Un carnet inédit de portraits florentins de Wicar
p. 367-382
Texte intégral
1Le palais des Beaux-Arts de Lille conserve depuis 19001 un carnet de dessins et de portraits réalisés par Wicar durant son long séjour en Italie. Certains dessins ont figuré à une exposition temporaire (Le portrait de Caterina Christofori, fig. 72, d’autres ont été mentionnés (Pietro Bastianelly, directeur de la galerie de Florence, fig. 2) mais le joli album qui certes a été décrit par Beaucamp3 n’a pas été publié en son intégralité, alors qu’il le mérite amplement. Par le biais des actes de ce colloque nous souhaitons réparer cette injustice. L’album4, de petites dimensions (15,7 x 10,8 cm), comporte trente et un dessins, trente portraits et un dessin (fig. 30), petit croquis d’après une œuvre du Dominiquin conservée à Saint-Onuphre à Rome. La technique utilisée est la même, une belle mine de plomb. La page de garde et la première page de l’album comportent des annotations manuscrites autographes à la plume d’encre brune qui ne sont pas en relation avec les portraits qui suivent :
« Il Sig. Cigali Armandino sonatore di violino Sienna. Ho comprato 5 disegni per 6 pezzi di Spagna egli mi le mandera per l’occazione del Sig. Bianciardi sonatore di violino a firenze. Il sig. giacomo Savoya fabro in Sienna. Ho comprato 2 disegni. Egli me le mandera coll’ occasione del Sig. Stefano Nobili ed Compagnia in via dei Tavolini Firenze mi costano Zecchini 5 fiorentini… ».
2Par le biais de ces deux pages nous possédons quelques noms de personnes à qui Wicar a acheté des dessins (Giuseppe Pazzini imprimeur à Sienne ; Bernardino Cigali ; Giacomo Savoya ; Lorenzo Feliciati ; Giuseppe Zoni ; Vincenzo Bianiardi ; Stefano Nobili).
3Deux questions méritent d’être posées à l’occasion de l’étude de ces dessins : l’identification des modèles et les dates de réalisation. Sur trente portraits, vingt-deux sont identifiés par des inscriptions autographes portées soigneusement en haut à droite ou à gauche, huit portraits restent encore à identifier. Rares sont les précisions apportées sur le modèle lui-même : y ont eu droit trois personnages : Pietro Bastianelli, directeur de la galerie de Florence, Riguccio Galuzzi, « historien florentin célèbre » et Modesto Rastrelli « Directeur della gazzetta di Firenze ». Parfois les villes où habite le modèle sont précisées (Carlo Christofori, Roma, Bartholomeo Follini, florentin ; Léopoldo Cangini (de Volterra) ; Giorgio Pisani Veneziano ; Cavazzeti de Modena…). Un seul portrait n’est pas de Wicar : au folio 27 de ce recueil a été inséré un dessin signé et daté Humbert fecit 1792 Romae, œuvre du hollandais Humbert de Superville (1770-1849) qui fut lié avec Wicar5 ; c’est le portrait d’un certain Laurent, peut-être Laurent Fauchier. Wicar a représenté dans cet album une seule fois trois membres d’une même famille, le père, la mère et le fils, Carlo, Caterina Christofori et Carletto Christofori, de Rome.
4Force est de reconnaître que les modèles ne sont pas célèbres et que les personnages, contemporains de Wicar, ne sont plus connus aujourd’hui. Et si un personnage est « célèbre », Wicar le dit par une annotation (Pietro Bastianelli, Riguccio Galuzzi et enfin Modesto Rastrelli). Ajoutons que sur les trente modèles, vingt-huit sont masculins et deux féminins (Costantina Coltellini, à qui revient l’honneur d’ouvrir l’album, et Caterina Christofori).
5Les dessins appartiennent à un même album, qui a gardé sa reliure d’origine ; on peut donc légitimement penser que les dessins ont été exécutés durant un laps de temps assez court, et pourquoi pas durant le séjour florentin. Sur les onze modèles dont l’origine géographique est précisée, cinq personnes sont de Florence, deux de villes plus ou moins avoisinantes (Modène et Volterre), un de Venise et trois de Rome. Il est à remarquer que l’album ne comporterait aucun napolitain (Wicar vécut dans cette ville entre 1806 et 1809). D’autre part la présence au deuxième feuillet du portrait du Custode des Offices, Pietro Bastianelli, pourrait indiquer qu’ils ont été réalisés à l’époque où Wicar travaillait au recueil la Galerie de Florence entre 1787 et 1792. Rappelons que selon Dufay, un des biographes de l’artiste, Wicar exécute cinquante portraits à l’époque où il copie les tableaux de la Galerie de Florence (op. cit., 1840, p. 30)6. L’étude de l’album du musée de Lille appelle la comparaison avec d’autres recueils de portraits, dont certains ne sont pas localisés aujourd’hui.
6Il est en effet fondamental de préciser que l’album de Lille n’est pas isolé. Le Museo Napoleonico de Rome possède deux carnets de portraits : le premier album (n° 7668), (légué par la famille Primoli au moment de l’inauguration du musée en 1927), comporte 268 portraits, tous de Wicar sauf un signé Humbert (comme dans le carnet de Lille) ; les feuilles du carnet mesurent 37,7 x 24 cm ; le deuxième album (n° 6674) fut acquis en 1945 des héritiers de Giuseppe Carattoli, exécuteur testamentaire de Wicar ; il comporte 73 feuilles de 25,7 x 20 cm ; un seul dessin est daté (septembre 1799) ; deux albums de portraits (76 feuilles, 25 x 20 cm) furent vendus chez Sotheby’s Londres, le 27 novembre 1986 (n° 646) ; vingt portraits (du même fonds Carattoli 6674) sont conservés à l’Accademia di Belle Arti de Pérouse7.
7L’oubli assez incompréhensible de Beaucamp qui n’étudie pas Wicar portraitiste commence à être corrigé. Dans le catalogue de l’exposition Jean Baptiste Wicar. Ritratti della famiglia Bonaparte (Rome et Naples 20 février-4 juillet 2004), Maria Teresa Caracciolo signe un texte « Dal disegno al dipinto : itinerario di Wicar ritrattista », qui constitue la première approche scientifique du sujet. Wicar, à la fois portraitiste officiel et inlassable auteur de croquis, est enfin cerné. Nous étudions ici bien sûr l’auteur de croquis et non de portraits officiels. D’un carnet à l’autre, les analogies stylistiques sont frappantes : format, technique, mise en page, style, esprit du portrait surtout. Les trois albums de dessins (les deux de Rome et celui de Lille, et ils ne peuvent être étudiés séparément) sont des galeries de portraits d’amis, de connaissances, de relations du lillois. Les dessins relèvent du croquis, très soigné, réalisé en une ou deux heures de temps. L’artiste ne s’encombre pas de l’environnement du modèle : sauf pour le portrait de Laurent signé Humbert (de Superville) nous n’avons aucune représentation de paysage ou d’une pièce avec son mobilier ; Wicar veut garder le souvenir de son modèle : il le représente généralement en buste sur un fond neutre, les mains sont généralement absentes : ainsi que l’a écrit A. Scottez-De Wambrechies,
« l’aisance du dessin, la fermeté du crayon héritée de sa nature de graveur, la précision de l’observation caractérisent ces portraits de Wicar, étonnants de vie et de réalisme. Nettement individualisés selon l’âge, le sexe, le rang social, ils témoignent de la qualité de sensibilité et d’émotion de l’artiste face à ces modèles qui s’amplifiera dans l’album de portraits du Museo Napoleonico à Rome… »8.
8La précision du modelé obtenue à l’aide de petits traits serrés, entrecroisés ou parallèles, souligne avec distinction la ligne générale. Ces charmantes images instantanées annoncent, avec plus de dix ans d’avance, l’art d’Ingres portraitiste.
« Wicar inaugure un type de portrait dessiné particulièrement nouveau et original, qui constitue actuellement l’aspect le plus fascinant de sa production de portraitiste et révèle une méthode inédite et très moderne d’étude et de travail : le peintre ne propose pas des portraits isolés et faits pour eux-mêmes, mais des séries homogènes d’effigies d’hommes et de femmes, avec la même mise en page en demi-buste et se détachant sur le fond vide de la page blanche… le modèle est saisi dal vero, dans son essence la plus fraîche et la plus spontanée… » (M. T. Caracciolo)9.
9Ces petits portraits (répartis en cinq albums, plus le fonds de Pérouse) sont au nombre de cinq cents environ. A-t-on réalisé qu’il s’agit d’un ensemble unique, de par l’originalité de la démarche, au monde ?
« Ils viennent former une galerie de portraits du monde italo-français du début du xixe siècle, d’un niveau de qualité identique à celui d’Ingres quelques années plus tard »,
10a écrit justement Maria Teresa Caracciolo. J’ajoute que je suis sûr qu’une étude globale de tous ces portraits sera entreprise sous peu, tant elle mérite de l’être. Et j’ose déjà avancer quelques conclusions : Wicar va bien vite trouver un style, mettre au point un type de portrait simple et direct dès les années 1787 au début de son séjour à Florence (nous faisons allusion bien sûr aux dessins du musée de Lille). Quel contraste avec un portrait de jeunesse (David, d’après Girodet, Paris, musée du Louvre, cabinets des arts graphiques), de quelques années antérieur, si traditionnel, si académique ! Il va dessiner de la même façon pendant plusieurs années, à preuve les dessins des deux carnets de Rome (Rome, Museo Napoleonico) réalisés vers 1800 : son style va donc peu changer.
11Son style, et c’est évidemment le point le plus important, enfin, devra être comparé à celui de contemporains italiens, Pelagio Palagi (1775-1860) ou Luigi Sabatelli (1772-1850)10.
Fig. 1. — Costantina Coltellini.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 2. — Pietro Bastianelly, Custode de la galerie de Florence.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Catalogue des portraits
12N° 1 (fig. 1) : « Costantina Coltellini » (inv. 2536) : inscription h. g.
13On ne trouve aucun renseignement sur ce nom dans le Dizionario Biografico degli Italiani, ni dans l’Indice Biografico Italiano, et pas davantage dans le World Biographical Information System ; je pense en fait qu’il faut lire Coltellini. La famille Coltellini est bien connue dans le monde de l’opéra et du spectacle (cf. Nuovo dizionario Ricordi della musica e dei musicisti, 1976, p. 442 : Marco Coltellini, 1719-1777, poète, librettiste et éditeur ; Céleste, 1764-1828, sa fille, mezzo-soprano.
14Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 42.
15N° 2 (fig. 2) : « Pietro Bastianelly fior. Custode della galleria di Firenze » (inv. 2537) : inscription h. d.
16Pietro Bastianelli succéda à Bianchi comme conservateur de la Galerie de Florence en 1769 et était encore en charge en 1792. En 1775, il accompagna l’empereur Joseph II dans la visite de la Galerie ; son portrait apparaît dans la Tribune des Offices de J. Zoffany (Windsor Castle). Wicar mentionne Bastianelli dans une lettre écrite de Florence le 19 mai 1790 (Beaucamp, op. cit. à la note 3, t. I, p. 111-112). Les deux hommes durent se rencontrer lorsque l’artiste copiait les tableaux de la Galleria Palatina à Florence afin d’être gravés dans le fameux recueil Galerie de Florence.
17Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 42.
18N° 3 (fig. 3) : « Giuseppe Pigry » (inv. 2538) : inscription h. d.
19Professeur de lettres et de mathématiques à Livourne à partir de 1768, il publia une nouvelle table des numéros de 1 à 10 000. Cf. F. Brocchi, Collezione alfabetica di uomini e donne illustri della Toscana… 1852 (38).
20Bibl. : F. Beaucamp, op. cit. à la note 3, t. I, repr. p. 59, et A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 42.
21N° 4 (fig. 4) : « Giov. Mariti » (inv. 2539) : inscription h. d.
22Né en 1736 à Florence, mort à Livourne en 1806, Giovanni Mariti fut explorateur et écrivain. Ses voyages le conduisirent notamment en Egypte, en Syrie, en Palestine, ainsi qu’à Chypre.
23Bibl. : Ch. Jörcher, Allgemeines Gelehrten-Lexikon, 1813, t. 4, p. 255 et A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 42.
24N° 5 (fig. 5) : « Giov. Piattoli » (inv. 2540) : inscription h. d.
25Peintre et dessinateur, Giuseppe Piattoli est le fils de Gaetano I et le père de Gaetano II Piattoli. Il enseignait le dessin à l’Académie au moment du séjour florentin de Wicar ; Wicar commet une erreur sur le prénom (Giuseppe et non Giovanni).
26Bibl. : A. Pelliccioni, Dizionario degli artisti incisori, 1949, p. 414 et A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 42. Anna Piattoli, portraitiste, est citée dans F. Beaucamp, op. cit. à la note 3, t. I, p. 334, note 1 ; sur Anna, voir Catalogo generale degli Uffizi, 1980.
Fig. 3. — Giuseppe Pigry, professeur de lettres et de mathématique.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 4. — Giovanni Mariti, explorateur et écrivains.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 5. — Giuseppe Piattoli, peintre et dessinateur.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 6. — Ferdinando Giorgi.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 7. — Caterina Cristofori.

Palais des Beaux-Arts, Lille
Fig. 8. — Giuseppe Giorgi.

Palais des Beaux-Arts, Lille
27N° 6 (fig. 6) : « Ferdinando Giorgi » (inv. 2541) : inscription h. d.
28On ne dispose pas de renseignements précis sur ce personnage, mais il est probablement apparenté à Giuseppe Giorgi (N° 8).
29Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 42.
30N° 7 (fig. 7) : « Caterina Cristofori » (inv. 2542) : inscription h.d.
31Le nom de la famille Cristofori est absent des trois répertoires et dictionnaires cités supra (N° 1). Elle est néanmoins représentée à trois reprises dans le carnet de Wicar. Voir les N° 10 et 11.
32Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 43.
33N° 8 (fig.8) : « Giuseppe Giorgi » (inv. 2543) : inscription h. d.
34Un Giuseppe Giorgi graveur travaillait à Bologne durant la seconde moitié du xviiie siècle (voir A. Pellicioni, op. cit. sous le n° 5, 1949, p. 420).
35N° 9 (fig. 9) : « Alessandro Tagliaguardia » (inv. 2544) : inscription h. d.
36On ne dispose pas de renseignements concernant cet homme, probablement un abbé.
37N° 10 (fig. 10) : « Carletto Cristofori Rom. » (inv. 2545) : inscription h. d.
38Ce jeune garçon est vraisemblablement le fils de Carlo Cristofori (N° 11) et Caterina Cristofori (N° 7).
39Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 43.
Fig. 9. — Alessandro Tagliaguardia.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 10. — Carletto Cristofori.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 11. — Carlo Cristofori.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 12. — Riguccio Galluzzi.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 13. — Vincenzo Bucelli.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 14. — Bartholomeo Follini.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
40N° 11 (fig. 11) : « Carlo Cristofori Rom. (inv. 2546) » : inscription h. d.
41Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 43.
42N° 12 (fig. 12) : « Riguccio Galluzzi flor Historico celebre » (inv. 2547) : inscription h. d.
43Né à Volterra en 1739, cet historien et homme politique est l’auteur d’une Storia del granducato di Toscana, sotto il governo della casa de’Medici. Il mourut à Florence en 1801. Il fut aussi ministre des Finances.
44Bibl. : Francesco Inghirami, Storia della Toscana, 1844, tome 13, p. 154.
45N° 13 (fig. 13) : « Vincenzo Bucelli » (inv. 2548) : inscription h. c.
46Le personnage demeure inconnu, son nom ne figurant pas dans les répertoires et dictionnaires cités supra.
47N° 14 (fig. 14) : « Bartholomeo Follini flo » (inv. 2549) : inscription h. d.
48Il s’agit probablement d’un chirurgien attaché à l’hôpital des Incurables, à Naples, qui fut chargé par Wicar d’enseigner l’anatomie aux élèves artistes français (voir aussi p. 241, n. d. é.).
49Bibl. : F. Beaucamp, op. cit. à la note 3, tome I, p. 404, note 1.
50N° 15 (fig. 15) : Inconnu (inv. 2550).
51Homme en buste, de trois quarts à gauche.
Fig. 15. — Portrait d’homme.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 16. — Agostino Fantoni.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 17. — Portrait d’homme.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 18. — Modesto Rastrelli, rédacteur de la gazette de Florence.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 19. — L’abbé Sassi, de Florence.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 20. — Leopoldo Cangini, de Volterre.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
52N° 16 (fig. 16) : « Agostino Fantoni Lunegianese » (inv. 2551) : inscription h. d.
53Agostino Fantoni fut maire de Firrizzamo et commissaire royal à Pistoia, Portoferrajo (île d’Elbe) et Pontremoli. Il aurait été l’inventeur de la première machine à écrire. Il mourut à Firrizzamo après 1802.
54N° 17 (fig. 17) : Inconnu (inv. 2552).
55Homme en buste, de profil à droite, paysage en arrière plan.
56N° 18 (fig. 18) : « Modesto Rastrelli, fioren., Estensore della Gazetta di Firenze » (inv. 2553) : inscription h. d.
57Né à Florence en 1716, directeur de la Gazzetta di Firenze, il eut une vaste production historico-littéraire (Memorie per servire alla vita di Leopoldo II, 1792)
58Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 43
59N° 19 (fig. 19) : « Abbate Sassi fiorentino » (inv. 2554) : inscription h. d.
60On ne trouve pas de renseignements sur un abbé de ce nom dans les répertoires cités supra.
61N° 20 (fig. 20) : « Leopoldo Cangini di Volterra » (inv. 2555) : inscription h. d.
62On ne trouve pas de renseignements sur un personnage de ce nom dans les répertoires cités supra.
Fig. 21. — Giorgio Pisani, vénitien.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 22. — Portrait d’homme.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 23. — Portrait de jeune fille.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 24. — Portrait de femme.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 25. — Portrait de Cavazzeti, de Modène.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 26. — Portrait d’homme.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
63N° 21 (fig. 21) : « Giorgio Pisani Veneziano » (inv. 2556) : inscription h. d.
64Qui est ce Pisani ? soit un des Pisani qui vendaient des moulages d’antiques à Florence (voir F. Beaucamp, op. cit. à la note 3, t. I, p. 98 note 4) ou alors le célèbre Giorgio Pisani (Venise 1739-1811) qui eut dans sa ville de nombreuses responsabilités publiques et qui fut élevé en 1780 à la dignité de Procurateur de S. Marco (voir F. Ercole, dans Enciclopedia bio bibliografica italiana, t. II, 1941, p. 355).
65N° 22 (fig. 22) : Inconnu (inv. 2557).
66Homme en buste, de trois quarts, une sculpture en arrière plan.
67N° 23 (fig. 23) : Inconnue (inv. 2558).
68Jeune fille de trois quarts, la tête inclinée, tenant un bouquet dans la main gauche.
69N° 24 (fig. 24) : Inconnue (inv. 2559).
70Femme en buste, de trois quarts à gauche.
71N° 25 (fig. 25) : « Cavazzeti di Modena » (inv. 2560) : inscription h. d.
72On ne trouve pas de renseignements sur ce personnage dans les répertoires cités supra.
73Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 43.
74N° 26 (fig. 26) : Inconnu (inv. 2561).
75Homme en buste, de profil à gauche, portant perruque et catogan.
Fig. 27. — David-Pierre Humbert de Superville, Portrait de Laurent (1792).

Fig. 28. — Portrait de jeune fille.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 29. — Antonio Napoletani (?).

Palais des Beaux-Arts, Lille.
Fig. 30. — Copie d’après le Baptême de saint Jérôme du Dominiquin à Sant’Onofrio à Rome.

Palais des Beaux-Arts, Lille.
76N° 27 (fig. 27) : « Humbert fecit 1792 Romae » (inv. 2562) : inscription b. d., accompagnée de la dédicace suivante : « De notre citoyen Laurent/ voici la véritable image/ Amis, jugez par son visage/ de son esprit, de son talent. »
77Si l’on ne dispose pas de renseignements sur le « citoyen Laurent », il semble que l’auteur du portrait ne soit pas Wicar, mais le peintre hollandais Humbert de Superville, comme l’indique la signature latine. Les deux artistes étaient liés. C’est le portrait d’un certain Laurent, peut-être Laurent Fauchier.
78Bibl. : Dessins italiens du musée de Lille, cat. expo. Lille, palais des Beaux-Arts, 1968, p. 46.
79N° 28 (fig. 28) : Inconnue (inv. 2562-C).
80Jeune fille en buste, de trois quarts à droite.
81Bibl. : A. Scottez, op. cit. à la note 2, repr. p. 43.
82N° 29 (fig. 29) : « Antonio Napoleone » (inv. 2562-E) : inscription h. d.
83Faut-il dire Antonio Napoleone ou Napoletani ? On trouve une mention dans Achille Lauri, Dizionario dei cittadini notevoli di Terra di Lavoro, Sora, 1915, p. 123, « Napoletani Antonio di Nola fu generale di G. Murat (1808-1815) ».
84N° 30 (fig. 30) : Étude d’après Le Baptême de saint Jérôme du Dominiquin, à Sant’ Onofrio, à Rome.
Notes de bas de page
1 Acheté par le Musée de Lille le 7 juin 1900 à madame Bessière-Consoni, de Rome, fille du peintre N. Consoni, héritier de Camille Domeniconi ; n° d’inventaire 2536 à 2562.
2 Dessins italiens du musée de Lille, cat. expo. Amsterdam-Bruxelles-Lille, 1967- 1968, n° 116 ; et surtout cat. expo. Le Chevalier Wicar, peintre, dessinateur et collectionneur lillois, Lille, musée des Beaux-Arts, 1984, n° 28 (notice par Annie Scottez qui date l’album de 1787 (?) et qui reproduit douze dessins).
3 F. Beaucamp, Le peintre lillois Jean-Baptiste Wicar (1762-1834). Son œuvre et son temps, Lille, 1939, t. II, catalogue des œuvres de Wicar, n° 190, p. 669-671.
4 Petit carnet, plats papier veiné bleu, dos et coins parchemin, feuilles de garde papier bleuté, H 0,157 m ; L 0,108 m ; le carnet contient 45 feuillets de papier blanc vergé ; les feuillets mesurent H 0,152 m ; L 0,106 m.
5 Remarquons qu’un des albums de portraits de Rome (Museo Napoleonico, n° 7668) contient lui aussi un portrait d’Humbert de Superville.
6 De même, Albert Chatelet (op. cit. à la note 2, 1967-1968) propose cette datation.
7 M. T. Caracciolo, Da Lille a Roma. Jean-Baptiste Wicar e l’Italia. Disegni dell’Accademia di Belle Arti di Perugia e del museo di Lille, cat. expo., Pérouse, Palazzo della Penna, 2002, Electa-Editori Umbri Associati, 2002, p. 127-134, n° 43-50 (legs de Luigi Carattoli à l’Académie de Pérouse en 1894).
8 A. Scottez, op. cit. à la note 2, p. 41-42.
9 M. T. Caracciolo, op. cit., Rome-Naples, 2004, p. 13-14. Citation traduite de l’italien (n. d. é.)
10 Remercions pour l’aide qu’il nous ont apporté dans la rédaction de cet article M. T. Caracciolo, A. Scottez-De Wambrechies, E. de Jonckeere, P. Truffin, G. Gorgone, C. Cannelli, V. Pacelli, S. Cordier, et surtout M. Chiarini et A. Merle du Bourg pour l’identification des personnages.
Auteur
-
Arnauld Brejon De Lavergnée
Après avoir dirigé le musée des Beaux-Arts de Lille entre 1987 et 2004, est directeur des collections du Mobilier national (Paris). Il a dirigé les travaux de l’exposition et du catalogue Settecento. Le siècle de Tiepolo, Lyon, musée des Beaux-Arts - Lille, musée des Beaux-Arts, 1999-2000 et Rubens, Lille, musée des Beaux-Arts, 2004. En coll. avec N. Volle, il est l’auteur de Musées de France. Répertoire des peintures italiennes du xviie siècle, Paris, 1988. Il est l’auteur de L’Inventaire Le Brun de 1683. La collection des tableaux de Louis XIV, Paris, 1987.
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