1Nous avons traité de certains aspects de ce débat dans l'article : « Doctrine ou méthode ? L'enseignement des langues vivantes au miroir. », in : Nouveaux Cahiers d'Allemand, vol. 13, 1995/3, pp. 301-313.
2Cette formulation ne rend pas compte du fait que la plupart des enseignants de langues ne s'exprimaient jamais sur leur métier. Il n'y a guère que les rapports d'inspection, par un inspecteur général ou par le chef d'établissement, qui figurent dans leur dossier personnel aux A.N., pour nous renseigner sur ce qu'ils faisaient en classe. Les enseignants dont il est question sont ceux qui prennent la plume, ou la parole, c'est pourquoi nous les appelons les « militants ».
3Nous traiterons du métier d'enseignant dans un chapitre ultérieur.
4Paul Lévy : La langue allemande en France, vol. II, p. 167.
5Antoine Prost : Histoire de l'enseignement en France. 1800-1967, p. 246.
6Cf. Puren : Histoire des méthodologies de l'enseignement des langues, p. 94 sqq.
7Cf. Puren : « Les mécanismes de circulation dans l'évolution historique de la didactique scolaire des langues vivantes étrangères » in : Langues modernes, n° 1/1988, et son Histoire des méthodologies de l'enseignement des langues, p. 212 sqq.
8Nous reviendrons plus en détail sur la carrière de Wolfromm dans un chapitre ultérieur. Notre source est ici Marie Hélène Clavères, in : Langues modernes, 1/1989.
10L. Hartmann :» Moins d'originalité, plus d'unité », in : RELV, vol. 5, 1888-89, p. 45 sqq.
11Puren (cf. note 6), p. 17.
12RELV, XIIIe, 1896, n° 1, p. 2.
13RELV, vol. 8, 1892, p. 341.
15Sur les germanistes et la germanistique, nous renvoyons aux ouvrages de Michel Espagne et Michael Werner, cités ailleurs.
16RELV, n° 9, novembre 1902, p. 440.
17L'archétype de l'institutrice enseignant l'allemand selon la vision de la méthode directe est Mlle Risler à l'Ecole alsacienne.
18Puren : La didactique des langues étrangères à la croisée des méthodes. Essai sur l'éclectisme, Didier, coll. CREDIF, 1994, p. 91.
20RELV, vol. 4, 1887-88, pp. 56-62.
21Sur les épreuves de langues vivantes au baccalauréat de 1852 à 1914, nous renvoyons à l'article éponyme de Clavères in : Les langues modernes, n° 4/1996, pp. 6-14.
22Cf. Clavères, ibid., p. 12.
24Clavères (cf. note 21), p. 10.
25Dans le vol. 8, 1891-1892, p. 49, Wolfromm polémique à propos des conférences de Bréal à la Sorbonne, sur les langues vivantes, et exprime la crainte que les idées de Bréal ne finissent en loi, via le Conseil supérieur de l'instruction publique.
26« L'opinion publique se rallie aux jugements d'éminents universitaires », écrit Morel, réagissant à des articles de Fouillée et de Berthelot dans la Revue des Deux Mondes, et à un ensemble de critiques qui s'attaquent aux humanités modernes, donc aux langues. RELV, vol. 8, 1891-92, p. 218.
27RELV, vol. 9, p. 57, signé Vierville.
28RELV, vol. 9, p. 49 « Les idées sur l'enseignement des langues vivantes » ; il s'agit de l'introduction à un compte rendu des conférences de Michel Bréal.
29RELV, XIe année, juin 1894, n° 4, p. 146 (passages soulignés par Wolfromm).
30RELV, ibid. ; lettre du 15 janvier 1890.
31Sur les références allemandes dans le champ intellectuel en France au xixe siècle, cf. M. Espagne et M. Werner (dir.) : Philologiques I.
32RELV, vol. 9, p. 283. Le sujet est traité par un candidat, qui - dans la ligne de la revue - se fait l'apôtre du « juste milieu », d'une méthode mixte.
33RELV, vol. 10, 1893-94, n° 1, p. 6.
34RELV, vol. 11, p. 146 sqq. L'article porte le titre programmatique « Notre ligne de conduite ». Majuscules et italiques sont dans le texte.
35Clavères in : Langues modernes, n° 1/1989, p. 8.
37RELV, vol. 6, 1889-1890, p. 481 sqq.
38On trouve l'instruction dans BAMIP, année 1890, supplément au n° 922, p. 463 sqq. Bossert publie un extrait du texte en 1914 dans un petit recueil de 53 pages intitulé L'enseignement des langues vivantes, Hachette, 1914.
39Présentation à partir de BAMIP, année 1890, supplément au n° 922, pp. 463-474.
41RELV, vol. 9, 1892, p. 53.
42RELV, vol. 9, 1892-93, p. 145. Un professeur d'anglais de Bordeaux, A. Biard, était également candidat, avec un programme qui ressemblait fort à celui de Morel : rétablissement de l'épreuve écrite au baccalauréat, place de l'anglais dans les nouveaux programmes. A cela, il ajoutait la défense de la liberté d'initiative des enseignants. Comme provincial, ses chances étaient limitées. RELV, vol. 9, p. 97.
43Cette opposition aux « cours » est un cheval de bataille de Wolfromm, qui combat cette éventualité avec la dernière énergie. Cf. Clavères in : Langues modernes, n° 1/1989, pp. 7-14.
44Prost (cf. note 5), p. 345.
45BAMIP, 1890, supplément au n° 922, p. 424.
46Le problème mit quelque temps à trouver une solution ; les enseignants utilisèrent des arguments juridiques (en soulevant la question de la responsabilité), ce qui obligea l'administration à répondre sur ce plan. Les répétiteurs, quant à eux, commençaient à cette époque à se constituer en groupement corporatiste et à défendre leurs intérêts, ce qui provoquait des tensions avec les enseignants, mais leur donnait aussi un exemple.
47Nous reviendrons sur ces aspects ci-dessous, quand nous présenterons l'ouvrage Reiseeindrücke und Beobachtungen eines deutschen Neuphilologen, de K. A. Martin Hartmann.
48Clavères cite la circulaire de Duruy du 29 septembre 1863 : « Cet enseignement ne porte, jusqu'à présent, que sur l'anglais ou l'allemand ; je ne vois pas pourquoi on exclut l'italien et l'espagnol, dont nos provinces du Sud ont besoin. [...] ». Clavères in : Langues modernes, n° 1/1988, p. 44.
49RELV, vol. 6, 1889-1890, p. 433. Les professeurs de lettres, d'histoire et de grammaire doivent 15 heures par semaine, à Paris et en province ; depuis la circulaire du 7 juillet 1890, les professeurs (agrégés) de l'enseignement spécial également ne doivent plus que 15 heures. Les professeurs de langues « restent condamnés », selon l'expression de Wolfromm, à 16 heures à Paris et à 20 heures en province. Il rappelle en exergue les termes de la circulaire de V. Duruy de 1867 : « L'Agrégation des Langues vivantes donne lieu aux mêmes avantages que les autres ordres d'agrégation... Il est juste de faire rentrer les professeurs de Langues vivantes dans la règle commune pour les heures de travail qu'ils doivent au service ».
50Wolfromm polémique au sujet de cette Société dans RELV, vol. 9, 1992-93, p. 505 sqq ; nouvelle polémique en 1900, (17e année, p. 403 sqq), cette fois menée par Sigwalt.
51Congrès international de l'enseignement des langues vivantes, 24-28 juillet 1900. Procès-verbaux sommaires, par M. J. Deniker, secrétaire général, et MM. E. Amiot, F. Herbert et G. Lemain, secrétaires-rapporteurs.
52C'est ce qu'affirme Charles Sigwalt : De l'enseignement des langues vivantes. Idées d'un vieux professeur dédiées aux jeunes, p. 136.
55Sigwalt (cf. note 52), p. 126.
56Ce sujet était à l'ordre du jour de sa séance du 29 mai 1902. Sigwalt : ibid., p. 234.
58Nous empruntons ce titre à Jean Schneider, qui intitula une conférence faite le 12 mai 1998 dans le cadre du Collège international de philosophie : « La mise en intrigue des origines : le big bang n'a jamais eu lieu ».