1Stefan Fisch : « Assimilation und Eigenstandigkeit. Zur Wiedervereinigung des Elsaß mit dem Frankreich der Dritten Republik nach 1918 », in : Historisches Jahrbuch 117/I (1997), pp. 111-128.
2Nous empruntons à Michael Jeismann le titre de son ouvrage, paru en français en 1997, Paris : CNRS Editions.
3À titre d'exemple, nous renvoyons à Geneviève Baas : Le malaise alsacien. Strasbourg : Développement et Communauté 1972.
4Christian Baechler : Le parti catholique alsacien 1890-1939. Du Reichsland à la République jacobine. Paris : Ophrys 1982.
5Le Journal d'Alsace-Lorraine succède en 1905 au Journal d'Alsace et Courrier du Bas-Rhin, issu de la fusion en 1874 du Niederrheinischer Kurier et du Journal d'Alsace.
Nous nous référons pour les informations factuelles à Olivier Dhenne : Le Journal d'Alsace et de Lorraine et le malaise alsacien (novembre 1918 à juin 1924). Mémoire de maîtrise, sous la direction de Christian Baechler, soutenu en 1993 à l'Université des Sciences Humaines de Strasbourg, et à Claude Lorentz : La Presse alsacienne du xxe siècle. Répertoire des journaux parus depuis 1918. Strasbourg : BNUS 1997.
6Sur Minck, cf. Claude Lorentz : « Lucien Minck, un journaliste alsacien engagé (1912-1939) », in : Michel Matthien et Rémy Rieffel (dir.) : L'identité professionnelle des journalistes. Actes du colloque de Strasbourg, 25 et 26 novembre 1994. Strasbourg : CUEJ (Journalisme Études et documents) 1995, pp. 116-129. Ici, p. 118.
7JAL, 7.7.1920 et suivants ; signature de Vermeil sous la rubrique « Les grands problèmes de l' Allemagne ».
8Dhenne (note 5), p. 4. Sur le plan juridique, l'entreprise devient en 1922 une s.a.r.l de droit français, dont la majorité des actions appartient à la Société de presse démocratique en Alsace et en Lorraine, détenue par Henri Bauer. Lorentz (note 5), p. 198.
9Une auto-publicité du 19 septembre 1920 met l'accent sur l'efficacité de la publicité du JAL. Pendant la période qui nous intéresse, les directeurs successifs (qui ne sont pas gérants) sont Lucien Minck du 21 novembre 1918 à juillet 1919, qui est également rédacteur en chef, puis Louis Thomann comme directeur (11/1919-06/1922) et Henri Bériès (pseudonyme : Jean Pagny) comme rédacteur en chef (1920-23) ; suit René Mercier comme directeur (07/1922-1925), en même temps que rédacteur en chef (juin 1922-juillet 1923), et Ambroise Got comme rédacteur en chef (1923-1925).
10Les autres organes étant l'Alsace, l'Alsace Française, les Dernières Nouvelles, le Nouveau Journal, la République ; Dhenne (note 5), p. 23.
11Sur la dimension administrative de la désannexion, cf. Stefan Fisch : « Dimensionen einer historischen Systemtransformation. Zur Verwaltung des Elsaß nach seiner Rückkehr zu Frankreich (1918-1940) », in : Klaus Lüder (Hg.) : Staat und Verwaltung. Fünfzig Jahre Hochschule für Verwaltungswissenschaften Speyer. Berlin : Duncker & Humblot (Schriftenreihe der Hochschule Speyer, 122) 1997, pp. 381-398.
12Cf. Léon Strauss, supra, p. 43. JAL, 7.10.1919.
13Charles Andler relate ces événements d'un ton désabusé ; son analyse rétrospective est critique à l'égard de la politique française, mais également à l'égard de la population alsacienne. Charles Andler : Vie de Lucien Herr (1864-1926). Paris : Rieder 1932, p. 265 sqq.
14En particulier en ce qui concerne la question du plébiscite, que l'Allemagne réclame, avec le soutien d'Alsaciens qui ont choisi de quitter, ou ont dû quitter l'Alsace pour le Reich.
15Sur cette question, cf. Christian Baechler : « L'Alsace-Lorraine dans les relations franco-allemandes de 1918 à 1933 », in : Jacques Bariéty, Alfred Guth, Jean-Marie Valentin (dir.) : La France et l'Allemagne entre les deux guerres mondiales. Nancy : Presses Universitaires 1987, pp. 69-97.
17JAL, 18. 11. 1919, sous la plume de Louis Thomann.
18JAL, 12. 12. 1921, « Enquête sur le régionalisme ».
19Daniel Blumenthal (1860-1930) ; fondateur en 1895 du Elsass-Lothringische Volkspartei d'inspiration radical-socialiste, dirige l'organe de ce parti, Die Volkspartei. Membre du Landesausschuß et député au Reichstag. Maire de Colmar, accueille en 1908 l'empereur Guillaume II lors de son voyage en Alsace. Passe en France en 1914. Membre de la Conférence d'Alsace-Lorraine (1915-1918), et du Conseil Supérieur d'Alsace-Lorraine (1918-1920) à Paris. Chargé de mission aux États-Unis, rencontre le président Wilson ; publie à New York, en 1917, L'Alsace-Lorraine. Échec aux élections en Alsace après guerre comme candidat radical. Cf. la rubrique sur Blumenthal de Jean-Marie Schmitt dans le Nouveau Dictionnaire de Biographie Alsacienne (NDBA), ainsi que François Igersheim : L'Alsace des notables 1870-1914. La bourgeoisie et le peuple alsacien. Strasbourg : édition bf [s.d.].
20Marcel Nast (1882- ?), professeur de droit civil à Strasbourg (1919). Publie une série d'articles qui seront regoupés en 1920 dans la brochure Le malaise alsacien-lorrain. Rédacteur permanent du JAL à partir de 1922 ; membre du Parti républicain et social du Bas-Rhin, parti assimilateur, qu'il quitte en 1924, à la création du Comité républicain national. Échec aux élections de mai 1924. Cf. NDBA (la rubrique est de Christian Baechler).
21Principaux titres de la presse germanophone : Der Elsaesser, Elsaesser Kurier, Écho d'Alsace et de Lorraine.
22En particulier JAL, 7.12.1922.
23JAL, 25.5.1923 et 29.5.1923.
24JAL, 3.5.1924 et 6.5.1924.
26JAL, 25.5.1924 et 8.6.1924.
27Jean-Marie Mayeur : La vie politique sous la Troisième République (1870-1940). Paris : Seuil (Points), 1984, p. 275.
28JAL, 22.6.1924, 25.5.1924 et 26.6.1924.
30Olivier Reboul : Langage et idéologie. Paris : PUF, 1980, p. 104.
31Ernest Tonnelat : Charles Andler, sa vie et son œuvre. Paris : Les Belles Lettres (Publications de la Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg 77), 1937, p. 196.
33John E. Craig: Scholarship and Nationbuilding. The Universities of Strasbourg and Alsatian Society 1870-1939. Chicago : The University of Chicago Press, 1984.
34On trouve également la mention d'une « Renaissance alsacienne » qui semble désigner le même organisme.
36Signalons la publication récente d'une biographie de Pierre Bucher : Gisèle Loth : Un rêve de France. Pierre Bucher, une passion française au cœur de l'Alsace allemande. Strasbourg : la Nuée Bleue/DNA, 2000.
37L'affiche est reproduite dans Georges Livet : L'université de Strasbourg de la Révolution française à la guerre de 1870. Presses Universitaires de Strasbourg, 1996, p. 45.
38Traduction du terme alsacien « Hergeloffene ».
39Christian Pfister :» Rapport sur l'Université de Strasbourg », rédigé au nom du service d'Alsace-Lorraine créé au ministère de la Guerre (manuscrit à la BNUS) ; du même, « Première année de la nouvelle Université française de Strasbourg 1918-19 », in : Revue Internationale de l'Enseignement, sept. 1919, pp. 313-355 ; Gustave Lanson : « La Renaissance de l'Université française de Strasbourg », in : Revue Universitaire, janvier 1919, n° 1, pp. 323-336.
44Paul Lévy : Histoire linguistique d'Alsace et de Lorraine. T. II : De la Révolution française à 1918. Paris : Les Belles Lettres, 1929, p. 508.
45Cf. l'analyse qu'en propose Arlette Bothorel-Witz :» Nommer les langues en Alsace », in : Andrée Tabouret-Keller (dir.) : Le nom des langues l. Les enjeux de la nomination des langues. Louvain-la-Neuve : Peeters, 1997, pp. 117-145.
46Position défendue depuis la systématisation de l'enseignement du français en Alsace au xixe siècle, comme en témoignent les citations du chanoine Louis Cazeaux que donne Frédéric Hartweg dans sa contribution « L'allemand en Alsace de 1918 à 1940 », in : Adrien Finck et Marthe Philipp (dir.) : L'allemand en Alsace. Actes du colloque de 1985. Strasbourg : Presses Universitaires, pp. 31-75.
47Le JAL du 12.10.1919 signale l'instauration de stages d'un an en vieille France pour les instituteurs.
48Monique Mombert : « Enseigner la langue de l'ennemi », in : Geneviève Zarate (éd.) : Langues, xénophobie, xénophilie dans une Europe multiculturelle. CRDP de Basse-Normandie, 2001, pp. 15-25.
49Nous renvoyons pour cet aspect à l'étude que nous avons présentée en novembre 1999 devant l'Université Marc Bloch de Strasbourg pour l'habilitation à diriger des recherches, parue aux Presses Universitaires de Strasbourg dans la collection Faustus (2001) : Monique Mombert : L'enseignement de l'allemand en France 1880-1918. Entre « modèle allemand » et « langue de l'ennemi ».
50Cf. la rubrique sur Mgr Ruch dans le Nouveau Dictionnaire de Bibliographie Alsacienne.