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    Presses universitaires du Septentrion
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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Une coopération facile et féconde L’École doctorale « Économie, organisation, Sociétés » (EOS) Le Collège des Bernardins et la nouvelle question de l’entreprise L’hygiène scientifique est-elle une hétérodoxie ? Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Dictionnaire des conventions

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Pluridisciplinarité

    De l’hétérodoxie comme hygiène scientifique

    Armand Hatchuel

    p. 199-203

    Texte intégral Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Olivier Favereau ne conçoit pas la pluridisciplinarité à partir d’une discipline économique, sûre de ses fondements, et qui n’attendrait des autres disciplines que quelques compléments à ses résultats. Il porte sur le savoir économique, un regard d’une rare lucidité et, parfois, des jugements d’une réelle sévérité.

    2Olivier Favereau incarne ce que l’on a coutume d’appeler un économiste hétérodoxe. Mais son hétérodoxie n’est pas celle d’un clan d’économistes repliés sur leur communauté. Elle est d’abord épistémologique. Elle interroge la validité des théories économiques dominantes à partir des critères universels de la science et exige de sa discipline qu’elle s’ouvre aux autres pensées et au monde. Car Olivier Favereau maîtrise brillamment sa discipline. Et c’est au nom même de cette érudition, qu’il peut être un redoutable procureur des théories économiques dominantes ; un procureur convaincu que l’hétérodoxie constitue aujourd’hui une hygiène scientifique indispensable pour sa discipline.

    Une coopération facile et féconde

    3Comme chercheur en sciences de gestion, j’ai aussi beaucoup travaillé à la critique et à la fondation d’une discipline, dont l’identité universitaire est encore jeune, mais dont l’objet est plus ancien que les sociétés modernes et qui appartiennent à une tradition théorique profondément distincte de la pensée économique (David, Hatchuel et Laufer, 2013).

    4Au fondement des sciences de gestion, il y a l’idée que l’action collective ne peut être réduite ni à un principe, ni à un sujet totalisateur. C’est d’abord une vérité logique : si de telles totalisations existaient alors l’action collective ne serait plus… collective ! C’est aussi une vérité empirique : les « marchés » ne se régulent pas eux-mêmes ; pas plus qu’un dictateur ne peut, seul et sans efforts, maintenir son pouvoir. L’existence et la survie de toute action collective dépend de dispositifs cognitifs, symboliques et techniques qu’il faut étudier avec le plus grand soin. Et aucune action collective ne serait viable si les individus ne poursuivaient que leur propre intérêt. Ils ne pourraient même pas coordonner leurs efforts pour chasser en groupe. Pour autant, l’idée que les comportements des individus sont totalement déterminés par des normes ou des institutions est tout aussi inacceptable. Car l’action collective n’est jamais close : elle ne cesse de créer du nouveau, de l’inédit, qui ouvre des espaces de variation et de contestation. L’action « gérée » n’est concevable ni dans une théorie totalisante du marché, ni dans une théorie totalisante du chef, de la norme, ou de l’institution. Les sciences de gestion modélisent l’action collective non comme la manifestation de lois qui seraient antérieures et déterminantes mais comme un espace à la fois réglé et générateur de nouvelles règles.

    5Il y a ainsi dans le programme des sciences de gestion, au moins une proximité épistémologique avec la recherche du réel qui marque l’hétérodoxie économique d’Olivier Favereau. Cette proximité a rendu facile et féconde notre coopération dans deux projets, relativement novateurs, où Olivier Favereau a montré un talent peu commun pour fédérer des équipes venues d’horizons divers autour de problématiques ouvertes et exploratoires.

    L’École doctorale « Économie, organisation, Sociétés » (EOS)

    6En 2000, la création d’une École doctorale commune à l’université de Paris Ouest Nanterre et à l’école des Mines de Paris (MinesParisTech) relevait de l’improbable. La surprise s’accroît si l’on sait que cette aventure a aussi été initiée avec l’ESCP-EAP, l’école Polytechnique et l’ESSEC.

    7Pour comprendre les origines de ce projet, il faut se souvenir qu’au début des années 1990, le paysage académique présente plusieurs avancées. Les courants sociologiques atteignent une réelle identité académique. Les sciences de Gestion ont acquis leur autonomie et développent, notamment, une vision plus critique des discours managériaux. La recherche économique se développe autour de spécialités (énergie, santé, environnement…) ou autour de nouveaux objets : le contrat, la convention, la transaction, le capital humain… La fragmentation disciplinaire reste forte, mais de grands constats sont mieux partagés : le rejet des idéalisations trompeuses du rapport marchand ; la nécessaire prise en compte des conditions organisationnelles et cognitives de toute institution ; la reconnaissance des évolutions historiques dans chaque discipline.

    8Une nouvelle association savante, issue du progressisme américain, la Society for the Advancement of Socio-Economics (SASE) offre une nouvelle plateforme d’échanges, autour de propositions similaires. Sa section française, l’ADSE, est aussi très active. Elle est alors animée par Jean-Michel Saussois de l’ESCP, puis par Romain Laufer d’HEC et organisera de grands colloques pluridisciplinaires marquants, notamment sur l’inscription sociale du marché et sur la confiance. Ainsi s’était constitué un réseau de chercheurs de traditions disciplinaires différentes, mais qui partageaient ces orientations épistémologiques. C’est dans ce cadre que j’ai connu Olivier Favereau.

    9L’avènement des écoles doctorales apporta à ce réseau un support institutionnel novateur. L’idée d’une École doctorale « Économie, Organisations, société » naquit d’une série de rencontres entre Olivier Favereau pour Nanterre, Philippe Lorino pour l’Essec, Jacques Girin pour l’École Polytechnique, Hervé Laroche et Jean-Michel Saussois pour l’ESCP, enfin, moi-même pour l’école des Mines de Paris. Olivier Favereau accepta de porter le projet et en fut son premier directeur. En 2000, l’école EOS fut officiellement créée avec l’école des Mines de Paris et l’université Paris-Ouest comme partenaires co-accrédités1. Quinze après sa création, on peut constater que cette École doctorale, a su favoriser la création de nouveaux Masters et ouvrir des pistes théoriques et méthodologiques qui se sont révélées fructueuses pour aborder les bouleversements violents qui allaient survenir : l’arrivée et l’explosion d’Internet et des TIC, la bulle financière et son effondrement, l’innovation intensive, etc.

    Le Collège des Bernardins et la nouvelle question de l’entreprise

    10Une École doctorale peut offrir un cadre favorable à de nouveaux programmes scientifiques. Ce fut le cas du programme de recherche qui de 2009 à 2014, dans le cadre du collège des Bernardins, allait reprendre avec un regard renouvelé la question de l’entreprise.

    11Quelque temps avant, et avec le soutien de l’école doctorale, Olivier Favereau, Franck Aggeri et moi-même avons dirigé un colloque de Cerisy sur « l’activité marchande sans le marché ? » (Hatchuel, Favereau, Aggeri, 2010). Ce colloque voulait montrer que l’analyse scientifique des échanges marchands aboutissait à une remise en cause des théories du « marché ». À la suite de ce colloque, Antoine Frérot président de Veolia, et partenaire de Cerisy, avait suggéré que des chercheurs traitent avec autant de rigueur que possible de la question « À qui appartiennent les entreprises ? ». En parallèle, avec Blanche Segrestin (Hatchuel et Segrestin, 2007), nous avions introduit la notion de « néo-compagnie » pour décrire les effets du capitalisme financier sur la structure et la gestion des grandes entreprises.

    12Ces travaux nous conduisirent à répondre ensemble à l’appel des Bernardins en proposant un programme de recherches sur « la propriété et les responsabilités des entreprises » qui fut retenu. Outre l’économie, la gestion et la sociologie, ce programme s’est largement ouvert aux chercheurs en droit et a pu travailler en liaison avec Baudoin Roger, co-responsable d’un département de recherche des Bernardins. Les propositions issues de ces recherches ont donné lieu à plusieurs publications, à deux colloques marquants ainsi qu’à de nombreuses rencontres avec des responsables patronaux et syndicaux. Elles éclairent le cheminement intellectuel d’Olivier Favereau comme économiste hétérodoxe engagé dans des échanges intensifs avec des chercheurs venus d’autres horizons.

    L’hygiène scientifique est-elle une hétérodoxie ?

    13Si l’hétérodoxie est pensée non comme une dissidence mais comme un enrichissement, le dispositif de recherche mis en place aux Bernardins offrait un cadre idéal de travail.

    14C’est d’abord en droit, qu’Olivier Favereau, trouve une nouvelle mise à distance des crédos économiques sur la société anonyme. Il adhère à l’interprétation proposée par Jean-Philippe Robé selon laquelle « les actionnaires ne sont pas propriétaires de l’entreprise ». Puis, à l’idée que la notion de propriété, dans sa définition classique, ne peut pas s’appliquer à une construction collective comme celle de « personne morale » trop négligée par les économistes.

    15En sciences de gestion, il reprend l’idée générale d’apprentissage collectif (Hatchuel, 1994) qui permet de caractériser le métabolisme d’une organisation au-delà de toute division du travail. Cette notion offre une alternative puissante à la conception de l’entreprise vue comme nœud de contrats ou comme un ensemble de facteurs de production.

    16Mais pour qualifier l’entreprise, la notion d’apprentissage collectif doit être spécifiée. On aboutit ainsi à la notion de « création collective », que j’ai proposée avec Blanche Segrestin pour mieux rendre compte de l’entreprise dans sa forme historique moderne de la fin du XIXe siècle (Segrestin et Hatchuel, 2011). Cette notion précise les types d’apprentissages collectifs qui favorisent la recherche, l’invention technique et la conception de richesses nouvelles. Car il y a dans l’entreprise moderne un fonctionnement qui n’est pas réductible à la simple combinaison de compétences acquises sur un marché. Il n’y a d’entreprise, au sens moderne de ce terme, que s’il y a génération de nouveaux biens et de nouvelles compétences. Cette définition était aussi cohérente avec le point de vue des sociologues qui pensent le travail, à la fois comme espace de réalisation de soi et comme espace de formation d’appartenances, de solidarités et d’identités contingentes aux activités.

    17Outre, cette nouvelle plateforme théorique, le programme des Bernardins conduisit à plusieurs propositions en matière de politique publique : nouveau statut de « société à objet social étendu », participation accrue des salariés aux conseils d’administration, refonte des droits des actionnaires, constitutionnalisation des entreprises, etc. Elles passent pour des non-sens aux yeux de l’orthodoxie économique la plus répandue. Car le droit des sociétés y est considéré comme une donnée « naturelle » du capitalisme, et donc comme la façon « optimale » de répartir les intérêts du capital et ceux du travail.

    18Un tel cheminement intellectuel relève, à l’évidence, de l’hygiène scientifique commune. Il n’en reste pas moins qu’Olivier Favereau passe pour un économiste hétérodoxe ! Doit-on en déduire que la recherche en économie n’obéit pas aux règles scientifiques communes ?

    19Pour conclure, je voudrais adopter une perspective plus longue et plus large. Il est clair que soutenir l’enrichissement nécessaire du savoir économique par d’autres disciplines a des implications épistémologiques et politiques importantes. Cela implique de repenser la place de la science économique dans l’ensemble des sciences sociales, ainsi que la place du discours économique dans la construction du pouvoir politique. In fine, c’est la nature et la structure de ce que l’on nomme, par commodité, l’ensemble des sciences « sociales » qui doivent être revues sur quelques points principaux que je ne peux qu’esquisser ici :

    20a) On ne devrait plus confondre l’étude du phénomène économique avec la discipline éponyme. Le savoir construit par les économistes n’est donc qu’une science parmi d’autres pour comprendre la réalité économique.

    21b) L’organisation des communautés académiques, ainsi que la division du travail universitaire, reposent sur des disciplines spécialisées. Mais ces spécialisations ne correspondent pas à des phénomènes empiriques naturellement indépendants et séparables. Le découpage disciplinaire traduit des cadres de pensée, des dispositions cognitives, sociétales et culturelles, forgés par l’histoire.

    22Cette observation invite à réfléchir à l’obsolescence relative des cadres disciplinaires et le cas échéant à en créer de nouveaux. Elle implique aussi la recherche des configurations pluridisciplinaires les plus fécondes. Le travail mené dans le cadre du Collège des Bernardins a mis en évidence certaines de ces configurations favorables. Elles produisent des hybridations inattendues et donc un remaniement du panorama d’ensemble, mais elles exigent un effort important de clarification de la généalogie et de l’histoire des disciplines, aussi anciennes soient-elles.

    23Cet effort généalogique a joué un rôle important dans la construction récente des sciences de gestion. À l’instar de la médecine – et aussi du droit – les sciences de gestion remontent à la plus haute antiquité car toutes trois étudient des catégories fondamentales et universelles de l’agir humain. La médecine étudie le « soin », le droit, le « jugement et la sanction équitables ». Quant aux sciences de gestion, elles naissent avec la question de l’action collective « responsable » (Hatchuel, 2013) où la responsabilité est une notion constitutive de l’action collective elle-même : car il y a toujours un autrui auprès duquel une action doit répondre. Dans ce cadre, la rationalité utilitariste est une modalité de la responsabilité, qui n’a aucun sens per se.

    24L’économie et la sociologie se sont constituées comme disciplines autonomes, du moins en occident, avec la formation des États modernes. Cette division est elle-même tributaire des registres de l’action (publique ou privée) qui ont été associés, au cours de l’histoire, à l’un ou l’autre de ces domaines. Il y a donc hétérogénéité et historicité dans la construction épistémologique des différentes sciences que l’on dit, faute de mieux, « sociales ». La pluridisciplinarité ne peut donc pas fonctionner à la manière d’un lego, comme l’assemblage de pièces clairement isolables et rendues compatibles par une conception commune préalable. Elle suscite nécessairement des confrontations, des mises en perspectives nouvelles, des réaménagements ou des émergences inattendues.

    25Aussi, doit-on encore parler « d’économie hétérodoxe » ? L’hétérodoxie économique s’éloigne des courants dominants mais voudrait maintenir l’existence d’un champ du savoir ‒ l’économie ‒ dont l’identité resterait, malgré tout, préservée.

    26Mes recherches sur l’épistémologie des sciences de gestion m’inclinent à penser dans une autre direction. Il me semble que l’hétérodoxie économique devra franchir le Rubicon2 et reconnaître qu’elle explore un savoir nouveau qui ne correspond plus à ce qui a pris forme, au cours de l’histoire, sous le nom de « théorie économique ». Il ne suffira pas non plus de reprendre la tradition de « l’économie politique » car les bases traditionnelles de l’action politique sont elles-mêmes en mutation, sinon en crise. Il faut donc partir des nouvelles conditions de la production des richesses (incluant l’état de la planète) et des nouvelles réalités politiques du monde3. Je suis aussi convaincu, que dans cette perspective, l’histoire et les sciences de gestion offrent des paradigmes alternatifs à l’homo economicus ou à la totalisation sociologique.

    Bibliographie

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    Format

    Hatchuel, A. (2015). Apprentissages collectifs et activités de conception. Revue Française De Gestion, 41(253), 121-137. https://doi.org/10.3166/rfg.253.121-137
    Hatchuel, A., Favereau, O., & Aggeri, F. (Eds.). (2010). L’activité marchande sans le marché ?. Presses des Mines. https://doi.org/10.4000/books.pressesmines.1207
    Levillain, K., Segrestin, B., & Hatchuel, A. (2014). Repenser les finalités de l’entreprise. La contribution des sciences de gestion dans un monde post-hégélien. Revue française De Gestion, 40(245), 179-200. https://doi.org/10.3166/rfg.245.179-200
    Hatchuel, Armand. “Apprentissages Collectifs Et activités De Conception”. Edited by Jérôme Barthélemy and Jean-Philippe Denis. Revue Française De Gestion 41, nos. 253 (November 2015): 121-37. doi:10.3166/rfg.253.121-137.
    Hatchuel, Armand, Olivier Favereau, and Franck Aggeri, eds. L’activité Marchande Sans Le Marché ?. []. Presses des Mines, 2010. doi:10.4000/books.pressesmines.1207.
    Levillain, Kevin, Blanche Segrestin, and Armand Hatchuel. “Repenser Les finalités De l’entreprise. La Contribution Des Sciences De Gestion Dans Un Monde Post-hégélien”. Revue française De Gestion 40, nos. 245 (December 28, 2014): 179-200. doi:10.3166/rfg.245.179-200.
    Hatchuel, Armand. “Apprentissages Collectifs Et activités De Conception”. Revue Française De Gestion, edited by Jérôme Barthélemy and Jean-Philippe Denis, vols. 41, nos. 253, Nov. 2015, pp. 121-37. Crossref, https://doi.org/10.3166/rfg.253.121-137.
    Hatchuel, Armand, et al., editors. L’activité Marchande Sans Le Marché ?. [], Presses des Mines, 2010. Crossref, https://doi.org/10.4000/books.pressesmines.1207.
    Levillain, Kevin, et al. “Repenser Les finalités De l’entreprise. La Contribution Des Sciences De Gestion Dans Un Monde Post-hégélien”. Revue française De Gestion, vols. 40, nos. 245, Dec. 2014, pp. 179-00. Crossref, https://doi.org/10.3166/rfg.245.179-200.

    Cette bibliographie a été enrichie de toutes les références bibliographiques automatiquement générées par Bilbo en utilisant Crossref.

    Albert David, Armand Hatchuel et Romain Laufer, 2013, « Les nouvelles fondations des sciences de gestion », 3e édition, Presses des Mines.

    Armand Hatchuel, 1994, « Apprentissages collectifs et activités de conception », Revue Française de Gestion, n° 99, p. 10-120.

    10.3166/RFG.253.121-137 :

    Armand Hatchuel, 2013, « Les origines de la gestion scientifique », dans J.M. Saussois (éd.), Les organisations, Paris, Sciences Humaines.

    Armand Hatchuel, Olivier Favereau et Franck Aggeri, 2010, « L’activité marchande sans le marché ? », Colloque de Cerisy, Presses des Mines.

    10.4000/books.pressesmines.1207 :

    Armand Hatchuel et Blanche Segrestin, 2007, « La société contre l’entreprise ? Vers une norme d’entreprise à progrès collectif », Revue Droit et Société, n° 65, p. 27-40.

    Kevin Levillain, Blanche Segrestin et Armand Hatchuel, 2014, « Repenser les finalités de l’entreprise : la contribution des sciences de gestion dans un monde post-hégélien » Revue Française de Gestion, vol. 8, n° 245, p. 179-200.

    10.3166/rfg.245.179-200 :

    Blanche Segrestin et Armand Hatchuel, 2011, Refonder l’entreprise, Paris, Seuil, coll. La république des idées.

    Notes de bas de page

    1 Je fus nommé au Conseil de l’école doctorale comme représentant de l’école des Mines de Paris.

    2 En 2014, de nombreux économistes français, dont Olivier Favereau, ont demandé la création d’une nouvelle section du conseil national des universités. Il me semble que ce choix est celui qui découle de l’hygiène scientifique la plus commune.

    3 Ce que nous avons défini comme un monde post-hégélien, dans un article récent (Levillain, Segrestin et Hatchuel, 2014).

    Auteur

    • Armand Hatchuel

      Mines ParisTech, PSL Research University, Membre de l’Académie des Technologies

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    1 Je fus nommé au Conseil de l’école doctorale comme représentant de l’école des Mines de Paris.

    2 En 2014, de nombreux économistes français, dont Olivier Favereau, ont demandé la création d’une nouvelle section du conseil national des universités. Il me semble que ce choix est celui qui découle de l’hygiène scientifique la plus commune.

    3 Ce que nous avons défini comme un monde post-hégélien, dans un article récent (Levillain, Segrestin et Hatchuel, 2014).

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    Hatchuel, A. (2016). Pluridisciplinarité. In P. Batifoulier, F. Bessis, A. Ghirardello, G. de Larquier, & D. Remillon (éds.), Dictionnaire des conventions. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.14459
    Hatchuel, Armand. « Pluridisciplinarité ». In Dictionnaire des conventions, édité par Philippe Batifoulier, Franck Bessis, Ariane Ghirardello, Guillemette de Larquier, et Delphine Remillon. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2016. doi:10.4000/books.septentrion.14459.
    Hatchuel, Armand. « Pluridisciplinarité ». Dictionnaire des conventions, édité par Philippe Batifoulier et al., Presses universitaires du Septentrion, 2016, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.14459.

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    Batifoulier, P., Bessis, F., Ghirardello, A., de Larquier, G., & Remillon, D. (éds.). (2016). Dictionnaire des conventions. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.septentrion.14349
    Batifoulier, Philippe, Franck Bessis, Ariane Ghirardello, Guillemette de Larquier, et Delphine Remillon, éd. Dictionnaire des conventions. Villeneuve d’Ascq: Presses universitaires du Septentrion, 2016. doi:10.4000/books.septentrion.14349.
    Batifoulier, Philippe, et al., éditeurs. Dictionnaire des conventions. Presses universitaires du Septentrion, 2016, https://doi.org/10.4000/books.septentrion.14349.
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