Street Works. New York, 1969
Excerpt
En 1969, dans un contexte de fortes revendications sociales, des artistes décident d’œuvrer dans la rue, au risque de passer inaperçus : ce sont les « Street Works ». À cette occasion, Vito Acconci décide de suivre chaque jour, durant vingt-trois jours, une personne différente dans les rues de New York jusqu’à ce qu’elle entre dans un lieu privé. C’est peut-être la première fois dans l’histoire de l’art qu’une œuvre se doit de ne pas être vue en tant que telle. Elle se dérobe à toute visibilité ...
Publisher: Presses universitaires de Vincennes
Place of publication: Saint-Denis
Published on OpenEdition Books: February 25, 2025
Digital ISBN: 978-2-37924-450-6
Series: Esthétiques hors cadre
Year of publication: 2020
ISBN (Print version): 978-2-37924-077-5
Number of pages: 272
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En 1969, dans un contexte de fortes revendications sociales, des artistes décident d’œuvrer dans la rue, au risque de passer inaperçus : ce sont les « Street Works ». À cette occasion, Vito Acconci décide de suivre chaque jour, durant vingt-trois jours, une personne différente dans les rues de New York jusqu’à ce qu’elle entre dans un lieu privé. C’est peut-être la première fois dans l’histoire de l’art qu’une œuvre se doit de ne pas être vue en tant que telle. Elle se dérobe à toute visibilité artistique par le spectateur pour n’acquérir une reconnaissance qu’a posteriori. Pour explorer ce paradoxe entre imperceptibilité du geste et visibilité de l’œuvre, cet ouvrage convoque différents cadres d’analyses, de la tradition littéraire aux philosophies de la modernité en passant par la psychanalyse. Ce faisant, il relie ces actions furtives semble-t-il novatrices à une tradition plus ancienne, à même d’appréhender leurs enjeux politiques et sociaux. Critique d’art et curatrice, Sophie Lapalu est membre du comité de rédaction de La Belle Revue, matelot du Laboratoire des Hypothèses, docteure en esthétique et science de l’art, correspondante pour *DUUU radio, enseignante à l’École supérieure d’art de Clermont Métropole. Ses recherches l’ont menée à expérimenter des formats différents au travers de programmations de performances, d’expositions contées, d’émissions de radio ou de festivals de l’inattention. Elle a publié Rien n’est vrai, tout est permis. Entretien avec Florence Jung (Piano Nobile, 2014 ) ou encore De l’action à la conversation, Jean-Christophe Norman (Les Presses du réel, 2014).
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