Des roseaux pensants
Les chorégraphies de dos chez Ozu
p. 155-162
Extrait
1L’acteur dispose au cinéma de trois registres d’interventions : ce qui est du domaine de l’expression, et qui passe généralement par le visage, les mimiques ou les gestes expressément dirigés. La nervosité, la colère, l’étonnement : métonymie ordinaire des plans rapprochés et des fragmentations d’actions. Deuxième registre, celui de la connotation : c’est le naturalisme d’acteurs plus modernes peut-être, qui « laissent apparaître » plutôt qu’ils n’expriment, et dont les mouvements donnés comme non intentionnels sont censés être des révélateurs. Le naturalisme d’un Michel Simon ou d’une Gena Rowlands est de cet ordre. La troisième figure tend vers une émotion formelle, débarrassée de fondements psychologiques ou contextuels, on pourrait l’assimiler à une chorégraphie, séquence de mouvements ayant ou non un prétexte réaliste, mais dont le sentiment dépasse la pure fonctionnalité. Danse, course, léger déplacement peuvent entrer dans cette catégorie à laquelle appartiennent auss
Les formats HTML, PDF et ePub de cet ouvrage sont accessibles aux usagers des bibliothèques partenaires qui l’ont acquis. L’ouvrage pourra également être acheté sur les sites des libraires partenaires, aux formats PDF et ePub, si l’éditeur a fait le choix de cette diffusion commerciale. Si l’édition papier est disponible, des liens vers les librairies sont proposés sur cette page.
Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Le Temps d'une pensée
Du montage à l'esthétique plurielle
Marie-Claire Ropars-Wuilleumier Sophie Charlin (éd.)
2009
Effets de cadre
De la limite en art
Pierre Sorlin, Marie-Claire Ropars-Wuilleumier et Michelle Lagny (dir.)
2003
Art, regard, écoute : La perception à l'œuvre
Pierre Sorlin, Marie-Claire Ropars-Wuilleumier, Michele Lagny et al. (dir.)
2000
