Dix ans après : nouvelles données et considérations à propos du Céramique d’Athènes
p. 155-174
Résumés
Dix ans après l’étude des ateliers céramiques à Athènes entre le Protogéométrique et l’époque hellénistique, la communication propose une mise à jour du sujet et une présentation du status quaestionis. En particulier, d’importantes nouveautés concernent les phases géométriques identifiées dans l’aire de la future agora de la cité. La publication d’un lot nouveau de matériels et l’hypothèse avancée par l’éditeur américain de ce contexte ont offert l’occasion pour de nouvelles réflexions sur la production et l’occupation de l’espace, proposant un modèle d’interprétation. L’analyse continue avec l’examen des phases suivantes, quand les ergastéria, après avoir quitté définitivement l’aire de la future Agora, se situent le long des routes du nord-ouest, en direction du Kolonos Hippios ou de l’Académie. En conclusion, on analyse les phases du ive siècle av. J.-C., quand, probablement à cause de la progression des nécropoles privées, les centres de production se déplacent et occupent l’aire derrière les collines méridionales, entre les Longs murs.
Ten years on from the study of Athenian pottery ergasteria dating from the Iron Age and the thresholds of Hellenism, this paper returns to the topic by proposing an updated examination of the evidence and of the status of the debate. In particular, there are important changes in relation to the phases of Geometric Period located in the area of the future agora of Athens. Here the issue of a further substantial collection of materials and the hypothesis advanced by the American scholars offered extensive insights concerning the identification of possible economic and urban model. We then move on to the examination of later stages, when pottery ergasteria finally abandoned the area of the future agora of Athens, are implanted along the main road north-west, towards the Kolonos Hippios or the Academy. Finally the stages of the fourth century B.C. when, probably because of the private cemeteries pottery ergasteria migrate going to occupy the area behind the southern hills, between the long walls.
Entrées d’index
Mots-clés : Agora, céramique, ergasterion, Âge du fer
Texte intégral
1Dix ans après la parution du livre tiré de ma thèse de Doctorat1, notre colloque constitue une excellente occasion de revenir sur le sujet et de proposer une mise à jour des problématiques concernant le Céramique d’Athènes, au cours d’une période chronologique très longue, du Protogéométrique jusqu’à l’époque hellénistique.
2Depuis lors, nous avons assisté à la publication d’importantes études de type méthodologique2 et technique3, ainsi qu’à de nouvelles et remarquables découvertes archéologiques.
3Des contextes significatifs ont été mis au jour à la suite des recherches régulières et surtout grâce aux fouilles effectuées pour la construction de la ligne du métro4. Outre l’acquisition de nouvelles données, il est opportun de rappeler la publication de matériel inédit ou connu de façon partielle. En ce sens, je signale le travail récent de J. K. Papadopoulos, concernant les fragments de l’Âge du fer liés à la production, provenant de l’aire de l’Agora5. L’analyse des termes Kerameis et Kerameikos, impliquant le réexamen complexe des sources littéraires et épigraphiques, a fourni de nouvelles et importantes contributions. On a rassemblé et commenté les occurrences de ces termes6; on s’est interrogé sur l’existence, dès l’époque classique, des expessions « Céramique extérieur et intérieur »7 ; à la suite des études récentes cherchant à définir l’étendue des dèmes de la cité, on a essayé d’identifier les espaces et les limites du dème et du quartier8.
4Retracer l’histoire des plus anciennes phases de vie du Céramique d’Athènes signifie chercher à reconstituer l’histoire de l’aire qui sera ensuite occupée par l’Agora. Il s’agit là d’une coïncidence d’emplacement, qui, bien que très significative, ne revêt pas une valeur absolue. À la lumière de nos connaissances, concernant surtout les aires de l’Agora et du Céramique et les données maigres, bien que significatives, récupérées aussi ailleurs, il faut plutôt se demander si le scénario que l’on peut reconstruire n’est pas faussé par la quantité d’informations hétérogènes disponibles. D’un côté, nous avons les aires de l’Agora et du Céramique, explorées depuis longtemps de façon systématique, de l’autre, les fouilles effectuées pour la construction de la ligne du métro ou à l’occasion de travaux dans la ville. En ce sens, il faut se demander si le cadre ne devrait pas être un peu « calibré ».
5Nous commencerons notre analyse en partant justement des données provenant de l’Agora. À ce propos, quelques prémisses s’imposent. Malgré la précision qui a caractérisé le travail sur le terrain, les niveaux de l’Âge du fer n’ont pas été atteints sur toute l’aire. Souvent, à cause de la superposition de constructions monumentales plus tardives – la zone correspond à une partie du quartier de Plaka, densément habité jusqu’en 1930 –, ces niveaux ont été détruits (surtout sur les pentes septentrionales de l’Aréopage). Étant donnée l’absence presque complète de structures9, de pavements ou de niveaux de sol ressortissant à cette période chronologique, le matériel provient surtout de la nécropole ou des remplissages des puits. Après leur utilisation primaire, les puits ont servi pour l’élimination des déchets et des ordures qui se trouvaient aux alentours. La valeur documentaire de ces données, par rapport à celles qui proviennent des nécropoles de la même aire, est évidemment différente. Si l’emplacement des sépultures est clairement défini, par contre les informations provenant de l’analyse des remplissages des puits doivent être considérées avec plus de prudence, car il s’agit de dépôts secondaires. En outre, puisque jusqu’à présent le matériel n’a fait l’objet que de publications partielles (à la seule exception des contextes du Géométrique récent), la prudence est de mise. Même le travail récent de J.K. Papadopoulos, bien que dédié exclusivement aux matériels concernant la production céramique, ne considère pas la totalité des fragments de ce genre. Dans l’attente d’une nouvelle publication, l’auteur effectue plutôt une sélection, et présente seulement une partie de ces objets10. À la lumière de ces considérations, on ne peut pas exclure que quelques attributions au domaine de la production pourront être revues ou mises en discussion, et que le cadre général, tout en gardant sa complexité, pourra même être modifié.
6Pendant tout l’Âge du fer, à partir du Protogéométrique, on constate la présence continue d’objets ressortissant à la production céramique (scories, pièces témoins, rebuts de cuisson et fragments vitrifiés), surtout dans l’aire centrale de la future Agora, entre l’Odéon, la stoa d’Attale et le cours de l’Éridanos. À une exception près, il s’agit en réalité d’attestations limitées, provenant de remplissages de puits contenant aussi d’autres matériels finis, ressortissant plutôt à des contextes domestiques11. Pour l’époque protogéométrique (fig.1), des objets relatifs à des installations de production ont été repérés à l’intérieur de puits situés au centre de l’aire de la future Agora, aux alentours de l’Odéon d’Agrippa (puits L 11 : 1, K 12 : 1 ; N 12 : 3)12, sur les pentes septentrionales de l’Aréopage (puits H 16-17 : 1)13 et, encore plus à l’ouest, près du Poros Building (A 20 : 5)14. Au contraire, les données concernant l’époque géométrique, plus maigres, proviennent toutes de l’aire qui s’étend entre l’Éridanos et la Stoa du Milieu. Les attestations relatives au Géométrique ancien (fig. 2) reposent sur des indices limités à une œnochoé partiellement vitrifiée et à quelques vases mal cuits (puits K 12 : 2, P 8 : 3)15. Des documents plus abondants (pièces témoins et scories) remontent au Géométrique moyen (fig. 3) (puits L 6 : 2, M 13 : 1)16. Un seul remplissage, significatif dans ce cas, a fourni des rebuts du Géométrique récent (puits N 11 : 5. fig. 4)17.
7Pour établir un cadre plus précis et complet de la valeur spatiale de l’aire, il faut rappeler les sépultures. Les nécropoles, qui à l’époque protogéométrique sont attestées presque exclusivement au nord, entre le Kolonos agoraios et la stoa d’Attale (fig. 1)18, (fig. 2, 3) se déplacent vers le sud, sur les pentes septentrionales de l’Aréopage pendant le Géométrique ancien et moyen.19 À l’époque géométrique récente, tout en restant dans la même zone, elles se concentrent un peu plus à l’ouest, dans la vallée comprise entre l’Aréopage et le Kolonos agoraios (fig. 4)20.
8En général, il faut souligner que la quantité de matériels contenus à l’intérieur des remplissages ressortissant à la production apparaît très limitée par rapport aux quantités totales. Toujours par rapport à la totalité, on remarque aussi que le nombre des puits qui ont donné des fragments concernant le domaine de la production est faible. Même en considérant le statut des artisans à l’Âge du fer, il est probable que l’aire de l’Agora future a été en même temps le siège d’habitations et d’ergasteria céramiques. Pour conclure, à l’époque géométrique l’aire aurait déjà été habitée de façon intense, et l’occupation majoritaire des habitants aurait été la production d’objets céramiques.
Fig. 1. L’aire de l’Agora d’Athènes, époque Protogéométrique

Modifié par L. Coluccia, d’après Brann 1962.
Fig. 2. L’aire de l’Agora d’Athènes, Géométrique ancien

Modifié par L. Coluccia, d’après Brann 1962.
9À l’époque protoattique, le scénario se modifie considérablement et dans toute l’Attique nous assistons à un hiatus des attestations pour lequel nous attendons encore une explication convaincante21. Dans l’aire de l’Agora, plusieurs puits sont fermés à la fin de l’époque géométrique et les sépultures disparaissent. Dans ce cadre profondément transformé, l’un des signes de continuité est la présence d’ateliers céramiques (fig. 5). Au-dessous de la tholos élevée ultérieurement, ont été découvertes les traces d’un ergasterion travaillant à partir de la fin du viiie siècle av. J.-C. et pendant toute l’époque protoattique ancienne et moyenne. Il s’agit de l’unique atelier dont des restes de structures sont conservés (fig. 6)22. L’installation est composée d’une pièce couverte par une toiture, probablement utilisée comme habitation et lieu de travail en même temps, et de trois cours ; la deuxième était probablement utilisée pour le lavage et le travail de l’argile, tandis que nous ne disposons pas d’indices à propos de l’utilisation de la troisième. L’atelier fut abandonné pour des raisons inconnues au troisième quart du viiie siècle av. J.-C. J. K.Papadopoulos a publié récemment les rebuts de cuisson provenant de ce contexte : ils ne laissent pas de doutes sur la fonction de l’installation, liée à la production de céramiques de type corinthien de petites dimensions23. Les nouvelles données permettent d’écarter complètement l’ancienne hypothèse, selon laquelle l’installation n’aurait pas été un four à potier, mais un four à pain24. De l’autre côté de la future place, au-dessous de la voie des Panathénées (fig. 5), on a mis au jour un riche dépotoir de la deuxième moitié du viie siècle av. J.-C., contenant des pièces témoins, des rebuts et des vases expérimentaux (S 17 : 2)25, ainsi qu’un puits duquel proviennent des meules, des lissoirs et une lentille d’ocre (R 17 : 5)26.
10À la fin du viie siècle av. J.-C., les ateliers de production céramique disparaissent définitivement de l’aire de la future Agora. Tout en rappelant la prudence déjà évoquée, quelles sont les conclusions que l’on peut tirer à la lumière de ce fait ? L’aire de la future Agora, du Protogéométrique au Protoattique – donc au cours d’au moins quatre siècles –, se présente sans solution de continuité comme un centre de production céramique. Des vases de grandes dimensions, des amphores, des formes ouvertes et fermées de taille moyenne et petite y sont produits. Quelle que soit l’interprétation que l’on choisit, il est certain que l’ancien modèle qui proposait, pour l’époque géométrique, un usage mixte de l’aire27 est à considérer désormais comme dépassé. L’hypothèse la plus récente avancée par J. K. Papadopoulos, selon laquelle cette zone abritait à l’Âge du fer le céramique d’Athènes, unique véritable quartier spécialisé, suscite une certaine perplexité. Du Protogéométrique au Protoattique, l’aire de la future Agora, entourée de vastes zones de nécropoles, aurait été occupée seulement par des aires de production et funéraires ; il faudrait chercher l’habitat ailleurs, peut-être près de l’Acropole28. La documentation provenant de l’analyse des remplissages des puits se rapporterait exclusivement à la présence d’ateliers de production, et non à des habitations. En réalité, une série de considérations semble démentir ce modèle. D’un côté, la pure quantification des données met en évidence que les matériels qui proviennent des puits et se rapportent de façon fiable à des centres de production sont très rares. D’après leur contenu, les puits semblent se rapporter plutôt à des contextes domestiques. Cependant, il est indéniable que la présence continue de ce genre de rebuts et d’objets dans la même zone au cours d’au moins quatre siècles (du Protogéométrique au Protoattique) constitue sûrement un indice de longue durée. Mais, à côté de ces réflexions, il y d’autres considérations à faire. En partant de la conception du statut de l’artisan à de si hautes époques, E. Greco souligne l’invraisemblance d’une séparation nette entre les aires de production et l’habitat29. Les découvertes récentes à Oropos30 et les restes mis au jour à Pithécuses31, semblent nous autoriser à identifier la présence d’activités artisanales diverses (céramique, métaux) à l’intérieur des maisons ou à proximité de l’habitat. À la lumière de ces considérations, il serait plus loisible d’imaginer qu’à l’Âge du fer la zone de la future Agora était occupée par des artisans qui vivaient et travaillaient la céramique et qui, probablement, étaient enterrés dans les alentours32.
Fig.3. L’aire de l’Agora d’Athènes, Géométrique moyen

Modifié par L. Coluccia, d’après Brann 1962.
Fig. 4. L’aire de l’Agora d’Athènes, Géométrique récent

Modifié par L. Coluccia, d’après Brann 1962.
Fig. 5. L’aire de l’Agora d’Athènes, époque Protoattique

Modifié par L. Coluccia, d’après Brann 1962.
Fig. 6. Ergasterion au-dessous de la tholos

D’après Brann 1962.
11Contrairement à ce que l’archéologue soutient, je pense en outre que le centre de production de la future Agora, tout en étant le plus important, n’a probablement pas été le seul à l’Âge du fer. En acceptant l’hypothèse d’une cité qui, jusqu’au synœcisme de Thésée, était organisée kata kômas33, il vaut peut-être mieux imaginer que les différentes unités qui contribueront à la formation de la polis pouvaient être douées de centres autonomes de production céramique34. En ce sens, un indice, bien que fugace et non vérifiable, était déjà cité dans mon livre : près de l’Académie (odos Kallikleous), on a mis au jour un dépotoir du Géométrique récent (dernier quart du viiie siècle av. J.-C.) contenant des vases surcuits35. Plus récemment, les fouilles de la ligne du métro, dans le quartier de Makriyanni, ont abouti à la découverte d’un four de l’époque géométrique36. Faute de preuves plus récentes, la prudence est de mise. Cependant, cette donnée fait sortir de leur isolement les installations de l’Âge du fer situées près de la future Agora.
12Il reste encore à s’interroger sur la coupure nette qui, probablement au cours du dernier quart du viie siècle av. J.-C., semble avoir déterminé la fin du Céramique situé dans la zone de l’Agora. Bien que les données plus récentes semblent confirmer la présence d’ateliers aussi à l’intérieur des fortifications de la cité, il serait séduisant de lier la construction de l’enceinte à la disparition des ergasteria de cette zone. De façon plus concrète, il faudrait encore s’interroger sur la possibilité d’un lien entre la discontinuité de la fonction de l’espace et l’apparition de sa valeur politique. Comme il est bien connu, la datation de ce changement, à l’intérieur d’une ample fourchette chronologique (de l’époque de Solon jusqu’à 480 av. J.-C.), est très controversée37. En ce sens, il faut souligner que vers la fin du viie siècle av. J.-C., dans une aire qui avait complètement abandonné sa fonction précédente de production de céramique, se suivent, à moins de cinquante ans d’écart, la phase solonienne, floue et problématique, et le programme édilitaire de Pisistrate et de ses fils, dont l’existence est indéniable bien que son interprétation soit discutable38. En outre, à partir de 566 av. J.-C., la réorganisation des fêtes de la cité, voulue par les tyrans, implique que l’imposante procession passe le long du Dromos en traversant en diagonale l’aire de l’Agora.
13À partir de l’époque archaïque, on assiste au déplacement des lieux de production hors de l’enceinte de Thémistocle, plus récente. Si la première moitié du vie siècle av. J.-C. semble pour l’instant dépourvue de points de repère topographiques précis, c’est à partir de la deuxième moitié du siècle que l’on constate la présence d’installations artisanales. Ces structures se situent le long des voies qui mènent à l’Académie, au Kolonos Hippios, et le long de la route du Pirée, c’est-à-dire à l’intérieur de l’ample secteur qui constituera le Céramique par excellence. À proximité de l’aire de l’Agora, qui pendant toute l’époque classique semble avoir gardé sa fonction de lieu de vente de produits finis39, dorénavant l’on constate que de faibles traces relatives à la production de terres cuites (exclusivement des moules, qui pouvaient être commercialisés sur place ou dans les alentours)40. Par contre, les restes de fours et d’implantations ressortissant à la production de vases sont tout à fait absents. Au milieu du parcours qui menait du Dipylon à l’Académie, à l’ouest de la voie qui passait parallèle au Dromos, deux dépotoirs (fig. 7 : EII) ont livré de nombreux fragments se rapportant à la production figurée des Groupes Krokotos et CHC (en ce qui concerne les skyphoi), et au Groupe Cock et probablement à la Classe Athènes 581 (en ce qui concerne les lécythes). En outre, sur la base de la découverte d’un moule d’anthemion, on peut imaginer que près de ces dépotoirs, peut-être dans le même atelier, on produisait aussi des terres cuites architecturales41. Dans le dème de Mélitè, caractérisé par une grande activité de production, se situe le seul autre contexte archaïque qui a donné des fragments de terres cuites, des moules, des lampes surcuites, des noyaux de céramique brûlée, un skyphos avec des pigments et plusieurs rebuts (fig.7 : F I)42.
14Le cadre relatif au ve siècle av. J.-C. est sûrement plus complexe et varié, lorsque les données de fouille permettent de situer avec précision des unités artisanales consacrées à la production de céramiques à figures noires, à figures rouges ou simplement à vernis noir. Un seul contexte de rebut, daté entre 440 av. J.-C. et le milieu du ive siècle, a été découvert dans le Céramique intérieur, en-deçà de l’enceinte de l’époque de Thémistocle (fig. 8 ; B I)43. Il est malheureusement impossible d’identifier de façon fiable l’emplacement de ce dépotoir, fouillé à la fin du xixe siècle à l’occasion de la construction d’une maison. Le mobilier, comportant des rebuts, des pièces témoins, des fragments mal cuits et des tessons figurés avec des scènes plutôt rares répétées plusieurs fois, est dispersé entre les musées de Bonn, d’Amsterdam et d’Utrecht. La plupart des tessons, datables de la deuxième moitié du ve siècle av. J.-C., se rapportent à des cratères en cloche, attribuables en particulier au Peintre du Dinos d’Athènes ; cependant, quelques lécythes, des cruches, des couvercles et des lékanis sont aussi présents. Les autres artisans identifiés sont beaucoup moins attestés : les Peintres de Cadmos et de Pothos (proches entre eux, ils rappellent le Peintre du Dinos d’Athènes), aussi bien que les Peintres de Kassel et de la Phiale (antérieurs d’au moins vingt ans et en relation avec eux par l’intermédiaire du Peintre de Clios). Hors de l’enceinte de Thémistocle, les découvertes effectuées le long de la voie en direction du Kolonos Hippios sont particulièrement importantes. La présence d’ateliers céramiques est ici limitée au ve siècle av. J.-C., c’est-à-dire en coïncidence avec le floruit de la nécropole à l’époque classique.
Fig. 7. Le Céramique d’Athènes au vie siècle av. J.-C.

D’après Monaco 2000.
Fig. 8. Le Céramique d’Athènes au ve siècle av. J.-C.

D’après Monaco 2000.
15Tout près des fortifications, l’un des contextes les plus significatifs, bien que publié de façon partielle (fig. 8 : D II), se rapporte à l’atelier du Peintre de Brygos44. De cet ergasterion, qui s’installa vraisemblablement avant l’invasion perse et la construction de l’enceinte de Thémistocle, on n’a identifié que quelques dépotoirs. Les matériels à figures rouges (ca. 200 fragments de kylikes et 20 skyphoi), jusqu’à présent publiés de façon partielle, ont été attribués à Onésimos et aux Peintres de Brygos, de Castelgiorgio, de Briséis, de la Fonderie, de la Dokimasie45 et de la Gigantomachie de Paris, tous actifs dans l’entourage et à l’intérieur du groupe du Maître. Myson et le Peintre de Triptolème, bien qu’attestés, sont plus isolés du point de vue stylistique. À ce contexte appartiennent aussi des kylikes et des skyphoi de la production tardive à figures noires, des lécythes, des lampes, de la céramique à vernis noir et quelques pièces achromes. La présence de pièces témoins, de vases mal cuits, de miltos, de séparateurs et d’une plaque avec six anses de skyphoi, ne laisse pas de doutes sur l’appartenance de ce lot d’objets à la sphère de la production. De plus, il faudrait plutôt se demander si ce lot ne pourrait pas se rapporter à l’atelier appartenant au céramiste Brygos, pour lequel plusieurs des artisans cités auraient travaillé.
16De façon encore plus claire, la connotation artisanale et funéraire très marquée de l’espace le long du parcours en direction du Kolonos Hippios est confirmée par l’examen de quelques contextes découverts plus au nord, se rapportant à deux fouilles limitrophes, effectuées en des années différentes. Grâce à une coïncidence heureuse, il a été possible d’explorer un vaste secteur de la cité en lien avec une importante bifurcation de l’ancien parcours (fig. 8 : D III-D IV)46. Les structures mises au jour se rapportent à un ergasterion (deux pièces couvertes qui donnent sur une cour et un four circulaire situé plus au nord) dont nous connaissons deux phases. À la plus ancienne, datable entre le début du ve siècle et 425 av. J.-C., se rapportent des amas d’argile pure, des grumeaux de miltos, des séparateurs, des pièces témoins, des moules et des outils en fer. Pour cette phase sont attestés des coupes-skyphoi et des skyphoi à figures noires tardives, des lécythes, des coupes de type Rhéneia et des plats. Au début du dernier quart du ve siècle av. J.-C., c’est vraisemblablement un tremblement de terre qui oblitéra l’aire sous une épaisse couche de destruction. La deuxième phase de l’installation est limitée au dernier quart du ve siècle av. J.-C. La disposition des pièces couvertes (au moins deux) change par rapport à la cour et aux fours, qui maintenant sont placés le long de la voie. Une deuxième catastrophe, probablement au début du ive siècle av. J.-C., détermina la fin de l’ergasterion, recouvert ensuite par l’expansion de la dense nécropole hellénistique. D’un des dépotoirs situés plus au nord, au-delà de l’aire funéraire contemporaine, provient un lot de céramiques du célèbre Peintre de Haimon qui, avec le Groupe « Leafless » et le Groupe de Haimon, semble avoir travaillé en cette zone. Il s’agit d’artisans plus modestes, mais très prolifiques : leur produits, présents dans le territoire et attestés dans les mobiliers des nécropoles voisines, étaient probablement vendus sur l’Agora47. La valeur de l’aire en tant que zone de production, vraisemblablement encore plus étendue par rapport aux découvertes des fouilles de la IIIe Éphorie, est confirmée aussi par l’exploration d’un contexte contigu. Ce contexte, fouillé au cours des années 30 par l’École américaine, a donné un groupe considérable de séparateurs d’époque classique (fig. 8 : D IV)48. En outre, l’ampleur de l’aire explorée permet d’identifier de façon claire les rapports spatiaux entre les ergasteria et les aires de sépultures contemporaines. Pour le ve siècle av. J.-C., en effet, le vaste secteur topographique le long de la route qui menait au Kolonos Hippios montre la présence concomitantes d’installations productives et de noyaux limités de nécropoles, intercalés entre des espaces vides. Après l’abandon des ateliers pour des causes accidentelles ou inconnues, les espaces de production seront occupés par des aires funéraires.
17Les autres attestations du ve siècle av. J.-C. se rapportent toutes à la production de vaisselle de table à vernis noir : des kylikes, des skyphoi et des coupes-skyphoi (fig. 8 ; E VI, VII, VIII)49. Ces installations sont situées à l’extérieur de l’enceinte de Thémistocle, à l’ouest du Démosion Sema, en contact avec les nombreux monuments funéraires publics qui, à partir de 460 av. J.-C., commencent à occuper l’espace le long du Dromos. Malheureusement, l’absence de zones fouillées de façon extensive rend impossible d’examiner dans le détail les rapports entre ces ateliers et les attestations funéraires contemporaines. Les ergasteria, qui au ve siècle av. J.-C. semblent avoir coexisté avec les monuments publics des morts de la guerre, au-delà d’aires laissées libres, sont oblitérés à partir de la moitié du siècle suivant par l’expansion des nécropoles privées. Un autre lieu de production identifié dans l’aire du Céramique est significatif pour le rapport entre ergasteria et nécropoles. Dans ce cas, le long du Dromos, on a mis au jour trois fours (Fig. 8 ; C IV-VI) relatifs à une installation artisanale du milieu du ve siècle av. J.-C., qui travailla probablement pendant moins de cinquante ans50. À la fin du siècle, le contexte est oblitéré par l’imposant monument funéraire (public ou privé ?) dit du troisième horos51. Des indices maigres, mais significatifs, laissent imaginer que l’aire a continué son activité de production plus à l’intérieur, derrière les installations funéraires.
18Une seule implantation artisanale du plein ve siècle a été identifiée au sud, hors de l’aire du Céramique traditionnel, en relation avec l’ancien dème d’Alopékè (à 2 km ca. de l’enceinte de Thémistocle)52. Les fouilles récentes du métro (station de Haghios Ioannis) ont mis au jour les restes d’un ergasterion (des structures et un four fragmentaire) de la deuxième moitié du ve siècle av. J.-C. L’installation artisanale se superpose à la nécropole contemporaine située le long de l’ancienne route qui sortait des portes Dioméiennes et arrivait au Sounion. Les données relatives aux terres cuites sont plus incertaines : peut-être un ergasterion du début du ve siècle av. J.-C. près de la Hiera hodos (Fig.8 ; E IV)53 et un contexte (lieu de vente ?) contenant des moules54 près de la future bibliothèque de Pantainos.
19Le début du ive siècle av. J.-C. est caractérisé par la réduction des attestations de production à l’intérieur de l’aire du Céramique traditionnel. Désormais, la route en direction du Kolonos Hippios ne livre plus aucune attestation. Le long du Dromos, quelques ergasteria du ve siècle qui produisaient des vases à vernis noir, travaillent encore jusqu’au milieu du ive siècle. Après cette date, ils sont recouverts par des sépultures privées. (Fig.9 ; E I, E III, E VI, E VII)55.
20Deux exceptions sont connues au Céramique, près de l’enceinte ou à l’intérieur. Un contexte cohérent, fouillé en 1853 pendant les travaux pour la construction d’une maison (rue Ermou), a donné, parmi de nombreux fragments qui n’ont pas encore été attribués, des exemplaires de l’atelier du Peintre d’Iéna (Peintre d’Iéna, Peintre de Style B, Peintre de Style C, Peintre de Diomède, Peintre Q)56. Étant donné les modalités de la découverte de ces objets et l’état partiel de leur pubication, la prudence est de mise. L’absence de rebuts, de testeurs ou de fragments ressortissant sûrement au domaine de la production, a permis d’identifier ce contexte plutôt comme un lieu de vente. La plus récente contribution à ce propos, tout en soulignant la présence de nombreux fragments mal cuits, semble cependant soutenir l’identification de ce contexte comme le véritable dépotoir d’un ergasterion, pour lequel le Peintre d’Iéna et d’autres artisans de son entourage auraient travaillé57. L’autre contexte, qui attend encore sa publication définitive, a été fouillé par l’Institut archéologique allemand dans l’aire du Céramique et il est constitué par des fours et des rebuts. Dans ce cas, près de l’enceinte, derrière les monuments funéraires contemporains de Dionysios de Collytos, de Lisimachidès et de Képhisodoros, qui donnent directement sur la voie des Tombes58, un ergasterion travaillait entre la fin du ive siècle et le début du siècle suivant, produisant des kantharoi, des kalyx-cups, de petits plats à vernis noir et de la céramique achrome59. Ici, le modèle qui apparaît de façon claire et qui peut être proposé aussi pour d’autres aires en dehors des fortifications, montre la présence en même temps de sépultures situées le long des voies et de noyaux de production placés à proximité, plus à l’intérieur, derrière les monuments funéraires, entre une nécropole et l’autre.
21À partir du milieu du ive siècle av. J.-C., on remarque un élément tout à fait nouveau, par rapport à l’aire du Céramique traditionnel. Il s’agit de l’utilisation de la zone comprise entre les Longs murs, derrière la colline de Philopappos, pour des activités de production. En ce lieu, sur une aire qui jusqu’à ce moment était restée dépourvue de structures et de monuments et qui, pour cette raison, assurait un passage rapide en direction du Pirée, les restes de plusieurs implantations ont été identifiées, se rapportant toutes à la production de vases à vernis noir (Fig. 9 ; G I-IX)60. Ces installations sont accompagnées de maigres restes de constructions (la plupart hellénistiques), tandis que seulement à partir du iiie siècle et de façon plus sûre à partir du iie siècle av. J.-C., la zone est utilisée comme nécropole. Sur la base des rares structures repérées près de la Pnyx, on ne peut pas exclure que l’extension de l’espace intéressé par la présence de boutiques était même plus vaste, jusqu’à inclure les collines méridionales et la Pnyx61. Comme il a déjà été souligné, il est probable que l’abandon des lieux de travail traditionnels le long de l’axe du Dromos est à mettre en rapport avec l’extension des nécropoles privées. Autrement, il faut s’interroger sur les raisons qui, au cours du ive siècle, ont déterminé le choix de cette zone, hors du Céramique traditionnel, pour l’installation d’ergasteria. On pourrait penser à la proximité du Pirée (mais alors pourquoi ne pas installer les ateliers près du port ?) ; on pourrait citer des exigences pratiques, c’est-à-dire la disponibilité d’une aire libre, près de la cité mais en même temps située au-delà des collines méridionales et qui n’était donc pas visible. On pourrait se demander finalement si le nouvel emplacement du Céramique n’est pas aussi en rapport avec d’autres raisons : s’il n’est pas une conséquence de la politique athénienne du ive siècle qui à ce moment cherche à défendre son territoire, plutôt qu’un reflet du rapport et du lien direct entre la cité et la mer62.
22Pour conclure, nous pouvons simplement souhaiter qu’il soit possible d’analyser la présence d’installations céramiques à Athènes à l’intérieur du milieu de la production, plus vaste et varié. En ce sens, il sera nécessaire d’associer aux données déjà examinées la collecte et l’analyse ponctuelle de tous les autres éléments concernant les ergasteria, liés au travail des métaux, de la pierre, du marbre et de l’os. Après la mise en rapport de ces données avec le tissu urbain et extra-urbain, il sera possible d’établir un cadre d’ensemble qui confirmera probablement celui envisagé par R. Étienne : « On conclura de l’examen de ces implantations à l’existence de zones artisanales plutôt que de quartiers organisés autour de corps de métiers : c’est ce qui fait aussi l’originalité du paysage athénien par rapport à la ville médiévale où les métiers sont regroupés spatialement parce qu’il sont organisés en corporations63 ».
Fig. 9. Le Céramique d’Athènes au ive siècle av. J.-C.

D’après Monaco 2000.
Bibliographie
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Notes de bas de page
1 Je remercie les organisateurs du colloque pour l’invitation et leur aimable hospitalité ; je remercie aussi E. Greco, L.Coluccia V. Meirano et M. Muller-Dufeu pour la traduction du texte en français. Monaco 2000.
2 À ce propos voir surtout : Rouillard, Verbanck-Piérard 2003 ; Pontradolfo 2007.
3 À ce propos voir Hasaki 2002.
4 Les données ont été rassemblées et publiées dans le volume Parlama, Stampolidis 2000 et dans plusieurs numéros de la revue Archaiologikon Deltion.
5 Papadopoulos 2003.
6 Siewert 1999 ; Siewert 2000 ; Flick, Mandl, Siewert, Steffelbauer 2000 (à propos d‘Aristophane) ; Ruggeri, Siewert, Steffelbauer 2007.
7 Ruggeri 2005.
8 Stroszeck 2003 ; Steffelbauer 2007.
9 L’unique exception significative est représentée par la Maison Ovale, ainsi nommée, qui remonte Géométrique ancien, dont l’interprétation est très controversée ; voir Mazarakis Ainian 1997, 86-87 ; D’Onofrio 2001, 277-291.
10 Brann 1962 ; Papadopoulos 2003.
11 Il s’agit du puits L 11 : 1 : 10 % du remplissage de ce puits se rapporte à des activités de production : Monaco 2000, p. 18-19, p. 167-172 ; Papadopoulos 2003, p. 27-76.
12 L 11 : 1,voir supra ; K 12 : 1 (Monaco 2000, p. 19, p. 172-173 ; Papadopoulos 2003, p. 84-92) ; N 12 : 3 (Monaco 2000, p. 17-18, p. 167 ; Papadopoulos 2003, p. 25-27), situés à proximité, vers le sud.
13 H 16-17 : 1, remontant au protogéométrique récent/géométrique ancien (Monaco 2000, p. 173 ; Papadopoulos 2003, p. 92- 97)
14 A 20 : 5 (Monaco 2000, p. 20, p. 172 ; Papadopoulos 2003, p. 77-84).
15 K 12 : 2 (Papadopoulos 2003, p. 100-101) ; P 8 : 3 (Monaco 2000, p. 24, 173 ; Papadopoulos 2003, p. 97-99) ; voir aussi le puits H 16-17 : 1, remontant au Protogéométrique récent/géométrique ancien, déjà mentionné.
16 L 6 : 2 (Monaco 2000, p. 24, 174 ; Papadopoulos 2003, p. 101-108) ; M 13 : 1 (Monaco 2000, p. 24, p. 174 ; Papadopoulos 2003, p. 109-112).
17 N 11 : 5 (Monaco 2000, p. 24-25, p. 174-175 ; Papadopoulos 2003, p. 112-123).
18 Dans l’attente de la publication systématique, voir Monaco 2000, p. 21-22, n. 22 ; Lemos 2002, p. 136, fig. 7, p. 153-154.
19 Géométrique ancien : Whitley 1991, p. 202 ; Monaco 2000, p. 25, n. 30 ; géométrique moyen : Whitley 1991, p. 203 ; Monaco 2000, p. 26, n. 33.
20 Géométrique récent : Whitley 1991, p. 204 ; Monaco 2000, p. 27, n. 37.
21 Voir, parmi les autres contributions : Camp 1979 ; Snodgrass 1983 ; Morris 1987, p. 160 ; Whitley 1994.
22 Brann 1962, p. 110-111 ; Monaco 2000, p. 29-30 ; Hasaki 2002, p. 323-324 ; Papadopoulos 2003, p. 126-143.
23 Voir à ce propos Papadopoulos 2009, p. 232-240, qui met en relation l’ergastérion avec la présence d’un artisan corinthien.
24 En ce sens, voir : Baurain-Rebillard 1998, p. 132-133 ; contra Greco 2005, p. 17.
25 Dépotoir S 17 : 2 : Monaco 2000, p. 31-32 ; Papadopoulos 2003, p. 143-186.
26 R 17 : 5 : Monaco 2000, p. 31 ; Papadopoulos 2003, p. 186-187.
27 Voir Smithson 1974, p. 330.
28 En ce sens, voir : Papadopoulos 2003, p. 276 ; p. 297-316 ; contra Monaco 2003 ; Greco 2005.
29 Greco 2005, p. 18-19.
30 Mazarakis Ainian 2002, p. 165 ; Mazarakis Ainian 2006/7, p. 92 ; Doonan, Mazarakis Ainian 2007. Voir aussi Hasaki 2002, p. 333 qui doute de la fonctionnalité des fours en rapport avec les processus de production céramique.
31 Ridgway 1992, p. 91-96.
32 En ce sens voir aussi, récemment, Lemos 2006, p. 514.
33 Thucydide 1.10 ; Arist., Athénaion Pol. 5.1305a et suivants.
34 À ce propos voir récemment Lemos 2006, p. 515.
35 Monaco 2000, p. 133, p. 235 (E IX).
36 Parlama, Stampolidis 2000, p. 32 ; Hasaki 2002, p. 324.
37 À propos de l’hypothèse d’une transformation à l’époque solonienne, voir Thompson, Wycherley 1972, 1p. 9 ; en faveur de l’hypothèse d’un changement lié à Pisistrate et à ses fils, voir Camp 1994, p. 9-12 ; récemment, Papadopoulos 2003, p. 280- 297 a proposé de dater la transformation de cet espace du sac des Perses. Pour un aperçu sur les différentes hypothèses, voir aussi Miller 1995, p. 224, n. 4.
38 Voir, en particulier, Camp 1994, p. 7-12.
39 En ce sens, voir Monaco 2000, p. 137-139, à propos des sources littéraires et en particulier du contexte Q 12 : 3 (A XVIII).
40 Voir : Monaco 2000, p. 46-47, p. 189 (A XIX).
41 Monaco 2000, p. 97-98, p. 232 (E II).
42 Monaco 2000, p. 57-58, p. 235 (F I).
43 Monaco 2000, p. 59-63, p. 195-201 (B I).
44 Monaco 2000, p. 82-85, p. 211-213 ; pour un contexte voisin, duquel proviennent des séparateurs, voir Monaco 2000, p. 211 (fig. 8 : D I).
45 Pour les deux derniers, voir maintenant Maffre 2001, p. 147-150.
46 Monaco 2000, p. 85-89, p. 213-216 (D III).
47 En ce sens, Monaco 2000, p. 137-139. Encore à propos de cet atelier et des destinations privilégiées de l’exportation : Jubier-Galinier 2003.
48 Monaco 2000, p. 89-94, p. 216-231 (D IV).
49 Monaco 2000, p. 100-102, p. 233-234 (E VI-EVIII).
50 Monaco 1999, p. 106-110 ; Monaco 2000, p. 72-76, p. 207-209 (C IV-VI).
51 Knigge 1988, p. 162-165 ; Stroszeck 2004, p. 322-326.
52 Lygouri-Tolia 1995, p. 29-32 ; Parlama, Stampolidis 2000, p. 129-131. À propos de l’unique ergasterion céramique découvert jusqu’à présent à l’est de la cité, travaillant au cours du iie siècle av. J.-C., voir : Parlama, Stampolidis 2000, p. 210-212.
53 Monaco 2000, p. 99, 233 (E IV).
54 Monaco 2000, p. 189 (A XIX).
55 Monaco 2000, p. 97, p. 231-232 (E I) ; p. 98-99, p. 232 (E III) ; p. 100, p. 233-234 (E VI) ; p. 100-101, p. 234 (E VII).
56 Monaco 2000, p. 63-69, p. 201-206 (B II).
57 Kathariou 2009.
58 Knigge 1988, p. 123-127.
59 Monaco 1999, p. 110-116.
60 Aux données déjà présentées dans la publication (Monaco 2000, p. 104-109, p. 235-238 : G I-IX) il faut maintenant ajouter ADelt 55, 2000 (2009), p. 81 n. 10. À ce propos voir aussi Conwell 2008, p. 10.
61 Monaco 2000, p. 106-107, p. 238 (G X).
62 À ce propos voir Conwell 2008, p. 121-122.
63 Étienne 2004, p. 140.
Auteur
-
Maria Chiara Monaco
Université de la Basilicata, Potenza École archéologique italienne d’Athènes
Università degli Studi della Basilicata
Scuola Archeologica Italiana di Atene
Facolà di Lettere e Filosifia
Dipartimento di Scienze Storiche Linguistiche
E Antropologiche
Via N. Sauro 85
85100 Potenza (Italie)
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