Conclusion
La résilience, un concept opératoire pour l’histoire des villes portuaires
p. 267-274
Texte intégral
1Le concept de résilience est à la mode et, pour cette raison même, court le risque de perdre de sa substance. Sa plasticité, qui l’a fait entrer dans l’usage courant, menace son intégrité scientifique. Mais puisque cet ouvrage, conçu avant la pandémie de 2020, l’a érigé en catégorie d’analyse pour l’histoire, il est alors temps de le ressaisir, de le regarder véritablement en face, afin que la communauté des historiens s’en empare. Comme le suggère l’introduction de ce volume, il est urgent de revenir au sens même du concept, de retrouver son étymologie, de dresser sa généalogie, pour tenter de mesurer ce que peut être sa portée heuristique en histoire et, à tout le moins, en histoire portuaire. Du reste, l’exhumation depuis les limbes d’internet, par Christian Borde, d’un article écrit peu avant le krach de 1929 par le professeur de l’université de Glasgow William Robert Scott, et illustré par la résilience du port éponyme, constitue un petit événement pour la communauté des historiens du fait portuaire. Et pour cause. L’histoire n’a pas encore sérieusement assimilé la notion de résilience. C’est l’un des enseignements qui ressortait déjà de la thèse de sciences politiques soutenue en 2015 à l’université de Grenoble par Léo Bourcart1. Si l’ambition est de remédier à cette lacune, il est alors décisif de revenir aux définitions originelles du concept pour bien le saisir. C’est à un ingénieur français, Georges Charpy, et à son test communément appelé « essai de résilience », réalisé au tout début du XXe siècle, que l’on doit l’origine du concept. Le test de Charpy consistait en effet à caractériser le comportement des métaux dans un essai de flexion par choc sur barreaux entaillés. Mais c’est véritablement grâce aux travaux de psychologues américains que l’on doit la popularité croissante du terme à partir des années 1970, et depuis une trentaine d’années en France grâce au succès médiatique des travaux de Boris Cyrulnik. En psychologie, la résilience désigne la capacité des individus à retrouver leur équilibre après un trauma, à prendre acte, par conséquent, de l’événement traumatique pour ne plus avoir à vivre dans un état dépressif chronique et même à s’appuyer dessus pour se reconstruire. Le troisième moment important dans l’histoire du concept intervient lorsque le biologiste Crawford Stanley Holling l’applique à l’écologie en 1973 dans un article qui a fait date2. Il définit la résilience comme la capacité de l’écosystème à résister à une perturbation avant que celui-ci ne change d’état et qu’il ne modifie en conséquence les variables et processus qui gouvernent son évolution. De nos jours, la résilience est devenue un concept central en physique, et plus particulièrement en mécanique des solides, en désignant une propriété qui caractérise l’énergie absorbée par un corps lors d’une déformation. La résilience a également envahi plusieurs champs des sciences humaines, comme la psychologie bien entendu, mais aussi la géographie – et le fameux concept de « ville résiliente » devenu à la mode – et enfin l’économie, ainsi que des domaines techniques comme l’informatique, la gestion, l’ergonomie, etc.
2Mais rien de tel en histoire. On aurait pu s’attendre à ce que ce concept émerge, de façon assez évidente, dans le giron de l’histoire environnementale. Toutefois la synthèse historiographique que Grégory Quenet consacre à ce champ d’étude relativement récent, n’y fait pas explicitement référence3. De même ne trouve-t-on qu’une seule occurrence du terme dans l’introduction-manifeste de l’ouvrage collectif consacré aux relations entre aménagement et environnement interrogées dans la longue durée4. En fait, la notion a davantage fait florès ces dernières années du côté de l’histoire industrielle. Il convient à cet égard de souligner la publication du colloque sur le destin des houillères, présentées comme des « territoires de la résilience5 ». Signalons, dans la même veine historiographique, les travaux menés par Pascal Raggi à l’université de Lorraine6. Néanmoins, dans tous les cas de figure précédemment cités, la notion est peu réinterrogée. Or, le retour sur le mot et son usage en histoire n’apparaît pas superflu si l’on veut en faire une véritable catégorie d’analyse. À la lumière des contributions présentées ici, il semble évident que le concept de résilience peut fort bien s’appliquer à l’histoire, que certains processus historiques relèvent du principe de résilience, mais à condition de bien préciser sa signification comme concept historique. Deux écueils apparaissent immédiatement. Le premier est de faire du terme, comme cela est trop souvent le cas, un énième synonyme des notions de reconfiguration, recréation, réinvention, d’adaptation, de reconversion, voire de bifurcation. Mis en supplément ou à la place des autres, le concept de résilience perd de facto toute singularité heuristique. Disons, d’une certaine manière, que la résilience peut se traduire par l’un de ses termes, qui en seraient une expression. Dans ce cas, ces mêmes termes s’apparenteraient à des satellites du concept de résilience mais sans s’y rapporter de façon systématique. Car la réciprocité n’est pas de mise, dans la mesure où toute dynamique de reconfiguration, d’adaptation, ou de reconversion, ne procède pas nécessairement d’un processus de résilience, sans quoi nous retomberions dans le péché originel de considérer tout processus historique comme résilient, ce qui ferait perdre instantanément le caractère singulier de ce processus. Le deuxième écueil est de nature idéologique et gonfle, cette fois-ci, la notion d’un air plutôt malsain. Si, comme cela est aussi souvent le cas, la résilience est assimilée à la seule notion de capacité d’adaptation d’un individu, d’un territoire, ou d’une communauté, à des mutations globales, telles que celles que nous vivons depuis la fin du XXe siècle, alors pointe le danger d’une sulfureuse connivence avec la philosophie spencérienne, laquelle jouit d’une nouvelle faveur auprès de la majorité des grands dirigeants politiques et économiques de la planète, de même qu’au sein des médias mainstream, fournis en « experts » acquis à la même vision du monde néolibéral. En ce sens, la capacité de résilience apparaît comme l’une des expressions du combat pour la vie chez l’individu seul responsable de son destin dans un monde où la compétitivité fait rage7.
3À l’origine de la résilience, il y a fondamentalement le choc ou le traumatisme. Que ces deux termes soient d’ailleurs répétés, par Guy Saupin et Agathe Leyssens, n’est pas anodin. La référence à la science physique et à la psychologie va de soi. Du reste, les auteurs des contributions ont assez naturellement fait usage des catégories d’analyse de la psychologie en employant les termes de vulnérabilité, de crise, de prise de conscience, et d’identité bien entendu. Comment, maintenant, caractériser le choc ou le traumatisme en histoire ? La réponse est assez simple : c’est le fait, ou l’événement, qui surgit brutalement et qui rompt la linéarité d’un processus historique. J’ouvre ici une parenthèse : la lecture d’un processus historique par la grille d’analyse de la résilience se situe aux antipodes de l’histoire structuralisante de l’École des Annales. Mieux même : plutôt que de présenter, à la manière braudélienne, des temporalités différentes qui se superposent comme des couches sédimentaires, l’entrée par la résilience permet de mettre en contact la longue durée à l’épreuve de l’événement. L’événement traumatisant renvoie à différentes catégories de faits bien identifiés : politique (révolution ou coup d’État) ; militaire (Brest et le déclenchement de la guerre contre l’Angleterre) ; géopolitique, comme, par exemple, la progression des Ottomans au XVe siècle qui conduit Gênes, à l’image de l’Europe, à regarder désormais son destin vers l’ouest et l’Atlantique ; économique, avec la crise – qu’elle soit commerciale, industrielle, financière – vécue comme menace mais aussi comme opportunité. Nous pourrions aussi évoquer les épidémies dont les premières victimes étaient souvent les populations des villes portuaires. Guy Saupin montre également que la résilience peut surgir d’une conjonction de faits dont l’enchaînement systémique, comme au nord de l’Espagne, sur un demi-siècle alimente une véritable spirale dépressive.
4À la lumière de ces premiers éclaircissements, les jalons d’une définition du concept de résilience en histoire peuvent être posés, même si celle-ci demeure évidemment grossière et imparfaite : la résilience en histoire procède de la survenance de faits qui rompent de manière brutale et dangereuse le cours de l’histoire d’une communauté, dont elle parvient à reprendre le contrôle par divers processus, en puisant dans ses propres capacités de réaction pour imaginer une nouvelle trajectoire d’avenir. Il convient de préciser que cette définition est assez proche de celle des géographes, en particulier les spécialistes de la géographie du risque. En l’occurrence, la résilience désigne le processus par lequel un « système spatial se maintient, c’est-à-dire comment un espace s’adapte, réagit et se recompose après une perturbation, cette perturbation étant le plus souvent assimilée dans la littérature scientifique à une catastrophe8 ». Toutefois, là où la géographie réfléchit sur des espaces, l’histoire, qui est science du temps humain, se propose d’analyser le processus de résilience dans la durée. Car la voie de la résilience s’inscrit dans le temps, un long parcours jalonné d’étapes, depuis la capacité jusqu’au résultat. En évoquant le taux de résilience, Christian Borde suggère même qu’elle pouvait être un phénomène mesurable. C’est une piste à creuser : la résilience est-elle un phénomène quantifiable en histoire ? Et si oui, selon quelle méthodologie ? À ce stade de la réflexion, il faut insister sur la notion de communauté, manière de dire qu’il est préférable de réfléchir sur l’objet « ville portuaire » plutôt que sur l’objet « port », même si ce dernier terme est souvent employé à titre métonymique. En effet, le port stricto sensu désigne le territoire-outil (technique, commercial, industriel, serviciel), alors que la ville portuaire est une entité plus englobante qui inclut la communauté urbaine – quand bien même le port est physiquement séparé de la ville – et les acteurs de cette communauté jouent bien évidemment le rôle primordial et moteur dans l’enclenchement du processus de résilience. À propos de l’exemple nantais, Bernard Michon évoque bien, du reste, la communauté de la ville portuaire, et non le seul port. L’autre argument qui plaide pour le choix de la ville-port comme terrain privilégié d’observation est qu’elle démontre, comme l’avancent certains, des capacités de résilience à travers l’histoire supérieure aux autres types de villes. C’est là aussi une piste à creuser.
5Les acteurs sont au cœur du processus de résilience : dotés de capacités d’analyse et d’interprétation des événements, ils entament un travail d’introspection sur le passé légué, le présent problématique, et le futur désirable de la ville portuaire. In fine, capacité est donnée aux acteurs de transformer le diagnostic en action. Dans plusieurs cas, leur rôle primordial est parfaitement mis en lumière, même si c’est surtout celui des élites économiques locales qui reste le plus souvent interrogé au détriment des autres catégories de la communauté urbaine. Nous voyons ainsi les milieux d’affaires dunkerquois faire bifurquer la vocation de la Citadelle. Christian Borde montre le rôle des organisations patronales européennes dans la reconversion des ports du vieux continent pendant l’Entre-deux-guerres. Fabien Bartolotti souligne le rôle précoce, mais méconnu, du patronat marseillais dans la reconversion d’un port à vocation essentiellement coloniale vers un port d’hydrocarbures. Jean-François Grevet met en lumière dans la réinvention de la trajectoire barcelonaise l’action du patronat catalan à travers la figure d’Antoni Vila Casas, mais aussi celles des architectes et universitaires associés à des collectifs d’habitants. La réinvention du port repose donc sur la prise de conscience des acteurs – cette expression figure d’ailleurs dans le titre de la contribution d’Alexandre Fernandez – et de leurs capacités de réaction. La notion de réaction est centrale, mais tout le problème est de percevoir le moment de son déclenchement et sa durée de maturation. À propos de Gênes, Bastien Carpentier évoque « une histoire de résilience lente » qui s’écoule sur quelque trois quarts de siècle, entre la prise de Constantinople en 1453 et la « volte-face » de 1528. À Brest, en revanche, sitôt la guerre contre l’Angleterre déclenchée, la réaction est immédiate puisque le négoce prend le relais d’un arsenal rapidement réduit à l’inaction par le blocus. Tous les ingrédients d’une résilience en germe se trouvent ici : un événement brutal qui interrompt le cours de l’histoire, et une communauté qui en prend rapidement conscience et qui réagit par une stratégie d’adaptation. Et pourtant, on voit aussi qu’un acteur extérieur – le Comité de salut public – joue un rôle majeur dans la redéfinition de l’activité du port de Brest ; on sait aussi, si l’on scrute la longue durée, qu’une fois la paix revenue en 1815, Brest renoue avec sa vocation militaire initiale. Alors véritable processus de résilience, ou bien plus sûrement simple stratégie d’adaptation en partie imposée de l’extérieur ? La question est posée. Cet exemple fait figure de cas-limite des expériences de résilience. Mais les cas-limites sont toujours pertinents pour parvenir à définir un concept en histoire. Restons sur la thématique de la guerre, car c’est l’événement traumatique par excellence qui menace la communauté dans sa survie. À cet égard, les bombardements, la destruction et la reconstruction de Saint-Nazaire après 1945, rappellent l’enjeu suivant déjà tant décrit pour d’autres villes martyres : comment une ville à l’urbanisme entièrement neuf, et sans âme, reconstruit son identité, fondée à la fois sur des permanences (la construction navale, la permanence de la culture ouvrière) et des innovations (requalification du centre-ville et du waterfront) ? La prise de conscience de la communauté pour reprendre son destin en main la mène face à un dilemme : renouer avec une trajectoire considérée comme heureuse, ou bien faire le choix d’une bifurcation radicale parce que le passé apparaît impossible ou indésirable à reconstituer ? Autrement dit, pour utiliser une expression du registre économique particulièrement parlante, faut-il demeurer dans une sorte de « sentier de dépendance », en sortir et bifurquer de trajectoire, ou encore, comme à Saint-Nazaire, concilier les deux scenarii ?
6Sur le chemin de la résilience-processus, les étapes sont nombreuses, et cette réflexion montre qu’il est indispensable de se départir de toute tentation téléologique, parce que la résilience est l’expression d’un cheminement autonome et donc libre. Elisa Tizzoni décrit les vocations multiples de La Spezia depuis le XIXe siècle ; des vocations qui tantôt cohabitent, tantôt se concurrencent, avec des périodes où certaines d’entre elles sont minorées au profit des autres. Le cas de Dunkerque se présente aussi comme un observatoire privilégié des situations de résilience. Agathe Leyssens montre comment la Citadelle de Dunkerque, un espace à vocation militaire, devient l’emblème du port commercial au XVIIIe siècle. L’étude comparative des ports du nord de l’Espagne par Guy Saupin rappelle comment chacun d’entre eux mesure les avantages comparatifs dont il dispose pour dessiner son futur commercial. Comment évaluer le résultat d’un chemin de résilience ? Nous dirons, à la lumière des pages précédentes, que la résilience des villes portuaires inscrit son empreinte dans l’activité, l’espace, et la société, de la ville-port. Par activité, entendons celle des reconversions économiques, parfois spectaculaires et même inattendues, qui sont l’expression d’une bifurcation radicale de trajectoire. Paolo De Martino, Carola Hein, et Christine Stroobandt, l’ont bien montré à propos de Dunkerque au XXe siècle, où l’activité pétrolière a entraîné des reconfigurations multiples, alors que sa disparition sur plus d’un siècle participe à l’identité économique de la ville, pose non seulement le problème de sa reconfiguration économique, mais aussi de son territoire et de sa société. À Marseille, la réinvention du port grâce aux hydrocarbures présente des effets d’entraînement et de régénération dans des filières connexes, mais menace aussi certains équilibres économiques, comme le montre a posteriori la responsabilité d’un secteur devenu hégémonique dans l’économie locale.
7Au terme du chemin de la résilience se pose bien entendu aussi la question de l’identité recouvrée, ou recomposée, de la ville portuaire. Depuis quelques années, l’identité des villes-ports a fait l’objet d’une littérature prolifique. Mais il semble qu’elle puisse être interrogée à nouveaux frais à la lumière de la problématique de la résilience. Bernard Michon montre comment une spécialisation portuaire, à savoir celle de Nantes dans la traite négrière, a pu déterminer à un moment de son histoire l’identité de la ville, et comment aussi cette identité est devenue presque traumatisante à la fin du XXe siècle, poussant la ville à entamer un travail de réinvention identitaire radical pour se réconcilier en quelque sorte avec un passé désormais jugé infâme et douloureux. Quant à Éric Saunier, il rappelle de façon plus inattendue combien les grands bombardements subis par Le Havre au cours de son histoire ont pu façonner dans sa longue durée, au-delà de leurs aspects matériellement destructeurs et psychologiquement traumatisants, une « conscience légaliste » qui est devenue une composante forte de l’identité locale. En dernier lieu, la notion d’héritage et celle de mémoire, avec tout ce que cela comporte de refoulement ou d’antagonismes, méritaient d’être réinterrogées. C’est tout l’enjeu de la contribution de Jean-François Grevet à propos de la « réinvention » des villes portuaires espagnoles au tournant du XXe siècle. Dans le cadre qui nous intéresse, le risque potentiel d’une ville-port sans mémoire constitue un facteur traumatique supplémentaire.
8Comme le rappelait François Chappé dans un bel ouvrage posthume9, la mise en patrimoine n’est pas un acte nostalgique, et ne doit pas l’être en tout cas. Elle doit avoir pour but de faire le lien entre le passé, le présent, et l’avenir. C’est un acte politique au sens noble du terme. Le fait d’avoir choisi à Dunkerque l’ancienne halle aux sucres aujourd’hui transformée en learning center, pour organiser le colloque qui est à l’origine des textes présentés ici, en est le symbole. En ce qui concerne la ville portuaire, la valorisation des anciennes friches portuaires, ou industrielles, n’est-elle pas la stratégie résiliente par excellence, visant à ressusciter la vie des délaissés portuaires mais sur un autre mode ? Nous y sommes : resilio ; le saut en arrière, le saut en arrière pour rebondir, ou le travail de la mémoire comme terminus ad quem possible du chemin de résilience.
Notes de bas de page
1 Léo Bourcart, Émergence et usages du concept de résilience dans les mondes académique et institutionnel, thèse de doctorat en science politique, université de Grenoble Alpes (sous la direction de Claude Gilbert), 2015.
2 Crawford S. Holling, « Resilience and Stability of Ecological Systems », Annual Review of Ecology and Systematics, vol. 4, 1973, p. 1-23.
3 Grégory Quenet, Qu’est-ce que l’histoire environnementale ? (L’environnement a une histoire), Seyssel, Champ Vallon, 2014.
4 Patrick Fournier, « Pour une histoire environnementale de l’aménagement territorial », in Patrick Fournier et Geneviève Massard-Guilbaud (dir.), Aménagement et environnement. Perspectives historiques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 11.
5 Sylvie Aprile, Matthieu de Oliveira, Béatrice Touchelay, Karl-Michael Hoin (dir.), Les Houillères entre l’État, le marché et la société. Les territoires de la résilience (XVIIIe-XXIe siècles), Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2015.
6 Ce projet porté entre 2016 et 2017 par la Maison des Sciences de l’Homme de Lorraine, s’intitulait « De l’après-mine au renouveau minier. Résilience et résistance au changement dans un ancien bassin minier transfrontalier face à un nouveau projet d’exploitation industrielle du sous-sol ». Pascal Raggi (dir.), Un après-mine imprévu. Entre craintes et attentes, quand l’exploitation du sous-sol redevient d’actualité en Lorraine, Nancy, Presses universitaires de Nancy – Éditions universitaires de Lorraine, 2019.
7 Léo Bourcart, op. cit., p. 123-125.
8 Ibid., p. 49.
9 François Chappé, Histoire, Mémoire, Patrimoine. Du discours idéologique à l’éthique humaniste, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010.
Auteur
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