Étudier la vie quotidienne à Paris sous l’Occupation à partir des sources conservées aux Archives nationales
p. 133-141
Texte intégral
1La thématique de « la vie quotidienne à Paris sous l’Occupation » a déjà été explorée dans le cadre d’un atelier pédagogique organisé par le service éducatif des Archives nationales2, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah3. Ce travail a été l’occasion de réfléchir aux outils les plus pertinents pour illustrer un contexte historique marqué par les restrictions, la répression et les incertitudes de tous ordres, où des réalités nouvelles se font jour, collaboration, résistance ou persécutions contre les Juifs. Son originalité est de s’appuyer sur des typologies particulières de documents, avec le souci de mettre en lumière leur diversité, la richesse des pistes qu’ils suggèrent et leur pouvoir de transmission auprès d’un jeune public, tout en les initiant tant au travail de l’archiviste qu’à celui de l’historien4.
2La sélection doit s’opérer parmi des sources foisonnantes, et en premier lieu les archives publiques issues des différents ministères5. Dans le fonds F/7 de la police générale, on trouve pêle-mêle des informations sur la propagande défaitiste en 1939-1940, les trafics de cartes d’identité, l’activité des partis politiques, les rafles ; dans celui de l’Inspection générale du Ravitaillement, conservé dans la sous-série F/23, des éléments de première main sur la pénurie et le marché noir ; dans les fonds relatifs à l’instruction publique, F/17 et AJ/16, des indices sur le fonctionnement au quotidien des écoles et lycées, sur les mesures prises à l’encontre des étudiants juifs, sur l’attitude du corps enseignant. Tous les fonds publics des Archives nationales recèlent des éléments significatifs sur la vie quotidienne à Paris : l’activité économique, le commerce et l’industrie dans F/12, l’information et la censure, la radio et le cinéma dans F/41, F/42 et F/43, le traitement des prisonniers de guerre dans F/9, les relations avec les autorités d’occupation un peu partout et particulièrement, pour Paris, dans les archives de la Délégation générale du Gouvernement français dans les territoires occupés (DGTO), conservées dans le fonds F/60, et celles des organismes issus de l’Armistice, regroupées dans le fonds AJ/41. Sur les persécutions et les spoliations intervenues à l’encontre de la communauté juive, le fonds du Commissariat général aux questions juives et du Service de restitution des biens spoliés, qui constitue la sous-série AJ/38, est d’évidence la pièce maîtresse.
3Nombre de perspectives sont donc ouvertes, surtout si l’on adjoint à ces matériaux de base les témoignages contenus dans les archives du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, la sous-série 72AJ, et les nombreux fonds privés que les Archives nationales s’attachent depuis des années à recueillir auprès des anciens témoins et acteurs de la période et qui permettent d’éclairer de façon plus sensible la question de la vie quotidienne et du ressenti de la population parisienne face à l’Occupation et à ses implications. On ne saurait négliger non plus les fonds judiciaires, et au premier rang d’entre eux les archives de la cour de justice du département de la Seine. Celles-ci renferment au sein de la sous-série Z/6 les dossiers des nombreuses affaires de collaboration, politique, administrative, économique ou culturelle, qui à leur manière rendent compte des conditions d’existence et de l’atmosphère qui régnaient à Paris sous l’Occupation. Pour entrevoir plus précisément ces ressources, il est temps de prendre quelques exemples, nourrissant des thèmes particuliers, avant de mettre l’accent sur un document emblématique qui à lui seul les résume presque tous.
Une perception concrète de l’Occupation
4Comment faire percevoir de façon concrète les nouvelles conditions d’existence et de survie imposées aux Parisiens ? Tout d’abord, en tentant de récréer l’ambiance visuelle qui s’offrait à eux, grâce à la collection d’affiches du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale6. Les Archives nationales disposent en effet d’un millier de ces documents, mis en ligne sur leur site Internet7, qui suggèrent de façon imagée aussi bien les exigences de la défense passive et les appels à l’utilisation des abris antiaériens que les mises en garde contre les espions, ou, avec une froideur toute typographique, la répression féroce des premiers temps de l’Occupation, tel l’avis d’exécution du « juif Szmul Tyzselmann et du nommé Henri Gautherot, de Paris », condamnés à mort en août 1941 « pour aide à l’ennemi, ayant pris part à une manifestation communiste dirigée contre les troupes d’occupation allemande8 ». Une autre affiche impose aux Parisiens d’être « calmes », interdit « la vente et le débit de spiritueux », fixe le couvre-feu à 21 heures et menace de punition toute manifestation, tout sabotage, toute transmission de renseignements à l’ennemi9.
5Pour saisir le poids des restrictions, on pourra se plonger dans la collection Jean Forien de Rochesnard, vouée à l’histoire du rationnement à travers les âges, où voisinent livres de cuisine des temps de restriction et poèmes inspirés par la pénurie, aux côtés d’une multiplicité de titres d’alimentation voués aux catégories de consommateurs les plus diverses10. Autant de façons de saisir la dureté des temps, marqués par la présence obsédante des troupes allemandes, les menaces de bombardements et les difficultés de circulation.
Document 1 – Affiche allemande annonçant la condamnation à mort et l’exécution de Szmul Tyzselmann et Henri Gautherot.

Archives nationales, 72AJ806, © Archives nationales
Document 2 – Affiche allemande imposant aux Parisiens de strictes consignes de vie quotidienne.

Archives nationales, 72AJ811. © Archives nationales
6La Résistance quant à elle affleure de façon très concrète dans nombre de documents. C’est Pierre Lefranc contant avec vivacité dans une interview sa participation à la manifestation des étudiants le 11 novembre 1940, suivie de son arrestation et de son incarcération à Fresnes et à la prison de la Santé11. C’est, le 8 février 1943, la dernière lettre du lycéen de Buffon Jean Arthus, écrite à son père juste avant d’être fusillé12. Ce sont encore les lettres émouvantes, retrouvées dans le fonds de la DGTO, des parents de jeunes gens arrêtés par les Allemands sous les motifs les plus futiles, distribution de tracts ou possession d’un fusil de chasse, et bientôt condamnés à mort par les tribunaux militaires13.
7Autre type de pièces très évocatrices, longtemps restées dans les familles du fait de leur forte valeur affective : les petits mots manuscrits transmis clandestinement à leur famille par les résistants emprisonnés. Souvent rédigés sur du papier à cigarette ou de récupération, de format minuscule car destinés à être cachés dans le linge confié aux proches pour être lavé, voire roulés dans des poignets de chemise, d’une écriture tout aussi ténue, en pattes de mouche, pour exprimer le plus possible dans le minimum d’espace, ces documents disent la vie quotidienne des prisonniers, la faim, la détresse, l’attente, l’espoir et le découragement tour à tour, l’effort pour rester debout et maintenir son esprit en veille, en retranscrivant de mémoire des poèmes ou en se livrant à des analyses littéraires ou philosophiques souvent de haute tenue. Les Archives nationales en conservent deux exemples significatifs, dans les archives de Jacqueline Péry d’Alincourt, bientôt déportée à Ravensbrück14, et dans celles d’André Meifred-Devals15, disparu à Buchenwald en mars 1944 après avoir été emprisonné à Fresnes. Par leur valeur symbolique et la charge affective dont elles sont porteuses, de telles pièces donnent à voir la Résistance de façon sensible et ouvrent ainsi le champ aux diverses problématiques induites par le sujet. Jacqueline Péry restitue en quelques courtes phrases son quotidien de prisonnière : « Colis. Joie ! », « Porte jour et nuit pull de maman », « À la fin d’octobre, été un peu malade à cause de la faim, du froid mais surtout de l’angoisse horrible ». Et André Meifred-Devals alterne dans le même billet considérations sur son état d’esprit et consignes précises, assorties de croquis, sur les cachettes contenant ses messages : « Dans la période la plus aiguë de ma détention, j’ai cru par moments que ma tête, déjà bien détraquée de sa nature, allait sombrer. J’ai lutté, j’ai tenu bon je crois (j’ai par exemple appris + de 2 500 vers d’une anthologie dont ce papier est extrait) mais je n’échappe pas toujours à des vides soudains, comme des trous d’air... Vous joindre est devenu une hantise. […] Regardez t[ou]jours les emballages et papiers en retour. Si signe XX il y a là q [uel] q [ue] chose à chercher. Ne cachez jamais rien dans cols linge ou vêtements, on y regarde presque t[ou]jours. Il ne me reste plus qu’un poignet à coudre avec mon aiguille... façonnée dans une dent de mon peigne ! Au revoir mes chéris. À bientôt j’espère ! »
8Il en va de même si l’on s’intéresse aux solidarités à l’œuvre sous l’Occupation et un unique document peut à cet égard dire bien des choses. Confié aux Archives nationales par la résistante Simone Alizon, déportée à Auschwitz avec sa sœur, qui elle n’en reviendra pas, c’est un tout petit billet tracé d’une écriture rapide et gauche, annonçant à leur père leur départ pour l’Allemagne en janvier 194316. Au verso, quelques mots d’une autre main indiquant que le message, jeté du train, a été ramassé par une main secourable et transmis à la famille. Ce document est régulièrement montré aux élèves par le service éducatif et il est devenu une pièce emblématique, qui en quelques cm2 en dit plus long que tout discours sur l’engagement de la jeunesse, la répression, la déportation et les solidarités anonymes qui ont marqué l’époque.
9Autre thématique prégnante dès lors que l’on aborde la vie quotidienne à Paris sous l’Occupation : le statut des Juifs, les persécutions antisémites, les spoliations, les rafles. Là encore, on ne manque pas de documents. Les affiches du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale déjà évoquées portent des titres explicites : « Recensement des israélites », « Déclaration des changements de résidence des Juifs », sans oublier les caricatures annonçant l’exposition du palais Berlitz Le Juif et la France17. Surtout, on dispose dans la sous-série AJ/38 du fonds d’archives du Commissariat général aux questions juives et du Service des restitutions des biens des victimes des lois et mesures de spoliation, essentiel pour rendre tangible le processus d’aryanisation et la persécution à l’œuvre. Les fichiers et dossiers des biens spoliés de Paris et du département de la Seine y occupent une place importante, donnant en filigrane un aperçu de l’immense variété des métiers et des conditions d’existence au cœur des arrondissements parisiens. Si l’on croise tous ces dossiers, ces rapports d’enquête, ces certificats, ces lettres de dénonciations, avec la sombre litanie des fichiers juifs de la préfecture de police de la Seine, du camp de Drancy et des camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande18, on aura une vision assez fidèle et incarnée du sort des Juifs de France. Et l’on peut ajouter à tout cela le témoignage oral d’Annette Leiris, assistante sociale dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Drancy19, ou celui d’Odette Baticle sur son internement à Drancy20.
Document 3 – Message adressé par Jacqueline d’Alincourt à sa famille depuis la prison de Fresnes.

(Archives nationales, 72AJ/NC_Péry/1). © Archives nationales
Un document emblématique particulièrement édifiant pour les élèves
10L’éclairage peut à présent se porter sur un document qui à lui seul fait la synthèse de tous les thèmes déjà abordés. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de le présenter aux élèves du lycée Blaise-Pascal de Brie-Comte-Robert, venus en février 2011 aux Archives nationales préparer une émission radiophonique sur la période de l’Occupation, dans le cadre de la 22e semaine de la presse à l’école21.
11Il s’agit d’un journal manuscrit de plus de 1 200 pages, en deux volumes d’une écriture serrée, rédigé par Albert Grunberg, un coiffeur juif de la rue des Écoles, pour relater sa vie entre septembre 1942 et août 194422. Il nous a été confié en 1998 par son fils, Roger Grimberg, qui l’a lui-même partiellement édité en 2001 aux éditions de l’Atelier23.
12L’histoire d’Albert Grunberg est emblématique : le 24 septembre 1942, des policiers français viennent au petit matin arrêter cet émigré roumain à son domicile du 14 rue des Écoles, mais il réussit à leur échapper et à se réfugier dans une chambre de bonne au 6e étage d’un immeuble voisin, au n° 8, où se trouve son salon de coiffure. C’est là qu’il va passer les deux années suivantes, jusqu’au 23 août 1944, protégé par la concierge de l’immeuble, Hélène Oudard, par de nombreux voisins et par son épouse Marguerite, non juive, qui continue d’exploiter le salon malgré les tracasseries incessantes du Commissariat général aux questions juives. On trouve du reste dans le fonds AJ/38 deux dossiers concernant l’aryanisation de ce salon24.
13Pour résister à la claustration et au désespoir, Albert Grunberg décide de tenir un journal, qui devient la chronique d’un immeuble parisien sous l’Occupation. C’est un homme de conviction et de culture communistes, curieux de l’actualité et amoureux de la langue française. Il peut écouter la TSF grâce à la complicité d’un locataire qui a percé un trou dans le mur de sa cuisine pour lui permettre d’accéder à l’électricité, et il se délecte de Musset et de Marivaux. Il a trouvé une cachette pour son journal et se tient debout, pendant ces longs mois, par la seule force de l’écriture et des solidarités sans faille à l’œuvre autour de lui. Il livre ainsi sans relâche à son journal ce qui fait son quotidien hors du monde : l’enfermement, la solitude parfois insupportable, l’inquiétude pour les siens, les alertes, la trivialité du quotidien et la survie conditionnée, comme l’écrit Laurent Douzou qui a travaillé sur ce document, « par le silence de tous ceux, nombreux, qui le côtoient et échangent avec lui denrées, impressions et analyses25 ».
Document 4 – Journal d’Albert Grunberg.

(Archives nationales, 72AJ/2300). © Archives nationales
14Ce document d’une richesse exceptionnelle, au style très vivant, ouvre une infinité de perspectives. On y trouve pêle-mêle les détails les plus terre à terre sur la vie quotidienne, des réflexions d’ordre personnel ou familial, de même que des notations pleines d’esprit sur l’équilibre géostratégique du monde. On y lit aussi la conscience aiguë du sort tragique des Juifs de France, de la part d’un homme marqué par l’esprit des Lumières, lucide sur « le vieux fourbe Pétain », ce « chef des traîtres ». Ainsi, le 8 janvier 1943, « Radio Paris, ce matin, avoue cyniquement que 75 % de la population juive “a quitté le pays” cette semaine. “A quitté” on sait ce que cela veut dire : la déportation et l’extermination ensuite par la famine, le poison, la mitrailleuse et l’électrocution, sans compter les sévices préliminaires. Que de science raffinée dans cette cervelle démoniaque pour faire exécuter ses crimes méthodiquement, systématiquement ! On peut se demander comment se peut-il [sic], même pour un maniaque, de haïr toujours et condamner sans cesse tout un peuple innocent et sans défense ? Hélas, l’univers entier est témoin que cela se peut. » Et le 21 janvier 1943, avec son humour coutumier, « Je viens d’apprendre une chose tenue secrète pendant 150 ans. C’est Radio Paris qui l’apprend au monde : ce sont les Juifs qui ont assassiné... Louis XVI ! [annotation dans la marge supérieure] Par respect à la vérité je dois dire que depuis, la manchette de L’Œuvre (quelques jours après le 21-1-1943) met en cause également les ancêtres du comte de Paris prétendant actuel au trône de France. C’étaient certainement des Juifs aussi. On voit que le secret était bien gardé. À remarquer que les Bolcheviques ne sont pas dans le coup. »
15Il y a place aussi dans le journal d’Albert Grunberg pour l’espoir, lorsqu’il note, le 1er janvier 1944, « […] la Révolution nationale genre Déat qui a commencé avec le bâton (de Maréchal) et 7 étoiles finira bientôt avec une trique et 36 chandelles. Marguerite tout à l’heure était heureuse comme tout, ça vraiment elle a confiance en 44. VIVE donc l’année 1944 !!! »
16Ce texte constitue donc un terrain d’action hors norme pour un travail pédagogique, comme nous l’avons éprouvé en voyant les élèves de Brie-Comte-Robert à la fois étonnés et émus qu’un tel témoignage nous soit parvenu, attachés à en déchiffrer l’écriture et un peu médusés face à ce torrent de mots. Quelle meilleure illustration du rôle de passeur que les Archives nationales peuvent et doivent avoir, en devenant le réceptacle de documents d’une valeur émotionnelle telle qu’ils sont longtemps restés dans les familles, mais dont celles-ci acceptent justement de se dessaisir pour en faire un outil de connaissance et de mémoire au service du plus grand nombre ?
17En guise de conclusion, laissons le dernier mot à Albert Grunberg, tout juste sorti de sa longue réclusion, qui note le 26 août 1944 : « Depuis mercredi je suis chez moi et depuis hier je suis dans les FFI sur les barricades de la Préfecture rue du Petit-Pont au coin de la rue de la Huchette. Déjà mardi, Marguerite qui craignait encore pour moi avait observé ma grande nervosité et le lendemain matin, Mme Oudard est montée nous dire qu’à l’heure où tous les locataires seront à table nous pourrons redescendre. Dès le matin donc, moi et Sami26 faisions des paquets où nous mîmes pêle-mêle toutes nos affaires qui furent incroyablement nombreuses. C’est inouï ce qu’on peut ramasser en 23 mois moins 1 jour. Sami est descendu le 1er avec 1 ou 2 formidables paquets. Je le suivis quelques minutes après chargé d’une valise pleine à craquer et une musette. Aucun locataire ne nous a vus. En passant par la loge j ’embrassai Mémé27. La lumière vive de la rue m’éblouissait. Mes jambes tremblèrent. Lentement, d’une désespérante lenteur même, nullement feinte, mais due à l’émotion, je marchai vers le 14. ».
Notes de bas de page
2 Atelier conçu et réalisé par Annick Pegeon et Véronique Castagnet en 2007 ; modifié, depuis cette date, pour être adapté aux nouvelles exigences des programmes scolaires du lycée en particulier par Christophe Barret. Voir : http://www.archivesnationales.culture. gouv.fr/chan/chan/musee/service-educatif.html
3 Le Mémorial de la Shoah se compose et du Musée, et du Centre de Documentation juive contemporaine. Leur service pédagogique développe de nombreuses activités à destination des publics scolaires. Voir : http://www.memorialdelashoah.org
4 Cette démarche est au cœur de la classe « Archives » sous la conduite d’Annick Pegeon. Voir : Véronique Castagnet, Annick Pegeon, Christophe Barret, Par chemins de traverse. Le service éducatif des Archives nationales, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2012, chapitre X La classe « Archives » : un parcours culturel, p. 217-244.
5 Pour un premier repérage, voir : La Seconde Guerre mondiale. Guide des sources conservées en France. 1939-1945, Paris, Archives nationales, 1994.
6 Archives nationales, 72AJ/706-1736 et 1751-1795.
7 Voir : http://chan.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx-222-chan-pleade-1/pl/toc.xsp?i d=FRDAFANCH0098_72AJ & qid=sdx_q3 & fmt=tab & idtoc=FRDAFANCH0098_72A J-pleadetoc & base=fa & n=290 & ss=true & as= & ai
8 Archives nationales, 72AJ/806.
9 Archives nationales, 72AJ/811.
10 Archives nationales, AB/XIX/4000-4122.
11 Archives nationales, 569AP/272-283 (2AV/1289-1300).
12 Archives nationales, 72AJ/2277.
13 Archives nationales, F/60/1570-1580.
14 Archives nationales, 72AJ/NC_Péry/1.
15 Archives nationales, 72AJ/NC_Meifred/1.
16 Archives nationales, 72AJ/NC_Alizon/1.
17 Archives nationales, 72AJ/1171, 1172, 1173.
18 Archives nationales, F/9/5605- 5788.
19 Archives nationales, 2AV/544-548.
20 Archives nationales, 2AV/553-555.
21 Le site Internet du lycée Blaise-Pascal se fait l’écho de cette expérience originale, qui valut aux élèves un prix du reportage lycée ainsi que les félicitations du jury pour l’ensemble de leur travail : http://www.blaisepascalbrie.ac-creteil.fr/spip.php?article704 (site consulté le 8 août 2012).
22 Archives nationales, 72AJ/2300.
23 Albert Grunberg, Journal d’un coiffeur juif à Paris sous l’Occupation, Paris, Les Éditions de l’Atelier, 2001.
24 Archives nationales, AJ/38/2395, Section III (produits chimiques, mines et carburants, imprimerie, papeterie), dossiers des biens « non revendiqués », n° 37802, salon de coiffure d’Albert Grunberg ; Archives nationales, AJ/38/5750, dossiers d’aryanisation économique soumis au Service juridique, n° 52068.
25 Albert Grunberg, op. cit., p. 14.
26 Sami, le frère aîné d’Albert Grunberg, l’avait rejoint dans sa cachette.
27 Il s’agit de la mère d’Hélène Oudard.
Auteur
-
Patricia Gillet
Conservateur en chef du patrimoine, Responsable du pôle Seconde Guerre mondiale, Archives nationales – Département de l’Exécutif et du Législatif.
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