En guise de conclusion…
p. 305-308
Extrait
Mais point de conclusions… Mieux vaut reprendre un peu et repenser sa pensée.
Paul Valéry, Propos sur l’intelligence1
1C’est sur cette sage recommandation valéryenne que se clôt cette réflexion. L’étude des traductions de nos trois auteurs ouvre des perspectives très larges, qu’il est illusoire de prétendre synthétiser ou réduire à un système.
2Il apparaît nettement, à l’issue de l’examen de ces trois pratiques singulières, que la traduction cristallise des problématiques bien plus vastes que celle de la correspondance entre les langues ou de la survie d’une œuvre. La question du passage d’un idiome à l’autre fait irrémédiablement signe vers celle, plus vaste, du langage, mais renvoie également à celle des langues présentes au sein d’un même idiome, c’est-à-dire, en somme, à une réflexion sur le statut de la poésie dans une langue donnée. Les domaines interlinguistiques et intralinguistiques s’entremêlent donc, et débouchent sur une remise en question parfois radicale du rapport
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Ce que le poème dit du poème
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