1 Les travaux de John Childs sur les armées de Guillaume III en constituent la plus notable exception, principalement The Nine Year’s War and the British Army (1688-1697). The Operations in the Low Countries, Manchester, Manchester University Press, 1991. On notera que, plus généralement, les combats terrestres de la seconde moitié du XVIIe siècle français sont absents des collections de monographies de batailles comme celle des éditions Economica. Il n’est pas anodin, pour citer un exemple récent, que la période de la guerre de Hollande soit représentée par le siège de Maëstricht dans l’ouvrage d’Hervé Drévillon, Batailles. Scènes de guerre de la Table Ronde aux tranchées, Paris, Seuil, 2007, le chapitre suivant étant consacré à Malplaquet.
2 Sur ce point, Bertrand Fonck, Le maréchal-duc de Luxembourg et le commandement des armées au temps de Louis XIV, Seyssel, Champ Vallon, 2014.
3 Jacques-Antoine-Hippolyte de Guibert, Essai général de tactique, Paris, Économica, 2004, p. 146.
4 John A. Lynn, Giant of the Grand Siècle : the French Army, 1610-1715, Cambridge, Cambridge University Press, 1997 ; Jean-Pierre Bois, « Armes, tactiques et batailles, d’Azincourt à Fontenoy », dans Armes et alliances en Europe, Enquêtes et documents, Centre de recherche sur l’histoire du monde atlantique, 1992, p. 27-65 et « La bataille de Condé à Saxe : essai de réflexion sur le concept de la bataille dans la guerre moderne », Revue internationale d’histoire militaire, no 78, 2000, p. 61-73 ; Russell F. Weigley, The Age of Battles. The Quest for Decisive Warfare from Breitenfeld to Waterloo, Bloomington, Indiana University Press, 1991; Brent Nosworthy, The Anatomy of Victory. Battles Tactics, 1689-1763, New York, Hippocrene Books, 1992.
5 Émilie d’Orgeix, Victoria Sanger, Michèle Virol, Isabelle Warmoes, Vauban, la pierre et la plume, Paris, Éditions du patrimoine/Gérard Klopp, 2007, p. 11.
6 Louis de Gaya, L’art de la guerre et la manière dont on la fait à présent, Paris, 1679 [1677], p. 82 ; Roger Boyle cité par Geoffrey Parker, The Army of Flanders and the Spanish Road. 1567-1659, Cambridge, Cambridge University Press, 2004 [1972], p. 15.
7 Henri de Rohan, Le parfait capitaine, autrement l’abrégé des guerres des Commentaires de César, Paris, 1639, p. 172 ; Giovanni Botero, Relatione della Republica Venetiana, Venise, 1605, p. 21 ; François de La Noue, Discours politique et militaire, Bâle, 1587, p. 312.
8 John A. Lynn, Giant of the Grand Siècle. The French Army, 1610-1715, Cambridge, Cambridge UP, 1997, p. 531; Jamel Ostwald, Vauban under Siege. Engineering Efficiency and Martial Vigor in the War of the Spanish Succession, Leyde, Brill, 2007, p. 329; David Chandler, Marlborough as a Military Commander, Staplehurst, Spellmount, 2003.
9 Gaston Bodart, Militärhistorisches Kriegs Lexikon (1618-1905), Vienne, Stern, 1908.
10 Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant, Vauban. L’intelligence du territoire, Paris, Nicolas Chaudun/Service historique de la Défense, 2006.
11 Journal du marquis de Dangeau, Paris, Firmin Didot, t. X, 1857, p. 216.
12 Voir Ronald Martin, « 1693 : the Year of Battles », Proceedings of the Western Society for French History, 2003, vol. 31, p. 84-102, et Bertrand Fonck, « Les campagnes du maréchal de Luxembourg en Flandre, 1690-1694 : bataille et stratégie », Revue internationale d’histoire militaire, 2003, no 83, p. 337-360.
13 Les travaux de Guy Rowlands (par exemple « Louis XIV, Vittorio Amadeo II and French Military Failure in Italy, 1689-96 », The English Historical Review, vol. CXV, no 462, juin 2000, p. 534-569) et de Jean-Philippe Cénat (notamment Le roi stratège. Louis XIV et la direction de la guerre (1661-1715), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010), fournissent des contre-exemples trop isolés.
14 Carl von Clausewitz, Œuvres posthumes du général Carl von Clausewitz. Sur la guerre et la conduite de la guerre, tome IX-tome X, trad. de Gérard Reber, Paris, La Maison du Dictionnaire, 2008, p. 278, 294 et 304.
15 Voir la synthèse de Frédéric Naulet, L’artillerie française (1665 à 1765). Naissance d’une arme, Paris, Économica, 2002.
16 SHD/GR, A1 827, no 50, lettre à Louvois du 9 novembre 1688. Sur la pensée de Chamlay, voir Jean-Philippe Cénat, Chamlay. Le stratège secret de Louis XIV, Paris, Belin, 2011.
17 SHD/GR, A1 508, no 190, lettre à Louvois du 14 juin 1676.
18 Voir l’étude de Jamel Ostwald, « The “Decisive” Battle of Ramillies, 1706: Prerequisites for Decisiveness in Early Modern Warfare », The Journal of Military History, no 64, juillet 2000, p. 649-678.
19 Mémoires de Saint-Hilaire, éd. Léon Lecestre, Paris, Renouard, Société de l’histoire de France, t. II, 1906, p. 295.
20 Les Oisivetés de Monsieur de Vauban, ou ramas de plusieurs mémoires de sa façon sur différents sujets, éd. dirigée par Michèle Virol, Seyssel, Champ Vallon, 2007, p. 1181.
21 Ibid., Moyens d’améliorer nos troupes et de faire une infanterie perpétuelle et très excellente, p. 1130.
22 Hervé Drévillon, L’impôt du sang. Le métier des armes sous Louis XIV, Paris, Tallandier, 2005.
23 Jérôme Delaplanche, Joseph Parrocel (1646-1704). La nostalgie de l’héroïsme, Paris, Arthéna, 2006.
24 Sur cet épisode, voir Bertrand Fonck, « Sortir de la guerre : l’armée de Flandre et les derniers feux de la guerre de Hollande dans les Pays-Bas », dans Quand la guerre se retire. Actes de la journée d’études du 19 novembre 2012, La Roche-sur-Yon, Presses universitaires de l’ICES, 2012, p. 113-129.
25 Primi Visconti relate un entretien avec Turenne : « il me dit que Condé était incomparable pour l’action, et que c’était pour lui une sorte de maxime courante de s’écrier qu’une bataille ne coûtait qu’une nuit de paysans » (Mémoires sur la cour de Louis XIV, 1673-1681, Paris, Perrin, 1988, p. 63).
26 Saint-Simon, Mémoires, Paris, Gallimard, t. I, 1983, p. 885.
27 Correspondance de Fénelon, t. XVIII, Suppléments et corrections, par Jacques Le Brun, Bruno Neveu et Irénée Noye, Genève, Droz, 2007, p. 26, lettre du 2 août 1693.
28 L’ombre de Charles V, duc de Lorraine, consultée sur l’état présent des affaires de l’Europe, Cologne, Pierre Marteau, 1693, p. 226. Dans la même veine, Le maréchal de Luxembourg au lit de la mort (Cologne, 1695) fait dire à Mme de Maintenon : « Si vous aviez continué sur ce pied-là, vous auriez dépeuplé la France… ». Voir Olivier Vanhee, « Le jus de l’Orange est l’antidote du crapaud ». Les libelles satiriques au sein des livres « sans nom et sans aveu » publiés pendant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg, ou la cause orangiste dans la « Guerre des Auteurs » (1688-1697), mémoire de maîtrise, dir. Cl. Michaud et H. Drévillon, université Paris I Panthéon-Sorbonne, 2001.
29 Correspondance de Roger de Rabutin, comte de Bussy, avec sa famille et ses amis (1666-1693), éd. par L. Lalanne, Paris, Charpentier, 1858-1859, t. VI, p. 592, lettre à Mme de Sévigné du 17 avril 1692.
30 Peter Burke, Louis XIV. Les stratégies de la gloire, Paris, Éd du Seuil, 1995 ; Joël Cornette, Le roi de guerre. Essai sur la souveraineté dans la France du Grand Siècle, Paris, Payot, 1993.
31 Voir Solange Rameix, Justifier la guerre. Censure et propagande dans l’Europe du XVIIe siècle (France-Angleterre), Rennes, PUR, 2014.
32 Thierry Sarmant, Louis XIV. Homme et roi, Paris, Tallandier, 2012, p. 370.
33 Hervé Drévillon, Les rois absolus, 1629-1715, Paris, Belin, 2011, p. 466 sq.
34 SHD/GR, A1 277, no 246, lettre à Louvois du 30 août 1672.
35 Cité par Thierry Sarmant, Louis XIV…, op. cit., p. 372.
36 Mémoires de Gaspard comte de Chavagne, Amsterdam, 1700, p. 502.
37 Elle est citée ainsi par Saint-Simon et par Saint-Hilaire dans cette version : « Quelle nation ! » (Saint-Simon, Mémoires., op. cit., p. 100 ; Mémoires de Saint-Hilaire…, op. cit., p. 293).
38 On peut citer ici, sur le modèle de l’étude d’Olivier Chaline, La bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620). Un mystique chez les guerriers, Paris, Noesis, 2000, l’approche de Clément Oury sur les défaites de la guerre de Succession d’Espagne : Les défaites françaises de la guerre de Succession d’Espagne, 1704-1708, thèse de l’université de Paris IV-Sorbonne, 2011. L’ouvrage de Dorothée Malfoy-Noël, L’épreuve de la bataille, 1700-1714, Montpellier, Publications de l’université Paul-Valéry, 2007, ouvre également quelques pistes en cherchant à appliquer sur les batailles de la fin du règne de Louis XIV, du point de vue de l’expérience du soldat, une grille de lecture inspirée des historiens de la Première Guerre mondiale.
39 On pense ici tout particulièrement au passage dans lequel La Colonie décrit la peur des soldats avant l’assaut durant le siège de Charleroi en 1693 ; Mémoires de La Colonie, maréchal de camp des armées de l’Electeur de Bavière, éd. par Anne-Marie Cocula, Paris, Mercure de France, 1992, p. 80.
40 Léon Lecestre, « Trois lettres de soldats sous Louis XIV », Annuaire-Bulletin de la Société de l’Histoire de France, 1921, t. 58, p. 308-314.
41 Mémoires du marquis de Sourches…, op. cit., t. III, p. 13.
42 Lettre de Louvois à Luxembourg du 30 juin 1691, citée par Camille Rousset, Histoire de Louvois…, op. cit., t. IV, p. 477.
43 P. Delvaux, « Les impressions d’un témoin du siège de Namur en 1692 », Namurcum, 21e année, no 1, 1946, p. 57-60.
44 Carl von Clausewitz, Sur la guerre…, op. cit., p. 302.
45 Mémoires de Mademoiselle de Montpensier, Paris, Charpentier, 1838, p. 329.
46 Marcel Lachiver, Les années de misère. La famine au temps du Grnd Roi, 1680-1720, Paris, Fayard, 1991.