Présentation des auteurs

p. 255-260


Texte intégral

François Albera

1François Albera est historien de l’art et du cinéma, professeur honoraire de l’Université de Lausanne, rédacteur en chef de 1895 revue d’histoire du cinéma. Il est éditeur et co-éditeur de textes d’Eisenstein, Kouléchov, Barnet, Vertov, des Formalistes russes, de Johan van der Keuken. Il est l’auteur de : Eisenstein et le constructivisme russe (1989 [rééd. 2019]), Albatros : des Russes à Paris 1919-1929 (1995), L’Avant-Garde au cinéma (2005), Puissances du cinéma (2016), Le cinéma au défi des arts (2019), Léger et le cinéma (2021).

Gabriel Bortzmeyer

2Docteur en études cinématographiques de l’Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, Gabriel Bortzmeyer enseigne le cinéma-audiovisuel et la littérature en CPGE. Membre du comité de rédaction de la revue Débordements, il s’essaie parfois à la chronique d’actualité et poursuit autrement des recherches autour des motifs politiques et écologiques au cinéma, dans les séries et dans les jeux vidéos. Une version remaniée de sa thèse est parue en 2020 chez Hermann sous le titre Le Peuple précaire du cinéma contemporain.

Camille Bui

3Camille Bui est maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut ACTE (Arts, créations, théories et esthétiques). L’ouvrage tiré de sa thèse, Cinépratiques de la ville. Documentaire et urbanité après Chronique d’un été, a paru en 2018 aux Presses universitaires de Provence. Ses travaux portent principalement sur le cinéma documentaire, l’articulation entre le social et l’esthétique et les liens théorie-pratique. De 2015 à 2020, elle a été critique aux Cahiers du cinéma.

Masha Cerovic

4Masha Cerovic est maîtresse de conférences à l’EHESS, historienne au CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen). Spécialiste d’histoire soviétique, ses travaux portent sur l’expérience de guerre et d’occupation en Russie et URSS. Elle a travaillé sur la Deuxième Guerre mondiale, en particulier sur la résistance armée soviétique à l’occupation nazie. Elle a publié Les Enfants de Staline. La Guerre des partisans soviétiques (1941-44) (2018, Paris, Seuil). Elle écrit actuellement une histoire sociale et culturelle des violences de guerre, s’intéressant aux manières dont elles transforment les institutions sociales, les identités et les mémoires collectives.

Vincent Deville

5Vincent Deville est maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 (Centre de recherche Rirra21), où il co-dirige depuis 2014 le Master 2 Métiers de la production. Il a publié Les Formes du montage dans le cinéma d’avant-garde (Presses universitaires de Rennes, 2014) et co-dirigé, avec Rodolphe Olcèse, l’ouvrage collectif L’Art tout contre la machine (Hermann, 2021). Ses recherches portent notamment sur la contribution des formes du montage à l’écriture de l’Histoire et sur les représentations de la nature au cinéma.

Anton Dolin

6Anton Dolin est un critique russe. Il est le rédacteur en chef de la plus ancienne revue de cinéma en Europe, Iskousstvo kino. Il a été membre des jurys de critiques Screen International aux festivals de Berlin et de Cannes. Il a également publié treize ouvrages, parmi lesquels les monographies et les livres-entretiens de cinéastes tels que Lars von Trier, Jim Jarmush, Takeshi Kitano, Alexeï Guerman, Roy Andersson ou encore Leos Carax.

Céline Gailleurd

7Céline Gailleurd est maîtresse de conférences en cinéma à l’Université Paris 8. Elle se consacre à la réalisation de films documentaires (Jean-Luc Godard le désordre exposé, Edgard Morin chronique d’un regard), et de courts métrages de fiction (Dramonasc, Harmony). Actuellement, elle coordonne l’ouvrage Le Cinéma muet italien à la croisée des arts et prépare avec Olivier Bohler le long métrage documentaire Italia, le feu, la cendre (2021) sélectionné au Torino Film Festival (39e). Ces travaux ont été développés dans le cadre du projet de recherche-création qu’elle porte au sein d’ArTeC, de l’Université Paris Lumière et de l’ESTCA dont elle est membre.

Evgeny Gusyatinsky

8Evgeny Gusyatinsky est un critique de cinéma russe et programmateur de festival. Il publie régulièrement dans les revues principales russes telles que Iskousstvo kino et Seans. Il travaille également comme programmateur au festival international de Rotterdam. Il est aussi responsable de la programmation cinéma et vidéo Garage Screen auprès du musée d’art contemporain Garage à Moscou et consultant de la revue russe rattachée au musée The Garage Journal, Studies in Art, Museums & Culture.

Arnaud Hée

9Arnaud Hée écrit sur le cinéma depuis 2007 (Images documentaires, Bref, Études, Critikat) et a contribué à plusieurs ouvrages. Il a été enseignant d’Histoire et Géographie dans le secondaire jusqu’en 2010, à la Fémis de 2013 à 2017, a travaillé dans le domaine de l’éducation à l’image ainsi que pour les festivals Cinéma du réel à Paris et Entrevues à Belfort. Il est depuis 2017 l’un des programmateurs de La Cinémathèque du documentaire à la Bpi (Bibliothèque publique d’information au Centre Pompidou) où il met en œuvre cycles et rétrospectives.

Olga Kobryn

10Docteure en études cinématographiques et audiovisuelles, elle est l’auteure d’une thèse intitulée Esthétique de la durée soutenue à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 sous la direction de Jacques Aumont. Directrice du département « Langues, culture et communication » à l’ENSTA Paris – IP Paris, enseignante à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, chercheuse associée à l’IRCAV (Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel), elle co-dirige le programme de recherche international « Les lieux du virtuel » (IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Université de Gérone, en partenariat avec l’Université de Chicago), ainsi que le séminaire de recherche « (Re)définition du vocabulaire esthétique d’analyse d’images liée à l’évolution technologique des formes visuelles et sonores » (IRCAV, Sorbonne Nouvelle – Paris 3 / « Spatial Media », ENSADLab). Elle a travaillé en tant qu’assistante aux expositions au Palais de Tokyo, au Jeu de Paume et au Centre Pompidou et a publié un certain nombre d’articles sur l’esthétique du cinéma, de l’art vidéo et de l’art contemporain, ainsi que sur l’œuvre d’Andreï Tarkovski.

Mathieu Lericq

11Mathieu Lericq est chercheur et enseignant en études cinématographiques, lauréat d’un prix de thèse décerné par Aix-Marseille Université en 2019. Explorant les cinématographies d’Europe centrale et orientale, ses recherches portent en particulier sur le cinéma documentaire. Il effectue en 2020-2021 un post-doctorat au sein du programme de recherche SAMSON (Eur’ORBEM, Sorbonne Université/CNRS). Il co-organise en avril 2021 le colloque international « Marges en images ». Il travaille parallèlement comme critique et programmateur (Cinémathèque du documentaire à la Bpi, Mois du film documentaire).

Damien Marguet

12Damien Marguet est maître de conférences, co-directeur du département Cinéma de l’Université Paris 8, cinéaste et programmateur. Il a consacré sa thèse de doctorat aux poétiques du traduire dans les œuvres de Pier Paolo Pasolini, Danièle Huillet et Jean-Marie Straub, et Béla Tarr. Membre du laboratoire Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel et du groupe de recherche « Théâtres de la mémoire », ses travaux portent sur les cinémas d’Europe de l’Est sur les relations entre cinéma, littérature, langue et traduction, et sur les problématiques de la durée et du geste dans le champ des images en mouvement. Auteur de films expérimentaux, membre du Collectif Jeune Cinéma et du Labo K, il a cofondé la plateforme éditoriale À bras le corps à laquelle il contribue par l’apport de textes, de photographies, de films critiques et poétiques.

Sylvie Rollet

13Professeure émérite en études cinématographiques de l’université de Poitiers, Sylvie Rollet codirige, depuis 2003, le groupe de recherche interuniversitaire sur le cinéma « Théâtres de la mémoire ». Ses travaux portent principalement sur des filmographies issues de l’Europe médiane, des Balkans, du Caucase et de Russie. À partir d’une approche esthétique des formes filmiques, ses recherches montrent en quoi le cinéma, en proposant des modalités d’écriture de l’histoire très différentes de l’historiographie scripturaire, peut rendre compte des effets mémoriels des traumatismes historiques.

Irina Tcherneva

14Irina Tcherneva est chargée de recherche en études cinématographiques et photographiques au CNRS/Eur’ORBEM (Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane). Ses travaux portent sur l’image documentaire en URSS. Membre des projets de recherche « Archives sonores – mémoires européennes du Goulag », « Le cinéma en Union soviétique et la guerre, 1939-1949 », « Images de la Justice : nazis et collaborateurs en procès dans l’Europe libérée », « Les crimes de guerre nazis dans le prétoire, 1943-1991 », ainsi que du projet Horizons 2020 « Visual History of the Holocaust », Tcherneva a contribué à l’exposition « Filmer la guerre. Les Soviétiques face à la Shoah » (2015, Paris). Elle a co-dirigé plusieurs ouvrages et numéros de revue. Ses travaux articulent l’histoire des écritures documentaires, l’examen des techniques de prise de vue et de leur circulation internationale, ainsi que l’histoire économique du cinéma. Elle est traductrice des écrits théoriques de Dziga Vertov.

Eugénie Zvonkine

15Eugénie Zvonkine est maîtresse de conférences HDR en cinéma à l’Université Paris 8, co-directrice du laboratoire Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel et membre junior de l’Institut universitaire de France. Elle a publié trois ouvrages individuels, dirigé et codirigé deux ouvrages collectifs sur le cinéma soviétique et postsoviétique. Elle est également l’auteur de nombreux articles sur le sujet et collabore de façon régulière à des revues telles que Studies in Russian and Soviet Cinema ou Les Cahiers du cinéma. Interprète et traductrice, elle a sous-titré Funérailles d’état pour l’avant-première française du film.


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