : écriture épistolaire et actes de la pratique dans l’Occident latin médiéval (2018).
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