Liste des contributeurs et contributrices

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Texte intégral

1Grégory Aiguier est docteur en sciences médicales (Institut de Recherche Santé-Société/École de Santé Publique, Université Catholique de Louvain), qualifié au CNU en section 72 « épistémologie, histoire des sciences et des techniques » et en section 70 « Sciences de l’éducation ». Il est actuellement enseignant-chercheur/Maître de conférences au sein du Centre d’Éthique Médicale (CEM/EA 7446 « Ethics ») où il y occupe les fonctions de coordinateur pédagogique en charge de l’innovation et de l’évolution des formations. Il est également responsable pédagogique du Diplôme Universitaire d’Éthique de la Santé (DUES) et de la formation « Éthique et Grand Âge ». Ses travaux de recherche portent principalement sur l’apprentissage de l’éthique dans le secteur sanitaire et médico-social, sur les modalités d’intervention en éthique clinique et organisationnelle, et sur la nécessité de penser le soin comme une activité collective dans une perspective de renforcement du partenariat avec le patient et de démocratie en santé.

2Stefana Broadbent se définit comme une anthropologue des pratiques numériques. Elle est Visiting Professor à l’École Polytechnique de Milan et Fellow of the Centre for Digital Anthropology at UCL London. Entre 2014 et 2016 elle a dirigé l’unité de Collective Intelligence à Nesta. Précédemment Stefana a été Professeure en Digital Anthropology dans le département d’Anthropologie de UCL. En Grande Bretagne, elle est cofondatrice de l’organisation Cleanweb qui soutient la diffusion des services numériques pour combattre le changement climatique. Ses publications récentes incluent des chapitres dans le The Onlife Manifesto (2015) et Digital Anthropology (2012) et un livre Intimacy at Work (Routledge 2016) Stefana a obtenu un Ph. D. en Sciences Cognitives à l’Université d’Edinburgh, et une Licence en Psychologie Génétique à l’Université de Genève.

3Yves Citton est professeur de littérature et médias à l’université Paris 8 Vincennes-Saint Denis et co-directeur de la revue Multitudes. Il a publié récemment Contre-courants politiques (Fayard, 2018), Médiarchie (Paris, Seuil, 2017), Pour une écologie de l’attention (Paris, Seuil, 2014), Gestes d’humanités. Anthropologie sauvage de nos expériences esthétiques (Armand Colin, 2012), Renverser l’insoutenable (Seuil, 2012), Zazirocratie. Très curieuse introduction à la biopolitique et à la critique de la croissance (Paris, Éditions Amsterdam, 2011), L’Avenir des Humanités. Économie de la connaissance ou cultures de l’interprétation ? (Éditions de la Découverte, 2010), ainsi que Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche (Éditions Amsterdam, 2010). Ses articles sont en accès libre sur www.yvescitton.net.

4Jean-Philippe Cobbaut est juriste, philosophe, docteur HDR en Santé Publique. Il est professeur d’Éthique Médicale et dirige le Centre d’Éthique Médicale de l’Université Catholique de Lille (composante de l’EA 7446 ETHICS), centre de recherche, de formation et d’intervention dans le secteur sanitaire et médico-social. Dans cadre, il coordonne l’option « Éthique, santé et institution » du Master 2 de l’Institut Universitaire Santé Social. Il est également professeur éthique et de droit de la santé à la faculté de médecine et à la faculté de santé publique de l’Université Catholique de Louvain et membre associé de l’Institut de Recherche Santé et Société (IRSS-HELESI). Ses travaux de recherche portent sur l’éthique clinique, l’éthique organisationnelle et les politiques publiques dans le secteur de santé. Il est également investi dans plusieurs projets de recherche action visant à promouvoir l’inclusion, la participation sociale et l’exercice de leur droit par les personnes en situation de handicap.

5Nathalie Grandjean est docteure en Philosophie et maître de Conférences au Centre de Recherche en Information, Droit et Société (CRIDS), à l’Université de Namur. Ses domaines de recherche sont le corps et la technologie, la philosophie féministe et de genre, la surveillance, et la philosophie des sciences et des techniques. Elle enseigne l’éthique du numérique et de la surveillance dans le Master interuniversitaire en Cybersécurité (UCL-ULB-UNamur-ERM) et la philosophie féministe et de genre dans le Master Interuniversitaire en Études de Genre (UCL-ULB-UNamur-USaintLouis-ULiège-UMons). Elle a notamment édité l’ouvrage « Corps et Technologies. Penser l’hybridité » (avec Claire Lobet, Peter Lang, 2012). Elle est aussi administratrice de Sophia, le réseau belge d’études de genre.

6Emmanuel Kessous est professeur de sociologie à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement (AgroParisTech) et chercheur au LISIS. Il a auparavant été professeur à l’université de Nice Sophia Antipolis et a travaillé pendant treize ans au centre de recherche et développement de France Télécom (Orange labs). Il a coordonné de nombreux ouvrages collectifs et numéros de revue dans les domaines de la sociologie économique et de la sociologie du numérique. Parmi celles-ci, nous pouvons citer Le travail avec les technologies de l’information (Hermès, 2005, avec J.-L. Metzger), La sécurité dans un monde numérique (Annales des télécommunications, 2007, avec S. Proulx), La consommation et la protection de l’environnement (L’Harmattan, 2011 avec S. Barrey), Le travail ordinaire de la sécurité (Réseaux, 2012, avec J. Denis), La fabrique de la vente (Presses des Mines, 2014, avec A. Mallard). En 2012, il publie aux éditions Armand Colin, L’attention au monde. Sociologie des données personnelles à l’ère numérique.

7Valérie Kokoszka est docteure en philosophie (UCL) et maître en management des institutions de soins et de santé (Solvay Business School), elle a été chercheuse au Centre de Philosophie du Droit-UCL (1994-2005) et chargée de recherches au FNRS (2001-2005) pour un projet dédié à la phénoménologie husserlienne et l’idéalisme fichtéen. Elle a ensuite poursuivi une carrière dans le secteur privé. Elle est actuellement maître de conférences au Centre d’Éthique Médicale (EA7446 ETHICS) où elle est responsable de la création d’un master en éthique et gouvernance des soins et de la santé. Elle articule une recherche a) fondamentale ancrée dans la phénoménologie et l’idéalisme, autour de la générativité des formes de vie et des habitus ; b) appliquée consacrée à la gouvernance réflexive en santé ; C) une éthique des nouvelles technologies. Elle a dirigé un livre consacré à La politique du médicament en Belgique, (2015) et est l’auteur de deux ouvrages : Le devenir commun. Corrélation, habitualité et typique chez Husserl (2004) et La médiation de l’expérience. Sur l’incarnation de la liberté dans l’idéalisme transcendantal (2005), prix de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique (2004).

8Patrick Landman est psychiatre, pédopsychiatre, psychanalyste et juriste. Ancien Président de « La convention Psychanalytique » et d’« Espace Analytique », il est l’actuel Président d’« Initiative pour une Clinique du Sujet STOP DSM ». Il est également Président du Conseil Scientifique d’« Autisme Espoir Vers l’École ». Il est l’auteur de Tristesse Business (Érès, 2013), de Tous Hyperactifs (Albin Michel, 2015) et de « Le refoulement » (Érès, 2015). Son dernier article paru est « La psychanalyse est morte par les autismes, Vive la psychanalyse pour les autismes ».

9Claire Lobet-Maris est sociologue et docteure en Sciences du Travail (Université Catholique de Louvain, Belgique). Elle est Professeure ordinaire en sociologie à la Faculté d’Informatique de l’Université de Namur (Belgique) où elle enseigne les théories générales de la sociologie, la sociologie des organisations et de l’espace. Depuis quelques années elle enseigne également les méthodes créatives inspirées des arts plastiques. Au niveau de la recherche, Claire Lobet-Maris est directrice de recherche au Centre de Recherche Droit Information et Société où elle dirige l’Unité Technologie et Société. Ses recherches portent sur les transformations qu’introduisent les nouvelles technologies de l’information dans notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes, qu’elle a plus particulièrement étudiées dans les champs de la santé, de la surveillance et de l’organisation. Elle est membre de l’Académie Royale de Belgique. Elle a été membre du groupe CERNA en charge des aspects éthiques pour le groupe Allistene (Alliance des Sciences et Technologies du Numérique – CNRS INRIA) ainsi que du Onlife Group, DG CONNECT, en charge de réfléchir les aspects éthiques et sociologiques de l’agenda digital 2020 de l’Union Européenne. Elle a été Vice-Rectrice de l’Université de Namur (2013-2017).

10Alain Loute est maître de conférences au Centre d’éthique médicale (composante de l’EA 7446 ETHICS) de l’Université Catholique de Lille. Docteur en philosophie de l’Université Catholique de Louvain (prix universitaire Dopp 2008) et diplômé en éthique économique et sociale, il a obtenu un mandat de Chargé de recherches au Fonds National de la Recherche Scientifique (F.R.S-FNRS) de 2007 à 2011. Il est co-titulaire de la « Chaire Droit et éthique de la santé numérique » de l’Université Catholique de Lille, de même que responsable pédagogique du Diplôme Universitaire « Santé numérique : Éthique, droit et gouvernance » de cette même université. Il est en outre chargé de cours invité au Département d’informatique de l’Université de Namur, de même que collaborateur scientifique du CRIDS (Centre de Recherche Information Droit et société) de l’Unamur. Ses thèmes de recherche sont l’éthique du soin, l’éthique des technologies ainsi que de la santé numérique (télémédecine, e-santé), l’herméneutique et la philosophie sociale. Il a co-édité récemment avec Louis Carré Donner, Reconnaître, Dominer, Trois modèles de philosophie sociale (Septentrion, 2016).

11Marc Maesschalck est professeur agrégé de philosophie à l’Université catholique de Louvain et directeur du Centre de Philosophie du Droit. Il a enseigné en Haïti, au Québec, au Luxembourg, en Suisse et en France. Il a publié de nombreuses études en philosophie sociale et politique ainsi qu’en éthique et en théorie du droit. Il intervient également en formation d’adultes dans différents secteurs d’action sociale en Belgique. Ses derniers ouvrages portent sur La Gouvernance réflexive de la recherche et de la connaissance innovante (ISTE, 2017), La cause du sujet (Lang, 2015) Democracy, Law and Governance (Ashgate, 2010), avec Jacques Lenoble. Ses travaux actuels visent à mieux cerner les conséquences d’une épistémologie décoloniale sur la théorisation des mécanismes de gouvernance et de participation dans les sociétés subalternes, tout en estimant les nouvelles formes de transaction sociale susceptibles de s’y constituer.

12Délia Popa est docteure en philosophie de l’Université de Nice, France. Elle est actuellement Maîtresse de conférences (Assistant Professor) au Département de Philosophie de l’Université de Villanova, USA. Ses recherches portent sur le problème de l’imagination et de la subjectivité, qu’elle explore dans une perspective phénoménologique nourrie par la philosophie sociale, l’éthique et l’esthétique. Elle est l’auteur de Apparence et réalité. Phénoménologie et psychologie de l’imagination (Olms, 2012) et d’un livre sur E. Lévinas, Les aventures de l’économie subjective et son ouverture à l’altérité (Lumen, 2007). Elle est également co-éditeur des volumes Person, Community and Identity (2003), La portée pratique de la phénoménologie. Normativité, critique sociale et psychopathologie (2014) et Approches phénoménologiques de l’inconscient (2015) et Phenomenological Inquiries into Psychoanalysis (2018).

13Natalie Rigaux est professeure de sociologie à l’Université de Namur. Ses travaux portent essentiellement sur les démences (maladie d’Alzheimer et troubles apparentés). Après avoir interrogé de façon critique la construction des savoirs médicaux concernant ces pathologies, elle s’est ensuite intéressée au prendre soin des professionnel.le.s de la santé. Elle a enfin mené des observations ethnographiques au domicile des personnes malades et dans les institutions soutenant la vie au domicile pour rendre compte, dans une perspective de sociologie morale et politique, de l’expérience du soin des personnes soignées et soignantes, tant proches que professionnelles.


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