1 Voir notamment Philip Benedict, Graphic History. The “Wars, Massacres and Troubles” of Tortorel and Perrissin, Genève, Droz, 2007, l’important article d’Anne-Marie Cocula, « Dreux, Jarnac, Coutras : le rebondissement de la vendetta des Grands », Quatrième centenaire de la bataille de Coutras. Avènement d’Henry IV, Pau, Association Henri IV, 1989, p. 17-37 qui exploite plus particulièrement les récits des mémorialistes, ou encore les travaux d’Hélène Germa-Romann, Du « bel mourir » au « bien mourir ». Le sentiment de la mort chez les gentilshommes français, 1515-1643, Genève, Droz, 2001, p. 227-228 et de Denis Crouzet, Les guerriers de Dieu. La violence au temps des troubles de religion, vers 1525 - vers 1610, Seyssel, Champ Vallon, 2009 (1re éd. en 2 vol., 1990), liv. II, p. 47-49.
2 Pierre Chevallier, Henri III, roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985, p. 113-114 ; Agrippa d’Aubigné, Histoire universelle, t. III, Liv. V et VI, A. Thierry (éd.), Genève, Droz, 1985, p. 58-61.
3 Dans le corpus, non exhaustif, des documents et récits que nous avons pu examiner jusque-là, figurent aussi des sources plus tardives, mais souvent nettement moins connues et ne comportant pas la reconstruction quasi archétypale des narrations des mémorialistes.
4 James B. Wood, The King’s Army. Warfare, Soldiers and Society during the Wars of Religion in France, 1562-1576, Cambridge, Cambridge University Press, 1996, p. 7.
5 Voir notamment Denise Turrel, Le blanc de France. La construction des signes identitaires pendant les guerres de religion (1562-1629), Genève, Droz, 2005, p. 34-36. Denis Crouzet, Les guerriers de Dieu…, op. cit., p. 47. Hélène Germa-Romann, Du « bel mourir »…, op. cit., p. 227-229. Stuart Carroll, Blood and Violence in Early Modern France, Oxford, Oxford University Press, 2006, p. 269-272. Sur le maintien de l’idéologie chevaleresque en France dans la seconde moitié du XVIe siècle, voir les travaux de Benjamin Deruelle, en particulier De papier, de fer et de sang : chevaliers et chevalerie à l’épreuve du XVIe siècle (ca. 1460-ca. 1620), 2 vol. , thèse de doctorat (Paris I, novembre 2011) et son intervention dans ce volume.
6 Pierre de Bourdeille, sr. de Brantôme, Vies des grands capitaines françois, Œuvres complètes, L. Lalanne (éd.), Paris, Vve J. Renouard, 1864-1882, 11 vol. , t. IV, en particulier p. 346-349. Brantôme troque l’épée pour la plume après un grave accident de cheval intervenu en 1584 ; il continue à écrire son œuvre, en particulier ses Vies…, pendant les trente dernières années de son existence. On ne sait pas quand il a rédigé son témoignage sur la mort de Condé ; mais il renvoie, à propos de la bataille de Jarnac, au récit de son ami protestant, François de La Noue. Les Discours politiques et militaires sont composés alors que La Noue est en détention, de 1580 à 1585, et édités pour la première fois en 1587. La narration de Brantôme est donc certainement postérieure à 1587. Elle est sans doute marquée, de plus, par son acrimonie vis-à-vis d’Henri III, qu’il accuse d’avoir instigué la mort de Condé (voir infra), acrimonie associée à sa disgrâce à partir de 1581-1582 ; Anne-Marie Cocula, Brantôme. Amour et gloire au temps des Valois, Paris, A. Michel, 1986, p. 13, 265-268, 378-379. François de La Noue, Discours politiques et militaires, F. E. Sutcliffe (éd.), Genève, Droz, 1967, p. ix, xiv-xv.
7 BNF, Mss. Fr. 6607, f° 59-62, « discours de la bataille de Jarnac par Monseigneur le duc d’Anjou […] contre les rebelles de sad. Majesté le XIIIe jour de mars Vc soixante neuf entre la ville d’Angoulesme et Jarnac […] » ; f°61v°, il est précisé que Jean de Losses fut dépêché pour porter la nouvelle à Paris et au roi avant qu’on su encore exactement le nombre des morts et des blessés résultants de la bataille.
8 Discours de la bataille donnée par Monseigneur le Duc d’Anjou entre la ville d’Angolesme et Jarnac, le xiii jour de mars 1569, Lyon, B. Rigaud, 1569 ; autre édition à Toulouse, chez A. et J. Colomiès, 1569.
9 Le vray discours de la bataille donnée par Monsieur, le 13 jours de mars 1569 entre Chasteauneuf et Jarnac, Paris, G. de Nyverd, 1569 ; autres éd. en 1569 à Lyon, chez M. Jove, à Rouen, chez M. Le Mégissier. Le privilège royal du libelle parisien est daté du 26 mars.
10 « Relation succincte de la bataille de Jarnac où fut tué le Prince de Condé par l’armée du duc d’Anjou », datée du 14 mars 1569, manuscrit tiré du fonds Cinq Cents de Colbert, vol. 24, f°193 et sq., reproduit textuellement par Stéphane-Paul Gigon, La bataille de Jarnac et la campagne de 1569 en Angoumois, Angoulême, G. Chasseignac, 1895, p. 148-151.
11 Stéphane-Claude Gigon, La Troisième guerre de Religion. Jarnac, Moncontour (1568-1569), Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1911, p. 371.
12 Litera venuta da la corte del christianissimo re di Franza […] con un breve successo della morte del principe di Condè et rovina del suo campo, Milan, Padoue, 1569.
13 Alfonso de Ulloa, Commentari del sig. Alfonso Ulloa della guerra che il sig. don Fernando Alvarez di Toledo, duca d’Alva […] nelli Paesi Bassi […] et quel, che piu avvenne fino alla morte del principe di Condè in Francia questo anno 1569 […], Venise, B. Zaltieri, 1570, p. 93.
14 Commentaire premier et second du seign. Alphonse d’Ulloë, contenant le voyage du duc d’Albe en Flandres […], François de Belleforest trad., Paris, J. Dalier, 1570, f° 95 v° sur l’assassinat.
15 Voir les listes placées en fin du Discours de la bataille donnée par Monseigneur le Duc d’Anjou…, op. cit., après la p. 21.
16 Ainsi, Nouvelle protestation faite par les Princes, Seigneurs, Gentils-hommes, Capitaines & soldats de l’armée des fidèles […], M.D. LXIX. Une lettre du 18 avril 1569 aux princes protestants allemands, signée notamment par Coligny, porte déjà l’attribution du meurtre à Montesquiou et accuse Anjou d’en être l’instigateur : Stéphane-Claude Gigon, La Troisième guerre de Religion…, op. cit., p. 370.
17 Jean de Serres, Mémoires de la III. guerre civile et des derniers troubles de France sous Charles IX […], 1570 ; Philip Benedict, Graphic History…, op. cit., p. 128, 135-136, 348 ; Hélène Germa-Romann, Du « bel mourir »…, op. cit., p. 227-228.
18 Voir l’édition par Philip Benedict, Graphic History…, op. cit., scène 32 et p. 348. Aussi, exemplaire de l’édition de Lyon (1569-1570) au département de la réserve de la BNF (RES-LA21-7), Premier volume contenant quarante tableaux ou histoires diverses qui sont mémorables touchant les guerres, massacres et troubles advenus en France en ces dernières années. Le tout recueilli selon le tesmoignage de ceux qui y ont esté en personne […].
19 Henri Lancelot Voisin de La Popelinière, La Vraye et entière histoire de ces derniers troubles, advenus tant en France qu’en Flandres et pays circonvoisins […], Cologne, A. Birckmann, 1571, liv. 2, p. 99.
20 Nicolas Le Roux, La faveur du Roi. Mignons et courtisans au temps des derniers Valois, Seyssel, Champ Vallon, 2001, p. 101-102.
21 Voir supra, en particulier Anne-Marie Cocula, « Dreux, Jarnac, Coutras… », art. cit., p. 22 sq. et Denis d’Aussy, « L’assassinat du prince de Condé à Jarnac », Revue des questions historiques, t. 5, 1891, p. 573-582.
22 Jean d’Antras de Samazan indique que le prince « fut tué par un brave gentilhomme de Gascogne, d’un coup de pystolet par la teste » et ne formule aucune critique : Mémoires de Jean d’Antras de Samazan, seigneur de Cornac […], M. J. de Carsalade du Pont et M. Ph. Tamizey de Larroque (éd.), Sauveterre-de-Guyenne, J. Chollet, 1880, p. 8. François Le Poulchre de La Motte-Messemé, Les sept livres des honnestes loisirs de M. de La Motte Messemé […], Paris, M. Orry, 1587, p. 143.
23 Jean Le Frère de Laval, La Vraye et entière histoire des troubles et guerres civiles, avenuës de nostre temps, pour le faict de la religion […], Paris, M. Locqueneulx, 1573. La Popelinière, L’histoire de France, enrichie des plus notables occurrances survenues ez provinces de l’Europe et pays voisins […], La Rochelle, Abraham H., 1581, 2 vol., vol. I, liv. 15, f° 84 r°.
24 Denis d’Aussy, « L’assassinat du prince de Condé… », art. cit., Pierre Chevallier, Henri III…, op. cit., p. 115-116 et Stéphane-Claude Gigon, La Troisième guerre de Religion…, op. cit., p. 213, 370-371.
25 BNF, Mss. Fr. 5783, « discours sommaire de ce qui est succédé en la guerre que le Roy, soubz la conduicte de Monseigneur le duc d’Anjou […], a eu contre ses subjects eslevez, depuis la fin du moys d’aoust 1568 jusques en novembre 1569 », f° 42 v : l’auteur de cette relation anonyme de la troisième guerre est très certainement Jules Gassot, alors secrétaire de F. Robertet puis de Villeroy, tous deux secrétaires d’État. Jules Gassot, Sommaire-Mémorial, Pierre Champion (éd.), Paris, H. Champion, 1934, p. 82 ; Lettres d’Henri III, roi de France, P. Champion et M. François (éd.), Paris, Société de l’histoire de France, 1959, t. 1, p. 87, lettre du duc d’Anjou à Charles IX, 13 mars 1569 et note 1 ; Nicolas Le Roux, La faveur du Roi…, op. cit., p. 113.
26 Registres des délibérations du Bureau de la Ville de Paris, Pari, Impr. nationale, 1883-1921, 15 vol. , t. VI, p. 90-91 ; Sylvie Daubresse, Le parlement de Paris ou la voie de la raison (1559-1589), Genève, Droz, 2005, p. 179. Lettres d’Henri III…, op. cit., t. 1, p. 87-92 ; Nicolas Le Roux, La faveur du Roi…, op. cit., p. 109.
27 Lettres d’Henri III…, op. cit., lettre d’Anjou à la reine-mère et au roi, 17 mars 1589, t. 1, p. 89-90.
28 Ibid., lettre à Charles IX, p. 90-91.
29 BNF, Mss. Fr. 5783, « discours sommaire […] », f° 42 v°. Et, notamment, Franck Delage, La troisième guerre de Religion en Limousin. Combat de La Roche-L’Abeille, 1569, Limoges, Desvilles, 1950, p. 19.
30 Sur ce point, nous nous permettons de renvoyer à Ariane Boltanski, « Forger le « soldat chrétien ». L’encadrement catholique des troupes pontificales et royales en France en 1568-1569 », Revue historique, 2014, t. MCCCXVI/5, no 669, p. 51-85, en particulier p. 59.
31 Jehan Louvet, « Journal ou récit véritable de tout ce qui est advenu digne de mémoire tant en la ville d’Angers, pays d’Anjou et autres lieux, depuis l’an 1560 jusqu’à l’an 1634 », Revue de l’Anjou et de Maine-et-Loire, 3e année, t. 1, 1854, p. 257-304, ici p. 295-296 ; Alcins Ledieu, « Le livre de raison d’un maïeur d’Abbeville (1545-1613) », Mémoires de la Société d’émulation d’Abbeville, t. XIX, 1894, p. 213-236, ici p. 213-214 ; pour Provins, Claude Haton, Mémoires, L. Bourquin (éd.), t. II : 1566-1572, Paris, Éd. du CTHS. 2003, p. 269-271 ; Jean-Baptiste Souchet, Histoire du diocèse de Chartres, Chartres, impr. de Garnier, 1866-1873, 4 vol., t. 4, p. 74-75 ; BNF, Mss. Fr. 5783, « discours sommaire […] », f° 42 ; Journal de François de Syrueilh chanoine de Saint André de Bordeaux…, G. Clément-Simon (éd.), Bordeaux, G. Gounouilhou, 1873, p. 16-17. Pour Paris, voir les descriptions dans les registres de la ville et du parlement : Registres des délibérations…, op. cit., p. 91, qui renvoient à Arch. nat., X1A 1625, f° 419, 18 mars 1569.
32 Alfonso de Ulloa, Commentari […], op. cit., p. 94-95. Sur ces célébrations romaines, notamment Ariane Boltanski, « Charles IX ou le glaive contre l’hérésie. Les représentations du militantisme catholique à la fin des années 1560 et au début des années 1570 », dans Luisa Capodieci, Estelle Leutrat, Rebecca Zorach (dir.), Miroirs de Charles IX. Images, imaginaires, symboliques. Actes du colloque du 24-26 novembre 2011, Genève, Droz, à paraître : Charles IX avait fait envoyer à Pie V, en avril 1569, douze cornettes prises aux cavaliers protestants à Jarnac, parmi lesquelles deux drapeaux blancs, celui du défunt prince de Condé et d’Henri de Navarre.
33 BNF, Mss. Fr. 6607, f° 59-62, « discours de la bataille de Jarnac […] », ici f° 59. Lettre d’Henri III…, op. cit., notamment p. 88.
34 Lettres de saint Pie V sur les affaires religieuses de son temps, en France […], trad. du latin par de Potter, Paris, 1826, lettre de Pie V à Charles IX, p. 36-40.
35 Acta tumultuum gallicanorum ab obitu Henrici II, Regis a 1559, ad memorabilem Regis Caroli IX victoriam, a. 1569, consecutam, dans Illustria ecclesiae catholicae trophoea…, recueil par E. Fend de plusieurs récits, déjà édités, de « fureurs » dont les catholiques auraient été victimes en Europe, Munich, A. Berg, 1573. Voir l’introduction et la traduction des Acta par Henri Hauser dans la Revue historique, t. CVIII, 1911, p. 59-74 et 294-318, t. CIX, 1912, p. 75-84.
36 Voir Ariane Boltanski, « Forger le “soldat chrétien”… », art. cit., p. 57-58 et infra.
37 Acta tumultuum gallicanorum…, op. cit., t. CIX, p. 76 d’après la trad. d’Henri Hauser.
38 Claude Haton, Mémoires…, op. cit, p. 270.
39 Arnaud Sorbin, Allegresse de la France pour l’heureuse victoire obtenue entre Coignac et Chasteauneuf, le 13 de mars 1569, contre les rebelles Calvinistes, Paris, G. Chaudiere, 1569, n. p., f° Biij v.
40 Acta tumultuum gallicanorum…, op. cit., t. CIX, p. 78 d’après la trad. de H. Hauser.
41 Arnaud Sorbin, Allegresse de la France…, op. cit., f° Biij v.
42 Acta tumultuum gallicanorum…, op. cit., t. CVIII, p. 73-74 d’après la trad. d’Henri Hauser.
43 Alfonso de Ulloa, Commentari…, op. cit., p. 19.
44 Brantôme, Vies des grands capitaines françois…, op. cit., t. IV, p. 348-349.
45 Ibid., p. 349.
46 ARSI (Archivum Romanum Societatis Jesu), Gall. Epp. 82, f° 39 r, lettre d’Auger à Borgia, de Jarnac, 13 mars 1569 : « [F]u ammassato il principe di Condè, ch’io ho visto, et trovatomi nel campo […] et é stato al detto di Condé ammassato di tre colpi […] poi menato morto sopra uno asino fino à Monsr. ». Le lendemain, dans une autre lettre à Borgia, Auger reprend pour l’essentiel les mêmes informations, ajoutant que le corps de Condé a été trouvé parmi les morts et mené jusqu’à Monsieur sur un âne par de « vils soldats » : ibid., Gall. Epp. 82, f° 41 r, 14 mars 1569. Voir aussi Gianclaudio Civale, « Religione e mestiere delle armi nella Francia dei primi torbidi religiosi. Il pedagogue d’armes del Gesuita Emond Auger (1568) », Bibliothèque d’humanisme et Renaissance, LXXIV, no 3, 2012, p. 505-506.
47 De Tristibus Franciae, manuscrit en 4 livres avec 40 figures conservé à la bibliothèque municipale de Lyon, B.M. Lyon, Mss. 156, en tête du « Liber secundus ». Voir aussi l’édition par Léon Cailhava : De tristibus Franciae libri quator […], Lyon, L. Perrin imp., 1840, p. 35-36. Sur cette chronique, notamment Olivier Christin, « Le sac de Lyon (1562) et l’iconoclasme lyonnais », L’art et les révolutions. Section 4, les iconoclasmes, Strasbourg, 1992, p. 139-150.
48 Ibid., B.M. Lyon, Mss. 156, De Tristibus Franciae, le manuscrit original exposant : « Aedibus in regis nascuntur gaudia multa,/Principis agnito sapienti animoque virili :/Tamque illustri victor quod virtute fuisset,/Fraudibus usurpato inimici et gaudeat agro./Et quia Condini cupit ora videre necati,/Sanguine turpatum hunc parvus deportat asellus,/Quo viso, dux Longuaevillae sublevat ipsum. ». Le terme de « crimes » ou « perfidies » s’applique certainement ici à des actions commises par Anjou ou sur son ordre, peut être le meurtre de Condé ; l’évocation de sa « vertu » est donc clairement ironique.
49 ARSI, Gall. Epp. 82, f°41 r., 14 mars 1569, lettre d’Auger à Borgia (cf. supra) : Auger indique que Condé fut porté sur un âne « presque nu » (« quasi nudo »). Le compte rendu conservé dans le registre du parlement de Paris explique que Losses, messager d’Anjou, a assuré qu’il avait vu « led. Prince de Condé mort, en chausses et pourpoinct, despouillé de ses habillemens et desbotté d’une botte, ayant sur l’aultre ung espron damasquiné » : Registres des délibérations, op. cit., p. 91, renvoyant à Arch. Nat., X1A 1625, f° 419, 18 mars 1569.
50 Voir supra et Jules Gassot, Sommaire-Mémorial, op. cit., p. 82.
51 Ibid., p. 82. Jehan de La Fosse, Les « mémoires » d’un curé de Paris (1557-1590), Marc Venard (éd.), Genève, Droz, 2004, p. 83 ; Jehan Louvet, « Journal ou récit véritable… », art. cit., p. 295-296 ; « Le livre de raison d’un maïeur d’Abbeville… », art. cit., p. 213. Une mention rappelle aussi l’épitaphe dans Le Journal de Guillaume et Michel Le Riche…, A.-D. de La Fontenelle de Vaudoré (éd.), Saint-Maixent, Reversé, 1846, Slatkine, 1971, p. 98.
52 Christophe de Bordeaux, Beau Recueil de plusieurs belles chansons spirituelles, avec ceux des huguenots hérétiques et ennemis de Dieu, et de nostre mère saincte Église […], Paris, pour Magdeleine Berthelin, (s. d.), recueil de chansons écrites contre les protestants pendant les trois premières guerres civiles, ici f° 64. Voir les recherches en cours de Tatiana Baranova.
53 Christophe de Bordeaux, La Chanson nouvelle de la défaite et mort du prince de Condé, texte du chansonnier Christophe, G. Hermann (éd.), Périgueux, Impr. de la Dordogne, 1902, p. 4.
54 L’accusation d’être un « faux messie » est aussi évoquée par Denis Crouzet, Les guerriers de Dieu…, op. cit., liv. II, p. 48.
55 Sur son utilisation à Jarnac, voir aussi Anne-Marie Cocula, « Dreux, Jarnac, Coutras… », art. cit., p. 34 et 36.
56 Voir, notamment, Daniel Fabre, Carnaval ou La fête à l’envers, Paris, Gallimard, 1992. Jacques Heers, Fêtes des fous et carnavals, Paris, Fayard, 1983 et Id., Fêtes, jeux et joutes dans les sociétés d’Occident à la fin du Moyen Âge, Paris, Montréal, 1971 ; Ilaria Taddei, « Les rituels de dérision entre les villes toscanes (XIIIe-XIVe siècles) », dans Élisabeth Crouzet-Pavan et Jacques Verger (dir.), La dérision au Moyen Âge. De la pratique sociale au rituel politique, Paris, PUPS, 2007, p. 175-189.
57 Nicole Pellegrin, Les bachelleries. Organisations et fêtes de la jeunesse dans le Centre-Ouest, XVe-XVIIIe siècles, Poitiers, Société des antiquaires de l’Ouest, 1982, notamment p. 252-255. Claude Gauvard et Altan Gokalp, « Les conduites de bruit et leur signification à la fin du Moyen Âge : le Charivari », Annales E.S.C., t. XXIX, 1974, p. 639-704 ; Jacques Le Goff et Jean-Claude Schmitt (dir.), Le charivari, Paris, EHESS, 1981.
58 Ilaria Taddei, « Les rituels de dérision… », art. cit., notamment p. 177-181.
59 Jehan de Caumont, De la Vertu de noblesse aux roys et princes tres-chrestiens, Paris, F. Morel, 1585. Sur cette critique antinobiliaire ligueuse, entre autres, Arlette Jouanna, L’idée de race en France au XVIe siècle et au début du XVIIe, 1498-1614, Paris, H. Champion, 1975, 3 vol. , vol. III, en particulier p. 1244-1249, 1257 ; Denis Crouzet, Les guerriers de Dieu…, op. cit., Liv. II, p. 445-447 ; Élie Barnavie, et Robert Descimon, La Sainte Ligue, le juge et la potence. L’assassinat du président Brisson, 15 novembre 1591, Paris, Hachette, 1985, p. 255-259.
60 Plus précisément, les traités et pratiques nobiliaires montrent que la noblesse, au XVIe siècle, est assise, à la fois, sur le sang et la pratique de la vertu. Par ailleurs, la critique antinobiliaire ligueuse ne correspond en rien, selon nous, à une tentative de révolution sociale qui remettrait en cause la société d’Ordres, comme a pu l’exposer l’historiographie classique ; bien au contraire, cet argumentaire nous paraît totalement en adéquation avec le modèle de la noblesse des armes, qui doit se dévouer à la lutte contre l’hérésie, proposé par l’Église de la Contre-Réforme à partir des années 1560.
61 Simon Vigor, Sermons catholiques sur les dimenches et festes depuis l’octave de Pasques jusques à l’Advent […], faicts par feu […] Simon Vigor […], Paris, F. Gueffier, 1587, p. 24-26.
62 Stéphane-Claude Gigon, La Bataille de Jarnac…, op. cit., p. 85 n. 3.
63 Denis Crouzet, Les guerriers de Dieu…, op. cit., Liv. II, p. 48-49 et Nicolas Le Roux, Les guerres de Religion, 1559-1629, Paris, Belin, 2009, p. 111.
64 Arrest de la court de parlement contre Gaspart de Colligny, qui fut Admiral de France, mis en huict langues […], Paris, J. Dallier, 1569.