1Sur les réseaux, cf. Christophe Prochasson : « L'Affaire dans tous ses états », in : Jean-Pierre Rioux & Jean-François Sirinelli (dir.), Pour une histoire culturelle, p. 236 sqq.
2Michel Bréal : Excursions pédagogiques, Hachette, 1882 (nous avons utilisé la 2e édition, de 1884).
3Michel Espagne étudie les « Alsaciens-Lorrains » dans la perspective de l'enseignement supérieur dans sa contribution « Allemands et germanophones en France », in : Michel Parisse (dir.), Les échanges universitaires franco-allemands du Moyen âge au XXe siècle, pp. 157-180.
4Aujourd'hui, le lieu où se fait la communication entre enseignants dans les lycées est la salle des professeurs ; il s'agit là d'une innovation de la réforme de 1902, et qui ne fut réalisée que peu à peu. Il semble que les professeurs de la fin du siècle dernier n'avaient pas de lieu pour se réunir, en dehors des réunions officielles, suscitées par le proviseur, qui se tenaient dans ses bureaux.
5Nous nous fondons, pour les éléments biographiques, sur l'article nécrologique de Meneau, publié par les Langues modernes, n° 1 de 1919, pp. 62-64, repris de la RELV de janvier 1919, et sur l'article de Clavères : « Wolfromm l'insurgé », publié dans la série « Nous, les maîtres de langues », in : Langues modernes, n° 1/1989, pp. 7-14.
7Meneau (cf. note 5), p. 63.
9Clavères (cf. note 5), p. 7. Cet insurgé était donc un fils soumis...
12Clavères (cf. note 5), p. 8.
14Clavères, ibid. Sans indication de sources.
15Rappelons le cas de Firmery, adjoint au maire de Lyon.
16Paul Gerbod : La vie quotidienne dans les lycées et collèges au XIXe siècle, p. 192, sqq.
17Victor Basch, qui avait passé l'agrégation d'allemand en 1885, militant dreyfusard, participa à la fondation de la Ligue pour la défense des droits de l'homme et du citoyen en 1898 ; il fut assassiné par la Milice en 1944.
18Selon Clavères (cf. note 5), p. 9.
21Wolfromm : Annuaire de l'enseignement des langues vivantes, première année, 1891 (cité désormais : Annuaire).
22Martin Hartmann : Reiseeindrücke und Beobachtungen eines deutschen Neuphilologen, avant-propos.
23Selon Clavères (cf. note 5), p. 14, Wolfromm avait l'intention de consacrer une thèse à l'histoire de l'enseignement des langues vivantes en France ; cela expliquerait son intérêt pour la collecte de sources.
24Pour tout travail sur les manuels, l'outil incontournable est la collection publiée sous la direction d'Alain Choppin : Les manuels scolaires en France de 1789 à nos jours. 5. Les manuels d'allemand. Ce répertoire est consultable également sur CD-Rom (« Emmanuelle »).
25RELV, 13e année, n° 3/1896 (supplément), pp. 1-16.
26Ce paragraphe est repris de M. Mombert : « Le « modèle allemand » et les langues vivantes (1880-1902) », in : Les Cahiers du CIRID, n° 7, pp. 34-37.
28Il s'agit de The teaching of modern foreign languages in our secondary schools, de Karl Breuel, « lecturer » allemand à l'Université de Cambridge.
29C'est là un topos caractéristique de Chasles, avec celui de la « doctrine », et une sensibilité très chatouilleuse à tout ce qui touche à Victor Duruy, dont Chasles fut le collaborateur.
30Cf. notre première partie.
31Lange, né en 1842, agrégé en 1872, était en 1890 professeur au lycée Louis-le-Grand ; Halbwachs, né en 1845, reçu premier à l'agrégation en 1876, lycée Saint-Louis ; Pinloche, né en 1856, agrégé en 1883, était alors à la Faculté de Lille, Sigwalt, né en 1853, premier à l'agrégation en 1878, était au lycée Condorcet, et Meneau, né en 1847, agrégé en 1884, au lycée Voltaire. Wolfromm : Annuaire.
32L'Annuaire ne signale pas où Laudenbach est en poste en 1890 ; né en 1865, il vient cette année-là de réussir l'agrégation, sans doute en tant qu'étudiant (ni comme boursier d'agrégation, ni comme enseignant), et attend d'être nommé.
33RELV, 1886-87, pp. 251-255, « Les études classiques sans latin ».
34RELV, 1889-90, pp. 356-365.
35RELV, 1887-88, pp. 53-55, Pinloche, « L'allemand dans nos écoles militaires ».
36En ce qui concerne le débat sur la « langue de l'ennemi », cf. le chapitre suivant.
38Langues modernes, n° 1/1919, p. 23. Le décès de Wolfromm n'avait pas été annoncé à l'Ecole polytechnique, à laquelle il avait pourtant appartenu comme « maître de conférences » jusqu'à sa retraite.
40Espagne : « Les chaires de littérature étrangère », in : Espagne & Werner, Les études germaniques en France, p. 60.
41Elle fut publiée par Armand Colin, en 1889, sous le titre La Réforme de l'éducation en Allemagne au xviiie siècle. Basedow et le philanthropinisme. La thèse principale, en latin selon l'usage, portait le titre : De Shakespearii Hamleto et germanica tragoedia quae iscribitur : Der bestrafte Brudermord.
42Gérard Raulet : « L'histoire des idées. Situation et fonction », in Espagne & Werner (cf. note 40), p. 385. Nous supposons que Raulet se réfère à L'enseignement secondaire en Allemagne, publié chez Delagrave.
43Avec toutes les réserves qu'impose une source de cette nature, nous reproduisons la liste des ouvrages signalés dans la 2e édition de son Pestalozzi et l'éducation populaire moderne publié par la Librairie Félix Alcan en 1923. Comme c'est souvent le cas à l'époque, la mention de la date n'est pas systématique.
Les pratiques de langue allemande, 3 vol. Didier ; Vocabulaire étymologique allemand-français et français-allemand, 1 vol. , Didier ; La Réforme de l'éducation en Allemagne au dix-huitième siècle (ouvrage couronné par l'Académie française), 1 vol. (A. Colin, non indiqué) ; La Chalotais als Vorkämpfer der weltichen (sic !) Schule, Leipzig, Klinkhardt ; Herbart : Principales œuvres pédagogiques (traduction), 1 vol., F. Alcan ; Geschichte des Philanthropinimus, 1 vol. , Leipzig, Brandstetter ; Die Reform der Universitäten in Frankreich, Leipzig, Voigthlinder ; L'Enseignement secondaire en Allemagne, d'après les documents officiels, 1 vol. , Delagrave ; Pestalozzi and the Foundation of the Modern Elementary School, 1 vol. , New-York, Scribner's Sons ; Grammaire allemande et syntaxe élémentaire, Didier ; La Nouvelle Pédagogie des Langues Vivantes, Didier, 1913 ; Der grosse Krieg 1914-1918 in deutschen Original-Darstellungen (Lectures allemandes sur la Grande Guerre), Didier, 1921 ; Etymologisches Wörterbuch der Deutschen Sprache nebst Bilder-Wörterbuch (Dictionnaire étymologique illustré de la langue allemande), Larousse, 1922.
La conservation des ouvrages de Pinloche ne semble pas avoir été parfaite. Nous avons subi plusieurs déconvenues dans différentes bibliothèques (B.N., B.N.U.S., et I.N.R.P.), où les ouvrages que nous demandions avaient disparu ou n'étaient pas communicables en raison de leur mauvais état. Notre information sur l'œuvre de Pinloche est de ce fait lacunaire, et, pour une partie importante, de seconde main.
44Joachim Auguste Pinloche : Geschichte des Philanthropinismus, Leipzig, Brandstetter.
45Cette information fait l'objet de la note 102, p. 175, de l'ouvrage de Gandouly, Pédagogie et enseignement en Allemagne de 1800 à 1945.
46Gandouly, ibid., p. 133.
48Sélestat n'apparaît dans nos sources que sous la forme « Schlestadt », ou « Schlestatt ».
51Rajouté par nous pour la cohérence de la phrase. Le président du jury, qui comprenait encore Bossert et Charles, remplacé au bout de 22 séances par Peÿ, était Guillaume Alfred Heinrich. Sur Heinrich, cf. Espagne & Werner (cf. note 40), entre autres p. 47.
52RELV, vol. 6, 1889-90, pp. 212-215.
56Ce texte, qu'il appelle « circulaire », porte le titre « De la lecture des journaux étrangers » ; il est repris avec divers articles ; Sigwalt : De l'enseignement des langues vivantes. Idées d'un vieux professeur dédiées aux jeunes, pp. 17-18.
57La collection paraissait sous la direction de R. Stoeffler, professeur au collège Chaptal. La B.N. en possède quelques exemplaires.
58On est frappé par le style « almanach » de ces histoires, qui semblent extraites du « Straßburger hinkende Bote » ; elles rappellent celles qui furent utilisées en Alsace, dans les années 1960 et 1970, pour l'enseignement aux élèves dialectophones.
59Charles Sigwalt : Morceaux choisis de littérature allemande ; la préface est de 1905. Nous avons consulté la troisième édition, revue et corrigée, de 1914 ; d'après Choppin (cf. note 24) il y eut une édition en 1910.
60Signalons que pour de plus amples informations sur l'histoire littéraire, Sigwalt renvoie les élèves à I'Histoire de la littérature allemande de Bossert, dont il dit qu'elle est « claire, simple et complète », et à W. Scherer, Geschichte der deutschen Literatur, complété pour l'époque contemporaine par Adolf Stern, Die deutsche Nationalliteratur vom Tode Goethes bis zur Gegenwart, comme suite à la Geschichte der deutschen Nationalliteratur de Vilmar. Cf. note 59, p. VIII.
61Cette mention devait figurer après 1902 sur tous les manuels d'allemand susceptibles d'être vendus ; elle garantit qu'ils sont conformes à l'esprit de la méthode directe et ne contiennent pas un mot de français. Schülerleben, le manuel du co-auteur de Sigwalt, Bauer, publié en 1888 à l'intention des classes élémentaires, qui était fondé sur une observation de l'environnement de l'élève - point de vue que la méthode directe allait promouvoir - fut mis hors d'usage parce qu'il donnait la traduction du vocabulaire utilisé. Sigwalt, De l'enseignement des langues vivantes, p. 9.
62Cet épisode est relaté, documents à l'appui, dans RELV, vol. 13, 1896, supplément au numéro de mai, pp. 1-16.
64Sigwalt (cf. note 61), p. 42, note.
65RU, 1903, t. 2, p. 259. La décision de cette promotion exceptionnelle est annoncée dans la revue pp. 93-95.
66Sigwalt donne ces informations en introduction au discours qu'il prononça à cette réunion ; cf. Sigwalt (cf. note 61), p. 253. Des trois, seul le nom de Potel nous est familier. Les deux autres semblent ne pas s'être exprimés publiquement. Nous donnons un résumé de la biographie de Pote), d'après Guy Caplat (dir.) : Les inspecteurs généraux de l'instruction publique, p. 562. Né en 1866 à Paris, études secondaires au lycée Henri IV, licencié ès lettres en 1886, certificat d'aptitude à l'enseignement de l'allemand, boursier d'agrégation, reçu à l'agrégation en 1891. En 1887, il remplit les fonctions de lecteur (?) auprès de l'impératrice d'Allemagne. Après quelques lycées de province, où il ne reste pas plus d'un an, il est nommé au lycée Voltaire à Paris en 1897. La même année, il entre au jury du certificat d'aptitude. Nommé inspecteur général en 1907, il reçoit en 1936 le titre d'inspecteur général honoraire.
67Sigwalt (cf. note 61), p. 259.
71Le Bulletin de la Société des professeurs de langues vivantes (futures Langues modernes), n° 1/1903, reproduit après celui de Sigwalt le discours de Liard, vice-recteur de l'Académie de Paris, p. 6-8.
72La liste comprend trente noms, parmi lesquels trois femmes (professeurs d'anglais), deux enseignants de faculté (Andler et un angliciste, Baret), douze professeurs d'allemand, deux professeurs de langues méridionales, dix professeurs d'anglais, un instituteur. RELV, 20e année, 1903-1904, p. 2-3. La présence de représentants de l'enseignement primaire et de l'enseignement supérieur fut saluée comme un gage d'unité du corps des professeurs de langues vivantes par Sigwalt.
73L'allocution prononcée par Sigwalt à cette occasion figure dans Sigwalt (cf. note 61), pp. 272-277.
74Sigwalt, ibid., p. 281 (allocution prononcée à l'assemblée générale du 24 novembre 1904).
75Sigwalt se moque dans son allocution de « ce titre pompeux dont se décorent les professeurs de langues vivantes en Allemagne », Bulletin, n° 1/1903, p. 3, et Sigwalt (cf. note 61), p. 255.
77Bulletin, n° 1/1903, p. 6 et Sigwalt (cf. note 61), p. 255.
78Nous renvoyons à notre chapitre précédent.
79Hartmann s'était étonné en 1896 de l'absence de toute organisation collective des professeurs de langues vivantes en France ; il avait conclu : « es herrscht der Individualismus » (cf.note 22), p. 127.
80Les néophilologues allemands avaient choisi la Pentecôte pour leurs congrès, les Français choisirent Pâques ; on a beau être laïque...
81Lors de l'Assemblée générale du 17 décembre 1908, le président, Rancès, précise que ces relations « n'ont jamais été plus cordiales ». Langues modernes, n° 1/1909, p. 11.
82Langues modernes, n° 5/1909, pp. 151-160.
83Le secrétariat général du Congrès fut assuré par Delobel, professeur au lycée Voltaire.
84Texte du bureau, Langues modernes, n° 4/1909, p. 103.
85Nous renvoyons pour cet aspect au chapitre 4 de la deuxième partie.
86Notons qu'Andler parlait de « ce qu'un professeur d'enseignement secondaire doit savoir de syntaxe scientifique », et Lichtenberger de « la lecture des textes anciens ».
87Langues modernes, n° 5/1909, p. 152.
89A titre d'argument en faveur des programmes, Sigwalt raconte qu'il enseigne en classe de rhétorique le Laokoon, pendant que son collègue fait travailler sa division sur le Messager boiteux de Strasbourg (Der Straßburger hinkende Bote), cet almanach populaire que nous avons cru reconnaître dans le petit journal de Sigwalt ...
90On voit combien ces trois paragraphes lui tenaient à cœur et combien leur disparition le chagrine dans la conclusion de son livre De l'enseignement des langues vivantes. Il demande à la Société des professeurs de langues vivantes de reprendre à son compte ces paragraphes, dûment votés le 29 mai 1902 par le Conseil supérieur, et conformes au projet de la Commission ministérielle et aux recommandations de la Commission parlementaire, et de les soumettre au ministre (pp. 285-286). Sur les conditions du vote et de la « disparition » des paragraphes, pp. 234-235.
92La méthode directe proscrivait l'enseignement systématique de la grammaire.
93Sigwalt (cf. note 90), pp. 261-262.
95Jean-Paul Sartre : Les Mots, Gallimard, 1964, p. 4.
96Le dossier de Schweitzer aux A.N. (F 17 21713) ne permet pas de reconstituer sa formation, ni les péripéties de sa carrière. Il nous informe tout juste que Chrétien-Charles Schweitzer est né à Pfaffenhoffen, Bas-Rhin, en 1844, et qu'il commença sa carrière à Mâcon. Les éléments biographiques qui suivent sont empruntés à Sartre.
Destiné par son père à devenir pasteur, Charles Schweitzer préféra « courir les routes sur la trace d'une écuyère », et laissa un de ses frères satisfaire les attentes paternelles. Celui-ci à son tour eut un fils pasteur, Albert Schweitzer. A Mâcon, il épousa une fille de la bourgeoisie locale ; elle était catholique, et Schweitzer accepta que ses quatre enfants soient également catholiques. L'aîné, polytechnicien, fonda une lignée de polytechniciens. Le second devint professeur d'allemand et mourut en 1927, « fou de solitude », selon Sartre. Une fille mourut en bas âge, l'autre, la mère de Sartre, épousa un officier de marine qui mourut peu après la naissance de Jean-Paul. Charles Schweitzer retarda son départ à la retraite pour entretenir sa fille et l'enfant, et fonda ensuite une école privée de langues, 1'Institut des langues vivantes, dont la clientèle était composée, pour l'essentiel, d'Allemands.
97Sartre (cf. note 95), pp. 14-15.
100RELV, vol. 4, 1887-88, pp. 254-260.
101RELV, ibid., p. 255. Schweitzer cite ici Raoul Frary : La Question du Latin.
103Sigwalt (cf. note 90), p. 131.
104Sartre (cf. note 95), p. 3.
106RU, 1892, t. 2, pp. 50-56.
107RU 1892, t. 2, p. 306.
108RU, op. cit., Claudine Bouchacourt, « Les leçons de choses dans l'enseignement des langues vivantes », pp. 423-427.
109Par Bouchacourt, passim.
110Un principe de base dans l'enseignement des langues de spécialité.
111Nous empruntons cet exemple à Marie-Hélène Clavères : « Nous, les maîtres de langues, IV », in : Langues modernes, n° 5/1989, pp. 12-13. Les italiques sont dans le texte.
112Sigwalt (cf. note 90), p. 134.
113Sigwalt, ibid., pp. 41-42 (extrait de la préface du Cours de langue allemande à l'usage des classes supérieures, 1893).
114Hartmann (cf. note 22), p. 40.
115Ce chiffre est emprunté à J. Deniker : Le Congrès international de l'enseignement des langues vivantes, du 24 au 28 juillet 1900. Paris, Imprimerie nationale, 1901. En-tête du Ministère du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes.
116Que Hartmann nomme à l'allemande « Dr Schweitzer », puisqu'il était titulaire d'un doctorat.
117La publication est attestée par Sigwalt (cf. note 90), p. 42, note 1, et par Hartmann, qui affirme donner les informations sur la Société « auf Grund der Veröffentlichungen der Gesellschaft ». Nous n'avons pas trouvé ces publications à la B.N., ni à la bibliothèque de l'INRP.
118Nous ignorons si les cours étaient payants, et comment les bourses étaient alimentées ; sans doute les adhérents payaient-ils des cotisations, peut-être avait-on trouvé de généreux mécènes...
119RELV, vol. 9, 1892-93, pp. 505-508.
121Wolfromm signale dans le même article que la RELV a fait l'objet de menaces, qu'on lui a reproché son « indépendance respectueuse » comme un manque de respect, ce qui explique sans doute sa prudence.
122Deniker (cf. note 115).
123Ibid. Les italiques sont d'origine.
124Cf. ci-dessus, première partie, ch. 2.
125Son nom est donné dans RELV, vol. 9, p. 505, comme faisant partie du Comité d'honneur et de patronage de la Société.
126Pour le rôle de ce congrès dans la généralisation de la méthode directe, nous renvoyons au ch. 2 de la deuxième partie. Ici, nous nous limiterons au rôle de Schweitzer et aux aspects « idéologiques » de l'événement.
127C'est sous cette forme abrégée que Sigwalt la désigne à cette époque ; Sigwalt (cf. note 90), pp. 126-146. Il s'agit d'un article publié en octobre 1900 dans la revue L'Enseignement secondaire, sous le titre « Autour du Congrès international de l'enseignement des langues vivantes ».
128Deniker (cf. note 115).
129Sigwalt (cf. note 90), p. 139, citant Hartmann.
130° Charles Schweitzer & Emile Simonnot : Méthodologie des langues vivantes, Armand Colin, 1917, p. 28.
133Henri Bornecque, maître de conférences à l'Université de Lille, avait effectué une mission d'enquête en Allemagne, dont le rapport fut publié sous le titre L'Enseignement des Langues anciennes et modernes dans l'Enseignement secondaire des garçons en Allemagne. Publications de l'Office d'informations et d'études, Ministère de l'Instruction publique. Le compte rendu qu'en fait Schweitzer : RU, 1902, t. 2, pp. 368-371.
134« 9. Allgemeiner Deutscher Neuphilologentag zu Leipzig, 4.-7. Juni 1900 », DNS, vol. 8, 1900-1901, pp. 193-243 ; ici, p. 199.
137« Le congrès néophilologique de Breslau », RU, 1902, t. 2, pp. 122-130.
138Sur la liste des enseignants nommés officiers d'Académie, on notera la présence d'une femme. Les bénéficiaires sont : Bechtel (Vienne) ; Hausknecht (Kiel) ; Klinghardt (Rendsburg) ; Kemeny (Budapest) ; von Loewe (Saint-Pétersbourg) ; Suchier (Halle) ; Viëtor (Marbourg) ; Walter (Francfort-sur-le-Main) ; Wendt (Hambourg) ; et Mlle Curtius (Leipzig).
140Cité par Dominique Lejeune : La France de la Belle Epoque. 1896-1914, p. 9.
141Nous avons consulté à ce sujet la thèse de notre collègue Sophie Lorrain, De Sedan à Locarno, les pacifistes français et allemands, pionniers de l'entente franco-allemande. Université Paris VII, 1994. L'index des noms ne mentionne, à l'exception notable de Victor Basch, aucun des enseignants d'allemand qui jouent un rôle de premier plan dans notre période.
142Espagne, Lagier et Werner : Philologiques Il. Le maître de langues, p. 41.
143Brethomé : Les professeurs d'allemand des lycées en France de 1850 à 1880, p. 32.
144Pour la période 1850-1880, exemples chez Brethomé (cf. note 144), p. 172 sqq.
145On trouvera des informations sur les Allemands et sur les Alsaciens en France après 1870 chez Paul Lévy : La langue allemande en France, vol. 2, p. 146 sqq ; sur l'émigration des Alsaciens et des Lorrains après 1871, ses modalités et ses raisons, cf. Alfred Wahl : L'option et l'émigration des Alsaciens-Lorrains (1871-1872).
146Lévy (cf. note 146), p. 154.
147Il s'agit du peintre Henner (dans la section des Beaux-Arts), des chimistes Friedel et Schutzenberger, des physiciens Hirn et Lippmann, du mathématicien Maurice Lévy (Sciences), des historiens et philologues Himly, Constant Marta et Charles Grad (Sciences morales et politiques), et de Gustave Schlumberger (Inscriptions et Belles-Lettres). Ibid.
149Wolfromm, Annuaire, p. 14 ; sont cités : Koell, né à Gumbrechtshoffen en 1839 ; Lange, né à Wissembourg en 1842 ; Wolfromm, né à Molsheim en 1850 ; Mathis, né à Herbitzheim en 1855 ; seule exception : Légis, né à Sedan en 1846.
150Françoise Mayeur : L'enseignement secondaire des jeunes filles sous la Troisième République.
157Louis Legrand : L'influence du positivisme dans l'œuvre scolaire de Jules Ferry. Les origines de la laïcité, pp. 175-176.
158Mayeur (cf. note 150), p. 215.
159Janet, in : Revue des Deux Mondes (21.1.1880), cité par Mayeur (cf. note 150), p. 80.
160Gabriel Monod (1844-1912), normalien, agrégé d'histoire, professeur à l'Ecole pratique des Hautes études, puis au Collège de France. Fondateur de la Revue historique, engagé dans la défense de Dreyfus ; cf. Pascal Ory & Jean-François Sirinelli : Les intellectuels en France, p. 21.
161Gabriel Monod : Les réformes de l'enseignement secondaire et l'Ecole alsacienne, Paris, Librairie Léopold Cerf. Je me suis servie du texte reproduit dans Sang neuf. Les cahiers de l'Ecole alsacienne, n° 60, année 1993/1994, p. 40-49. Je remercie M. René Fuchs, directeur de l'Ecole alsacienne, pour son accueil et la mise à disposition de documents conservés à l'Ecole alsacienne.
162Monod (cf. note 161), p. 49. Il se dit assuré « qu'il aura suffi de cet exposé sincère pour que l'Ecole trouve les fonds nécessaires pour poursuivre une œuvre à laquelle doit s'intéresser quiconque a le souci des destinées de l'instruction publique en France ».
163Les actionnaires de 1874 étaient au nombre de soixante, parmi lesquels trois Monod (outre Gabriel, il y avait Gustave et Charles, médecins à Paris). Figurent en outre sur cette liste des familles de manufacturiers et industriels, Dollfuss, Kestner, Koechin, Zuber, souvent représentées par plusieurs membres apparentés, les brasseurs Schutzenberger, père et fils, ainsi que des industriels du Doubs, entre autres Japy et la famille Peugeot ; des négociants ; un ·représentant du monde politique, le sénateur Waddington ; des banquiers, Vernes, Mirabeau ; des ingénieurs, des professeurs de la faculté des sciences, de la faculté de médecine ; des éditeurs, Hachette, Masson, et des» rentiers ». Cette liste figure en annexe de l'ouvrage de Georges Hacquard : Histoire d'une institution française : l'Ecole Alsacienne : vol. I. Naissance d'une école libre 1871-1891 ; vol. II. L'école de la légende 1891-1922.
164Nous nous contentons ici de présenter l'Ecole alsacienne en tant que participant au débat sur les langues vivantes et à l'évolution de leur enseignement. Nous préparons une étude sur Frédéric Rieder et l'Ecole alsacienne dans la perspective du « transfert culturel » depuis l'Alsace.
165Selon Monod (cf. note 161), p. 48, quatre-vingt-dix-huit actions de mille francs.
166Gabriel Monod avait proposé de l'appeler Ecole Kléber ; Hacquard (cf. note 163), p. 18.
167Monod (cf. note 161), p. 48.
168Hacquard (cf. note 163), pp. 42-43.
170Hacquard, ibid., p. 142.
171Hacquard, ibid., p. 143.
172Hacquard, ibid., pp. 143- 145.
173Monod (cf. note 161), p. 46.
174BAMIP, n° 456 du 2 août 1880, p. 974.
175Paul Bert, cité par Hacquard (cf. note 163), p. 184.
177E. Lévy : « Un souvenir, un effort, une espérance », in : Centenaire de l'Ecole alsacienne, 1974, cité par Hacquard (cf. note 163), p. 2.
179Adaptation du terme allemand de Progymnasium, qui désigne l'école préparant au gymnase.
180Nous donnons un aperçu du parcours professionnel de Kuhff dans M. Mombert : « Le "modèle allemand" et les langues vivantes », in : Cahiers du CIRID, n° 7, pp. 38-40.
181Cette lettre est jointe au dossier de Rieder ; le dossier de Kuhff en revanche ne rend qu'indirectement compte de cette période, puisqu'il ne relevait pas de l'Etat.
182Philippe Kuhff : Une école d'Alsace avant I 870 et l'initiative privée. 1889 (sans éditeur, typographie A. Hennuyer).
183Rapports annuels, année scolaire 1876-77, pp. 31-49. Nous avons consulté ce document à l'Ecole alsacienne.
184Hacquard (cf. note 163), p. 47.
185Hacquard, ibid., p. 84.
186Hacquard, ibid., p. 48.
187Hacquard, ibid., pp. 110-111.
188La francisation des titres d'ouvrages et même des patronymes (Frédéric Schiller pour Friedrich Schiller, par exemple) était alors courante.
189Hacquard (cf. note 163), p. 267. L'auteur énumère les personnalités que Rieder rencontre, ou qui le soutiennent : Burdeau (rapporteur général du budget) ; Clémenceau (le chef de la gauche radicale était père d'élève) ; Jules Siegfried (député de la Seine Inférieure, apparenté à plusieurs pasteurs, futur président du Conseil d'administration de l'Ecole alsacienne) ; Charles Floquet (président de la Chambre) etc. Une subvention annuelle de 40000 francs votée par le Parlement le 22 novembre 1891 récompense ses efforts ; ibid., p. 275.
190Signalons que Buisson comme Rabier étaient des pères d'élèves.
191Hacquard (cf. note 163), p. 278.
192Hacquard, ibid., p. 280.
193Le conseil de l'Ecole alsacienne lui accorde une pension de 1800 francs ; Hacquard, ibid., p. 284. D'après le dossier personnel de Rieder aux A.N., son départ à la retraite le confrontait à des problèmes financiers, pour lesquels il demande l'aide du gouvernement. La démission plus ou moins forcée de Rieder provoque le départ de certains administrateurs, comme Gabriel Monod, en signe de désaccord.
194Hacquard (cf. note 163), vol. 2, pp. 4-5.
195Wolfromm : Annuaire, p. 163.
196Comme les négociations avec le ministère sur la prise en charge des carrières des agrégés n'a lieu qu'une dizaine d'années plus tard, nous supposons que Beck était rémunéré par l'Ecole alsacienne.
197Choppin (dir.) (cf. note 24), p. 114. Il s'agit de Lectures allemandes à l'usage de l'enseignement secondaire des jeunes filles. Morceaux choisis et leçons de choses, avec des notes et un vocabulaire.
198Deux exemples montrent la diversité de leurs publications scolaires. En 1899, ils publient un Supplément militaire de Mots allemands groupés d'après le sens avec un choix de thèmes et un vocabulaire géographique. En 1902, des Lectures enfantines allemandes. Texte allemand sans note, ni vocabulaire.
199Hacquard (cf. note 163), p. 15.
200Tous les enseignants du cycle élémentaire étaient capables de faire leur cours en allemand.
201Cette expérience ne perdura pas ; elle fut abandonnée au bout de quatre ans, parce qu'elle posait trop de problèmes pratiques ; deux des professeurs concernés enseignaient également au lycée, ce qui rendait difficile la « banalisation » horaire. Hacquard, ibid., p. 15, note.
202Wolfromm : Annuaire, p. 163.
203Mlle Rissler fut reçue deuxième ; la même année, Victor Basch était reçu également (4e), ainsi que Henri Lichtenberger (5e).
205Guy Caplat (dir.) : Les inspecteurs généraux de l'instruction publique. Dictionnaire biographique 1802-1914.
207Espagne & Werner : Les études germaniques en France, p. 498.
208RU, 1892, t. 1, pp. 37-39.
209Cf. ci-dessus, première partie, ch. 2.
210Hacquard (cf. note 163), pp. 53-54.
211Hacquard, ibid., pp. 115-123.
212Schweitzer & Simonnot : Méthodologie des Langues vivantes, p. 32.
213Michel Bréal publie à partir de 1866 la Grammaire comparée des Langues indo-européennes de Franz Bopp.
214Michel Bréal : Essai de sémantique, 1897.
215Dans sa contribution à l'ouvrage collectif dirigé par Michel Parisse : Les échanges universitaires franco-allemands du Moyen âge au xxe siècle, Michael Werner (« A propos des voyages de philologues français en Allemagne avant 1870 : le cas de Gaston Paris et de Michel Bréal ») utilise pour cela la formule suivante, qu'il applique également à Bréal et à Paris : ils disposent de « structures sociales actives, qu'ils savent mobiliser pour arriver à leur fin » ; p. 145.
216Bréal : « La tradition du latin », in : Revue des Deux Mondes, 1.5.1891, cité par Simone Delesalle en exergue de son article « Michel Bréal : philologie, instruction et pouvoir », in : Langages (dossier consacré à la formation des discours pédagogiques), n° 45, mars 1977, p. 67.
217Nous combinons les informations données par Clavères : « Des langues classiques aux langues modernes : mythes et réalité », in : Les langues modernes, n° 1/1988, p. 41, et par Michael Werner : « Die Auswirkungen der preußischen Universitätsreform auf das französische Hochschulwesen (1850-1900) », in : G. Schubring (dir.), "Einsamkeit und Freiheit" neu besichtigt, pp. 214-226, avec l'article nécrologique de Salomon Reinach, in : Revue archéologique de janvier-juin 1916, pp. 139-150.
218Dans « Le "modèle allemand" et les langues », p. 43, nous indiquons la date de 1894, que donne Caplat. Selon Reinach, c'est en 1896 que le nom de Bréal fut rayé de la liste par un ministre.
219Werner, in Parisse (dir.) (cf. note 219), pp. 146-147.
222Helmut Wocke (Hg.) : Briefe Rudolf Hildebrands, ; « An Michel Bréal », p. 80.
223Le 30 juillet 1870, Hildebrand écrit à Bréal combien il s'est fait de souci pour lui et sa famille pendant la Commune ; mais il s'étend aussi sur l'inquiétude qu'il avait eue, pendant le siège de Paris, pour les assaillants (allemands), parmi lesquels il comptait quelques étudiants et amis, et raconte avec complaisance qu'un de ses étudiants a rapporté comme butin un texte de Bréal, volé dans la bibliothèque d'une villa des environs de Paris. La remarque : « Und wie trat und tritt bei Ihnen drüben oft der Haß auf ! » paraît pour le moins un manque de tact, à la date où il écrit. Du reste, Bréal semble avoir réagi avec une certaine aigreur à l'une ou l'autre de ses remarques.
224Il s'agit de la famille Bamberger, qui avait des liens avec la banque Bischofsheim.
225Reinach (cf. note 217), p. 143. Nous avons trouvé dans le dossier de Benjamin Lévy aux A.N. le témoignage d'une démarche personnelle de Bréal pour soutenir la candidature de Lévy à l'Inspection générale (lettre du 26. 1. 1872). Tous deux ayant épousé une Bamberger, ils étaient apparentés ; toutefois, la recommandation de Bréal joue sur sa propre notoriété, et non sur celle de la famille Bamberger. Lévy sera nommé en 1873. A.N. F17/21180.
226Reinach (cf. note 217), p. 148.
227Bréal évoque lui-même, dans une allocution devant le Conseil supérieur, en 1884, les malentendus dont ses propositions ont fait l'objet. Allocution placée en annexe des Excursions pédagogiques, pp. 356-367.
228Le texte est repris sous le même titre comme chapitre dans l'ouvrage qu'elle a cosigné avec Jean-Claude Chevalier : S. Delesalle & J.-CI. Chevalier : La linguistique, la grammaire et L'école. 1750-1914, pp. 247-271. Les citations qui suivent sont empruntées à cet ouvrage.
229Delesalle, ibid., p. 267.
230Delesalle, ibid., p. 268.
231Michel Bréal « L'enseignement de la langue française. Les conférences faites aux instituteurs délégués à l’Exposition universelle de 1878 », p. 217 : « L'école a un rôle immense à jouer dans notre pays, elle le jouera certainement ; mais à une condition, c'est qu'elle reste étrangère à toute préoccupation autre que l'intérêt de l'enfant (applaudissements) ; elle sera d'autant plus forte qu'elle se mettra au-dessus de tous nos débats, complètement étrangère à ce qui nous divise ».
232Caplat (cf. note 205), signale que sa fille Marie Clotilde, divorcée d'avec Romain Rolland, avait épousé en secondes noces le chef d'orchestre Alfred Cortot.
233Georges Mounin : « Mallarmé et le langage », in : Europe, avril-mai 1976, p. 11.
234Nous reprenons ici un paragraphe de notre publication de 1997, Les Cahiers du CIRID, pp. 44-47.
235RELV, vol. 3, 1886-87, pp. 44-49, signé L.M.
236Dans la série qu'il publie en 1892 sur « Les idées sur l'enseignement des langues vivantes », Wolfromm à son tour répond à Bréal, RELV, IXe année, n° 2/1892, pp. 49-52.
237Michel Bréal : De l'enseignement des langues vivantes, Hachette.
238Reinach (cf. note 217), p. 146 ; il cite H. Bemès, dans la revue L'Enseignement secondaire, nov.-déc. 1915, p. 77.
239Si Bossert accepta de présider le congrès de 1900 qui devait orchestrer le triomphe de la méthode directe, il prit ses distances ensuite avec la version radicale de celle-ci. Son texte « De l'emploi de la langue maternelle dans l'enseignement des langues étrangères », paru dans le journal Le Temps en 1913, et repris dans l'ouvrage L'enseignement des langues vivantes en 1914, témoigne de son désaccord, du moins a posteriori, avec cet aspect de la méthode directe.
240Michael Werner, in Parisse (cf. note 215), p. 153.
241Nous n'entendons évidemment pas ici « allemand » au sens national.