Le Corpus Canonum de l’Église orthodoxe (temps apostoliques-883)
p. 65-75
Texte intégral
1L’éminent canoniste Nicodème Milash, dans son ouvrage Το Εκκλησιαστικόν δίκαιον της Ορθοδόξου Ανατολικής Εκκλησίας (Le droit ecclésiastique de l’Église orthodoxe d’Orient), affirme, d’une part, que le Nomocanon en 14 titres (tel que complété en 883), « fut approuvé officiellement en 920, lors de la réunion d’un grand concile à Constantinople, auquel participaient des représentants de toute l’Église, portant autorité et valeur dans toute l’Église chrétienne répandue à travers tout l’univers » et, d’autre part, que les canons contenus dans ce Nomocanon « constituent aujourd’hui la collection canonique fondamentale de l’Église orthodoxe d’Orient1 ». Il s’agit du concile2 convoqué à Constantinople pendant le deuxième patriarcat de Nicolas Ier le Mystique (912-925), sous le règne de l’empereur Constantin VII Porphyrogénète (913-959), afin d’apaiser le scandale causé par le quatrième mariage de l’empereur Léon VI le Sage (886-912), célébré en l’an 906. Ce concile, comme chacun sait, publia le Tome de l’union3, par lequel il interdisait expressément le quatrième mariage.
2D’après Nicodème Milash, l’opinion selon laquelle le concile de 920 « approuva officiellement le Nomocanon en 14 titres est confirmée par d’autres4 ». Toutefois, parmi les textes du concile de 920 qui nous sont parvenus, il ne se trouve aucune décision précise « approuvant officiellement » le Syntagma ou le Nomocanon en 14 titres. Ce dernier n’est pas non plus attesté par d’autres sources historiques. Selon toute apparence, la seule source est ce qu’en dit Nicodème Milash dans ses écrits5.
3Nicodème Milash affirme que le concile de 920 « approuva officiellement » le Nomocanon en 14 titres dans l’« anathème » adjoint au Tome de l’union6, prononcé contre ceux qui tiennent en mépris les saints et divins canons : « un anathème contre ceux qui tiennent en mépris les saints et divins canons de nos bienheureux Pères qui sont les piliers de notre sainte Église et de toute la communauté chrétienne qu’ils conduisent vers la piété ». Bien entendu, on ne peut déduire de cet « anathème » que le Nomocanon en 14 titres fut approuvé officiellement ; on en déduit toutefois que le Tome de l’union se réfère à une collection précise « des saints et divins canons », en usage dans l’Église à cette époque-là. D’après les données historiques, cette collection, en usage à l’époque, était le Nomocanon en 14 titres complété en l’an 883 à Constantinople, sous le patriarcat de Photius (858-867, 877-886), selon toute probabilité, par saint Photius7 lui-même.
4Il est révélateur qu’au cours du xiie siècle, le patriarche de Constantinople Michel III d’Anchiale (1170-1178) pensait et « déclarait en soutenant », à propos du Nomocanon en 14 titres, qu’« il est injuste d’abolir la moindre part de ce qui est écrit dans le Nomocanon, d’abolir ce qui, comme s’il était écrit de la main de Dieu, fut pensé par l’Église8 ».
5Quoi qu’il en soit, que le Tome de l’union mentionne ou non le Nomocanon en 14 titres et que ce recueil ait ou non été « approuvé officiellement », le fait est qu’en 883 (date à laquelle le Nomocanon fut achevé), la collection canonique principale (ou « officielle ») de l’Église orthodoxe9 acquit sa forme définitive. Cette collection est également connue sous le nom de Corpus canonum de l’Église orthodoxe, collection canonique principale ou « fondamentale10 », « corps par excellence des saints canons11 », « corpus communément accepté de canons de jure ou de facto de l’Église d’Orient12 », entre autres appellations.
6Dans la première rédaction du Syntagma en 14 titres (seconde moitié du vie siècle), de même que dans la forme définitive du Nomocanon en 14 titres (883), les canons sont répartis en trois unités : 1) les canons apostoliques, 2) les canons conciliaires et 3) les canons des Pères. Cette répartition des canons en trois unités est également approuvée par le Quinisexte concile œcuménique (691) qui numérota et valida les saints canons, en leur conservant le même ordre : d’abord, les canons apostoliques, puis les canons conciliaires et, enfin, les canons patristiques (canon 2).
7Au contraire, le VIIe concile œcuménique de Nicée, en l’année 787 (canon 1), introduit une nouvelle classification des canons. « Nous embrassons inconditionnellement les saints canons et maintenons inébranlablement leur ordre, [d’abord] ce qui est exposé par les trompettes de l’Esprit, les bienheureux Apôtres, [puis] ce qui fut décrété et promulgué par les six saints Conciles œcuméniques et les Conciles locaux, et [enfin] ceux de nos saints Pères ». Cette classification claire des canons en quatre unités – à savoir 1) canons apostoliques, 2) canons des conciles œcuméniques, 3) canons des conciles locaux et, 4) canons des Pères – est reprise au xiie siècle par Jean Zonaras, dans son ouvrage herméneutique Explication des saints et divins canons des saints et vénérables Apôtres et des saints conciles œcuméniques, ainsi que de ceux des conciles locaux et des autres saints Pères13. Cette distinction et classification des canons en quatre unités a également été suivie par Théodore Balsamon dans son ouvrage herméneutique Explication des saints et divins canons des saints et bienheureux Apôtres et des conciles œcuméniques, ainsi que de ceux des conciles locaux et des autres saints Pères14.
8La collection canonique officielle de l’Église orthodoxe15, selon sa répartition en quatre unités, comprend :
- Les 85 canons apostoliques, « les premiers », « au premier plan » (Matthieu Blastarès16). La collection des 85 canons apostoliques fut expressément approuvée, sans la moindre restriction, par le Quinisexte concile œcuménique qui, dans son deuxième canon, décida qu’ils « semblèrent bons » au concile, qu’ils étaient « excellents et essentiels et que, désormais, resteraient sûrs et confirmés […] les quatre-vingt cinq canons reconnus et confirmés […] par les saints et bienheureux Pères », ceux qui nous « furent transmis à nous aussi au nom des saints et glorieux Apôtres ».
- Les canons des conciles œcuméniques, à savoir ceux du Ier concile de Nicée (20 canons), du IIe concile de Constantinople (7 canons), du IIIe concile d’Éphèse (9 canons17), du IVe concile de Chalcédoine (30 canons), du Quinisexte concile de Constantinople in Trullo (102 canons) et du VIIe concile de Nicée (22 canons).
- Les canons des huit conciles locaux, à savoir ceux d’Ancyre (aujourd’hui Ankara – 25 canons), de Néocésarée (15 canons), de Gangre (21 canons), d’Antioche (25 canons), de Sardique (21 canons), de Laodicée (60 canons), de Constantinople en 394 (1 canon) et de Carthage (133 canons). Les canons de ces conciles furent « confirmés » par le Quinisexte concile œcuménique (2e canon).
- Les canons du concile appelé « Protodeutera » (Prime-Second) en 861 (17 canons) et de celui de Sainte-Sophie convoqué en 879-880 (3 canons). Les canons de ces deux derniers conciles furent ajoutés au Nomocanon en 14 titres en 883 et font, depuis lors, partie intégrante de la collection canonique de l’Église orthodoxe.
- Les canons patristiques, à savoir les canons de Denys d’Alexandrie (4 canons), Pierre d’Alexandrie (15 canons), Grégoire le Thaumaturge de Néocésarée (11 canons), Athanase d’Alexandrie le Grand (3 canons), Basile de Césarée le Grand (92 canons), Grégoire de Nysse (8 canons), Grégoire le Théologien (1 canon), Amphiloque d’Iconium (1 canon), Timothée d’Alexandrie (18 canons), Théophile d’Alexandrie (14 canons), Cyrille d’Alexandrie (5 canons), Gennade de Constantinople (1 canon) et Cyprien de Carthage (1 canon). Dans ces canons sont compris, dès le début ou ajoutés par la suite, le 11e canon de Grégoire de Néocésarée18, le 3e canon d’Athanase d’Alexandrie le Grand « à l’évêque Roufian19 » et les 16e, 17e et 18e canons de Timothée d’Alexandrie20. Les canons des Pères furent reconnus et approuvés officiellement en l’an 691 par le Quinisexte concile œcuménique in Trullo (2e canon), ce qui conféra aux canons patristiques l’autorité conciliaire requise et les déclara officiellement comme canons de droit.
9Au total, les canons cités sont au nombre de 770 (85 canons apostoliques, 190 canons des conciles œcuméniques, 321 canons des conciles locaux et 174 canons patristiques).
10Toutefois, dans la tradition manuscrite et les éditions des canons, outre ces 770 canons, sont compris en certains cas d’autres textes canoniques qui, souvent, consignent une praxis ecclésiastique ancienne, mais ne constituent en aucun cas des canons de l’Église orthodoxe.
11Plus précisément, dans les deux éditions helléniques classiques des canons – le Pidalion (180021) et le Syntagma de Rhallis et Potlis (1852-185922) – sont compris, outre les canons :
121) dans le Pidalion, les « canons » ou le « Canonicon » de Jean le Jeûneur (582-595), l’épître de Taras de Constantinople (784-806) sur la simonie, les « canons » de Nicéphore l’Homologète [le Confesseur] (806-815) et les « canons » de Nicolas Grammaticos (1084-1111), et 2) dans le 4e tome du Syntagma, à la suite des canons patristiques23, on cite l’épître de Taras de Constantinople (784-806), sept textes canoniques patristiques (de Basile de Césarée le Grand, Jean Chrysostome et Anastase le Sinaïte) dans le « manuscrit de Trébizonde24 », l’« annexe » de l’interprétation d’Alexis Aristène, les « réponses » de Nicolas Grammaticos (1084-1111), les « canons » de Nicéphore l’Homologète [le Confesseur] (806-815) et les « canons » ou le « Canonicon » de Jean le Jeûneur (582-595). Dans le Syntagma de Rhallis et Potlis, à la fin de ces textes, une annotation (p. 446) précise : « fin des saints canons », ce qui donne l’impression que les textes canoniques en question, sont considérés comme canons de l’Église orthodoxe.
13En ce qui concerne l’autorité des textes canoniques qui, insérés dans les manuscrits et les éditions des canons, n’ont cependant pas été officiellement confirmés par l’Église, on observe ce qui suit :
- La plupart de ces textes canoniques n’apparaissent dans la tradition manuscrite que bien postérieurement ; aucun manuscrit ni aucune édition imprimée antérieure à la publication du Syntagma de Rhallis et Potlis ne comprend l’ensemble de ces textes.
- Les trois textes canoniques de Jean Chrysostome (tirés du codex de Trébizonde de 1311) et les « canons » de Jean le Jeûneur sont antérieurs au Quinisexte concile œcuménique (691) qui, par conséquent, les ignorait en tant que dispositions canoniques et ne pouvait les valider.
- Il ne fait aucun doute que l’épître de Taras de Constantinople est attestée très tôt par la plupart des manuscrits, du fait que cette épître était incluse dans les collections canoniques avec les canons du VIIe concile œcuménique de Nicée (787), dont la présidence était assurée par le rédacteur de l’épître en question.
- Dans les manuscrits et les diverses éditions des canons, le nombre ou le texte des canons de Jean le Jeûneur, Nicéphore l’Homologète [le Confesseur] et Nicolas Grammaticos ne concordent pas. Nous n’en connaissons pas la rédaction initiale et il est très probable que nombre de ces « canons » ne sont pas authentiques et sont postérieurs.
- L’« annexe » de l’interprétation d’Alexis Aristène, dans la Synopsis canonique25, comprend non seulement la « synopsis » des canons patristiques, mais aussi d’autres textes historiques et canoniques qui ne sauraient en nulle manière être considérés comme des canons. D’ailleurs, ils ne revêtent pas la forme propre à un canon.
- Au xie siècle, Michel Psellos (1018-1078) numérote les canons26 et ne mentionne aucun « canon » non validé ni aucun autre texte canonique.
- Ce qu’écrit Nicéphore le Chartophylax27 dans son épître, vers la fin du xie siècle (ou début du xiie siècle), est révélateur : « Sitôt que les canons ecclésiastiques sont présentés et confirmés par les Pères théophores, à savoir les canons des saints Apôtres et de ceux des sept grands Conciles œcuméniques que les saints Pères réunis ont expliqués ; pour ces canons et ceux des Conciles locaux et pour ceux édictés de temps à autre par les grands phares de l’Église et les grands hiérarques, dont les noms figurent dans le préambule28 du Sixième [Quinisexte] Concile, si vous les étudiez, vous les trouverez. Hormis ces canons, l’Église n’accepte aucun autre [canon]29 ».
- En ce qui concerne en particulier les « canons » patristiques « non approuvés » par un concile œcuménique, il est depuis longtemps admis qu’il n’est pas possible à un seul évêque de promulguer une règle de droit pour l’ensemble de l’Église. Basile de Césarée le Grand est explicite sur ce point. Il affirme dans son 47e canon : « Que de nombreux évêques s’assemblent et édictent le canon ». Grégoire de Nysse écrit dans le même esprit (6e canon) : « Car l’acquis personnel isolé est insuffisant et non valide pour l’autorité [investie] des canons ». Plus tard, le rédacteur du Syntagma en 14 titres, le premier à introduire l’ensemble des canons patristiques dans une collection canonique, souligne (dans l’introduction) : « Je n’ignore pas ce que Basile de Césarée et Grégoire le Théologien30, ces grands Pères, considèrent comme critère pour valider un canon : Canon ecclésiastique est celui qui n’était pas promulgué par une personne elle-même, mais celui qui, après avoir réuni plusieurs Pères théophores et examiné profondément [la question], est le fruit de coïncidence de leur opinion commune31. » Nous trouvons plus ou moins la même information dans la (première) partie systématique du Syntagma (titre 1, chap. 4) : « Jamais un canon ne peut être promulgué par un seul évêque, mais par une communauté [d’évêques32]33 » après renvoi au 47e canon de Basile de Césarée le Grand et au 6e de Grégoire de Nysse.
- Dans le quatrième tome du Syntagma de Rhallis et Potlis, rappelons qu’à la suite des canons patristiques34 sont publiés – dans l’ordre (p. 375-446) – l’épître de Taras de Constantinople (784-806), sept textes canoniques patristiques (Basile de Césarée le Grand, Jean Chrysostome et Anastase le Sinaïte) extraits du « manuscrit de Trébizonde », l’« annexe » de l’interprétation d’Alexis Aristène, les « réponses » de Nicolas Grammaticos (1084-1111), les « canons » de Nicéphore l’Homologète [le Confesseur] (806-815) et les « canons » ou le « Canonicon » de Jean le Jeûneur, et que tous ces textes sont suivis de l’annotation (p. 446) « fin des saints canons », ce qui donne l’impression que les textes canoniques susmentionnés, compris dans le quatrième tome du Syntagma de Rhallis et Potlis jusqu’à la page 446 du tome, sont considérés comme des canons de l’Église orthodoxe. Mais bien entendu, cette annotation « fin des saints canons » reflète l’opinion et le jugement des seuls Georges Rhallis et Michel Potlis, ce qui ne suffit pas à établir que ces textes soient des canons ayant la même autorité que les canons promulgués par les conciles œcuméniques ou « approuvés » par un concile œcuménique (par le Quinisexte concile) ni la même autorité que les canons ajoutés35 au Nomocanon en 14 titres en 883, à savoir dans les années du second patriarcat de Photius de Constantinople (877-886), vraisemblablement par saint Photius en personne.
14D’après ce qui précède, il nous faut distinguer clairement les saints canons qui composent la principale collection canonique de l’Église orthodoxe des autres textes canoniques qui ont été insérés dans telle ou telle collection canonique ou édition des canons, mais sont dépourvus de l’autorité qu’ils auraient eue s’ils avaient été promulgués ou « approuvés » par un concile œcuménique, ou, du moins, dépourvus de l’autorité que leur aurait conférée une reconnaissance officielle de l’Église.
15Ces textes canoniques, ou ces « canons non approuvés », sont sans aucun doute des dispositions et avis canoniques utiles qui contribuent à l’élaboration du droit canon, mais qui ne constituent en aucun cas des canons de l’Église orthodoxe.
Notes de bas de page
1 Milash Nicodème, Το Εκκλησιαστικόν δίκαιον της Ορθοδόξου Ανατολικής Εκκλησίας [Le droit ecclésiastique de l’Église orthodoxe d’Orient], traduit par Meletios Apostolopoulos, Athènes, Π. Δ. Σακελλαρίου, 1906, p. 254-255.
2 Stephanidis Vassilios, Εκκλησιαστική ιστορία απ’αρχής μέχρι σήμερον [Histoire ecclésiastique des origines à nos jours], Athènes, Αστήρ, 1959, p. 369-372. Konstantinidis Ioannis, Νικόλαος Α’, ο Μυστικός [Nicolas I le Mystique], Athènes, s. n., 1967, p. 82-86. Voir Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων [Syntagma des saints canons], t. 1, Athènes, Τυπογραφιας Γ. Χαρτοφυλακος, 1852, p. 280 (Balsamon) ; Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 3, Athènes, Τυπογραφιας Γ. Χαρτοφυλακος, 1853, p. 81-82 (Balsamon) ; Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 4, 1854, p. 103-106 (Balsamon) ; Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 6, 1859, p. 159-160 (Blastarès) ; p. 140-141 (Harménopoulos).
3 Éditions du Tome : Milias Spyridon, Των ιερων συνοδων νεα και δαψιλεστατη συλλογη [Nouveau recueil très riche des saints conciles], t. 2, Venise, s. n., 1762, p. 975-977. Mansi Gian Domenico, Sacrorum conciliorum nova et amplissima collectio, édition établie par Jean-Baptiste Martin et Louis Petit, vol. 18A, Paris, H. Welter, 1902, col. 331-344. Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 5, Athènes, Τυπογραφιας Γ. Χαρτοφυλακος, 1855, p. 3-10. Zepou Ioannis, Zepou Panayiotis, Lingenthal Zachariae von et al. (dir.), Jus Graecoromanum, t. 1, Athènes, Εκδοτικός οίκος Γεωργίου Φέξη & Υιού, 1931, p. 192-197. Voir Grumel Venance, Les regestes des actes du Patriarcat de Constantinople, t. 2-3, Paris, Institut français d’études byzantines, 1989, p. 244-246 (no 715). Westerink L. G., Nicholas I Patriarch of Constantinople. Miscellaneous Writings, vol. 20, Washington, Dumbarton Oaks Center for Byzantine Studies, « Corpus Fontium Historiae Byzantinae », 1981, p. XIV-XIX, p. 56-84 et p. 147-150.
4 Par Clercq Charles de, Dictionnaire de droit canonique, vol. 2, Paris, Letouzey et Ané, 1948, p. 1175, sans renvoi. Par Munier Charles, Les sources patristiques du droit de l’Église du viie au xiiie siècle, Strasbourg, Salvator, 1957, p. 7, avec renvoi à de Clercq C. Par Joannou Périclès-Pierre, Discipline générale antique (ive-ixe siècles), t. 2, Les canons des Pères grecs, Grottaferrata, Tipografia italo-orientale « S. Nilo », 1963, p. XVII, avec renvoi à Charles Munier. Par Kotsonis Hiéronymos, dans Θρησκευτική και ηθική εγκυκλοπαιδεία [Encyclopédie religieuse et morale], t. 7, Athènes, Αθανάσιος Μαρτίνος, 1965, p. 303, sans renvoi. Cf. New Catholic Encyclopedia, t. 3, New York, McGraw-Hill, 1967, p. 41 (Charles Munier).
5 Zuzek Ivan, Kormčaja Kniga. Studies on the Chief Code of Russian Canon Law, no 168, Rome, Pontificium Institutum Orientalium Studiorum, « Orientalia Christiana Analecta », 1964, p. 25-26, note 34.
6 En réalité, la promulgation de cet « anathème » est un ajout postérieur au Tome de l’union. Plus précisément, la dernière partie du Tome de l’union, à partir de « […] (vers 920), […] (en 996) […] (en 906) […] (le quatrième mariage de Léon le Sage) », a été ajoutée postérieurement sous le patriarcat de Nicolas Chrysoverge (984-996), au cours de l’année 996. Dans cet ajout, il est fait mention de Nicolas le Mystique, défunt (« d’éternelle mémoire »), ainsi que du patriarche Nicolas Chrysoverge, vivant (« qu’il vive de longues années »). Voir Gedeon Manuel, Πατριαρχικοί πίνακες [Tableaux patriarcaux], Constantinople, Lorenz & Keil, 1885-1890, p. 299, note 316.
7 Ménévissoglou Pavlos, Ἱστορικὴ Εἰσαγωγὴ εἰς τοὺς κανόνας τῆς Ὀρθοδόξου Ἐκκλησίας [Introduction historique aux canons de l’Église orthodoxe], Stockholm, Ιερά Μητρόπολις Σουηδίας και πάσης Σκανδιναβίας, 1990, p. 83-91.
8 Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 1, op. cit., p. 49-50.
9 Ménévissoglou Pavlos, Ἱστορικὴ Εἰσαγωγὴ εἰς τοὺς κανόνας τῆς Ὀρθοδόξου Ἐκκλησίας, op. cit., p. 77-83 et p. 91-100.
10 Milash Nicodème, Το Εκκλησιαστικόν δίκαιον της Ορθοδόξου Ανατολικής Εκκλησίας, op. cit., p. 107-108 et p. 255.
11 Pitsakis Constantinos, « Prolégomènes à la réimpression du 119e tome de la Patrologie Grecque de Migne », dans Œcumenios de Trikka et al., Ελληνική πατρολογία / Patrologia graeca, t. 119, édition établie par Jacques-Paul Migne, Athènes, Κέντρον Πατερικών Εκδόσεων, 2006, p. XI.
12 Pitsakis Constantinos, « Énnemond Bonnefoi (1536-1574) », dans Ελληνική Ιστορική Εταιρεία [Société historique hellénique], Η’ Πανελληνιο ιστορικό Συνέδριο [VIIIe Congrès panhellénique historique de la Société historique hellénique], Thessalonique, s. n., 1987, p. 39.
13 Publié à Paris en 1618 (canons apostoliques et conciliaires) et en 1621 (canons patristiques). Voir Ménévissoglou Pavlos, Αι εκδόσεις των ιερών κανόνων κατά τον 16ον και 17ον αιώνα, 1531-1672 [Les éditions des saints canons aux 16e et 17e siècles (1531-1672)], Thessalonique, Επέκταση, 2007, p. 51-68.
14 Publié à Paris en 1620. Voir Ménévissoglou Pavlos, Αι εκδόσεις των ιερών κανόνων κατά τον 16ον και 17ον αιώνα, 1531-1672, op. cit., p. 71-99.
15 D’un point de vue historique, pour la recension et l’étude systématique des canons compris dans la collection canonique officielle de l’Église orthodoxe, voir Ménévissoglou Pavlos, Ἱστορικὴ Εἰσαγωγὴ εἰς τοὺς κανόνας τῆς Ὀρθοδόξου Ἐκκλησίας, op. cit.
16 Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 6, op. cit., p. 6 (« Syntagma par élément »).
17 Huit canons et une épître du Concile adressée « au Concile de bonne foi de Pamphylie » (= 9e canon). À propos de la numérotation de cette épître comme 9e canon du IIIe Concile œcuménique, voir Ménévissoglou Pavlos, Ἱστορικὴ Εἰσαγωγὴ εἰς τοὺς κανόνας τῆς Ὀρθοδόξου Ἐκκλησίας, op. cit., p. 223-225. Un autre cas de numérotation de l’épître comme 9e canon du IIIe Concile œcuménique dans Pitra Jean-Baptiste, Juris ecclesiastici graecorum historia et monumenta, t. 2, Rome, Typis S. congregationis de propaganda Fide, 1868, p. 655 (commentaire de la lettre canonique de Cyrille d’Alexandrie adressée à Domnon : « le 9e canon d’Éphèse ou épître aux Pamphyliens »).
18 Ménévissoglou Pavlos, Ἱστορικὴ Εἰσαγωγὴ εἰς τοὺς κανόνας τῆς Ὀρθοδόξου Ἐκκλησίας, op. cit., p. 528-530.
19 Ibid., p. 538-540.
20 Ibid., p. 589-591.
21 Ménévissoglou Pavlos, Το πηδάλιον και άλλαι εκδόσεις ιερών κανόνων κατά τον 18ον αιώνα [Le Pidalion et autres éditions des saints canons au 18e siècle], Thessalonique, Επέκταση, 2008.
22 Ménévissoglou Pavlos, Τὸ Σύνταγμα Ράλλη καὶ Ποτλῆ καὶ ἄλλαι ἐκδόσεις ἱερῶν κανόνων κατὰ τὸν 19ον καὶ 20ὸν αἰῶνα [Le Syntagma des Rhallis et Potlis et autres éditions des saints canons aux xixe et xxe siècles], no 23, Thessalonique / Katérini, Εκδόσεις Επέκταση, « Νομοκανονικη Βιβλιοθηκη [Bibliothèque nomocanonique] », 2009.
23 Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 4, op. cit., p. 1-374.
24 Le « manuscrit de Trébizonde » de 1979 est conservé à la Bibliothèque nationale d’Athènes (no 1372). Il s’agit d’une copie de l’important codex de Trébizonde de 1331. Voir Ménévissoglou Pavlos, Δύο πολύτιμα χειρόγραφα ἱερῶν κανόνων (Πάτμου 172 – Ἀθηνῶν 1372) [Deux manuscrits précieux des saints canons (Patmos 172-Athènes 1372)], no 20, Thessalonique / Katérini, Εκδόσεις Επέκταση, « Νομοκανονικη Βιβλιοθηκη [Bibliothèque nomocanonique] », 2006, p. 71-139.
25 Ménévissoglou Pavlos, Αι εκδόσεις των ιερών κανόνων κατά τον 16ον και 17ον αιώνα, 1531-1672, op. cit., p. 196-213.
26 Psellos Michel, « Synopsis du Nomocanon », dans Cédrène Georges, Skylitzès Jean, Psellos Michel, Patrologia Graeca, t. 122, Paris, J.-P. Migne, 1864, col. 919-924.
27 Gautier Paul, « Le Chartophylax Nicéphore. Œuvre canonique et notice biographique », Revue des études byzantines, t. 27, 1969, p. 159-185.
28 À savoir, dans le 2e canon du Quinisexte Concile œcuménique in Trullo.
29 Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 5, op. cit., p. 401 ; Nicéphore le Confesseur, Étienne le Diacre, Grégoire le Décapolite, Patrologia Graeca, t. 100, Paris, J.-P. Migne, 1865, col. 1065 ; Gautier Paul, « Le Chartophylax Nicéphore. Œuvre canonique et notice biographique », art. cité, p. 176.
30 Il s’agit de Grégoire de Nysse et non de Grégoire le Théologien, comme l’affirma Matthieu Blastarès (Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 6, op. cit., p. 3). Voir Ménévissoglou Pavlos, Ἱστορικὴ Εἰσαγωγὴ εἰς τοὺς κανόνας τῆς Ὀρθοδόξου Ἐκκλησίας, op. cit., p. 64-65.
31 Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 1, op. cit., p. 6.
32 Voir le 5e canon du Ier concile œcuménique de Nicée : « le commun d’évêques » (Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 2, Athènes, Τυπογραφιας Γ. Χαρτοφυλακος, 1852, p. 125).
33 Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 1, op. cit., p. 42.
34 Rhallis Georges A., Potlis Michel, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων, t. 4, op. cit., p. 1-374.
35 Le cas des canons du concile dit « Protodeutera » (861) et celui de la rencontre de Sainte-Sophie (879-880).
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