1 Ellen Lutz et Caitlin Reiger, Prosecuting heads of states, Cambridge University Press, 2009. Voir aussi Joanne Foaks, « Immunity for international crimes ? Developments in the law on Prosecutings Heads of state in Foreign Courts », International Law Program, Chatham House, Briefing Paper, 2011.
2 Concernant ces approches, se référer aux travaux de Kathryn Sikkink, « The transnational dimension of the judicialization of Politics in Latin America », in Sikkink Kathryn, The judicialization of politics in Latin America, Palgrave, Macmillan, 2005; The justice cascade. How Human rights prosecutions are changing world politics, WW Norton, 2011; Kathryn Sikkink, Carrie Booth Walling, « The impact of Human Rights Trials in Latin America », Journal of Peace Research 44, no 4, juillet 2007; Naomi Roth, The Pinochet effect, Transnational justice in the age of human rights, University of Pennsylvania Press, 2005.
3 Suite à ces remaniements dans la branche judicaire, 80 % des juges furent congédiés ; le gouvernement considérait que ces mesures étaient nécessaires pour combattre les guérillas du Sentier Lumineux et du MRTA.
4 Carlos Ivan Degregori, La década de la antipolítica. Auge y huida de Alberto Fujimori y Vladimiro Montesinos, Lima, IEP, 2001.
5 En juillet 1992, le Sentier Lumineux commet une série d’attentats dans la capitale. L’attentat dans la rue Taratá visait initialement une banque mais fit vingt-cinq morts et plus de deux cents blessés.
6 Naomi Roth, op. cit.
7 Cour interaméricaine des droits de l’homme, Sentence Barrios Alto versus Perú, 14 mars 2001, cas no 11 528.
8 Commission de la Vérité et de la Réconciliation, Conclusions du rapport final, point 100.
9 La liste des cas de corruption présentés dans les cahiers d’extradition est, en effet, bien longue : cas de perquisition illégale du domicile de Montesinos, cas Sunat Borobio (argent de l’État versé à un conseiller en publicité dans le cadre de la campagne pour la réélection), cas des interceptions téléphoniques (journalistes, intellectuels et personnalités politiques sur écoute entre 1990 et 2000), cas Faisal (constitution d’une association pour la défense de la vérité avec des fonds publics), « tracteurs chinois » (achat de trois mille machines à des entreprises chinoises, utilisées à des fins personnelles), « médias » (argent de l’État utilisé pour contrôler la chaîne CCN et l’organe de presse Experso), « Médecines chinoises » (constitution d’une organisation criminelle promotrice de six entreprises chinoises), « 15 millions » (Malversation en liquide à Montesinos), « députés transfuges » (fonds spécial pour acheter les députés lors des élections de 2000), « Détournement de fonds » (Fonds spécial pour faire des donations à la famille de Fujimori au Japon).
10 Dans son rapport final, la Commission de la Vérité péruvienne avait sélectionné quarante-trois cas emblématiques de violations des droits humains.
11 Ricardo Uceda, Muerte en el Pentagonito, Los cementerios secretos del ejército peruano, Planeta, Bogotá, 2004.
12 Entretien avec Victor Quinteros le 17 août 2010 à Lima. Il est avocat, coordinateur de l’Institut pour la démocratie et les droits de l’homme de la Pontífica Universidad Católica de Perú. Victor Quinteros a été observateur permanent lors du procès de Fujimori pour l’organisation ICTJ entre 2007 et 2009.
13 Christophe Traïni, « Des sentiments aux émotions (et vice-versa). Comment devient-on militant de la cause animale ? », Revue française de science politique, no 60 (2), 2010, p. 350.
14 Entretien avec Gloria Cano, Lima, 19 août 2010.
15 Entretien avec Raida Condor, Lima, 23 août 2010.
16 Éric Agrikolanski, « Les usages protestataires du droit », Penser les mouvements sociaux, in Olivier Filleule, Éric Agrikolanski et Isabelle Sommier (coord.), Paris, La Découverte, 2010.
17 Pierre Bourdieu, « La force du droit. Éléments pour une sociologie du champ juridique », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 64 (1986), p. 3-13.
18 Le premier procès concerne les cas de violations des droits humains : les massacres de Barrios Alto et la Cantuta et l’enlèvement de Gustavo Gorriti et de Samuel Dyer. Le second concerne le transfert illégal de quinze millions à Montesinos, le troisième, enfin, le contrôle illégal des membres de l’opposition, le fait de suborner les députés et le contrôle de plusieurs chaînes de Télévision avec l’argent de l’État.
19 Déclaration d’Alan García, Emol, Chili, 24 septembre 2007.
20 Alan García, ibid.
21 Surnom d’Alberto Fujimori au Pérou.
22 Entretien avec Avelino Guillen à Lima le 26 août 2010.
23 Entretien à Lima, le 17 août avec Victor Quintero, expert auprès du Centre International de Justice Transitionnelle (ICTJ).
24 Corte Suprema de Justicia, Sala Penal Especial, Sentence contre Alberto Fujimori, Lima, 7 avril 2009, p. 617.
25 Antoine Garapon, Frédéric Gros et Thierry Pech, Et ce sera justice. Punir en démocratie, Paris, Odile Jacob, 2001.
26 Janine Barbot et Nicolas Dodier, « De la douleur au droit. Ethnographie des plaidoiries lors de l’audience pénale du procès de l’hormone de croissance contaminée », in Daniel Cefaï, Mathieu Berger et Carole Gayet-Viaud (dir.), Du civil au politique. Ethnographies du vivre ensemble, Bruxelles, Peter Lang, 2011, p. 289-322.
27 Entretien avec Avelino Guillén à Lima, le 28 août 2010.
28 Extrait de la plaidoirie du docteur Ronal Gamarra, avocat de la partie civile, audiences nos 143 et 144 du procès contre l’ex-président Fujimori.
29 Victor Qinteros, « Todos los caminos conducen al SIN », Revue IDHEPUCP, no 17, avril 2008.
30 Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem, Paris, Gallimard, 1966.
31 Henry Rousso, Vichy. L’Événement, la mémoire, l’Histoire, Paris, Gallimard, 2001.
32 Jean-Louis Briquet, Mafia, justice et politique en Italie : l’affaire Andreotti dans la crise de la République (1992-2004), Paris, Karthala, 2007.
33 Mark Osiel, Juger les crimes de masse, La mémoire collective et le droit, Paris, Le Seuil, 1997.