1 Bernhard von Bülow, discours au Reichstag du 6 décembre 1897 : « Die Zeiten, wo der Deutsche dem einen seiner Nachbarn die Erde überließ, dem anderen das Meer, und sich selbst den Himmel reservierte, wo die reine Doktrin thront […], diese Zeiten sind vorüber. »
3 Ibid. : « Mit einem Worte: wir wollen niemand in den Schatten stellen, aber wir verlangen unseren Platz an der Sonne. »
4 Alexander Honold / Oliver Simons (Hgg.) : Kolonialismus als Kultur, Literatur Medien, Wissenschaft in der deutschen Gründerzeit des Fremden. Tübingen/Basel, 2002 : « Die weitverbreitete Einschätzung, dass Deutschland und die deutsche Kultur nur über nachholende, jedoch nicht nachhaltige koloniale Erfahrungen verfügte, bedarf der Korrektur, indem neben den unmittelbar politisch militärischen Akteuren auch das diskursive Feld beispielsweise der disziplinären Neugründungen (wie Koloniallinguistik, Tropenmedizin, oder Ethnographie) und die bemerkenswerte Konjunktur geographischer Zeitschriften in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts […] in den Blick genommen werden. »
5 Charles-Robert Ageron : France coloniale ou parti colonial ? Paris, 1978.
6 Jörn Leonhard / Rolf G. Renner Rolf (Hgg.) : Koloniale Vergangenheiten – (post) imperiale Gegenwart. Berlin, 2010, Einführung.
7 En témoigne la course engagée entre Peters et Stanley en vue de retrouver Emin Pascha, alias Arthur Schnitzer, retenu prisonnier dans « sa » province « Äquatoria », au Soudan. Voir Carl Peters : Die Emin Pascha Expedition. In : Gesammelte Schriften. München/Berlin, 1943.
8 Voir par exemple Birthe Kundrus (Hg.) : Phantasiereiche. Zur Kulturgeschichte des deutschen Kolonialismus. Frankfurt/Main, 2003 et plus spécifiquement son article « Die Kolonien, Kinder des Gefühls und der Phantasie », p. 7-19 ; Alexander Honold / Oliver Simons (Hgg.) : Kolonialismus als Kultur, Literatur Medien, Wissenschaft in der deutschen Gründerzeit des Fremden (note 4) ; Alexander Honold / Klaus Scherpe (Hgg.) : Mit Deutschland um die Welt, Eine Kulturgeschichte des Fremden in der deutschen Kolonialzeit. Stuttgart, 2004.
9 Voir par exemple Eric J. Hobsbawm : The Age of Empire. London, 1987. Pour l’historiographie allemande, Winfried Baumgart : Deutschland im Zeitalter des Imperialismus (1890-1914). Frankfurt am Main/Berlin/Wien, 1972. Voir également Gregor Schöllgen : Das Zeitalter des Imperialismus. München, 1991.
10 Dans « Zur Soziologie der Imperialismen » (1919), Joseph Schumpeter (1883-1950) inscrit l’origine de l’impérialisme dans les clivages sociaux caractéristiques de la structure sociale de l’Angleterre victorienne et la considère comme une sorte d’« atavisme » hérité d’une époque préindustrielle. L’impérialisme ne serait pas lié à des intérêts économiques concrets, mais aux dispositions psychiques des élites aristocratiques obéissant à leurs pulsions guerrières. La guerre, intimement liée au nationalisme que Schumpeter comprend comme l’acceptation consciente d’une particularité nationale où s’exprime un sentiment de supériorité particulièrement agressif, devient alors le moyen de garantir le maintien de structures de type féodal. À ces sociétés de type féodal et archaïque où prévalent les élites aristocratiques, Schumpeter oppose la société bourgeoise de type libéral. Cette dernière, tenue pour cosmopolite et comprise comme une société de marché ouverte à la libre concurrence, tendrait à développer les échanges économiques et culturels. Ainsi, le capitalisme favoriserait l’apparition d’un nouveau type d’hommes pacifiques dont l’énergie guerrière serait dépensée au travail. Le capitalisme serait alors, par essence, anti-impérialiste, à condition qu’il soit régulé par l’État et ne puisse pas s’épanouir sauvagement pour devenir un « capitalisme prédateur ». Cf. : Joseph Schumpeter : « Zur Soziologie der Imperialismen ». Archiv für Sozialwissenschaft und Sozialpolitik, tome 46, Tübingen, 1919, p. 1-39.
11 La psychohistoire cherche à expliquer les attitudes et les comportements de groupes sociaux à partir de concepts développés par la psychologie et la psychanalyse. Voir Rudolph Binion : Introduction à la psychohistoire., Paris, 1982.
12 Peter Hampe : « Sozioökonomische und psychische Hintergründe der bildungsbürgerlichen Imperialbegeisterung ». In : Klaus Vondung (Hg.) : Das wilhelminische Bildungsbürgertum. Zur Sozialgeschichte seiner Ideen, Göttingen, 1976, p. 67-79.
13 Klaus J. Bade : « Das Kaiserreich als Kolonialmacht: Ideologische Projektionen und historische Erfahrung ». In : Josef Becker / Andreas Hillgrüber (Hgg.) : Die deutsche Frage im 19. und 20. Jahrhundert. Augsburg, 1983, p. 91-108.
14 Hans-Ulrich Wehler : Bismarck und der Imperialismus. Köln/Berlin, 1969, p. 274.
15 Horst Gründer : Geschichte der deutschen Kolonien. Paderborn/München/Wien/Zürich, 1991, p. 28.
16 Edward W. Said : Orientalism. New York, 1979.
17 Edward W. Said : The World, The Text, The Critic. Harvard, 1983.
18 Edward W. Said : Culture and Imperialism. New York, 1994.
19 Homi K. Bhabha : The Location of Culture. London/New York, 1994.
20 Comme ceux d’Alain Besançon, qui pense qu’il ne peut y avoir de mythe dans l’idéologie, car cette dernière ne peut exister qu’en éliminant de son contenu les éléments mythiques et religieux. Il rejoint en cela la position de Jean Baechler, qui oppose mythe et idéologie, l’idéologie étant d’essence politique, le mythe comprenant l’ensemble des histoires qui racontent les origines d’un groupe humain, fondent ses institutions, répondent aux questions essentielles qui se posent aux hommes et où ces derniers projettent leurs angoisses et leurs espoirs.
21 Mircea Eliade : Mythes, rêves et mystères. Paris, 1957, p. 24.
22 Jean-Pierre Sironneau : « L’idéologie entre le mythe, la science et la gnose ». In : Les Cahiers de l’imaginaire no 2. Grenoble, 1988, p. 50.
24 Édouard Delruelle : « Modernité et démythisation du politique ». In : François Juan / André Motte (éd.) : Mythe et politique. Paris, 1990, p. 110. Voir également la thèse d’Alexandre Reynes : Les droites nationalistes en France : une approche anthropologique et mythocritique des groupes et des imaginaires politiques, 2001.
25 Pascal Bouvier : Millénarisme, messianisme, fondamentalisme. Permanence d’un imaginaire politique. Paris, 2008, p. 37.
26 Claude Lévi-Strauss souligne que « rien ne ressemble davantage à la pensée mythique que l’imaginaire politique. Dans nos sociétés contemporaines, peut-être celle-ci a-t-elle remplacé celle-là ? » In : Claude Lévi-Strauss : Anthropologie structurale, cité par Jean-Pierre Sironneau : « L’idéologie entre le mythe, la science et la gnose » (note 22), p. 51.
27 Claude Lévi-Strauss : Anthropologie structurale. Paris 1958, p. 239 : « […] la valeur intrinsèque attribuée au mythe provient de ce que les éléments, censés se dérouler à un moment du temps, forment aussi une structure permanente. Celle-ci se rapporte simultanément au passé, au présent et au futur. Une comparaison aidera à préciser cette ambiguïté fondamentale. Rien ne ressemble plus à la pensée mythique que l’idéologie politique. »
28 Ernst Cassirer : Der Mythus des Staates, Philosophische Grundlagen politischen Verhaltens. Frankfurt/Main, 1994 (1949).
29 Mircea Eliade répond en ces termes à la question de la survivance des mythes dans le monde contemporain : « En dehors de la vie religieuse authentique, le mythe nourrit surtout les distractions. Mais il ne disparaît jamais : à l’échelle collective, il se manifeste parfois, avec une force considérable, sous la forme du mythe politique. » In : Mircea Eliade : Mythes, rêves et mystères (note 21), p. 38.
30 Kurt Hübner : Die Wahrheit des Mythos. München, 1985.
31 Hans Blumenberg : Arbeit am Mythos. Frankfurt/Main, 1996.
32 Yves Chalas : Mythe et révolutions. Grenoble, 1990.
33 Gilbert Durand : Structures anthropologiques de l’imaginaire. Paris, 1992 (1960).
34 Gilbert Durand : Introduction à la mythodologie. Mythes et sociétés. Paris, 1996.
35 *Il est maintenant possible de consulter en partie la revue Kolonie und Heimat qui est présentée et analysée dans cet ouvrage sur les sites internet suivants : https://archive.org/details/KolonieUndHeimatImWortUndBild www.scribd.com/…/Kolonie-und-Heimat-in-Wort-und-Bild.