1Voir Carrol Alison, The Return of Alsace to France (1918-1939), Oxford, Oxford University Press, 2018.
2 En témoignent ses qualificatifs : « vigie sur le Rhin, phare sur notre ligne la plus avancée », cités par Olivier-Utard Françoise, Une université idéale ? Histoire de l’Université de Strasbourg de 1919 à 1939, Presses universitaires de Strasbourg, 2015, p. 143. Je remercie l’auteure pour ses conseils, ainsi que pour la copie des numéros de Vigilance en sa possession.
4 Defrance Corine, Sentinelle ou pont sur le Rhin ? Le Centre d’Études Germaniques et l’apprentissage de l’Allemagne en France, 1921-2000, Paris, CNRS, 2008, p. 13, 100.
5 Corine Defrance montre, par exemple, combien les études allemandes ont peu cherché à s’emparer de l’objet d’étude « nazisme ». Ibid., p. 97.
6 Olivier-Utard Françoise, Une université idéale ? Histoire de l’Université de Strasbourg de 1919 à 1939, op. cit., p. 20, 102.
7 D’après la formulation de François Ost, « Olivier Jouanjan, Justifier l’injustifiable. L’ordre du discours juridique nazi, coll. « Leviathan », Paris, PUF, 2017, 328 p. », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, 2017/2, vol. 79, p. 317. Sur l’interprétation de l’autonomie wilsonienne dans un sens ethno-national en Europe centrale, voir Überegger Oswald, « Le Tyrol divisé. Quand les traités de paix parisiens de 1919 font émerger un problème de minorités », Revue d’Allemagne, 2020, no 52-2, p. 273-287.
8 Sur cet épisode particulier de sa vie, voir l’article de Beaud Olivier, « Comment Robert Redslob, professeur alsacien, vécut à Rostock l’épreuve de la Première Guerre mondiale », dans Matringe Jean, Poirat Florence (dir.), Droit international et culture juridique. Mélanges en l’honneur de Charles Leben, Paris, Pédone, 2015, p. 391-422.
9 D’après Olivier-Utard Françoise, Une université idéale ? Histoire de l’Université de Strasbourg de 1919 à 1939, op. cit., p. 441. Il s'agit de : Redslob R., Das parlamentarische Regierung in ihrer wahren und in ihrer unechten Form, Tübingen, Mohr, 1918.
10 Kuzmany Börries, « Non-Territorial Autonomy in Interwar European Minority Protection and Its Habsburg Legacies », dans Becker Peter, Wheately Natasha (dir.), Remaking Central Europe: The League of Nations and the Former Habsburg Lands, Oxford, Oxford University Press, 2021, p. 341.
11 Olivier-Utard Françoise, Une université idéale ? Histoire de l’Université de Strasbourg de 1919 à 1939, op. cit., p. 195.
12 Lavie Jean, Le nazisme vu d’Alsace, 1933-1939. À partir de L’Alsace française, du Bulletin mensuel jaune, de l’Allemagne contemporaine [et des archives départementales, SP]. Mémoire de maîtrise non publié sous la direction des professeurs Ayçoberry et Baechler, université de Strasbourg, faculté des Sciences historiques, 1982.
14 Sur le CAEI et son financement, voir Archives d’Alsace, site de Strasbourg, « Service de la propagande du Commissariat général de la République » 121 AL 174, et la biographie de Jules-Albert Jaeger dans l’Encyclopédie de l’Alsace, vol. 7, Strasbourg, Publitotal, 1984, p. 4305.
15 Lavie Jean, Le nazisme vu d’Alsace, op. cit., p. 27 ; Defrance Corine, Sentinelle ou pont sur le Rhin ? Le Centre d’Études Germaniques et l’apprentissage de l’Allemagne en France, 1921-2000, op. cit., p. 99, note 53.
16 Lavie Jean, Le nazisme vu d’Alsace, op. cit., p. 15-16 ; Olivier-Utard Françoise, Une université idéale ? Histoire de l’Université de Strasbourg de 1919 à 1939, op. cit., p. 107.
17 Olivier-Utard Françoise, Une université idéale ? Histoire de l’Université de Strasbourg de 1919 à 1939, op. cit., p. 119.
18 Vigilance no 70, 10.01.1939, p. 8, à propos de la réunion du 24.10.1938. Le comité alsacien est le seul, avec celui des Alpes maritimes à la frontière de l’Italie, à s’être opposé au pacifisme intégral.
19 C’était aussi une initiative exceptionnelle de la part d’une université de province, les pétitions n’étant ordinairement diffusées que parmi les Parisiens. Voir Olivier-Utard Françoise, Une université idéale ? Histoire de l’Université de Strasbourg de 1919 à 1939, op. cit., p. 121-122, 124-125,126.
20 Cointet Michèle, « Les juristes sous l’occupation : la tentation du pétainisme et le choix de la résistance », dans Gueslin André (dir.), Les facs sous Vichy. Étudiants, Universitaires et Universités de France pendant la Seconde Guerre mondiale, Clermont-Ferrand, Institut d’études du Massif central, 1994, p. 60.
21 La réception ou, plutôt, l’absence de réception en Alsace de l’activité antinazie de Capitant demanderait un examen plus approfondi que ne le permet l’espace de cet article. Bornons-nous à rappeler l’hostilité de l’UPR envers le Front populaire auquel Capitant fut brièvement associé (membre éphémère du cabinet de Léon Blum), notamment à sa réforme scolaire ; et, dans un autre ordre d’idée, la difficulté à rassembler hors des grandes villes un public maîtrisant assez le français pour suivre une conférence.
22 Soutou Georges-Henri, « L'appréciation de la menace allemande par les services et les décideurs français (1927-1939) », Revue d’histoire diplomatique, 2011, no 125, p. 129-155.
23 Ibid., p. 154, 140-141. Corine Defrance relève de son côté que le CEG avait peu de contact avec les services de renseignement de l’armée à la fin des années 1930 (rapport du capitaine Ernest Champeaux pour 1937-39, cité dans Defrance Corine, Sentinelle ou pont sur le Rhin ? Le Centre d’Études Germaniques et l’apprentissage de l’Allemagne en France, 1921-2000, op. cit., p. 104).
24 Soutou Georges-Henri, « L'appréciation de la menace allemande par les services et les décideurs français (1927-1939) », Revue d’histoire diplomatique, art. cit., p. 131. « La pensée française a été profondément déconcertée par le phénomène national-socialiste […]. Il a fallu tout de même bien tenter de fournir une interprétation rationnelle […]. Ce sont les facultés de droit qui étaient le mieux armées pour le faire », ajoute Ladislas Mysyrowicz (« L’image de l’Allemagne national-socialiste à travers les publications françaises des années 193-1939 » dans Collectif, Les relations franco-allemandes 1933-1939, Paris, CNRS, 1976, p. 134 ; cité par Defrance Corine, Sentinelle ou pont sur le Rhin ? Le Centre d’Études Germaniques et l’apprentissage de l’Allemagne en France, 1921-2000, op. cit., p. 119).
25 Soutou Georges-Henri, « L’appréciation de la menace allemande par les services et les décideurs français (1927-1939) », Revue d’Histoire diplomatique, art. cit., p. 155.
26 Dupeux Louis, « René Capitant et l’analyse idéologique du nazisme », Francia, vol. 5, 1977, p. 637.
27 Frenay Henri, La nuit finira, Paris, R. Laffont, 1973, p. 27 (cité par Defrance Corine, Sentinelle ou pont sur le Rhin ? Le Centre d’Études Germaniques et l’apprentissage de l’Allemagne en France, 1921-2000, op. cit., p. 122). « Mais en même temps », ajoute-t-il, « […] combien de fois n’ai-je pas relevé dans la bouche de nos maîtres un accent de tendresse pour ce pays qu’ils aimaient, mais qui, si justement alors, les inquiétait ».
28 Lavie Jean, Le nazisme vu d’Alsace, op. cit., p. 24.
29 Ost François, « O. Jouanjan, Justifier l’injustifiable. L’ordre du discours juridique nazi », art. cit., p. 314.