Table des matières
Chapitre I. Itinéraires de vie
- « Dix-neuf ans que je suis là » [Stéphane, 19 ans, toxicomane, très sédentaire, à part quelques petites exceptions avant de vivre à la rue]
- « La vie, non, je m’en fous » [Xavier, 36 ans, récidiviste, grand voyageur avant de vivre à la rue]
- « Rentrer au pays avec mon mari, mes enfants » [Nelly, 28 ans, ivoirienne, immigrée à..., problème d’adaptation]
- « J’ai toujours cette cassure, là dans la tête » [Louis, 52 ans, routard pendant six ans]
- « J’ai pas de chance, j’en aurai jamais » [Sophie, 25 ans, dépressive, mobilité réduite à une région, mère d’un enfant de 3 ans]
- « Vivre comme tous les autres » [Philippe, 43 ans, ancien toxicomane et ex-détenu, interdit de sortie du territoire]
Chapitre 2. La détresse sociale : les mots pour le dire, les outils pour la décrire
- Pauvreté, exclusion, SDF... profusion linguistique ou hésitation scientifique ?
- La pauvreté
- L’exclusion sociale
- Autour de la détresse sociale : points de vue
- Thèmes relatifs au paupérisme, à la paupérisation, à la classe des pauvres
- Thème relatif à l’assistance
- Thèmes relatifs à la déviance et à la stigmatisation
- Thèmes relatifs aux inégalités
- Tant de mots pour parler de la détresse sociale
Chapitre 3. Un regard de géographe sur la détresse sociale
- Les origines de ce regard de géographe
- Des contributions américaines : de la dimension interactive aux comportements individuels
- Quelques ancrages théoriques dans la géographie sociale française
- Décrypter la détresse sociale par des clés de lecture de géographie sociale
- Pratiques spatiales et stratégies spatiales : au-delà des notions, des outils d’analyse
- La comparaison de trois centres-villes de pays différents pour enrichir l’analyse
Chapitre 4. Deux fonctions existentielles à la rue : habiter et manger
- Les alternatives de la rue
- L’hébergement chez un tiers : une solution temporaire et asservissante
- Les réticences des sans-abri à l’égard des structures sociales d’accueil
- Habiter la rue
- Les squats
- Les abris de fortune
- Les installations contingentes
- Se nourrir et se vêtir quand on est à la rue
- Trouver à manger : de la boutique à la poubelle
- Se vêtir
Chapitre 6. Travailler dans les rues du centre-ville
- Les règles tacites du milieu de la rue
- Les lieux de rencontre
- Les meilleurs coins pour travailler
- Les méthodes passives de la mendicité
- Les principes des méthodes passives : être au plus proche des passants
- Le « tapecul » et la « priante »
- Les méthodes actives : se mêler à la foule
- Les méthodes actives directes : mobilité indispensable
- Les méthodes actives indirectes : investir les lieux de passage
- Le monnayage des corps : activité atypique pour les sans-abri
- Des prostitués aux clochards : une hiérarchie sociale établie au sein du monde de la rue
Chapitre 7. Le centre-ville : juxtaposition ou mixité de toutes les populations ?
- Micro-ségrégation et ségrégation indirecte vis-à-vis des gens de la rue
- Micro-ségrégation : échelle fine et individuelle
- Ségrégation indirecte : mesures et applications matérielles discriminatoires
- De la rue à la gare
- À chacun sa place...
- De l’indifférence à l’apitoiement outrancier : les comportements des passants
- Le tiercé gagnant de la gare : abri, rencontre, travail
Cahier d’illustrations
- Le quotidien dans la rue
- Squat : une réutilisation illicite des lieux vacants
- Abris de fortune : profiter des opportunités
- Installations contingentes : brièveté et visibilité
- Se procurer des vêtements à la rue
- La santé à la rue
- Mobilier urbain et habitudes comportementales des personnes vivant dans la rue
- L’enjeu du lieu pour la méthode passive
- Travailler dans des grands espaces mobilité obligatoire
- Travailler dans des lieux de passage laisser le client approcher
- Les « artistes » de la rue
- Et les passants, alors ?
- Localisation des scènes et des espaces photographiés
