Annexe III. Les noms de propriété(s) en -erie attestés dans le Grand Robert de la langue française

p. 311-328


Texte intégral

1. Remarques préliminaires

1Il m’est apparu nécessaire de présenter, parallèlement à ma proposition de traitement dérivationnel du sens des noms de propriété(s) en -erie, une liste des attestations lexicographiques de ces noms. Il n’est pas très commode, en effet, d’introduire un nombre très élevé d’exemples dans l’exposition d’une hypothèse, cette liste annexe permettra donc de présenter des noms en -erie désignant des propriétés qui n’ont pas été mentionnés dans la démonstration et, donc, de mesurer en grandeur réelle la valeur de l’hypothèse proposée en la plaçant face aux faits observables.

2Cependant, la constitution d’un corpus d’attestations lexicographiques de noms de propriété(s) se heurte à deux difficultés que je vais exposer rapidement.

1.1. La constitution d’un corpus (i) de noms de propriété(s) (ii) construits dérivationnellement : problèmes et solutions

1.1.1. Les problèmes

31) En premier lieu, les informations figurant dans les articles de dictionnaires ne permettent pas toujours de percevoir nettement si le nom défini est un nom qui renvoie à une (des) propriété(s) (les propriétés étant, selon la définition que j’ai adoptée, des « prédicables conçus et paraphrasés comme des "façons d’être", des "qualités", des "propriétés" ou des "caractéristiques" [...] » (Riegel (1985 : 54))). Le problème a déjà été mentionné dans le chapitre IV, à propos du nom chinoiserie 1 : l’incluant complication servant, dans le GRLF, à décrire la catégorie d’objets abstraits que dénomme chinoiserie (cf. « 2. Complication inutile et extravagante ») ne permet pas de décider si ce nom réfère à une propriété – la complication –, ou à des objets présentant cette propriété : les procédures, les raisonnements, les situations, etc. compliqués. De telles définitions lexicographiques2 ne permettent donc pas de savoir si l’on peut utiliser le nom défini pour référer à une (des) propriété(s).

42) En second lieu, il est possible que, parmi les noms en -erie renvoyant à des propriétés, certains ne soient pas produits par la RCMprop. Ce problème résulte de la conjonction de deux paramètres :

5(i) comme je l’ai déjà mentionné (Chap. IV, n. 13), ce n’est sans doute pas toujours un sens dérivationnellement construit qui permet aux noms construits de référer à des propriété(s) car, si tous les noms d’action ne sont pas susceptibles de désigner des propriétés (cf. *annulationNIPROP], *élagageN[PROP], * frémissementN[PROP], cités Chap. IV, n. 13), plusieurs noms désignant des actions et présentant un suffixe régulièrement associé à des noms d’action désignent également une propriété (cf. bronzage, dévouement, modération). Pour rendre compte de ces faits, plutôt que de supposer qu’il y a deux suffixes -âge, deux suffixes -ation, deux suffixes –(e) ment, etc., l’un construisant des noms d’action, l’autre des noms de propriété(s), il serait avantageux de considérer qu’une règle sémantique autorise la formation d’un sens référant à une propriété à partir d’un sens référant à une action, dérivationnellement construit ;

6(ii) j’ai déjà également mentionné que -erie permet de construire à la fois des noms d’action déverbaux et des noms de propriété(s) (cf. Chap. IV, n. 12). D’un côté en effet, des exemples comme braderie (« Action de brader, et (polit.), d’abandonner » (GRLF, braderie 2.)), entretuerie (« Fait de s’entretuer, de se tuer les uns les autres » (GRLF, entretuerie)) ou étuverie (« Action de s’étuver » (TLF, étuver C. « Rem. »)) indiquent qu’il est possible de construire des noms d’action en suffixant par -erie des bases verbales3 ; d’un autre côté, comme je me suis appliquée à le montrer dans le chapitre IV (§ 1.2.1.), -erie est associé à la règle qui construit des noms de propriété(s) à partir de bases adjectivales (RCMprop)4.

7La rencontre des faits exposés dans les points (i) et (ii) a une conséquence inévitable : face à des noms qui, formellement, peuvent a priori être issus d’une base adjectivale ou d’une base verbale (ex. bavarderie, brusquerie 5), et qui réfèrent à une ou des propriété(s), il n’est pas possible de savoir si la référence à la (les) propriété(s) s’effectue par l’intermédiaire d’un sens dérivationnellement construit par la RCMprop ou bien par l’intermédiaire d’un sens sémantiquement dérivé à partir d’un sens de nom d’action déverbal.

1.1.2. Solutions adoptées

8J’ai respectivement résolu et contourné les difficultés 1) et 2) présentées ci-dessus de la façon suivante :

91) Des études, comme celle de Riegel (1985), mettent au jour des caractéristiques sémantiques, référentielles, et syntaxiques des noms de propriété(s). Parmi les différents contextes syntaxiques et sémantiques dans lesquels peuvent figurer les noms de propriété(s) que Riegel (1985) décrit, il en est un qui permet de distinguer un nom de propriété(s) d’un nom renvoyant à une catégorie abstraite d’un autre type : le nom X renvoyant à un référent abstrait dans la contruction la/le X caractérise N (ou dans les expressions logiquement identiques : lalle X est une caractéristique de N ; N est caractérisé par lalle X) est un nom renvoyant à « des prédicables conçus et paraphrasés comme des "façons d’être", des "qualités", des "propriétés" ou des "caractéristiques" », c’est-à-dire un nom de propriété(s)6. L’une des façons de savoir si un nom défini de façon ambiguë dans un dictionnaire est un nom de propriété(s) est de vérifier s’il peut figurer dans ce contexte donné à la place de X, qui ne peut être occupée que par un nom de propriété(s). Le test de l’insertion dans ce contexte permet, par exemple, d’exclure gronderie et plaisanterie de la classe des noms de propriété(s) (cf. *la gronderie caractérise Paul / ces paroles ; *la plaisanterie caractérise Paul ! ces paroles).

102) Une étude précise de la suffixation déverbale par -erie ainsi qu’une étude des conditions sous lesquelles peut s’opérer le passage sémantique d’un sens référant à une action à un sens référant à une propriété résoudraient certainement le second problème posé par la constitution du corpus de cette annexe en permettant de distinguer, parmi les noms en -erie attestés ayant une acception renvoyant à une (des) propriété(s) et une possible base verbale, ceux qui ressortissent à l’application de la RCMprop et ceux qui sont dérivationnellement construits comme des noms d’action. Ces deux études cependant se seraient difficilement inscrites dans la démonstration bâtie au fur et à mesure des cinq chapitres de cet ouvrage : elles auraient obligé à des détours et brisé la ligne selon laquelle cette démonstration progresse. N’ayant donc pas tenté de mettre au jour les contraintes pesant sur la suffixation déverbale par -erie et sur la dérivation sémantique d’un nom d’action en nom de propriété(s), j’ai choisi d’insérer systématiquement dans le corpus ci-dessous les noms en -erie ayant une acception décrivant une (des) propriété(s) (une (des) façon(s) d’être, une (des) caractéristique(s)). Cette décision a l’avantage de ne pas faire encourir le risque de présenter un corpus moins complet que celui qui serait constitué après une étude des opérations, dérivationnelle et sémantique, possiblement concurrentes de la RCMPROP : la connaissance de ces opérations pourrait en effet conduire à évincer certains mots du corpus présenté mais non pas à en ajouter, puisque chaque nom attesté avec une référence à une propriété a été consigné dans ce corpus.

1.2. Les principes de constitution du corpus, son contenu

11Eu égard aux deux problèmes et aux solutions adoptées que je viens d’exposer et au fait que l’objectif de cette annexe est de donner à voir un ensemble de faits observables dont mon hypothèse devrait pouvoir rendre compte (et non pas d’exposer ce que cette hypothèse peut générer), la constitution du corpus de cette annexe a été effectuée selon les trois principes suivants :

  • comme je l’ai annoncé dans le paragraphe précédent, le fait que -erie puisse s’appliquer à des bases verbales pour former des noms d’action qui peuvent être, après dérivation sémantique, dotés d’un sens renvoyant à des propriétés n’a pas été pris en compte ;
  • le corpus ne tente pas de combler les lacunes du GRLF (on trouve dans d’autres dictionnaires, dans le TLF notamment, des noms de propriété(s) en – erie qui ne figurent pas dans le GRLF 7, par ailleurs, des noms en -erie peuvent être utilisés pour désigner des propriétés sans être pour autant attestés comme des noms de propriété(s) dans les dictionnaires8) ;
  • en revanche, le corpus prend en compte le fait que -erie est susceptible de tronquer un certain nombre de suffixes et/ou de terminaisons (cf. ci-dessous).

12La conséquence de l’application de ces trois principes méthodologiques est que tous les noms en -erie 9 ayant dans le GRLF une acception de nom de propriété(s) et pouvant être construits à partir d’une base adjectivale ont été intégrés dans le corpus de cette annexe, étant entendu que conformément aux règles et principes définis dans le cadre théorique que j’ai appliqué pour élaborer un traitement du sens des NeriePROP 10 :

13(i) la base du NPR0P peut être un adjectif non construit appartenant au lexique du français moderne (ex. bizarreA -> bizarrerie ; lourdA -> lourderie)

14(ii) la base du NPROP peut être un adjectif construit attesté et appartenant au lexique du français moderne (ex. blondA -> blondasse A -> blondasserie ; gana – cheN -> ganacheA -> ganache rie)

15(iii) la base du NPROP peut être un adjectif attesté n’appartenant plus au lexique du français moderne. Par exemple, le mot trigaud (« "qui n’est pas franc" (1607) » (GRLF, trigauderie)) n’est pas utilisé en français moderne. On peut cependant argumenter en faveur du fait que le mot trigauderie, dont la première attestation est datée de 1680 dans le GRLF, a été construit, lorsque trigaud était utilisé, par la même règle que celle qui construit les noms de propriété(s) en -erie du français moderne (ou, en tout cas, par une règle très proche). Cette argumentation se base sur les définitions des noms en -erie données dans la rubrique historique du GRLF. Le dictionnaire signale en effet dans cette rubrique les définitions des mots-entrées, si elles sont différentes de leur(s) définition(s) actuelle(s). Certains énoncés définitoires figurant dans les rubriques historiques ont la forme de définitions morpho-sémantiques (cf., sur ces définitions, Chap. I, n. 8). Les schémas de ces définitions morpho-sémantiques figurant dans les rubriques historiques des articles consacrés aux noms en -erie sont les suivants (la variable, dans ces schémas est le spécifiant de la définition, c’est-à-dire le mot de la famille morpho-sémantique du nom défini employé dans la définition)11 :

(1)aEnsemble de N [-hum] (ex. herberie : « XIIIe, "collection d’herbes" »)
bEnsemble de N [+hum] (ex. goujaterie : « "ensemble des valets de l’armée" », 1611 »)
cObjet en N (ex. plomberie : « "objet en plomb", 1304 »)
dAction de V (ex. fonderie : « "action de fondre", 1373 »)
eLe fait de V (ex. vénerie : « v. 1155, "le fait de chasser" »)
fMétier de N (ex. taillerie : « "métier de tailleur", v. 1268 »)
gCharge de N (ex. chancellerie : « 1174, "charge de chancelier" »)
hOffice de N (ex. foresterie : « "office de forestier", 1467 »)
iActe Adj. (ex. chevalerie : « "exploit chevaleresque", 1080 »)
jManière d’être du N (ex. cafarderie : « 1541, "manière d’être du cafard" »)
kPréparation de N (ex. goudronnerie : « "préparation du goudron", fin XVIIe »)
1Lieu où se trouve un ensemble de N [+hum] (ex. larronnerie : « "repaire de voleurs", mil. XVe »)
mLieu où l’on utilise N (ex. archerie : « "lieu où l’on tire à l’arc", 1547 »)
nAtelier du N (ex. vannerie : « "atelier de vannier", 1642 »)
0Objet servant à V (ex. scierie : « "moulin à scier", XVIIIe »)
pObjet Vpp (ex. carderie : « "laine cardée", 1358 »)

16Or, il est remarquable que chacun de ces schémas est largement représenté dans les rubriques proprement définitionnelles du dictionnaire, dans lesquelles les paraphrases décrivent les catégories associées en synchronie aux mots-entrées :

(2)aEnsemble de N [-hum] (ex. gadgetterie : « Ensemble de gadgets »)
bEnsemble de N [+hum] (ex. chouannerie : « 2. Ensemble des chouans [...] »)
cObjet en N (ex. cuivrerie : « 2. Ornement ou ensemble d’ornements en cuivre »)
dAction de V (ex. fenderie : « 1. Action de fendre le fer en barres ou le bois en baguettes »)
eLe fait de V (ex. couraillerie : « Le fait de courailler »)
fMétier de N (ex. hôtellerie : « II. Métier, profession d’hôtelier »)
gCharge de N (ex. sommellerie : « 1. Charge, fonction de sommelier »)
hOffice de N (ex. infirmerie : « 3. Office d’infirmier dans une communauté religieuse »)
iActe Adj. (ex. pédanterie : « 2. Parole, acte pédant »)
jManière d’être du N (ex. hâblerie : « Propos, manière d’être du hâbleur »)
kPréparation de N (ex. boyauderie : « Préparation des boyaux »)
1Lieu où se trouve un ensemble de N [+hum] (ex. léproserie :
« Hôpital, hospice où l’on isole et soigne les lépreux »)
mLieu où l’on utilise N (ex. cotonnerie : « 2. Lieu où l’on travaille le coton »)
nAtelier du N (ex. miroiterie : « 2. Atelier de miroitier »)
0Objet servant à V (ex. scierie : « 2. Machine à scier »)
pObjet Vpp (ex. brocanterie : « 1. Objet brocanté »)

17La similarité des schémas définitoires paraphrasant les noms terminés par – erie à différentes époques d’attestation peut être interprétée comme un indice de la permanence, d’un état synchronique à un autre, des règles responsables du sens des noms construits en -erie 12. Je considérerai donc que trigauderie était au XVIIe siècle un nom construit par la (les) même(s) règle(s) que celle(s) qui est (sont) responsable(s) actuellement du sens des noms de propriété(s) en -erie. Le sens de trigauderie mérite donc d’être explicité de la même façon que celui de tout nom de propriété(s) construit par -erie, bien que sa base ne soit plus usitée.

18(iv) la base du NPR0P peut être un adjectif construit non attesté (cf. également Chap. IV, n. 11) (ex. diableN -> °diableA "qui a des propriétés typiques d’un diable" -> diablerie)

19(v) la base du NPR0P peut avoir subi une allomorphie lors de la suffixation par -erie. La forme de certains noms de propriété(s) en -erie témoigne d’une intervention de règles phonologiques d’allomorphie (ex. putain -> putinerie).

20(vi) la base du NPROP peut être reliée au suffixe par une consonne épenthétique. Il apparaît en fait que la liaison entre une base de plus d’une syllabe se terminant par une voyelle et un suffixe -erie se fait par l’intermédiaire d’une consonne euphonique13 (cf., par exemple cucuterie 14, grigouterie, voyouterie).

21(vii) la base du NPROP peut avoir subi une troncation lors de la suffixation par -erie. Pour des raisons sémantiques, le nom étourderie ne peut être analysé comme un dérivé déverbal (il y a une différence évidente entre le sens actif du verbe et le sens statif du nom). Le respect du principe de compositionnalité du sens d’un dérivé par rapport à celui de sa base conduit donc à poser une règle de troncation de -i par -erie. Par ailleurs, la seule base possible des noms afféterie et madrerie étant un adjectif en -é (respectivement affété (« Qui est plein d’afféterie, qui marque l’afféterie » (GRLF, affété, ée) et madré (« Qui est capable de ruse, de finesse ; qui connaît de nombreux tours » (GRLF, 2 . madré, ée)) on considérera que -erie tronque -é. On peut enfin argumenter en faveur d’une troncation de -eur par -erie ; je renvoie à Temple (1991 : 187- 189) sur ce point.

2. Corpus

22Des problèmes, des choix, des principes qui viennent d’être exposés dans ces remarques résultent le corpus suivant d’entrées de dictionnaire et d’énoncés définitoires renvoyant à des propriétés, des caractéristiques, des façons d’être15 :

afféterie ou
afféterie
« Abus du gracieux, de l’affecté dans les manières ou dans le langage. Affectation, maniérisme, en matière artistique, littéraire. »
ânerie« 1. (L’ânerie). [a] Ignorance complète, digne d’un âne. [b] Caractère inepte, absurde. »
arsouillerie« Comportement d’arsouille, de voyou. »
artisterie« Engouement pour l’art ; art, esthétique. »
badauderie« 1. Caractère du badaud. 2. [...] attitude du badaud. »
badinerie« 1. Caractère de ce qui est badin, genre badin. »
bâfrerie« Gloutonnerie. »
baroquerie« Caractère de ce qui est baroque. »
bavarderie« 1. Manie de bavarder [...] 2. Caractère d’une personne bavarde. »
bégueulerie« Manières, caractère d’une personne bégueule. Spécialt (en parlant d’une femme). Pudeur affectée. »
bêtasserie« Sottise, ineptie. »
biglerie« Le fait de loucher, et, par ext., d’avoir une mauvaise vue. »
bigoterie« Dévotion étroite du bigot. »
bizarrerie« Caractère d’une personne, d’une chose bizarre. »
blondasserie« Caractère de ce qui est blondasse ; blondeur fade. »
bobècherie« Niaiserie de bobèche. »
bocherie« Caractère du boche. »
boiterie« 1. Infirmité, mouvement d’une personne qui boite. (En parlant des animaux et, en particulier, du cheval). Boiterie temporaire, continue, intermittente. 2. Caractère de ce qui boite. »
bonasserie« Caractère de celui qui est bonasse. »
bondieusarderie« => Bondieuserie, 1. »
bondieuserie« 1. Dévotion excessive. – Mièvrerie, fadeur. »
bouffonnerie« 1. Caractère de ce qui est bouffon. »
bougonnerie« Caractère bougon. »
bravacherie« Attitude d’une personne bravache [...]. »
braverie« 1. […] Elégance, recherche vestimentaire. 2. Assurance, audace. 3. Fanfaronnade, bravoure ostentatoire. »
brusquerie« I. 1. Caractère d’une personne qui traite les autres sans ménagement, avec rudesse, ou de ses actes. Littér. (en parlant du style). Caractère énergique et rude. 2. Précipitation (dans les actes). 3. Caractère de ce qui est fait très rapidement, de ce que rien ne prépare. »
butorderie« Caractère d’une personne butorde. »
cachotterie« Affectation de mystère dans les paroles et les actions, au sujet de choses sans importance [...]. »
cagoterie« Dévotion excessive ou suspecte du cagot. – Manière d’agir propre aux cagots. Esprit cagot. »
cajolerie« 1. (La cajolerie). Attitude d’une personne qui cajole [...]. »
camaraderie« 1. [...] Manière simple de se comporter, comme entre amis. »
canaillerie« 1. Caractère d’une canaille, ou d’une action digne d’une canaille. 2. Caractère de ce qui est canaille. Polissonnerie vulgaire. »
cancrerie« Caractère, état du cancre. »
caponnerie« Attitude du capon ; couardise. »
chafouinerie« Ruse, sournoiserie. »
charlatanerie« Attitude, façon d’agir, propos d’un charlatan. – Par ext. « La charlatanerie des moralistes » (Chamfort). »
charognerie« Caractère, comportement, action d’un individu ignoble. »
chatterie« 1. [...] Attitude douce et câline destinée à tromper qqn. »
chefferie« 3. Autorité d’un chef traditionnel (chef de village, de tribu) ; qualité de chef. »
chiennerie« 1. [...] Comportement humain comparé à celui d’un chien, d’une chienne. 2. [a] Impudeur (d’une femme, comparée à une chienne en chaleur). [b] Attitude cynique quant à l’amour. 3. Dureté ; ladrerie. – [...] Cette chiennerie de métier. »
chinoiserie« 2. Complication inutile et extravagante. »
cocasserie« 2. (La cocasserie). Caractère cocasse. »
cochonnerie« A. (La cochonnerie). Malpropreté. »
connerie« 1. Imbécillité, absurdité ; bêtise. »
coquetterie« 1. Souci de se faire valoir pour plaire, par des manières recherchées. 2. Souci de plaire aux personnes de l’autre sexe, attitude quelque peu provocante que l’on adopte avec elles. 4. Goût de la toilette, désir de plaire par sa mise. – Par ext. La coquetterie d’une robe, d’une coiffure... Par ext. (Moins cour, que coquet, dans ce sens). Maison meublée, vitrine arrangée... avec coquetterie. Ensemble plein de coquetterie. 5. Littér., art. Élégance maniérée. »
coquinerie« 2. Caractère du coquin (au sens propre, et par plais.).
3. Caractère d’une action, d’une personne (d’une femme) séductrice de manière insistante. »
courtisanerie« 1. Conduite de courtisan. Par ext. Attitude servile (d’une personne qui cherche à plaire à un personnage puissant et influent). »
crânerie« 1. Manière d’agir de celui qui tient à montrer du courage. 2. Prétention, vanité. »
crapulerie« Malhonnêteté et bassesse. »
crasserie« Avarice sordide. »
crétinerie« 1. Caractère du crétin. »
cucuterie« Niaiserie ridicule. »
cuistrerie« Pédanterie, procédés de cuistre. »
dégueulasserie« Caractère de ce qui est dégueulasse ; saleté physique ou ignominie morale. »
diablerie« 3. Caractère de ce qui est digne d’un diable. »
dinguerie« 1. Caractère d’une personne, d’un comportement dingue. »
donjuanerie« Attitude, comportement de don Juan. »
douilletterie« Caractère d’une personne douillette. »
droiterie« Didact. (physiol.). Prédominance fonctionnelle de la main droite, et de l’oeil droit. »
drôlerie« 2. Caractère de ce qui est drôle et pittoresque. »
duperie« 2. État d’une personne qui est dupe. La duperie de qqn,
le fait qu’il soit dupé. »
effronterie« Caractère, attitude d’une personne effrontée ou d’un acte effronté. »
escobarderie« Hypocrisie d’un escobar. »
espièglerie« 1. Caractère espiègle. »
étourderie« 2. (L’étourderie). Caractère d’une personne étourdie qui ne réfléchit pas avant d’agir. »
fâcherie« 1. (La fâcherie). État d’une personne fâchée. »
fadasserie« Caractère fadasse. »
faloterie« Caractère falot, insignifiant et un peu comique. »
fanfaronnerie« Caractère de fanfaron ; conduite de fanfaron. »
faquinerie« Caractère, acte de faquin. »
farauderie« Caractère, comportement faraud. »
faroucherie« Caractère, comportement farouche. »
félinerie« => Félinité. »
félinité« Caractère félin de quelqu’un qui a la souplesse d’un chat ou (au fig.) les caractères (ruse, hypocrisie, ...) prêtées au chat. »
finasserie« [...] Attitude, caractère d’une personne qui finasse. »
finauderie« Caractère ou façon d’agir de celui qui est finaud. »
flagornerie« Flatterie grossière et basse. 1. Caractère flatteur avec bassesse. »
flouerie« [...] comportement d’une personne qui floue. »
folâtrerie« 1. (La folâtrerie). Humeur folâtre. »
folichonnerie« Caractère de ce qui est folichon ; légèreté un peu gaillarde dans les propos ou le comportement. »
forfanterie« A. Imposture, tromperie. B. 1. Caractère d’une personne qui fait montre d’une impudente vantardise. »
fourberie« 1. Caractère du fourbe ; disposition à tromper par artifice. »
franc-maçonnerie« 2. Camaraderie, alliance plus ou moins secrète entre personnes de même profession, de mêmes idées, de mêmes intérêts, qui se sentent étroitement solidaires les unes des autres. »
friponnerie« 1. Manière d’être, caractère du fripon. »
fripouillerie« 1. Manière d’être, caractère d’une fripouille. »
galanterie« 1. Distinction, élégance, dans l’esprit et dans les manières. 2. Politesse, courtoisie témoignée aux femmes par les hommes, par des égards, des attentions, un empressement à leur être agréable. Spécialt. Empressement inspiré par le désir de conquérir une femme ; goût des bonnes fortunes, des intrigues amoureuses. »
gaminerie« Comportement, acte, propos de gamin, dignes d’un gamin. »
ganacherie« Caractère d’une ganache. »
gandinerie« 1. Manières, allure de gandin. »
gaucherie« I. 1. (La gaucherie). Manque d’adresse, d’aisance, d’assurance, de grâce. II. Didact. (physiol.). Prédominance fonctionnelle de la main gauche, ou de l’oeil gauche. »
gauloiserie« 2. (La gauloiserie). Caractère gaulois, libre et comique. »
gentilhommerie« 1. Qualité de gentilhomme. »
gloutonnerie« Avidité de glouton ; défaut du glouton. – Fig. Gloutonnerie du regard. »
goguenarderie« => Goguenardise. »
goguenardise« 1. La goguenardise : attitude goguenarde. »
goinfrerie« Caractère du goinfre ; manière de manger du goinfre. »
gosserie« État de gosse, caractère de gosse. »
gouaillerie« 2. Attitude des personnes qui gouaillent, se moquent avec insolence. »
goujaterie« 1. Caractère, conduite de goujat. »
gredinerie« 1. Manière d’agir, caractère de gredin. »
grigouterie« Attitude de grigou, avarice sordide. »
grivoiserie« Caractère de ce qui est grivois. »
grognasserie« Le fait de grogner souvent ; attitude grognonne. »
grognerie« 1. (La grognerie). […] attitude de grognon. »
grotesquerie« Caractère de ce qui est grotesque. »
gueuserie« 1. [...] condition de gueux. »
hâblerie« [...] manière d’être du hâbleur. »
humanitairerie« Sentimentalisme humanitaire. »
ivrognerie« 1. Habitude de boire trop d’alcool, comportement de l’ivrogne. »
janoterie« Niaiserie, stupidité. »
japonaiserie o u
japonerie
« 1. Caractère japonais [...] »
jean-foutrerie« Caractère de jean-foutre. »
jobarderie« Caractère, comportement de jobard. »
jocrisserie« Niaiserie. »
joyeuserie« => Joyeuseté (rem.). »
joyeuseté« 1. La joyeuseté (de…), humeur joyeuse. (Compl. n.
de chose). La joyeuseté d’une couleur vive. rem. Balzac, dans sa correspondance, emploie joyeuserie (au sens
1). »
juiverie« 4. Caractère juif (dans un contexte antisémite, conscient ou non). »
ladrerie« II. Avarice sordide. »
lésinerie« 1. [...] caractère de celui qui lésine. »
loucherie ou
louchement
« Fait de loucher ; état d’une personne qui louche.
louferie« Folie. »
loufoquerie« 1. Caractère d’une personne loufoque, de ce qui est loufoque. »
lourderie« [...] maladresse grossière. »
lutinerie« 2. Caractère malicieux. »
maniaquerie« Caractère d’une personne maniaque. »
matoiserie« Façon d’agir, tour de matois. Caractère, qualité du matois. »
maussaderie« Humeur maussade. »
mesquinerie« 1. Caractère d’une personne mesquine, qui manque de largeur de vues, de grandeur d’âme. (Choses). La mesquinerie d’une vengeance. Spécialt. Caractère d’une personne bassement attachée à de petits intérêts matériels.
(Choses). La mesquinerie d’une offre, d’un don. »
mièvrerie« 1. Espièglerie. 2. Grâce puérile et fade, qui sent l’affectation, la recherche. »
mignonnerie« 1. Caractère de ce qui est mignon. 2. (Personnes). Affectation charmante. »
minauderie« 1. […] caractère d’une personne qui manque de naturel en voulant plaire, séduire. »
miteuserie« Caractère miteux ; pauvreté. »
moinerie« 2. Esprit, condition monastique. »
mollasserie« Excessive mollesse. »
moquerie« 1. (La moquerie). Habitude de se moquer [...]. »
moutonnerie« 1. Caractère de mouton, naïveté ; esprit d’imitation et passivité. 2. Caractère fade d’une pastorale. »
muflerie« 1. Caractère [...] d’un mufle. »
2. mutinerie« Caractère de ce qui est mutin. »
narquoiserie« Caractère de ce qui est narquois (acte, manifestation narquoise) ou de la personne narquoise. »
niaiserie« 1. Caractère d’une personne ou d’une chose niaise. »
nigauderie« 2. (La nigauderie). Caractère du nigaud. »
ourserie« Humeur sauvage, rude, caractère d’ours. »
paillasserie« Caractère, attitude de paillasse, de pitre [...]. »
partisanerie« Esprit partisan, attitude partisane. »
patelinerie« => Patelinage. »
patelinage« Manière d’agir pateline [...]. »
paysannerie« 1. Condition de paysan. »
pédanterie« 1. Comportement, manière d’agir du pédant. »
pignouferie« Indélicatesse, grossièreté du pignouf. »
pingrerie« Avarice. »
pleutrerie« Caractère de pleutre. »
polissonnerie« 2. (La polissonnerie). Manière de vivre de polisson, de jeune dévoyé. 4. (La polissonnerie). Caractère quelque peu licencieux. »
poltronnerie« 1. (La poltronnerie). Caractère du poltron. »
pruderie« 1. Affectation de réserve outrée jusqu’au ridicule dans tout ce qui touche à la pudeur, à la décence. »
prudhommerie« Caractère, attitude, manière de s’exprimer d’un individu médiocre et infatué de lui-même, qui débite des banalités et des niaiseries sur un ton magistral. »
pudibonderie« Caractère pudibond, affectation de pudeur. »
putasserie« 1. Vie de prostituée. 2. Fréquentation des prostituées. 4. Fait de chercher à plaire, à séduire par tous les moyens. »
putinerie« Caractère, état de putain. »
raillerie« B. 1. [...] habitude de tourner en dérision les gens et les choses ; disposition ou aptitude à railler. »
rapiaterie« Avarice ; comportement de rapiat. »
rêverie« État d’une personne qui délire. »
ribauderie« Débauche, acte ou propos de débauché. »
rosserie« 2. Caractère rosse. »
rouerie« 2. Finesse et habileté sans scrupule. »
rustauderie« Allure, manière d’agir d’un rustaud. »
rustrerie« Caractère, manière d’agir d’un rustre, grossièreté, brutalité ou inculture. »
salauderie« 1. Caractère de salaud. »
saloperie« 2. Caractère moralement abject. »
sauvagerie« 1. Caractère, humeur sauvage. 2. État sauvage, mœurs des sauvages (opposé à civilisation). 3. Caractère sauvage. »
sensiblerie« Sensibilité outrée et déplacée, compassion un peu ridicule. »
sournoiserie« Caractère sournois, conduite sournoise. »
taquinerie« 1. Caractère querelleur, chicanier. 2. Caractère d’une personne taquine. »
tartuferie ou tartufferie« Caractère, manière d’agir d’un "tartufe", d’un faux dévot, d’un hypocrite ; fausse dévotion. Pudeur excessive, ostentatoire et hypocrite. »
tatillonnerie« Comportement tatillon. »
trigauderie« Caractère d’une personne qui manque de franchise. »
tromperie« 1. [...] comportement de celui qui trompe ou cherche à tromper. »
truanderie« 1. État de truand. »
turquerie« 1. Caractère "turc", dur, impitoyable. 3. Caractère typique, traditionnel des choses, des mœurs de Turquie. »
vacherie« II. 1. Veulerie. 2. [b] (La vacherie de...). Caractère vache, méchant. »
vanterie« 2. Caractère du vantard, présomption impertinente. »
veulerie« Caractère, état d’une personne veule. »
vieillerie« 3. Caractère de vieillesse démodée. 4. Vieillesse (d’une personne). »
voyouterie« [...] mœurs de voyou. »

Notes de bas de page

1 Cf. Chap. IV, n. 4.

2 De nombreux énoncés présentent la même ambiguïté que l’énoncé définissant chinoiserie ; cf.. par exemple, « Sottise, ineptie » (GRLF. bêtasserie), « Pédanterie, procédés de cuistre » (GRLF. cuistrerie).

3 Il n’y a pas d’autre RCM du français que celle qui construit des noms d’action déverbaux qui puisse rendre compte de la forme et du sens de ces trois noms dans une perspective dérivationnelle associative dans laquelle le sens d’un mot dérivé doit être compositionnel par rapport au sens de sa base. A propos de la nécessité de définir un suffixe -erie s’appliquant aux bases verbales, cf. aussi Temple (1995).

4 Pour faire pendant à l’argument évoqué dans la note précédente, je remarquerai que, dans une théorie dérivationnelle associative analysant le sens des dérivés de façon compositionnelle par rapport au sens de leur base, il n’est pas possible de rendre compte de dérivés comme blondasserie, cocasserie, japonaiserie, etc. autrement que par l’intervention de la RCMPROP s’appliquant à des bases adjectivales.

5 Le nombre des dérivés dont la forme peut résulter de la suffixation d’une base verbale ou de celle d’une base adjectivale se révèle assez important dès que l’on prend en compte le fait que -erie est un suffixe susceptible de tronquer d’autres suffixes dérivationnels et/ou des marques flexionnelles comme celles du participe passé (cf. ci-dessous, § 1.2.). Dès lors en effet, il s’avère que ce ne sont pas seulement des mots comme bavarderie ou brusquerie qui peuvent a priori être issus de deux bases (un adjectif ou un radical verbal homonyme) mais encore des mots comme fâcherie qui peuvent provenir soit de la suffixation de fâch (er) soit de celle de fâché (avec troncation de -é par -erie) ou comme cajolerie dont la base peut être cajol (er) ou cajoleur (avec troncation de -eur).

6 Les caractéristiques propres aux noms de propriété(s) sont moins nombreuses que celles qui valent à la fois pour ces noms et d’autres types de noms abstraits. Par exemple, lorsqu’il s’agit de décrire les noms de propriété(s) beaucoup d’auteurs comme Strawson (1977), Kleiber (1981) et Riegel (1985) mettent en avant leur dépendance référentielle : ces noms « ne peuvent pas désigner par eux-mêmes l’occurrence particulière d’une propriété, mais réclament une expansion grammaticale qui en assure le repérage. » (Riegel (1985 : 97)). L’incapacité à désigner une occurrence particulière d’un concept caractérise également des noms comme traversée ou coupe qui ne désignent pas des propriétés. Aux énoncés Paul a fait une traversée ou Paul a fait une coupe ne correspond pas de référence déterminée. Pour qu’une occurrence du concept désigné par traversée (resp. coupe) soit repérée, il est nécessaire qu’un repère, qu’il soit énonciatif ou contextuel, soit associé au nom abstrait (Paul a fait une traversée de l’Atlantique ; Paul a fait une coupe de bois cet automne). Un autre exemple de caractéristique non définitionnelle des noms de propriété(s) se trouve dans le fait que si X est un nom de propriété(s), alors il peut se trouver dans une phrase du type N est d’un X Adj (cf. « Ce livre est d’une ânerie inconcevable » (GRLF, ânerie 1.) ; « Il est d’une bizarrerie (et adj.) » (GRLF, bizarrerie)). Cette capacité à figurer dans cet environnement ne peut pas cependant être retenue comme critère pour identifier un nom de propriété(s) car des noms comme commerce ou consultation, qui ne désignent pas des propriété(s), peuvent être situés dans le même environnement (cf. Cet index est d’une consultation facile ; Paul est d’un commerce agréable).

7 Par exemple, j’ai cité dans le chapitre IV (§ 1.2.3.3.) les noms demoisellerie, fauverie, gitanerie, mulâtrerie, païennerie, qui sont définis comme des noms de propriété(s) dans le TLF ; ces noms de propriété(s) ne figurent pas dans le GRLF.

8 Le nom viennoiserie, analysé dans le chapitre V de cet ouvrage, est un exemple de ce type de lacune lexicographique.

9 …sauf, bien entendu, ceux que j’ai pu ne pas voir.

10 Cf., sur ces règles et principes, l’Annexe II de cet ouvrage.

11 Sauf erreur de ma part, la liste qui suit devrait être exhaustive.

12 Sur la permanence des règles du lexique, cf. également Glatigny (1982), D. Corbin (1987 : 43-44) et Tamba-Mecz (1988 : 43).

13 L’observation de l’ensemble des Nerie attestés fait apparaître que, si le segment terminé par une voyelle représentant la base dans un mot construit en -erie n’a qu’une syllabe, il est adjoint au suffixe sans l’intermédiaire d’une consonne euphonique : cf. blérie, chierie, flouerie, gruerie, rouerie, suerie, tuerie et vouerie.

14 Je considère que la base de cucuterie est l’adjectif de forme cucu, et non pas sa variante de forme cucul car l’alternance allomorphique / !/ -> /t/ n’est pas repérable en français.

15 Toutes les informations figurant dans les articles du GRLF consacrés aux entrées citées dans le corpus ne sont pas transcrites dans ce corpus. Ont été supprimés : (1) les informations d’ordre étymologique et historique qui sont données avant les définitions proprement dites de l’entrée (par exemple, les informations suivantes figurant sous l’entrée trigauderie ne sont pas reproduites dans le corpus : « 1680 ; de trigaud "qui n’est pas franc" (1607) ; du moy. haut all. Triegolf "tricheur" »), (2) les marques (« Vieux » (ou « Vx »), « Anciennt. », « Littér. », « Techn. », « Argot. », « Fam. ». etc.) sauf lorsqu’elles m’ont paru nécessaires pour interpréter la définition ou l’exemple qu’elles introduisent (ex. gaucherie : « IL Didact. (physiol.). Prédominance fonctionnelle de la main gauche, ou de l’œil gauche »), (3) les remarques (ex. : « – REM. Le mot est vieilli, comme crâne, adj. ; à la différence de crâner qui s’est séparé sémantiquement de crâne, il n’est pas péjoratif. » (crânerie)), (4) les exemples sauf quand ils tiennent lieu de définition, les citations et les énoncés définitoires ne décrivant pas de propriétés (je précise à propos de la sélection des énoncés définitoires que les énoncés introduits par l’incluant attitude ont été soit ôtés soit reproduits. Ils ont été retranchés lorsque l’énoncé introduit par attitude figure à côté d’un ou de plusieurs autres énoncés renvoyant de façon claire à des propriétés ; je considère en effet dans ce cas que l’incluant attitude définit une catégorie en contraste avec une (des) catégorie(s) de propriétés et renvoie donc à des objets qui ne sont pas des propriétés (cf., par exemple : « 1. Caractère du badaud. 2. Action de badauder ; attitude du badaud. » (badauderie)). Les énoncés introduits par l’incluant attitude ont en revanche été reproduits lorsqu’ils ne sont pas en cooccurrence avec des énoncés décrivant des propriétés et lorsque le nom défini peut figurer dans le contexte la Xerie caractérise N, qui permet d’identifier un nom de propriété(s) (par exemple, la paraphrase « attitude de grognon » figurant dans l’article grognerie (cf. « 1. (La grognerie). Action de grogner ; attitude de grognon. 2. (Une, des grogneries). Protestation, parole, attitude d’une personne qui grogne ») figure dans le corpus). Afin de ne pas surcharger le texte, je n’ai signalé par des crochets que les coupures opérées à l’intérieur des définitions multiples non redondantes (cf. Chap. I, n. 27, en ce qui concerne ces définitions).


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