1Saintine Xavier Boniface, « Théâtre de Marionnettes », La Seconde Vie, Paris, Hachette, 1864, p. 48.
2Saintine X. B., « Théâtre de Marionnettes », op. cit., p. 41.
5Beauchamp Hélène et Garcin-Marrou Flore, « Introduction », in Beauchamp H. et al. (dir.), Les Scènes philosophiques de la marionnette, Montpellier, L’entretemps/Institut international de la Marionnette, coll. « La main qui parle », 2016, p. 18.
6Saintine X. B., « Théâtre de Marionnettes », op. cit., p. 43.
7Idem. Le verbe « bercer » peut aussi faire référence au sommeil.
11Les étapes renvoient à un rythme, phénomène analysé par Éric Bordas dans « Et la conjonction resta tensive. Sur le et de relance rythmique », Le Français moderne, no 1, 2005.
12Brierre de Boismont Alexandre, Des hallucinations ou histoire raisonnée des apparitions, des visions, des songes, de l’extase, du magnétisme et du somnambulisme, Paris, Baillière, 1862 [1845], p. 260.
13Saintine X. B., « Théâtre de Marionnettes », op. cit., p. 47.
14C’est ce que montrent les éléments oniriques se manifestant pendant l’état de veille du narrateur, notamment les coïncidences surprenantes (il a un ami musicien qui reconnaît immédiatement l’air et dispose même des partitions illustrées d’une scène que le narrateur a vue en rêve) ou le fait que les structures répétitives apparaissent au-delà du rêve dans la parole du héros (« je poussai un cri, cri de surprise et de stupéfaction », idem). L’éveil n’apporte pas la sécurité et la sérénité, au contraire. Le paradoxe qui étonne le narrateur consiste justement en ce que les caractéristiques du rêve semblent pouvoir être prouvées par des indices dans le monde réel ou, autrement dit, que la vie éveillée confère aux événements du rêve son caractère énigmatique : « [C]et air, je l’ai entendu exécuter par Haydn en personne, vers la seconde moitié du dix-huitième siècle », ibid., p. 48.
15Beauchamp H., et Garcin-Marrou F., op. cit., p. 12.
16À la fin des années 1860, Francis Galton stipule l’innéité des capacités intellectuelles qui lui permet de formuler le fondement de l’eugénisme et de concevoir la possibilité de l’accélération de l’évolution intellectuelle humaine par la sélection. La dichotomie des capacités innées et acquises se maintient jusqu’à la fin du siècle. Sous le Second Empire, l’hérédité des caractères acquis par les individus inspire de nombreuses réflexions et mises en rapport avec des concepts perçus comme voisins, comme chez Boucher de Perthes : « C’est cette influence du souvenir sur les facultés de l’âme, notamment sur l’intelligence et ses dérivés : l’instinct et la raison, que nous allons essayer de démontrer en prouvant que cette mémoire, mère de la conscience, l’est aussi de la raison qui n’est autre que l’application réfléchie du libre arbitre ou un choix rationnel entre ce qui est bien et ce qui est mal. » Boucher de Perthes Jacques, Des idées innées : de la mémoire et de l’instinct, Paris, Jung-Treuttel, 1867, p. 14.
17Erckmann-Chatrian, « Le Rêve de mon cousin Elof », in Pauvert J.-J. (éd.), Contes et Romans nationaux et populaires, Paris, Pauvert, 1990 [1859], t. 13, p. 369. Le héros porte deux prénoms et réunit deux identités dont l’une est maladive et répugnante, et l’autre inspire confiance.
18Erckmann-Chatrian, « Le Rêve de mon cousin Elof », op. cit., p. 369. Dans la description de son affliction se confondent le poids psychologique et le poids réel par l’allusion à son dos courbé que le narrateur fait ailleurs. La guérison par le mariage relève autant des cultures populaires que du discours médical.
19Selon Christian, ce dont on ne se souvient pas ne peut pas laisser de traces dans la psyché. Néanmoins, le conte montre que ce qui a été oublié (l’affaire criminelle datant du début du siècle) peut refaire surface et gagner en importance. De plus, la mère d’Elof est la tante du narrateur qui pourrait donc lui aussi avoir souffert de son décès sans s’en souvenir.
20Erckmann-Chatrian, « Le Rêve de mon cousin Elof », op. cit., p. 371.
21Idem. La figure folklorique du cauchemar est présente par la recherche d’un être palpable et maléfique. Son travail d’archiviste le fait circuler entre les mondes du passé et du présent et l’inscrit dans le fantastique, car c’est aussi le métier de Lindhorst du Vase d’or d’Hoffmann.
22Kasper en allemand signifie « guignol ».
23Erckmann-Chatrian, « Le Rêve de mon cousin Elof », op. cit., p. 373.
24Hund, Schwein et Meise en allemand désignent le chien, le cochon et la mésange. Par ailleurs, le patronyme du meunier, « Ringel », fait référence à la queue en tire-bouchon du cochon (Ringelschwanz en allemand). Alors que les villes où sévissent Gilger et sa bande permettent de penser leur avilissement dans une logique s’inspirant de Darwin autant que des superstitions, le rapprochement des animaux de Ringel par son patronyme souligne son ambivalence. Il n’est pas entièrement innocent parce qu’il ne cherche pas à avoir une bonne relation avec son gendre, mais il est surtout la victime de celui-ci. Voilà pourquoi un autre animal est convoqué pour faire comprendre les implications positives de ce rapprochement : « Et comme sa vue acquérait, par la peur, toute l’acuité de celle du chat dans les ténèbres, il aperçut également un grand levier passé entre les barreaux… », ibid., p. 376.
26Erckmann-Chatrian, « Le Rêve de mon cousin Elof », op. cit., p. 378. Le discours haché d’Elof traduit son affliction. Les images effroyables évoquant la peur de la revenance à cause de l’absence d’un enterrement chrétien perdurent jusqu’à l’état de veille. Le lien étroit entre le rêve et l’enfance s’inspire du discours savant de l’époque (par exemple des travaux de Maury), mais les rêves d’Elof ont commencé dès l’enfance. Elof écarte le souvenir personnel, chronologiquement impossible ; ainsi, les savoirs savants rencontrent leurs limites.
28Boucher de Perthes J., op. cit., p. 26.
31Boucher de Perthes J., op. cit., p. 73.
32Erckmann-Chatrian, « Le Rêve de mon cousin Elof », op. cit., p. 380.
33Voir Carroy Jacqueline et al., Histoire de la psychologie en France, xixe-xxe siècles, Paris, La Découverte, coll. « Grands Repères/manuels », 2006, p. 51.
34Audebrand Philibert, « Une aquarelle. Histoire du cœur », La Sylphide, 20 août 1854, p. 69.
37Brierre de Boismont A., Du suicide et de la folie suicide. Considérés dans leurs rapports avec la statistique, la médecine et la philosophie, Paris, Baillière, 1856, p. VI.
39Audebrand P., op. cit., p. 70.
42Audebrand P., op. cit., p. 70. Italiques ajoutés.
43Idem. Italiques ajoutés.
44Idem. Italiques ajoutés.
48Idem. Le choix de l’aquarelle paraît judicieux : les couleurs ont la propriété de se mélanger directement sur la toile en coulant les unes dans les autres. La transparence que l’on peut obtenir augmente le contraste entre les couleurs et le sang.
49Moreau de Tours par exemple note : « Il est des aliénés […] dont toute la période d’existence, antérieure à l’invasion de leur délire, ne reflète pas trace de ce délire. Le mal a véritablement partagé leur vie en deux, comme il a dédoublé leur individualité […] Il faut donc reconnaître deux êtres en lui, deux personnalités dont l’existence se révèle dans les moindres actes intellectuels des fous, et ces deux êtres ne peuvent être que ceux de la veille et du rêve. » Moreau de Tours Jacques-Joseph, De l’identité de l’état de rêve et de la folie, Paris, Martinet, 1855, p. 23-24.
50Audebrand P., op. cit., p. 72.
54« Ainsi Dieu fit le rossignol, gourmand, curieux et chanteur : mon oncle était rossignol. » Erckmann-Chatrian, « Le Requiem du corbeau », in Pauvert J.-J. (éd.), Contes et Romans nationaux et populaires, Paris, Pauvert, 1988 [1856], t. 7, p. 145. Le docteur lui-même a toujours été la proie des différentes incarnations du chat ; dans toutes leurs vies antérieures, ils ont été en guerre. L’enjeu de la réincarnation est aussi problématisé dans « Les trois Âmes ».
55Hâselnoss est une déformation orthographique de Haselnuss, « noisette » ; il pourrait s’agir d’une référence discrète à Casse-Noisette d’Hoffmann.
56L’oncle et son neveu habitent dans une maison qui ressemble à « un véritable magasin de bric-à-brac ». Erckmann-Chatrian, « Le Requiem du corbeau », op. cit., p. 146. C’est sur un tel magasin que s’ouvre « Le Pied de Momie » : « J’étais entré par désœuvrement chez un de ces marchands de curiosités dits marchands de bric-à-brac dans l’argot parisien. » Gautier Théophile, « Le Pied de Momie », in Laubriet P. (éd.), Théophile Gautier. Romans, contes et nouvelles, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2002 [1840], t. 1, p. 855. Dans « Omphale », le marchand de bric-à-brac est l’un des moteurs de l’énigme autour de l’animation de la tapisserie et apparaît à la fin du conte : « Toujours est-il qu’il y a quelque temps, en furetant chez un marchand de bric-à-brac pour trouver des momeries [sic], je heurtai du pied un gros rouleau tout poudreux et couvert de toiles d’araignée. » Gautier T., « Omphale », in Laubriet P. (éd.), Théophile Gautier. Romans, contes et nouvelles, op. cit., p. 206-207.
57Le prénom de l’oncle fait écho à Zacharius du conte « Maître Zacharius » de Verne.
58Quelques habitants nourrissent le corbeau au fromage.
59La disposition des maisons de l’oncle et du docteur – l’une en face de l’autre – rappelle celle de la maison de Flédermausse et de l’auberge. Christian, le protagoniste, habite également la rue des Minnesœnger.
60Erckmann-Chatrian, « Le Requiem du corbeau », op. cit., p. 157. L’enthousiasme et la frénésie désignent deux états proches de la folie.
62Erckmann-Chatrian, « Le Requiem du corbeau », op. cit., p. 146.
65Erckmann-Chatrian, « Le Requiem du corbeau », op. cit., p. 148. Les italiques jouent un rôle intéressant : le cri de Hans se charge d’une signification cachée et son croassement peu mélodieux – on songe à nouveau à la fable de La Fontaine – peut faire écho aux dissonances produites par l’oncle qui ne parvient pas à composer de la musique. Le couac est un terme musical qui, normalement, ne s’applique pas à un corbeau qui croasse.
67Tobie prétend ne pas savoir ce que Hâselnoss fait avec les animaux qui franchissent le seuil de sa porte et ne reparaissent plus jamais. Cependant, il donne lui-même des indices permettant de dire que son psychisme maintient volontairement ses suppositions au niveau inconscient, mais des fragments de savoir font surface lorsqu’il contemple avec terreur l’habit de Hâselnoss dont on dit qu’il cache des appâts dans ses poches pour attirer les animaux. C’est aussi Tobie qui mentionne les animaux empaillés dans la chambre du docteur. En outre, bien que Tobie insiste sur les singularités de Hans, il se demande si ce n’est pas un oiseau comme tous les autres. Ces contradictions apparentes proposent un modèle complexe des différents niveaux de conscience.
68Erckmann-Chatrian, « Le Requiem du corbeau », op. cit., p. 152. Cette torpeur fait comprendre l’intériorité de l’oncle, las de la chasse infructueuse au corbeau, rongé par la peur de la perte de son identité (qu’est-ce qu’un rossignol qui ne chante pas ?) et les angoisses existentielles.
69Le fusil sous le bras, l’oncle court à la porte après avoir aperçu Hans à sa fenêtre, mais le corbeau s’est déjà sauvé. Cette scène rappelle fortement le vers du poème « The Raven » de Poe : « [H]ere I opened wide the door ; – / Darkness there and nothing more. »
70Prince Nathalie, « Espace domestique, espace fantastique. Pour une “hétérotopologie” du fantastique fin-de-siècle », in Vion-Dury J. et al. (dir.), Littérature et Espaces, Limoges, PULIM, coll. « Espaces Humains », 2003, p. 438.
71Erckmann-Chatrian, « Le Requiem du corbeau », op. cit., p. 151.
74Rigoli Juan, « Digérer sans le savoir », in Jackson J. E. et al. (dir.), Être et se connaître au xixe siècle. Littérature et sciences humaines, Genève, Métropolis, 2006, p. 47.
75Maury Alfred, Le Sommeil et les Rêves. Études psychologiques sur ces phénomènes et les divers états qui s’y rattachent, Paris, Didier, 1861, p. 92. Janet décrit la digestion comme un acte se déroulant sans la participation du moi, se passant en nous sans nous. Janet Pierre, L’Automatisme psychologique. Essai de psychologie expérimentale sur les formes inférieures de l’activité humaine, Paris, Alcan, 1894 [1889], p. 27.
76Voir Marquer Bertrand, « Portrait de l’artiste en dyspeptique », in Réverzy É. et Marquer B. (dir.), La Cuisine de l’œuvre au xixe siècle. Regards d’artistes et d’écrivains, Strasbourg, PUS, coll. « Configurations littéraires », 2013, p. 64.
77Selon Esquirol, « les hommes, qui sont doués d’une grande puissance de pensée et d’imagination, ont un grand besoin de sensations : aussi la plupart des peintres, des poètes, des musiciens, pressés par le besoin de sentir, s’abandonnent-ils à de nombreux écarts de régime, et ce sont ces écarts, plus encore que les excès d’étude, qui sont chez eux la vraie cause de la folie ». Esquirol Jean-Étienne, Des maladies mentales considérées sous les rapports médical, hygiénique et médico-légal, Paris, Baillière, 1838, p. 42.
78Voir Marquer B., L’Autre Siècle de Messer Gaster ? Physiologies de l’estomac dans la littérature du xixe siècle, Paris, Hermann, 2017, p. 93-94. Concernant la création, l’expression « imagination de l’estomac » « exprime le rapport étroit entre vie de l’estomac et vie de l’âme, et fait même de l’influence de l’alimentation […] un simple cas de figure du lien plus global entre digestion et création », ibid., p. 91. C’est précisément la création qui ouvre sur l’exploration du psychisme, selon Marquer : la digestion est « une métaphore de la création et de sa visée épistémologique », ibid., p. 180.
79Bonnardot Alfred, « Le Pâté de Strasbourg et le Gibet de Montfaucon », Fantaisies multicolores, Paris, Castel, 1859, p. 225-226.
80Hervey de Saint-Denys rappelle que « le passage de la veille au sommeil, de la pensée de l’homme éveillé au rêve de l’homme endormi, peut s’opérer graduellement sans qu’il y ait interruption dans la chaîne des idées » (Hervey de Saint-Denys Léon d’, Les Rêves et les Moyens de les diriger. Observations pratiques, Paris, Amyot, 1867, p. 259), ce que le conte de Bonnardot semble transposer avec humour dans le domaine gastronomique. L’état ambigu entre veille et sommeil pourrait même être la norme selon certains savants comme Albert Lemoine : « Nous ne dormons jamais qu’à peu près, à demi, plus ou moins. » Lemoine Albert, Du sommeil au point de vue physiologique et psychologique, Paris, Baillière, 1855, p. 38. Lemoine formule cette hypothèse à partir du constat que l’esprit ne cesse pas son activité pendant le sommeil ; par conséquent, le sommeil doit être considéré comme un état actif caractérisé par l’exercice de la volonté. Le sommeil est alors « une manière d’être, une manière d’agir », ibid., p. 67.
81Brillat-Savarin stipule une relation étroite entre le sommeil et l’alimentation : « Que l’homme se repose, qu’il s’endorme ou qu’il rêve, il ne cesse d’être sous la puissance des lois de la nutrition, et ne sort pas de l’empire de la gastronomie. » Brillat-Savarin Jean Anthelme, Physiologie du goût, Paris, Furne, 1864 [1826], p. 239. C’est la raison pour laquelle l’alimentation doit être modérée afin de ne pas troubler le repos du dormeur. Le physiologiste donne aussi des conseils sur l’aménagement de la chambre à coucher : « Quand la nuit a amené l’heure du repos diurnal, il se retire dans une chambre aérée, ne s’entoure point de rideaux qui lui feraient cent fois respirer le même air », ibid., p. 243. Bonnardot joue avec les conseils diététiques en faisant de l’excès le point de départ de l’exploration du psychisme. Les rideaux apparaissant à la fin du cauchemar, intermédiaire entre les images nocturnes et la vie éveillée, introduisent le surnaturel à travers la figure du spectre blanc, et font allusion au discours savant sur la perméabilité des états de veille et de sommeil, provoquant un effet de fantastique. Le conte opère aussi un retournement par la scène finale : les écrits gastronomiques et médicaux ne prennent pas en compte des situations aussi exceptionnelles en termes d’état d’esprit et d’alimentation que celle du dernier repas d’un condamné.
82C’est au xixe siècle que les rapports entre les hommes et les animaux se détériorent, se caractérisant de plus en plus par la brutalité. Ce rapport d’exploitation a cependant pour conséquence d’ouvrir les yeux à l’homme sur sa propre condition d’être en souffrance, et de reconnaître les points communs qui les unissent, en une époque marquée par la volonté de distanciation de l’animal par une cuisine sophistiquée et le contrôle sur la gourmandise.
83Bayle Antoine-Laurent-Jessé, Éléments de pathologie médicale, Paris, Germer-Baillière, 1856-1857, p. 230. Il faut s’interroger sur la singularisation du fantastique par Bayle au milieu du siècle. On peut non seulement en déduire que les contes fantastiques constituent alors un phénomène littéraire important, mais aussi supposer que Bayle accuse un certain type de contes fantastiques : ceux s’inscrivant dans la lignée des œuvres de Poe ayant favorisé l’émergence d’une orientation psychologique du fantastique.
84Marquer B. (dir.), « Introduction », Allégories de l’estomac au xixe siècle. Littérature, art, philosophie, Strasbourg, PUS, coll. « Configurations littéraires », 2020, p. 12.
85Réverzy É. et Marquer B. (dir.), « Préface », op. cit., p. 7.
87Bonnardot A., op. cit., p. 231.
90Bonnardot A., op. cit., p. 233.
92L’Histoire d’une bouchée de pain de Jean Macé, publiée en 1861 par Hetzel, en constitue un exemple éminent et rencontre un franc succès. L’ouvrage s’adresse à une petite fille qui accompagne la bouchée de pain dans son voyage dans le corps. À ce sujet, voir aussi l’ouvrage de Fleur Hopkins-Loféron, Voir l’invisible. Histoire visuelle du mouvement merveilleux-scientifique (1909-1930), Ceyzérieu, Champ Vallon, coll. « Détours », 2023.
93Bonnardot A., op. cit., p. 234. Par ailleurs, la préface du recueil de Bonnardot, « Aux lecteurs de préfaces », rappelle celle de La Fée aux miettes qui s’intitule « Au lecteur qui lit les préfaces ».
96Bonnardot A., op. cit., p. 242. La fonction de greffier existe aussi dans la mythologie : on connaît Thot, le scribe des Dieux égyptiens, ou Nabu, le Dieu des scribes. Le greffier du conte joue aussi le rôle de gardien qui surveille le passage des hommes vers l’au-delà, et en garde la trace écrite ; ces gardiens du seuil apparaissent dans un contexte mobilisant des thèmes et des motifs du Jugement dernier, en rapport avec la culpabilité initiale du protagoniste et sa propre situation de condamné à mort.
99Hervey De Saint-Denys L. d’, op. cit., p. 89. L’auteur se trompe cependant sur la date de publication, le tome contenant l’article sur le sommeil étant paru en 1821 et non pas en 1820.