1 Pierre Cormary, « Le pari du réel dans le cinéma d’Éric Rohmer », Les Carnets de la Philosophie, no 12, « Faut-il tout dire ? La vérité, jusqu’où ? », avril-mai-juin 2010, p. 33.
2 « Les larmes qui coulent sur le visage extasié de celle-ci (Anna Karina) sont comme une eau baptismale puisée à la source des pleurs de Falconetti », Jean-Paul Fargier, Ciné et TV vont en vidéo (Avis de tempête), Le Havre, De l’incidence éditeur, 2010, p. 273.
3 Dans la série d’émissions télévisuelles Cinéastes de notre temps, produite à l’époque par l’ORTF, devenues archives de l’INA et rediffusées une seconde fois, quelques années après leur réalisation.
4 « Quand le flash vert apparaît et qu’elle [Delphine, du Rayon vert] a un spasme de contentement, nous aussi sommes heureux pour elle. Hasard objectif ou nature gracieuse, peu importe ! Quelque chose nous a fait signe, le destin est apparu sous son jour le plus sympa, récompensant nos attentes et nos espoirs, réalisant notre pari. Finalement, il y a des réalités respectables. » Pierre Cormary, « Le pari du réel dans le cinéma d’Éric Rohmer », op. cit., p. 29.
5 Sur la question des flux, voir Didier Coureau, Flux cinématographiques, cinématographie des flux, Paris, L’Harmattan, « esthétiques ars », 2010.
6 À la fin de l’été 2010, Les Cahiers du musée national d’Art moderne présentent leur numéro double 112/113 sous le titre, « Le cinéma surpris par les arts ». Une reproduction pleine page, et en couleurs, du tableau que Matisse a peint en 1940, La Blouse roumaine, accompagne la retranscription des propos qu’Éric Rohmer a tenus à Quimper, au printemps 1986, sur ses films. Ceux-ci portent sur les idées et liens qui peuvent s’établir entre peinture et cinéma et, comme l’énonce Jacques Aumont présentant ce « discours de Quimper », ils offrent « une belle et rare définition du cinéma comme art visuel ». Remarquable est la réflexion de Rohmer qui s’organise en axiomes, postulats, propriétés et corollaires, inspirée davantage par l’ordre d’examen more geometrico des arguments de Spinoza que des suites de propositions de Wittgenstein dont les écrits principaux venaient, cependant, de lui être offerts (Rohmer s’en explique, d’entrée de jeu). Quant à la présence de La Blouse roumaine, elle renvoie, évidemment, à la reproduction la plus notable du tableau, présente dans Pauline à la plage, « la plus connue » des insertions photographiques rohmériennes dit Jacques Aumont (Éric Rohmer, « Les citations picturales dans les Contes moraux et les Comédies et proverbes », Les Cahiers du musée national d’Art moderne (centre Pompidou), no 112/113, « Le cinéma surpris par les arts », été/automne 2010, p. 5-16).
7 Stanley Cavell, Le cinéma nous rend-il meilleurs ?, trad. Christian Fournier et Élise Domenach, Paris, Bayard, « Le temps d’une question », 2003, p. 146-147.
8 Pascal Bonitzer, Éric Rohmer, Paris, Cahiers du cinéma, « Auteurs », 1999, p. 144-145.
9 Frédéric Sabouraud met en exergue de sa contribution ce propos dont on pourrait aussi donner la paternité, avec le Nietzsche de La Généalogie de la morale, aux « tourmenteurs de la mauvaise conscience » : « Commencer par plaindre les incrédules. Ils sont assez malheureux par leur condition » (Blaise Pascal, Pensées, Paris, Folio, « Classique », p. 141). Évidemment, la formule pascalienne prend un tout autre sens s’il s’agit de penser, à la suite de Coleridge, le statut du spectateur de cinéma acquis à tous les enchantements : « The willing suspension of disbelief ».
10 Stanley Cavell, Le cinéma nous rend-il meilleurs ?, op. cit., p. 158-159.
11 Sur cette question insigne, voir aussi Suzanne Liandrat-Guigues, Cinéma et sculpture : un aspect de la modernité des années soixante, Paris, L’Harmattan, « L’art en bref », 2004.
12 Alain Chareyre-Méjan, Essai sur la simplicité d’être, chap. 21, « En quel sens nous sommes éternels ? », Toulouse, Érès éditions, « 69 », 2009, p. 147-158.
13 À la charnière entre xixe et xxe siècles, dans le domaine des arts picturaux, Rohmer a un illustre prédécesseur en la personne de Maurice Denis, lequel ne cesse dans ses écrits d’effectuer le va-et-vient de la théorie et de la pratique, à partir des œuvres des autres, mais aussi de ses propres bilans créatifs.
14 Pascal Bonitzer, Éric Rohmer, op. cit.
15 Pierre Cormary, « Le pari du réel dans le cinéma d’Éric Rohmer », op. cit., p. 31-32.
16 Ibid., p. 32-33.
17 Sandra Laugier, « Qu’est-ce que le réalisme ? Cavell, la philosophie, le cinéma », Critique, no 692-693, « Cinéphilosophie », janvier-février 2005, p. 99.
18 Pierre Cormary, « Le pari du réel dans le cinéma d’Éric Rohmer », op. cit., p. 33.
19 Cf. le hors-série Les Grands Entretiens de la revue Télérama, « Propos d’Éric Rohmer recueillis par François Gorin, Marc Cerisuelo et Vincent Rémi », Paris, mai 2010, p. 31.
20 Ibid.
21 Fabrice Revault d’Allonnes, « Qui verra vivra : jalons épars pour une petite histoire du cinéma rohmérien », dans Tout est fortuit, sauf le hasard, Actes des journées Rohmer, Studio 43 (mai 1987), Dunkerque, Ciné 104 – Pantin, Presses de Jacques Tillie, 1992. Voir aussi Pierre Cormary, « Hommes/femmes, mode d’emploi », dans « Le pari du réel dans le cinéma d’Éric Rohmer », op. cit., p. 25-27.
22 Fabrice Revault d’Allonnes, « Qui verra vivra : jalons épars pour une petite histoire du cinéma rohmérien », op. cit., p. 9-10.