• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16479 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16479 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses de l’Université Toulouse Capitol...
  • ›
  • Actes de colloques
  • ›
  • Durabilité & Droit
  • ›
  • Partie 1 : Le droit confronté à la durab...
  • ›
  • Durabilité et droit : le lien conjugal à...
  • Presses de l’Université Toulouse Capitol...
  • Presses de l’Université Toulouse Capitole
    Presses de l’Université Toulouse Capitole
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral I. Le droit et la durabilité du lien conjugal II. Le couple et la durabilité de l’union Notes de bas de page Auteur

    Durabilité & Droit

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Durabilité et droit : le lien conjugal à l’épreuve du temps

    Gwenaëlle Questel

    p. 71-77

    Texte intégral I. Le droit et la durabilité du lien conjugal A. Le temps et le droit B. Le temps du droit II. Le couple et la durabilité de l’union A. Le temps du couple B. Le temps de l’après-couple Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1L’amour a parfois une saveur d’éternité, et même davantage. François Mitterrand écrivait à Anne :

    « L’homme qui aime peut mourir : trop tôt ou trop tard ? Cela n’a pas de sens non plus. L’homme qui aime échappe au temps. »1

    2La « durabilité » est un terme peu utilisé dans le langage juridique. Elle est synonyme de permanence, de pérennité et s’inscrit nécessairement dans notre rapport au temps. Lorsque l’on s’y intéresse, on peut appréhender ce rapport de deux manières. Bien sûr, le temps, c’est d’abord le temps objectif qui correspond au temps mesuré par les horloges. A côté de ce temps scientifique, il y a aussi un temps qu’on pourrait qualifier de subjectif car c’est celui qui se vit et qui ne peut pas être mesuré scientifiquement. Ce temps qui s’extrait du temps comptable est un temps personnel et changeant. Il est susceptible d’être perçu de manière différente selon les individus et plus particulièrement de manière différente d’un membre du couple à l’autre. En ce sens, une discordance des temps2 qui survient au sein du couple est susceptible de fragiliser l’union et d’en compromettre la durabilité. En outre, ce temps subjectif peut varier selon les époques. En effet, le temps court d’hier est souvent le temps long d’aujourd’hui.

    3Le mot « couple », étymologiquement « j’attache avec », désigne d’abord un lien, une attache qui relie deux êtres. Le couple peut alors être défini comme la réunion voulue de deux personnes. Difficile d’aller plus loin dans la définition puisque le couple c’est d’abord un vécu qui recouvre des modes d’expression et des réalités qui n’ont cessé de se diversifier. Le sens affectif, déjà présent en latin, révèle que le couple est un pacte amoureux. C’est la volonté de construire à deux, de bâtir quelque chose que l’on pense solide, suffisamment solide pour résister aux aléas et aux inévitables bouleversements à venir et plus largement à l’usure du temps. L’épreuve du temps questionne aussi sur sa propre durabilité en tant qu’individu : l’éternité n’existe pas, que ce soit seul ou à deux.

    4Au regret de certains, le droit ne définit toujours pas la notion de couple. Il s’y intéresse surtout parce que le couple est d’abord envisagé comme le préalable de la famille. En ce sens, le législateur de 1994 décrivait l’assistance médicale à la procréation comme la « réponse à la demande parentale d’un couple » à qui était alors imposée une vie commune depuis au moins deux ans. Cette exigence de stabilité et de continuité de la relation n’a pas été reprise par les nouveaux textes relatifs à la PMA, à présent plus largement ouverte.

    5Dans notre société moderne, dans laquelle le temps paraît accéléré et dans laquelle la satisfaction immédiate est souvent privilégiée, la durabilité et l’idée de permanence sont mises à l’épreuve. On consomme les liens comme on consomme les choses et le droit doit composer avec la précarité du couple contemporain. Par ailleurs, la prise en compte du lien conjugal par le droit révèle qu’il s’agit d’un lien social. Dans certaines conditions qu’il édicte, le droit matérialise cet engagement. S’engager, au sens propre, c’est donner en gage, miser sur l’avenir. La concrétisation du lien affectif en un lien juridique reste, tout d’abord, profondément liée à la question de l’appréciation par le droit de la durée de la relation (I). Ensuite, si le couple est un lien, c’est aussi un état, un espace. On est « en couple ». Ainsi, le droit a vocation, au moins a minima, à déterminer la substance de cet état de couple. Pour autant, le droit ne sécurise pas l’amour ce qui amènera à s’intéresser pour terminer à la question de « l’après-couple » (II).

    I. Le droit et la durabilité du lien conjugal

    6On l’a dit, le couple est souvent envisagé comme le préalable de la famille. En effet, la fonction principale du couple a longtemps été la procréation. Pour autant, en matière familiale comme ailleurs, la tendance contemporaine est à la promotion des valeurs individuelles. S’est donc opéré au fil du temps un changement de l’idéal conjugal qui a eu des incidences sur notre système juridique : c’est le temps et le droit (A). Ensuite, le droit s’est saisi de cette notion de temporalité pour institutionnaliser le lien conjugal : c’est le temps du droit (B).

    A. Le temps et le droit

    7En 1804, seule l’existence du couple marié hétérosexuel est consacrée en droit. Ce couple forme un tout sous l’autorité du mari et la vie de couple ne se conçoit qu’à travers le mariage, socle de la famille, et idéalement indissoluble3. Jusqu’au milieu des années 1960, la famille est marquée par la stabilité et la durée. Puis, progressivement, le mariage va cesser d’être exclusif, un autre idéal se dessine. Et, avec lui, l’idée que le mariage lui-même pourrait être pensé autrement : plus égalitaire et moins perpétuel. Le rôle de la famille et celui du couple changent : bien sûr la transmission sociale et patrimoniale d’une génération à l’autre perdure. Mais, à côté d’elle, la famille prend une autre fonction, à la fois de premier ordre et subjective : offrir l’affection nécessaire à l’épanouissement personnel de l’individu. Ainsi, les attentes vis-à-vis du mariage évoluent aussi. Idéalement, le couple serait le règne de l’amour et de l’épanouissement mutuel. Le lien matrimonial trouve avant tout sa force dans le sentiment amoureux réciproque4.

    8L’idéal conjugal n’est plus le même et il n’y a d’ailleurs plus forcément un seul idéal (le mariage) mais plusieurs. En témoigne le fait que la conjugalité (et c’est en ce sens que nous l’employons) ne désigne plus seulement le lien conjugal de l’époux et de l’épouse mais toutes les formes de couple, entre personnes de sexe différent ou de même sexe.

    9Il reste que cet idéal conjugal ou ces idéaux conjugaux s’appuient sur la recherche du bonheur. On attend de l’union beaucoup plus qu’autrefois et l’intensité de cette exigence est un des facteurs de précarité du couple : comment supporter l’échec et même les turbulences rencontrées par ce qui paraît un refuge et un appui essentiel dans la construction de soi ? Ces attentes parlent donc aussi de la fin de l’union : le droit au bonheur s’oppose à la perpétuité. Le pacte amoureux, qu’il soit assorti ou non d’un contrat juridique doit pouvoir être rompu si le sentiment ne le légitime plus. Le couple est alors fondé sur un engagement conditionnel et correspond plus à un lien vécu qu’à un lien indissoluble.

    10L’amour, en tant que phénomène personnel, relève du non-droit5. Pour autant, le droit n’y reste pas totalement étranger en ce qu’il est à la base du lien conjugal susceptible de devenir lien juridique.

    B. Le temps du droit

    11Le temps du droit suppose que, d’objet d’étude, le couple devienne un objet juridique, susceptible d’être façonné. Tout d’abord, le droit s’intéresse au temps pour opérer une distinction entre couple dans l’instant et couple dans la durée. En effet, seule la durée du couple peut être génératrice de droits et d’obligations. La rencontre et l’instantanéité du phénomène amoureux ne sont pas créatrices de droit en tant que telles, si ce n’est sous l’angle de la liberté de relations sexuelles et affectives6.

    12Lorsque l’amour a vocation à durer, on passe d’une démarche individuelle partagée en un instant à une démarche bilatérale. On retrouve alors l’idée d’engagement voire même de contrat au sens juridique puisqu’on s’oblige de manière consensuelle en contenant sa volonté individuelle pour assurer une durée.

    13En outre, le droit s’intéresse forcément au couple lorsqu’est recherchée une reconnaissance juridique : lorsqu’on veut traduire le couple en droit. À ce sujet, la loi du 15 novembre 1999 a mis en place, au sein du Code civil, une diversité des offres de couples. Sont ainsi introduits aux côtés du mariage le pacte civil de solidarité (PACS) et une définition du concubinage7.

    14L’émergence de ce pluralisme juridique, qui fait écho à un pluralisme qu’on peut qualifier d’empirique fait de vécus multiples, emporte avec elle la perte de l’exclusivité du mariage qui n’est devenu qu’une forme d’union parmi d’autres.

    15Il ressort de la consécration juridique de cette trilogie que le couple d’époux, de partenaires ou de concubins prend sa source, pour l’essentiel dans la notion de communauté de vie. Cette communauté de vie est mentionnée par le législateur8 sans pour autant être définie de manière complète. Il est communément admis qu’il s’agisse d’une communauté affective, intellectuelle et d’habitation9. On parle encore de communauté de toit et de lit pour en décrire les composantes. Ce qu’on peut relever, c’est que lorsque la loi évoque la communauté de vie à l’article 515-8 du Code civil pour définir le concubinage, il est précisé que celle-ci doit présenter « un caractère de stabilité et de continuité », ce qui contient sans doute implicitement l’idée de durée. Ainsi ce qui n’est qu’une situation de fait ‒ le concubinage ‒ devient, lorsque cette communauté de vie durable est qualifiée, « un couple par possession d’état »10.

    16Ainsi, on le voit, le couple conjugal au sens large s’inscrit nécessairement dans la durée. Mais, de quelle durée parle-t-on ? En la matière, le législateur opte pour une gradation, une sorte de proportionnalité entre la vocation à durer de la forme de couple et la consistance du statut accordé. Le pluralisme juridique des couples prend donc tout son sens en prenant la notion de durabilité comme critère d’analyse.

    17En ce sens, le titre acquis par l’acte juridique pour le mariage ou pour le PACS permet d’institutionnaliser le lien conjugal et fait de la communauté de vie une obligation pour les membres du couple. Pour autant, ce n’est pas la seule voie possible pour accéder à la conjugalité juridique puisque la durabilité concrétise par possession d’état le concubinage que le droit est susceptible ensuite de prendre en compte dans des proportions variables. Ainsi, l’union, quelqu’elle soit, doit, pour être traduite juridiquement, s’inscrire dans une certaine durée.

    II. Le couple et la durabilité de l’union

    18Pour apprécier cette emprise du temps sur chaque forme de couple, l’union peut être étudiée de son commencement à sa fin : c’est le temps du couple (A) puis, inexorablement, le temps de l’après-couple (B).

    A. Le temps du couple

    19Le temps du couple, c’est le temps de l’un avec l’autre. En premier lieu, le mariage est considéré comme une union durable et, en ce sens, la loi l’organise à travers un statut complet avec un socle minimal, un régime primaire impératif, et en matière patrimoniale, un régime légal supplétif de nature communautaire et des régimes conventionnels11. Parmi les règles impératives, il faut noter que le logement du couple est soumis à cogestion : les époux ne peuvent l’un sans l’autre en disposer12. Cette protection vient renforcer l’idée d’une union fondée sur la durabilité : le mariage a besoin d’un espace préservé pour se réaliser dans la durée.

    20Ensuite, le statut du PACS n’est pas, au moins dans le texte, directement lié à une idée de durabilité. Ce qui bien entendu, n’empêche pas qu’il puisse durer. D’ailleurs, son caractère contractuel laisse la place à une certaine prévisibilité qui peut permettre de limiter le caractère potentiellement précaire de l’union. Les partenaires peuvent en effet aller au-delà de ce statut dans leur contrat de PACS pour organiser davantage leur vie à deux. Le statut des partenaires suit la même trame que celui du mariage même s’il est moins abouti et parfois qualifié d’embryonnaire. Le PACS serait donc un « mini-mariage personnel et patrimonial »13. La logique patrimoniale est ici inversée : il n’y a pas de masse commune de biens, sauf volonté contraire14 : on s’engage moins que pour le mariage sauf si on en décide autrement.

    21Enfin, le concubinage en tant qu’union de fait ne dispose pas d’un régime juridique propre. Du point du vue patrimonial, l’organisation de la gestion des biens du couple ne peut se faire que par l’utilisation des outils du droit commun tels que l’assurance-vie, la constitution d’une société civile immobilière, la stipulation d’une clause de tontine ou encore de libéralités. À ce sujet, la jurisprudence opérait au départ une distinction : la libéralité inspirée par un motif considéré comme noble tel que la volonté d’assurer les vieux jours du concubin ou encore réparer le préjudice causé par la rupture était valable. Au contraire, si la libéralité trouvait sa source dans des rapports adultères elle était annulée puisqu’ayant une cause immorale. Cette distinction est abolie en droit positif : le legs consenti à l’occasion d’une relation adultère n’est plus contraire aux bonnes mœurs15. Elle permet toutefois de mesurer l’importance des préoccupations liées au temps de l’après-couple.

    B. Le temps de l’après-couple

    22Le temps de l’après-couple, c’est le temps de l’un sans l’autre, que ce soit suite à une séparation ou à un décès. De manière assez paradoxale, c’est lors de la dissolution de l’union que le mariage déploie le plus largement sa fonction protectrice.

    23Tout d’abord, le « démariage »16, reste fortement encadré par la loi malgré la déjudiciarisation grandissante du divorce17. La rupture reste soumise à des procédures spécifiques même si celles-ci ne sont plus nécessairement juridictionnelles. Ensuite, la loi prévoit la possibilité d’une prestation compensatoire18. Il s’agit alors de compenser la disparité objective dans les conditions de vie des ex-époux. Là encore, cet outil peut être relié à l’espérance de durée propre au mariage. En outre, ce versement, souvent fraction d’un capital, est susceptible de perdurer pendant plusieurs années après le divorce. La durabilité prend alors une autre tournure : l’union est dissoute mais l’ex-époux est maintenu dans les comptes et donc forcément un peu dans les pensées19. Pour le PACS, aucun mécanisme régulateur de ce type n’est prévu. Le principe est tout autre puisque c’est la liberté de rupture, sous réserve de respecter certaines formalités. Ce principe se retrouve logiquement pour les concubins et, ici comme ailleurs, la limite à cette liberté n’est constituée que par l’abus20.

    24Ensuite, lorsque c’est la mort qui dissout le couple, le mariage est le seul à conférer un statut au survivant qui est héritier dans la dévolution légale et héritier réservataire en l’absence de descendants21. Pour les partenaires et les concubins, la protection du survivant ne peut relever que d’une démarche volontaire des membres du couple par le biais de libéralités. À ce sujet, on peut utilement rappeler qu’à présent, les legs que peuvent se consentir les partenaires pacsés sont exonérés de droits de mutation, comme ceux des époux.

    25Allant plus loin, une proposition de loi récemment enregistrée à l’Assemblée nationale22 suggère de faire bénéficier le partenaire pacsé de la pension de réversion jusque là réservée au conjoint survivant23. Les conditions en seraient, nous citons, « renforcées » puisque serait exigé un pacte conclu depuis au moins cinq ans. Si cette proposition est adoptée, la durabilité imprimera sa marque en matière de PACS. Ce sera aussi et surtout franchir un pas de plus dans le rapprochement avec le mariage, alors même que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme n’impose pas un tel mouvement24.

    26Pourtant, la recherche d’une égalité entre les différentes formes de couple se concilie difficilement avec l’effectivité du pluralisme des couples en ce qu’elle vient la remettre en cause : en effet, la pluralité ne peut être effective que si elle permet un choix réel entre des formes de couples dont les différences prennent sens à l’aune de la durabilité de l’union.

    Notes de bas de page

    1F. Mitterrand, Lettres à Anne (1962-1995), Gallimard, 2016.

    2E. Fiat, « Du temps qui passe… et ne passe pas : concordances et discordances des temps », Vie sociale, n° 2, 2013, p. 28.

    3C’est la « famille patriarcale » évoquée par S. Galabru, Faire famille ‒ Une philosophie des liens, Allary Éditions, 2023, p. 62.

    4J.-F. Sagaut, « Couples au XXIe siècle : le nécessaire état des lieux de la conjugalité », Petites affiches, n° 101, 21 mai 2010, p. 11.

    5J. Carbonnier, « L’hypothèse du non-droit », in Flexible droit, Pour une sociologie du droit sans rigueur, 10e édition, LGDJ, 2014, p. 25.

    6J. Hauser, « Amour et liberté : la devise contemporaine du couple ? » in La famille en mutation, Archives de philosophie du droit tome 57, Dalloz, 2014, p. 75.

    7Articles 515-1 et suivants pour le PACS et 515-8 Code civil pour le concubinage.

    8Il s’agit pour les époux d’une obligation issue du régime primaire impératif : « Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie. », Article 215, alinéa 1er, Code civil.

    9C’est avant tout « une situation de fait, la représentation intellectuelle d’un vécu quotidien », G. Henaff, « Le couple en droit français », RTD civ. 1996, p. 505.

    10Expression largement utilisée en doctrine, cf notamment : M. Lamarche, « La conjugalité » in Mariage, conjugalité, parenté, parentalité, dir. H. Fulchiron, Thèmes et commentaires, Dalloz, 2009.

    11Ph. Delmas Saint-Hilaire, « Couples, patrimoine : les défis de la vie à deux », Defrénois, n° 12, 30 juin 2010, p. 1319.

    12Article 215 alinéa 3 Code civil.

    13D. Fenouillet, Droit de la famille, Dalloz, 4e édition, 2019, p. 311.

    14Article 515-5 Code civil.

    15Cass. Civ. 1re 3 février 1999, n° 96-11.946 et Cass. Ass. Plén. 29 octobre 2004, Galopin, n° 03-11.238. Voir notamment à ce sujet : D. Vigneau, « Une libéralité consentie à l’occasion d’une relation adultère n’est pas nulle comme ayant une cause contraire aux bonnes moeurs », D. 2004, p. 3175.

    16I. Thery, Mariage et filiation pour tous, une métamorphose inachevée, La république des idées, Seuil, 2016, p. 77.

    17Déjudiciarisation qui a débuté avec la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle qui a instauré le divorce par consentement mutuel sans juge. Voir notamment à ce sujet : N. Baillon-Wirtz « La déjudiciarisation précipitée du divorce par consentement mutuel – Libres propos », JCP G, n° 23, 6 juin 2016, p. 643.

    18Article 270 et suivants Code civil.

    19M. Douchy-Oudot, « Le divorce ne serait-il que question d’argent ? » in La famille en mutation, Archives de philosophie du droit, tome 57, Dalloz, 2014, p. 85.

    20La jurisprudence reconnaît, de manière assez restrictive, un droit à réparation pour le concubin délaissé sur le fondement de la responsabilité pour faute. Voir notamment en ce sens : Cass. Civ. 1re 3 janvier 2006, n° 04-11.016.

    21Article 756 et suivants Code civil.

    22Assemblée nationale, proposition de loi n° 1657 visant à étendre le droit à la pension de réversion aux partenaires d’un pacte civil de solidarité d’une durée minimale de cinq ans, déposée 12 septembre 2023.

    23Voir en ce sens : Cass. Civ. 2e 23 janvier 2014, n° 13-11.362.

    24La Cour considère en effet que la diversité des engagements peut justifier des différences de traitement. Voir notamment en ce sens : CEDH 15 mars 2012, Gas et Dubois contre France, n° 25951/07.

    Auteur

    • Gwenaëlle Questel

      Doctorante et ATER en droit privé, Université de Bretagne Sud, Membre du LAB LEX, Membre associée à l’IRDP

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Stratégies & Droit

    Stratégies & Droit

    Actes du colloque du 20 octobre 2022

    ADDCDA

    2023

    Mesure(s) et droit

    Mesure(s) et droit

    Solenne Hortala, Sébastien Ranc et Romy Sutra (dir.)

    2023

    Le nouveau règlement Bruxelles II ter

    Le nouveau règlement Bruxelles II ter

    Droit international privé de la désunion, de la responsabilité parentale et des déplacements illicites d'enfants

    Estelle Gallant (dir.)

    2023

    La codification

    La codification

    Jérôme Julien et Etienne Richer (dir.)

    2024

    Le rapporteur public devant les juridictions administratives

    Le rapporteur public devant les juridictions administratives

    Sophie Théron (dir.)

    2024

    Confiance & Droit Privé

    Confiance & Droit Privé

    Maryline Bruggeman (dir.)

    2024

    Acteurs et valeurs du sport : réflexions plurielles

    Acteurs et valeurs du sport : réflexions plurielles

    Olivier Blin et Didier Guignard (dir.)

    2024

    « Les chemins de Compostelle, itinéraire culturel européen et patrimoine mondial : histoire, enjeux et perspectives »

    « Les chemins de Compostelle, itinéraire culturel européen et patrimoine mondial : histoire, enjeux et perspectives »

    Christophe Alcantara et Adeline Rucquoi (dir.)

    2024

    Espace européen des données de santé et IA

    Espace européen des données de santé et IA

    Enjeux juridiques et défis de mise en oeuvre

    Nathalie De Grove-Valdeyron (dir.)

    2025

    Durabilité & Droit

    Durabilité & Droit

    ADDCDA (dir.)

    2024

    La paix - La réputation

    La paix - La réputation

    Jérôme Julien et Etienne Richer (dir.)

    2025

    L'irresponsabilité pénale en questions

    L'irresponsabilité pénale en questions

    Paul Cazalbou et Méryl Recotillet (dir.)

    2025

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Stratégies & Droit

    Stratégies & Droit

    Actes du colloque du 20 octobre 2022

    ADDCDA

    2023

    Mesure(s) et droit

    Mesure(s) et droit

    Solenne Hortala, Sébastien Ranc et Romy Sutra (dir.)

    2023

    Le nouveau règlement Bruxelles II ter

    Le nouveau règlement Bruxelles II ter

    Droit international privé de la désunion, de la responsabilité parentale et des déplacements illicites d'enfants

    Estelle Gallant (dir.)

    2023

    La codification

    La codification

    Jérôme Julien et Etienne Richer (dir.)

    2024

    Le rapporteur public devant les juridictions administratives

    Le rapporteur public devant les juridictions administratives

    Sophie Théron (dir.)

    2024

    Confiance & Droit Privé

    Confiance & Droit Privé

    Maryline Bruggeman (dir.)

    2024

    Acteurs et valeurs du sport : réflexions plurielles

    Acteurs et valeurs du sport : réflexions plurielles

    Olivier Blin et Didier Guignard (dir.)

    2024

    « Les chemins de Compostelle, itinéraire culturel européen et patrimoine mondial : histoire, enjeux et perspectives »

    « Les chemins de Compostelle, itinéraire culturel européen et patrimoine mondial : histoire, enjeux et perspectives »

    Christophe Alcantara et Adeline Rucquoi (dir.)

    2024

    Espace européen des données de santé et IA

    Espace européen des données de santé et IA

    Enjeux juridiques et défis de mise en oeuvre

    Nathalie De Grove-Valdeyron (dir.)

    2025

    Durabilité & Droit

    Durabilité & Droit

    ADDCDA (dir.)

    2024

    La paix - La réputation

    La paix - La réputation

    Jérôme Julien et Etienne Richer (dir.)

    2025

    L'irresponsabilité pénale en questions

    L'irresponsabilité pénale en questions

    Paul Cazalbou et Méryl Recotillet (dir.)

    2025

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    ePub / PDF

    1F. Mitterrand, Lettres à Anne (1962-1995), Gallimard, 2016.

    2E. Fiat, « Du temps qui passe… et ne passe pas : concordances et discordances des temps », Vie sociale, n° 2, 2013, p. 28.

    3C’est la « famille patriarcale » évoquée par S. Galabru, Faire famille ‒ Une philosophie des liens, Allary Éditions, 2023, p. 62.

    4J.-F. Sagaut, « Couples au XXIe siècle : le nécessaire état des lieux de la conjugalité », Petites affiches, n° 101, 21 mai 2010, p. 11.

    5J. Carbonnier, « L’hypothèse du non-droit », in Flexible droit, Pour une sociologie du droit sans rigueur, 10e édition, LGDJ, 2014, p. 25.

    6J. Hauser, « Amour et liberté : la devise contemporaine du couple ? » in La famille en mutation, Archives de philosophie du droit tome 57, Dalloz, 2014, p. 75.

    7Articles 515-1 et suivants pour le PACS et 515-8 Code civil pour le concubinage.

    8Il s’agit pour les époux d’une obligation issue du régime primaire impératif : « Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie. », Article 215, alinéa 1er, Code civil.

    9C’est avant tout « une situation de fait, la représentation intellectuelle d’un vécu quotidien », G. Henaff, « Le couple en droit français », RTD civ. 1996, p. 505.

    10Expression largement utilisée en doctrine, cf notamment : M. Lamarche, « La conjugalité » in Mariage, conjugalité, parenté, parentalité, dir. H. Fulchiron, Thèmes et commentaires, Dalloz, 2009.

    11Ph. Delmas Saint-Hilaire, « Couples, patrimoine : les défis de la vie à deux », Defrénois, n° 12, 30 juin 2010, p. 1319.

    12Article 215 alinéa 3 Code civil.

    13D. Fenouillet, Droit de la famille, Dalloz, 4e édition, 2019, p. 311.

    14Article 515-5 Code civil.

    15Cass. Civ. 1re 3 février 1999, n° 96-11.946 et Cass. Ass. Plén. 29 octobre 2004, Galopin, n° 03-11.238. Voir notamment à ce sujet : D. Vigneau, « Une libéralité consentie à l’occasion d’une relation adultère n’est pas nulle comme ayant une cause contraire aux bonnes moeurs », D. 2004, p. 3175.

    16I. Thery, Mariage et filiation pour tous, une métamorphose inachevée, La république des idées, Seuil, 2016, p. 77.

    17Déjudiciarisation qui a débuté avec la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle qui a instauré le divorce par consentement mutuel sans juge. Voir notamment à ce sujet : N. Baillon-Wirtz « La déjudiciarisation précipitée du divorce par consentement mutuel – Libres propos », JCP G, n° 23, 6 juin 2016, p. 643.

    18Article 270 et suivants Code civil.

    19M. Douchy-Oudot, « Le divorce ne serait-il que question d’argent ? » in La famille en mutation, Archives de philosophie du droit, tome 57, Dalloz, 2014, p. 85.

    20La jurisprudence reconnaît, de manière assez restrictive, un droit à réparation pour le concubin délaissé sur le fondement de la responsabilité pour faute. Voir notamment en ce sens : Cass. Civ. 1re 3 janvier 2006, n° 04-11.016.

    21Article 756 et suivants Code civil.

    22Assemblée nationale, proposition de loi n° 1657 visant à étendre le droit à la pension de réversion aux partenaires d’un pacte civil de solidarité d’une durée minimale de cinq ans, déposée 12 septembre 2023.

    23Voir en ce sens : Cass. Civ. 2e 23 janvier 2014, n° 13-11.362.

    24La Cour considère en effet que la diversité des engagements peut justifier des différences de traitement. Voir notamment en ce sens : CEDH 15 mars 2012, Gas et Dubois contre France, n° 25951/07.

    Durabilité & Droit

    X Facebook Email

    Durabilité & Droit

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Durabilité & Droit

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Questel, G. (2024). Durabilité et droit : le lien conjugal à l’épreuve du temps. In ADDCDA (éd.), Durabilité & Droit. Toulouse: Presses de l’Université Toulouse Capitole. https://doi.org/10.4000/13zxg
    Questel, Gwenaëlle. « Durabilité et droit : le lien conjugal à l’épreuve du temps ». In Durabilité & Droit, édité par ADDCDA. Toulouse: Presses de l’Université Toulouse Capitole, 2024. doi:10.4000/13zxg.
    Questel, Gwenaëlle. « Durabilité et droit : le lien conjugal à l’épreuve du temps ». Durabilité & Droit, édité par ADDCDA, Presses de l’Université Toulouse Capitole, 2024, https://doi.org/10.4000/13zxg.

    Référence numérique du livre

    Format

    ADDCDA (éd.). (2024). Durabilité & Droit. Toulouse: Presses de l’Université Toulouse Capitole. https://doi.org/10.4000/13zxh
    ADDCDA, éd. Durabilité & Droit. Toulouse: Presses de l’Université Toulouse Capitole, 2024. doi:10.4000/13zxh.
    ADDCDA, éditeur. Durabilité & Droit. Presses de l’Université Toulouse Capitole, 2024, https://doi.org/10.4000/13zxh.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses de l’Université Toulouse Capitole

    Presses de l’Université Toulouse Capitole

    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Flux RSS

    URL : https://www.ut-capitole.fr/accueil/recherche/publications-de-luniversite/presses-de-luniversite

    Email : puss@ut-capitole.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement