Le Kunstprogramm de la Coupe du Monde de 2006 : un exemple de coopération entre les acteurs du football et le monde de l’art
p. 237-246
Texte intégral
1Pendant longtemps, le football a été méprisé par une partie des intellectuels et oublié des historiens. L’influence du mouvement de pensée de la Critique du Sport, né dans les années 1970, a sous doute largement contribué à ce mépris souvent affiché des penseurs pour le sport le plus populaire de la planète. Aussi simpliste que fut l’argument, il n’en fit pas moins école jusque dans les années 1980, trouvant aujourd’hui encore quelques adeptes : le sport en général et le football tout particulièrement fut réduit au rang d’opium du peuple (prenant le relais de la religion) et accusé d’entretenir symboliquement la guerre entre les nations, sous couvert de morale et d’éthique sportive. Ce courant de pensée critique mais résolument manichéen a freiné pendant longtemps une recherche de fond sur le phénomène footballistique dans toutes ses dimensions (sociologique, historique, politique...) Parallèlement, le ballon rond comme motif de création a été longtemps le grand laissé pour compte du monde artistique et cantonné dans le domaine des divertissements populaires. Cela vaut particulièrement pour l’art contemporain.
2Plus qu’un mépris, il faut plutôt y voir un désintérêt des artistes, désintérêt qui s’explique avant tout par le fait que l’art contemporain, à partir des années 1960, a été longtemps influencé par le Pop Art qui, né aux Etats-Unis, s’est intéressé avant tout aux icônes de la culture populaire américaine. En témoignent les sérigraphies de sportifs réalisées par Warhol comme Dorothy Hamill (patinage artistique), Kareem Abdul-Jabbar (basket), Rod Gilbert (hockey sur glace), Willie Shoemaker (jockey), Jack Nicklaus (golf), O.J. Simpson (football américain), Tom Seaver (base-ball), Chris Evert (tennis), Muhammad Ali (Boxe). Le football ne faisait pas partie de la culture populaire américaine et n’a, par conséquent, quasiment pas nourri la création du pop art (à l’exception d’un portrait de Pelé réalisé par Warhol).
Fig. 18 : Günther Ueker, Nagel-Fußballschuh (1972) Projet artistique à l’occasion du Championnat d’Europe de football de 1972

3La série célèbre des « Footballeurs », réalisée par le peintre français d’origine russe Nicolas de Stael et inspirée par le match France-Suède au Parc des Princes en 1952, est le fruit d’une initiative personnelle et constitue l’un des rares travaux qui adoptèrent le football comme motif pictural au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Si l’on compare l’impact médiatique et le rôle joué par le football dans la société depuis les années 1930 jusqu’à nos jours, on s’aperçoit qu’il occupe une place minime dans l’histoire de l’art en tant que motif et thème de réflexion. Cela vaut aussi bien pour l’art moderne que pour l’art contemporain. Vingt ans après « les Footballeurs » de Nicolas de Stael, les chaussures de football cloutées, réalisées par l’artiste allemand Günther Uecker à l’occasion du championnat d’Europe de 1972 en Belgique (qui consacra l’Allemagne par 3 à 1 en finale contre l’Union Soviétique) firent encore office d’exception. Malgré lui, le documentaire réalisé par Christian Bau, projeté au centre Georges Pompidou en 2006, intitulé « Schuss ins Blau » (« Droit dans le Bleu »), montre l’incompréhension réciproque du football et de l’art contemporain. En 1958, alors que l’Allemagne se relève de ses ruines, le nouvel Opéra de Gelsenkirchen (ville du célèbre club de Schalke 04) charge l’artiste français Yves Klein, en lien avec l’architecte Werner Ruhnau, de réaliser la décoration monumentale du bâtiment flambant neuf. La même année, les joueurs de Schalke sont sacrés champions d’Allemagne. Le documentaire de 67 minutes retrace à partir d’interviews d’anciens joueurs et d’archives inédites la construction du théâtre et la réalisation des grands pans bleus d’Yves Klein sur fond de victoire du club local. Un seul élément réunit - de manière artificielle – le projet artistique d’Yves Klein et Schalke 04, à savoir une couleur commune : le bleu Klein, d’un côté ? le bleu roi du club, de l’autre. Involontairement mais de façon cependant évidente, ce documentaire hybride montre la coexistence de deux mondes qui ne se comprennent pas, qui ne se parlent pas. Les rencontres entre le monde du football et de l’art contemporain sont restées extrêmement rares et l’idée court encore parmi les adversaires du ballon rond que si le public déserte les musées et les théâtres, c’est en partie à cause des stades.
4L’exemple de la Coupe du Monde de 2006 en Allemagne en constitue un contre-exemple. Le programme artistique et culturel élaboré à cette occasion se présente comme un cas unique et original dans l’histoire européenne de coopération entre les acteurs du monde artistique et du monde politique (le gouvernement allemand) et les instances du football (FIFA et Fédération Allemande de Football). Pour la première fois en effet, et dans le cadre d’un projet global, le football servit de motif et de support à la création artistique contemporaine. Le gouvernement fédéral subventionna à hauteur de 30 millions d’euros, via la fondation culturelle de la Fédération Allemande de Football (DFB-Kulturstiftung) plus de 40 projets artistiques.
5Lors d’une conférence de presse le 1er septembre 2005, cette dernière invita de nombreux médias pour faire connaître le contenu du programme artistique et culturel du gouvernement fédéral établi en vue de la Coupe du Monde de football. Ce programme attira au total près de 3,5 millions de spectateurs soit davantage que le nombre de spectateurs que drainèrent les 64 matchs de football disputés pendant la compétition.
6Par la mise en place de ce projet sur l’ensemble de l’Allemagne, les pouvoirs publics voulurent profiter de la couverture médiatique de la Coupe du Monde pour s’afficher non seulement comme un bastion mondial du sport mais aussi comme un vecteur culturel majeur, notamment dans le domaine de l’art contemporain. Ce vaste programme culturel visa à donner un avant-goût de l’événement sportif tant attendu mais aussi une image de diversité culturelle et d’ouverture du pays organisateur. Au total, sur près de 350 projets déposés, 48 projets furent retenus par la commission désignée par la fondation culturelle de la DFB en accord avec le comité d’organisation de la Coupe du Monde 2006, la FIFA. L’ensemble fut coordonné par l’artiste André Heller. Ce programme multiculturel comporta à la fois des expositions, des spectacles de danse, de théâtre et de performance, des projets musicaux, des films et même des projets littéraires, à l’instar du « Poesieautomat », inventé par l’écrivain Magnus Enzensberger1. Initiés par le gouvernement fédéral, la FIFA et la Fédération Allemande de football, la réalisation et le suivi du projet furent confiés à la fondation culturelle de la DFB.
Fig 19 : André Heller, Le globe de football (2006)

7Suivant les principes architectoniques de l’architecte américain Buckminster Fuller, le Globe de la Coupe du Monde 2006, élaboré par l’artiste autrichien André Heller, constitua le cœur du projet. Sur le modèle de la flamme olympique, son « globe de football », une structure en forme de ballon géant, définie comme un « précurseur architectonique de la Coupe du monde », fut exposée notamment dans toutes les villes allemandes hébergeant l’événement (Francfort, Cologne, Leipzig, Hambourg, Gelsenkirchen, Dortmund, Kaiserslautern, Nuremberg, Hanovre, Stuttgart et Munich) avant de retourner à Berlin. Conçu de jour à la fois comme un lieu d’exposition sur le football et un espace de jeux interactifs, le « globe de football », illuminé la nuit, servit le soir de lieu de rencontres et de scène d’événements culturels. Inauguré en septembre 2003 sur la Pariser Platz (en face de la porte de Brandebourg) en présence du chancelier Gerhard Schröder, du président du comité d’organisation de la Coupe du monde Franz Beckenbauer et du président de la FIFA Sepp Blatter, le « globe de football » devint une attraction centrale (plus de 700 000 visiteurs). A partir d’octobre 2005, une version plus petite du globe de Heller voyagea à travers le monde et fut montrée à Tokyo, Paris, Milan, Zurich…
8Berlin fut l’épicentre des manifestations culturelles liées au programme artistique de la Coupe du monde. Dans le bâtiment Martin Gropius, les travaux de 70 artistes contemporains internationaux furent montrés (installations vidéo, dessins, sculptures, photographies). Un autre projet d’ampleur vit le jour dans l’enceinte du Reichstag. Du 1er juin au 10 juillet 2006, le Bundestag accueillit dans son espace d’exposition, inauguré peu de temps auparavant par le vice-président du parlement Wolfgang Thierse, une exposition intitulée « Kunst und Fussball im deutschen Bundestag » (« l’art et le football dans le parlement allemand »). L’une des œuvres majeures dévoilées à cette occasion fut le portrait de Beckenbauer réalisé par l’artiste suisse Annelies Strba qui trouva son inspiration dans un cliché du Kaiser, réalisé en 1974 pendant la Coupe du monde par le photographe japonais Masahide Tomikoshi. L’œuvre fut reproduite avec un nombre de tirages limités et le bénéfice des ventes reversé à la fondation Franz Beckenbauer, vouée notamment à l’aide aux personnes atteintes d’un handicap physique ou mental .2
9A Leipzig, une exposition intitulée « Ballkünstler » (« les artistes du ballon ») fut organisée dans le Musée des Beaux Arts et impliqua 24 artistes allemands et internationaux dont entre autres Bernard Heisig et Christoph Rückhaberle (peinture), Albrecht Tübke et Kim (photographie), Fromm et Delvoye (sculpture), Meier et Van Warmerdam (vidéo), Metzel et Van Ingelgem (installation)… Parmi les projets artistiques remarqués, celui de Wiebke Grösch retint particulièrement l’attention du public.
10Dans le musée, l’artiste transforma Jürgen Sparwasser, le héros de 1974 qui marqua le but historique de la victoire 1 : 0 de la RDA contre la RFA, à Hambourg, en Coupe du Monde, en action painter3, invitant l’ancien footballeur à taper dans un ballon recouvert de peinture et à laisser sa marque sur un panneau monumental en bois blanc comme une trace indélébile dans l’histoire4.
11L’artiste belge Wim Delvoye bâtit un but de football grandeur nature en parois de verre transparent imitant des motifs picturaux médiévaux mettant en scène le thème du pain et des jeux. La cage de football fut présentée ici dans toute sa sacralité et sa fragilité, menacée à tout instant par un but imaginaire qui en ferait exploser la structure.
12Ce programme de soutien à la création artistique concerna un grand nombre de villes allemandes. Entre le 6 mai et le 9 juillet 2006, la ville médiévale de Nuremberg - l’une des villes accueillant la Coupe du Monde - entreprit de montrer l’art contemporain dans l’espace public.
13Intitulé « Das große Rasenstück » (« la grande pelouse »)5, en référence à un tableau célèbre d’Albrecht Dürer, le peintre lui-même originaire de Nuremberg, un projet fut lancé à l’initiative de deux commissaires d’exposition : Raimer Stange (Berlin) et Florian Waldvogel (Francfort sur le Main). Bénéficiant du concours financier de la fondation de la DFB, il fut développé dans l’enceinte de la vieille ville et les œuvres de dix artistes contemporains d’Allemagne et du monde entier furent exposées, parmi lesquelles celles d’Alexandra Bircken (Cologne), Neville Gabie (Gloucestershire, Grande-Bretagne), l’artiste munichois Olaf Metzel, le Britannique résidant à Berlin Jonathan Monk, le Berlinois Olaf Nicolai, le Roumain Dan Perjovschi (Bucarest), la New-Yorkaise Elizabeth Peyton, l’Israelien Uri Tzaig (Tel Aviv), l’artiste Thailandais, originaire de Buenos Aires et résidant à Bangkok, New York et Berlin, Rirkrit Tiravanija, ainsi que Silke Wagner (Frankfurt).
14Le football, adopté comme motif artistique à cette occasion, invita ces dix artistes et à la population nurembergeoise à réfléchir sur la notion d’espace public et sur la place dévolue à l’art contemporain au sein de cet espace. L’artiste munichois Olaf Metzel s’attaqua dans son installation
15« Auf Wiedersehen » à un symbole et à l’un des monuments les plus populaires de la ville, la Belle Fontaine sur la place du Marché. Il la fit encercler d’une tribune en spirale de 780 sièges de stade de football, haute de 17 mètres, constituée de béton et d’échafaudages en acier, déclenchant les foudres d’une partie de la population locale. La provocation de Metzel, emballant de sièges de stade ce célèbre vestige de la Nuremberg baroque a atteint l’effet escompté puisque les Franconiens, se sentant agressés dans leur Heimat, entreprirent dès le début des travaux en avril 2006, des manifestations de protestation, déposant des plantes en pot au pied de la double rangée de barrières censées protéger l’accès au site, si bien que la dernière séance de la commission culturelle de la mairie se déroula sous protection policière. Une partie de la population n’accepta pas de voir reléguer l’un des rares monuments de la ville ayant survécu aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale au rang d’objet trivial, de symbole de la mondialisation et de la société du spectacle, perdant de fait toute référence régionale. Par delà le scandale déclenché dans cette région connue pour son conservatisme, la sculpture monumentale de Metzel évoqua à travers sa structure en spirale une chaîne de molécules mais aussi le fameux projet (qui ne vit jamais le jour pour des questions de coût) de l’artiste constructiviste russe Wladimir Tatlin, d’édifier une tour en hommage à la Troisième Internationale (1919).
Fig. 20 : Olaf Metzel, Auf Wiedersehen Installation, Nuremberg (2006)

16On serait tenté d’interpréter l’installation temporaire de Metzel comme une mise en exergue de la société du spectacle où le stade de football s’apparente à une nouvelle tour de Babel. Le spectateur peut y voir aussi un crash faisant implicitement référence aux drames survenus en 1989 dans l’enceinte du Hillsborough Stadium de Sheffield où 96 personnes périrent et 766 spectateurs furent blessés6.
17Le nombre de sièges de stade choisi par l’artiste munichois (780) correspond à quelques unités près au nombre de blessés de la tragédie de Hillsborough.
18Dans le cadre de la Coupe du Monde de 2006 et de ce projet subventionné par la Fédération Allemande de Football, l’art contemporain réinvestit différents endroits de la vieille ville : la place du Marché, la gare centrale, l’île Schütt, la Sebalder-Platz, quatre lignes de bus… Le projet « la Grande Pelouse », dans sa diversité plastique (vidéos, installation, sculpture, photographies), soulève à travers le football, la question de l’espace public aujourd’hui et de la fonction occupée par l’art en son sein7.
19En relation avec la FIFA, la fondation culturelle de la DFB édita pour la Coupe du monde des posters dont la réalisation fut confiée à 14 grands artistes internationaux dont Tim Ayres, Tobias Rehberger, Rosemarie Trockel, Norbert Bisky, Michael Craig-Martin, Luo brothers, Hisashi Tenmyouya, Owusu-Ankomah, Beatriz Milhazes, Jess MacNeil, Toyin Loye, Sarah Morris, le peintre Markus Lüpertz et Andreas Gursky8.
20Ces lithographies couleurs furent signées et tirées en série limitée. L’édition de ces 14 affiches fut présentée solennellement par l’ancien ministre de l’Intérieur Otto Schily, Sepp Blatter et Franz Beckenbauer et réalisée en lien avec l’agence berlinoise spécialisée en marketing artistique, Brands United. Chacun des 14 artistes fut invité à livrer sa propre vision du football. Connu pour ses formes-tableaux, le photographe Andreas Gursky9 réalisa une composition quasi abstraite et dynamique en capturant le terrain de football au moment de la pose du gazon en rouleaux10.
21Dans une installation intitulée Woman with whistle (« la femme au sifflet »)11, qui servit de base à l’un des 14 posters, la plasticienne allemande Rosemarie Trockel interroge le football en tant que domaine privilégié des hommes. Dans son œuvre, elle envoie en éclaireuse un protagoniste-femme, équipée d’une tenue d’exploratrice, d’un chapeau et d’un sifflet au fond d’un filet, qui l’impression de se livrer à un parcours de survie initiatique.
22L’œuvre des Luo Brothers s’inscrit dans une démarche différente. Se servant de la technique du collage, les trois frères chinois Luo Wei Dong, Luo Wei Guo, Luo Wei Bing, qui s’intéressent d’ordinaire aux produits phares de la civilisation consumériste (hamburgers, coca-cola…) s’emparent cette fois-ci d’un symbole fort de la consommation mondialisée : le ballon de football. On peut classer l’œuvre des Luo Brother dans la lignée du Nouveau Réalisme chinois, un mouvement artistique né dans les années 1990 au moment de la mise en place d’une « économie socialiste de marché » par le gouvernement chinois. Dans l’œuvre baptisée A cup for your toy (« Une coupe pour ton jouet »)12, ils s’expriment dans un style fortement inspiré du pop art et marqué par l’iconographie chinoise et le recours aux techniques traditionnelles (laque). Ils interrogent à travers des motifs d’apparence faussement innocente (des enfants souriant rappelant des angelots Renaissance) l’impact de la mondialisation (ici, en l’occurrence du football) sur les autres cultures. Ils transposent ici sur un mode kitsch des éléments empruntés à l’histoire de l’art européen (difficile de ne pas y voir l’évocation des putti d’Holbein ou des anges de la Chapelle Sixtine peints par Raphaël) dans l’univers des jouets de la puissance économique chinoise et transforme la Coupe du monde en objet de désir consumériste.
23La fondation culturelle de la DFB poursuivit son œuvre au lendemain de la Coupe du monde dans le domaine de l’art, de la culture et de l’histoire du football et continue à alimenter des réflexions sur les relations étroites existantes entre le football et la culture européenne et mondiale. Elle s’engage actuellement dans trois domaines : le soutien et la mise en place de projets artistiques et culturels en lien avec le football, la promotion de projets liés à l’histoire du football et à la préservation du patrimoine footballistique, le soutien d’initiatives dans le domaine de l’entente entre les peuples, l’intégration et la lutte contre le racisme et la xénophobie dans le football.
24Ce cas unique de coopération à plusieurs niveaux, à savoir au niveau gouvernemental, au niveau des instances dirigeantes du football (FIFA, Fédération Allemande de football), mais aussi, à un niveau plus local, des municipalités, constitue un exemple intéressant de réinvestissement fructueux des sources de revenus liés au football, dans le but de soutenir la production artistique. Sans vouloir nier les motivations mercantiles de cette programmation artistique et les retombées économiques potentielles, ceci souligne combien le football, loin de s’opposer à l’art, peut le nourrir et nous interroger sur nos cultures européennes.
Bibliographie
BENJAMIN, Walter, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », dernière version 1939, in « Œuvres III », Paris, Gallimard, 2000
VISSAULT, Maïté, Der Beuys Komplex – « L’identité allemande à travers la réception de l’œuvre de Joseph Beuys (1945-1986) », Les Presses du Réel, 2010.
Allemagne d’aujourd’hui, n° 186, « L’art contemporain : miroir de l’identité allemande ? », Dossier dirigé par Jean Louis GEORGET et Guillaume ROBIN, Presses Universitaires du Septentrion, oct.-déc. 2008. Libération (Cahier spécial), 03/07/2006
Sources internet
www.bundestag.de (site du Parlement allemand)
www.dfb-kulturstiftung.de (site de la Fondation Culturelle de la Fédération Allemande de Football)
www.wm2006.deutschland.de (site du gouvernement fédéral sur la Coupe du monde 2006)
www.kubiss.de (serveur dans le domaine de l’éducation et de la culture pour la ville de Nuremberg et ses environs)
http: //www.kubiss.de/kulturreferat/rasenstueck (présentation du projet « das große Rasenstück »)
Notes de bas de page
1 L’intégralité du programme est consultable sur :
www.youth2006.com/.../Der_Katalog_Kunst_und__Kulturprogramm.pdf
Le catalogue du programme artistique et culturel de la Coupe du Monde 2006 comporte un avant-propos du commissaire d’exposition et artiste André Heller, ainsi qu’un texte de Franz Beckenbauer et d’Otto Schily, le Ministre de l’Intérieur de l’époque (SPD). Pour plus d’informations sur le contenu du programme, cf. aussi www.herr-der-regeln.de, www.dfb-kulturstiftung.de
2 Annelies Štrba, Franz Beckenbauer (2006) ? d’après une photo de Masahide Tomikoshi de 1973, Jet d’encre sur toile, 135 x 97 cm, tirage de 50 exemplaires, signé par Franz Beckenbauer et Annelies Štrba. L’original se trouve sur le site Internet de la Pressetext Nachrichtenagentur : http://img.pte.at/photo_db/ hi_res/hires21051.jpg Cf. également la présentation de l’œuvre sur le site du Bundestag : http://www.bundestag.de/kulturundgeschichte/kunst/kunst_ausst/ kunst_ball/strba.html
3 Libération (Cahier spécial), 03/07/2006
4 La victoire de la RDA, aussi symbolique fût-elle, fut sans conséquence, car ce fut un match de poules et les deux équipes étaient déjà qualifiées pour le second tour. Malgré cette victoire, ce fut la RFA, emmenée par Beckenbauer, qui emporta la coupe du Monde contre les Pays Bas.
5 www.das-grosse- rasenstueck.de
6 Le 15 avril 1989, quatre ans après le drame du Heysel (Bruxelles), à l’occasion de la demi-finale de la FA Cup entre le FC Liverpool et Nottingham Forest, suite à un mouvement de panique provoquant une vaste bousculade, 96 personnes trouvèrent la mort. La tragédie de Hillsborough (nom du stade de Sheffield) fit 766 blessés.
7 Pour plus d’informations, voir la page officielle du projet (visite du site au 28 août 2010) : http: //www.kubiss.de/kulturreferat/rasenstueck/
8 « Official Art Poster 2006 FIFA World cup Germany », La galerie des 14 posters (66 x 97cm) est consultable sur http: //www.artfootball.net/de/project/
Dernière visite du site : 28 août 2010.
9 Cf. à ce sujet GEORGET Jean Louis, ROBIN Guillaume, « L’art contemporain : miroir de l’identité allemande ? », in Allemagne d’Aujourd’hui N° 186, Presses du Septentrion, 2008.
10 Andreas Gursky, Untitled XV (2005), Germany © 2005 FIFA.
11 Rosemarie Trockel, Poster 03, Woman With Whistle (2004), Germany © 2005 FIFA
12 Luo Brothers, A Cup For Your Toy (2005), China, © 2005 FIFA
Auteur
-
Guillaume Robin
Maître de conférences à l’Université Paris Descartes,
Institut Universitaire Technologique
Equipe de recherche du GEPECS (EA 3625)
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