En guise de prolégomènes
p. 15-20
Texte intégral
1Sur Anne-Marie Du Bocage, les informations biographiques sont minces et la bibliographie quasiment inexistante. Un seul ouvrage, désormais fort ancien, lui est consacré, dans lequel son auteur, Grace Gill-Mark, dresse de l’auteure un portrait bien documenté, tout en considérant d’emblée que son œuvre présente peu d’intérêt, à l’exception de ses lettres de voyage1. Le geste est significatif d’un temps et d’une manière de lire les œuvres de femmes : il est entendu d’entrée de jeu que l’œuvre est médiocre ; n’en est sauvé que ce qui paraît à la fois le plus commun et, apparemment, le plus féminin2, quelques lettres de voyage.
2Personne ensuite pour considérer sérieusement l’œuvre de Mme Du Bocage. Seuls existent quelques articles, récents, qui traitent de points particuliers de son œuvre, et des fameuses lettres presque exclusivement. Ceci explique sans doute le fait que l’on en soit encore à se demander s’il faut parler d’Anne-Marie ou de Marie-Anne, de Du Bocage en un ou en deux mots, de Bocage avec deux « c » ou un seul, de Mme Le Page du Bocage (qui conjoint son patronyme de jeune fille et celui du mari) ou de Mme Fiquet du Bocage (nom en réalité utilisé par son mari pour les quelques traductions de l’anglais qu’il a lui-même données). Ces hésitations sur la graphie et la patronymie sont courantes au xviiie siècle (les documents concernant Du Bocage en témoignent), mais en principe l’histoire littéraire y a ensuite mis bon ordre. Tel n’est pas le cas ici. Le catalogue de la Bibliothèque nationale précise heureusement que la forme dite internationale du nom est bien « Anne-Marie Du Bocage », et c’est celle que nous lui conserverons tout du long.
3Anne-Marie Du Bocage a été célébrée de son vivant, et cette célébration dépasse les compliments de pure complaisance proférés par un milieu littéraire majoritairement masculin, plus disposé à voir les femmes dans le rôle de muse, de salonnière, d’objet d’amour ou d’admiration que dans celle de femme auteur. Il est significatif toutefois que pour célébrer son talent quelques mots soient naturellement revenus sous la plume de ses panégyristes : muse, nymphe, Minerve, Vénus, Amazone, Sapho. Talent sans doute, mais célébré par le recours au mince arsenal rhétorique du temps, arsenal « classique », qui compte, dans son versant féminin, quelques déesses et figures allégoriques ainsi qu’une femme poète, exceptionnelle à tous égards – et Anne-Marie Du Bocage d’être qualifiée de « Sapho de la Normandie », de « Sapho française », de « Dixième Muse », de « Muse de la Seine et nymphe de l’Arno », de « Muse française », de « Nymphe de la Seine », de « Vénus et Minerve à la fois », d’» illustre Amazone ».
4Anne-Marie Du Bocage meurt en 1802, à l’âge de 92 ans3. Cette année voit naître Victor Hugo et permet de mesurer tout ce qui sépare désormais la littérature d’Ancien Régime de la littérature postrévolutionnaire et romantique. Morte, la Sapho de Normandie disparaît à peu près des mémoires, comme elle le fait de la plupart des essais littéraires qui tentent de mettre en place un discours sur le passé de la littérature4. Anne-Marie Du Bocage survit dans les dictionnaires, ceux de Riballier et Cosson, de Fortunée Briquet ou de Louise de Kéraglio ; si elle ne survit guère dans les anthologies de textes de femmes qui fleurissent, à des fins pédagogiques, tout au long du xixe siècle, elle est volontiers citée dans les florilèges, « corbeilles » et autres « livres d’or ». Ces ouvrages privilégient toutefois les genres littéraires supposément féminins : le poème (quand il est sentimental), la lettre, la nouvelle ou le roman5. À la fin du siècle, Anne-Marie Du Bocage semble définitivement oubliée. Son nom ne figure pas dans l’Histoire de la littérature française de Gustave Lanson en 1895 (il est vrai que les femmes auteurs y sont rares6). Si elle n’est pas mentionnée non plus dans la dernière production en date, Littérature française : dynamique et histoire (2007)7, elle figure en revanche dans deux anthologies de poésie du xviiie siècle ; dans les deux cas toutefois, les informations la concernant sont fragmentaires8.
5La situation d’Anne-Marie Du Bocage est en réalité significative, et de la manière dont les œuvres de femmes ont été reçues, et de la manière dont l’histoire littéraire telle qu’elle a été fondée à la fin du xixe siècle, telle que se pratique encore aujourd’hui, a classé, jugé et rejeté les noms et les œuvres, sans beaucoup de réflexion souvent sur les raisons et la nature des choix opérés.
6Trois observations peuvent être formulées dans cette perspective : la première concerne le caractère mineur de l’œuvre, la seconde la figure de la salonnière, la troisième le genre littéraire auquel Anne-Marie Du Bocage doit sa célébrité.
7Quiconque s’est intéressé à la place des femmes en littérature, quiconque s’est étonné de leur peu de visibilité ou de leur oubli pur et simple, s’est inlassablement entendu répondre : il s’agit d’une œuvre mineure, d’une auteure mineure. La réalité rend problématique une réponse de cette sorte. Si l’on s’en tient au seul xviiie siècle, on s’aperçoit, à parcourir les histoires littéraires de Gustave Lanson à nos jours, que celles-ci fourmillent, à toutes les époques et dans tous les genres littéraires, d’une foule de noms d’auteurs mineurs. La plupart des historiens de la littérature, Lanson le premier, ont en réalité pris plaisir à faire assaut d’érudition pour présenter, à côté des grandes figures (en petit nombre, et qui ne mettent pas tout le monde d’accord, loin s’en faut), quantité d’auteurs parfaitement mineurs. Si la distinction entre auteur majeur et auteur mineur a quelque sens (et une histoire spécifique), elle s’accompagne de choix, d’inclusions et d’exclusions dont il est nécessaire de penser les raisons et de reconstituer la filiation, les histoires littéraires se contentant souvent de répéter les jugements et préjugés existants. En réalité, la nébuleuse des auteurs mineurs, forcément majoritaires, varie fortement selon la nature des projecteurs braqués sur elle. Mais pourquoi les femmes surtout font-elles les frais de l’opération ?
8L’appartenance à la catégorie des auteurs mineurs est en réalité affaire de « point de vue » ; elle relève directement du type de lecture que l’on entend donner d’un genre, d’un temps, d’un siècle et se nourrit d’a priori de toutes sortes qu’il est nécessaire d’appréhender et de reconnaître. On ne l’ignore pas, de puissants enjeux idéologiques ont travaillé, dès après la Révolution, à donner aux Lumières et aux « philosophes » une place considérable9, au détriment d’une production religieuse pourtant nettement majoritaire en nombre sinon en intérêt. Cette situation singulière a eu pour effet de minimiser considérablement, voire d’écarter purement et simplement, nombre d’auteurs, hommes et femmes, plus ou moins importants à l’époque. Elle culmine au début de la Troisième République, au moment où la littérature et son histoire deviennent « disciplines », et dure encore, sans que les présupposés idéologiques sur lesquelles elle reposait aient généralement été interrogés.
9Cette situation s’est par ailleurs trouvée doublée, à partir des années 1970, d’un vif intérêt pour le libertinage. Les quelques spécialistes de la question ont été tentés d’en faire, non seulement la marque de la littérature de tout un siècle, qui culminerait avec Les Liaisons dangereuses de Laclos puis avec Sade, mais le signe de la culture française à son plus haut période. Cette manière de rendre compte de la littérature du xviiie siècle a eu pour effet de porter à la connaissance du public un grand nombre de textes et de noms tombés dans l’oubli – ainsi pour Vivant Denon, Bastide, Nerciat, Louvet de Couvray, le chevalier de Mouhy et d’autres encore, dont les textes sont désormais disponibles en collections de poche, ce qui en assure la diffusion. Mineurs, ils le sont pourtant indiscutablement ; mineure, la littérature libertine l’était à l’époque où ces auteurs ont écrit. Et les femmes ? Avant la Révolution, elles ne sont pas officiellement « philosophes10 » ; elles ne sont pas non plus auteures de textes libertins. Dès lors, qu’en faire ? Dans quelle catégorie les placer ? Quel éclairage peut les tirer de l’ombre, sauf à les isoler et à les traiter à part, ensemble, comme si elles appartenaient au champ littéraire autrement ?
10Un autre phénomène contribue également au peu de présence des femmes dans l’histoire littéraire du xviiie siècle : l’intérêt accordé à la figure de la salonnière. Fortement valorisée, celle-ci n’en sert pas moins des fins contradictoires. Il s’agit de célébrer une société dans laquelle les femmes sont, dit-on, les maîtresses de la mondanité et de ses formes suprêmes, la l’esprit et la conversation ; dans laquelle elles sont les instigatrices, parfois les productrices, de manifestations littéraires de circonstance (lettres, vers, canevas de pièces de théâtre de société), mais rarement d’œuvres véritables. Elles ont pour elles le prestige de la fortune et du nom (le plus souvent ceux de leur mari) et leur savoir-faire se mesure à leur capacité d’attirer dans leur salon de grands hommes, écrivains, artistes, savants. Les histoires littéraires, et Lanson le premier, aiment ces femmes qui servent de faire-valoir à la civilisation et à la langue française, ce temps où « l’Europe parlait français » pour reprendre le titre d’un ouvrage de Marc Fumaroli. Le geste n’en reconduit pas moins un cliché qui a la vie dure : les femmes parlent11, les hommes font. La mention d’illustres maîtresses de maison occulte d’ailleurs volontiers celle des femmes auteurs. Nouvel effet de l’image que l’on cherche à donner du xviiie siècle : grâces, manières, salon, boudoir semblent valoir infiniment mieux qu’écritoire (à moins qu’il ne serve à écrire des lettres d’amour), réflexions et publications, au point que les premiers finissent par éclipser les seconds.
11On retrouve le geste dans le livre de Grace Gill-Mark. Quand on veut bien rendre hommage au talent d’Anne-Marie Du Bocage, on mentionne son salon, un temps aussi renommé que ceux de Mme Du Deffand et de Mme Geoffrin, bourgeoise très fortunée comme elle12. Les hôtes comparent d’ailleurs ces salons entre eux, les jugent, préfèrent celui-ci à celui-là (Marmontel prétend que l’on s’ennuie dans le salon des Du Bocage ; Fontenelle dit la même chose, mais pour celui de Mme Geoffrin). Toutefois, le succès du salon de Mme Du Bocage ne peut pas servir à dissimuler une œuvre véritable, et une carrière de femme de lettres, avec tout ce que l’on entend par là. La salonnière ne peut cacher la femme auteur ou se substituer à elle. Anne-Marie Du Bocage est la seule à avoir été vraiment l’une et l’autre à partir du milieu du xviiie siècle. Il convient par conséquent, pour ce qui la concerne, de penser ces deux activités ensemble : à l’évidence, qui se présente dans le salon des Du Bocage vient converser avec l’auteure, combien célèbre, de l’adaptation du Paradis perdu de Milton, des Amazones et de La Colombiade.
12Enfin, quand il est question de femmes auteurs dans les ouvrages consacrés à la littérature du xviiie siècle, elles apparaissent invariablement au chapitre « romans ». L’association entre femmes et romans s’opère, on le sait, dès le xviie siècle (au sexe faible un genre littéraire facile, qui demande peu de connaissances et peu de compétences, dit en substance Nicolas Huet qui « théorise » le premier cette association13). En réalité, au xviiie siècle, cette association perdure dans les esprits alors même que le nombre de romans d’auteurs masculins l’emporte très largement sur le nombre de romans d’auteurs féminins (ceux-ci demeurent sous les 10 % environ pendant la seconde moitié du xviiie siècle). Cette distorsion de la réalité au profit d’un discours critique qui prétend que les romancières sont « nombreuses », et que par ailleurs les femmes n’écrivent que des romans a son histoire spécifique, que semblent ignorer délibérément la plupart des histoires littéraires existantes.
13Quand on consulte ces dernières, on s’aperçoit de plus que les productions des romancières figurent souvent comme une sorte de sous-catégorie : ainsi y existe-t-il le roman picaresque, le roman exotique, le roman philosophique, le roman épistolaire, et le roman « de femmes », comme si le sexe de l’auteure induisait nécessairement et automatiquement qu’elles écrivent des œuvres qui se ressemblent, pouvant être confondues dans un discours commun. Le procédé explique d’une autre manière la disparition d’Anne-Marie Du Bocage du discours tenu sur la littérature. Elle n’est pas romancière ; elle a quitté cette sorte d’assignation générique imposée aux femmes. Dès lors, on ne voit pas très bien où la placer, elle qui se trouve, répète-t-on, seule de son sexe à écrire pour le théâtre, à risquer une épopée, à s’illustrer dans l’un des grands genres littéraires du temps, la poésie épique, sans parler de sa traduction de Milton, entre toutes célèbre.
14Quand elle est mentionnée dans ces genres toutefois, on retrouve les vieux préjugés de toujours : Du Bocage, dit-on, imite ; elle ne fait pas aussi bien que tel ou tel, elle ne saurait y réussir, elle n’a pas le « génie » suffisant. De tels reproches ne se font guère entendre du vivant de l’auteure, et on ne peut attribuer à la seule galanterie les innombrables compliments, sous forme versifiée, qui paraissent dans les périodiques de l’époque, le Mercure de France en premier, et célèbrent ses talents14. Ils conduisent à comprendre que leur apparition, largement rétrospective, est due à un changement progressif de perspective sur la littérature et les auteurs, hommes et femmes, qui se construit tout au long du xixe siècle. Il est donc bientôt entendu que ce siècle n’est pas celui de la poésie15 ; qu’il n’est guère non plus celui du théâtre, et s’il fallait le résumer, le xviiie siècle serait essentiellement le siècle des idées et des savoirs, de l’éducation et de la séduction. L’œuvre d’Anne-Marie Du Bocage ne pouvant être qualifiée de « philosophique », ne pouvant être ramenée à quelque genre « féminin » (le roman, la lettre), ne cherchant pas à disserter sur les bienfaits de l’éducation ou à donner quelque image plaisante du libertinage, on comprend qu’elle n’ait toujours pas sa place dans l’histoire littéraire telle qu’elle continue aujourd’hui d’être pratiquée.
Notes de bas de page
1GM (voir abréviations au début du volume). Il s’agit, on le comprend à la lecture de la préface, d’une thèse dirigée par Paul Hazard.
2Sur cette question, voir L’épistolaire, un genre féminin ? Christine Planté (dir.), Paris, Champion, 1998.
3Sur ses dernières années, voir infra, en annexe, le témoignage de Fanny de Beauharnais et la nouvelle que lui consacre Bouilly.
4Dans De l’influence des femmes sur la littérature, Mme de Genlis (qui n’appartient pas à sa génération et est l’ennemie déclarée des philosophes) ne lui consacre que quelques lignes : « Madame Du Bocage […], belle et poète, et poète épique et tragique, reçut les plus éclatants hommages, n’essuya point de critiques et n’eut point d’ennemis. Ne serait-ce point parce que ses vers n’étaient ni ridicules ni supérieurs ? Fontenelle fit ceux-ci pour son portrait : “Autour de ce portrait consacré pour la gloire, / Je vois voltiger les Amours, / Et le temple de Gnide et celui de Mémoire / Se le disputeront toujours.” Elle alla à Ferney, et Voltaire, en disant qu’il manquait quelque chose à sa coiffure, y plaça une couronne de laurier » (Paris, Maradan, 1811, p. 366-367).
5Exemplaire à cet égard Le livre d’or des femmes (Edgar Plouvier dir., Paris, Librairie internationale, 1870) qui contient quelques pages sur Mme Du Bocage dans lesquelles l’auteur insiste sur l’intérêt de ses lettres, à la différence de ses autres ouvrages.
6Pour une analyse de la manière dont Gustave Lanson rend compte des femmes auteurs dans son Histoire, voir Des femmes en littérature, Paris, Belin, 2010, chap. 4.
7Jean-Yves Tadié (dir.), Paris, Gallimard, « Folio », 2007.
8Dans son Anthologie de la poésie française du xviiie siècle (Paris, Gallimard, 1997), Michel Delon lui fait fort peu de place et les informations concernant « Marie-Anne Le Page Du Boccage » sont incomplètes (p. 474). Dans l’Anthologie de la poésie française, t. II : du xviiie au xxe siècle (Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2000), Catriona Seth de son côté consacre à « Marie- Anne Du Bocage » une notice où l’on lit : « Si ses poésies légères ressemblent parfois à des bouts rimés habilement exécutés mais sans grâce, ses longs poèmes [La Colombiade ?] comprennent des passages lyriques souvent inventifs dans lesquels la diction est aisée et le rythme coulant » ; à propos de l’adaptation de Milton, elle observe que « le texte est agréable mais [que] le vers de Milton paraît émasculé dans sa transposition française » (p. 1293). La sélection comporte 99 noms de poètes, dont 8 femmes, ce qui ne semble guère correspondre à la réalité du temps.
9Voir dans cette perspective, Stéphane Zékian (L’invention des classiques, Paris, CNRS, 2012), qui n’envisage pas toutefois la question des femmes auteurs dans la construction du patrimoine littéraire national – ce qui laisse à penser.
10Ce qui ne veut pas dire qu’elles se gardent de toute influence philosophique. L’ambivalence des positions de Félicité de Genlis à cet égard est significative. Voir : François Bessire, « Mme de Genlis ou “l’ennemie de la philosophie moderne” », dans Madame de Genlis : littérature et éducation, François Bessire et Martine Reid (dir.), Rouen, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008, p. 279-289.
11Voir les propos d’introduction de Vicki Mistacco dans le premier volume de son anthologie, Les femmes et la tradition littéraire, New Haven, Yale University Press, 2005, p. 1-58.
12Voir Maurice Hamon, Madame Geoffrin, Paris, Fayard, 2010.
13Sur l’histoire de cette construction critique, voir mes propos dans Des femmes en littérature, op. cit., chap. 6.
14On en trouvera quelques exemples en annexe.
15Michel Delon le rappelle dans sa préface de l’Anthologie de la poésie française du xviiie siècle et, non sans s’en étonner, en donne à grands traits l’historique (p. 7-31). FormaVenus.
Auteur
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Martine Reid
Université Lille 3
Professeure à l’université de Lille-3. Spécialiste de littérature du xixe siècle, elle est l’auteure de plusieurs ouvrages critiques parmi lesquels Des femmes en littérature (Belin, 2010). Elle a édité de nombreux ouvrages du xixe siècle et dirigé plusieurs volumes collectifs, dont Les femmes dans la critique et l’histoire littéraire (Champion, 2011). Elle a également dirigé un numéro consacré aux femmes auteurs et au livre pour la Revue de la Bibliothèque nationale (no 39, décembre 2011). Chez Gallimard (« Folio 2 € »), elle a créé et réalisé la série « Femme de lettres ». Sa biographie de George Sand (« Folio biographie ») a obtenu en 2013 le prix Ernest Montusès.
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