1 Ce
texte s’inscrit dans une recherche-action collective 2012-2014 sur La place et les spécificités des banques
coopératives et mutualistes en Pays de Loire, portée par
l’observatoire régional de l’économie sociale et solidaire de la CRESS
Pays-de-la-Loire, en partenariat avec sept banques
coopératives.
2 Au sein des
groupes coopératifs, quelques caisses reposent encore sur l’homogénéité
socio-professionnelle : la Casden-BP (enseignants), le CMPS (Crédit
Mutuel des professionnels de santé), le CME (Crédit Mutuel
enseignant).
3 Ce thème ne constitue
qu’un des éléments de la recherche-action collective menée, dont les
résultats complets sont publiés dans Glémain P. (dir.), La place et les spécificités des banques
coopératives et mutualistes en Pays de Loire, Rapport à
l’observatoire régional de l’économie sociale et solidaire de la CRESS
Pays-de-la-Loire, 2012. Concernant l’aspect gouvernance, le lecteur
pourra se référer à : Caire G., « De la démocratie locale dans certaines
banques coopératives », RECMA, no 316, mai 2010 ; Caire G. et Nivoix S., « La démocratie sociétariale vue d’en bas.
Observations sur des assemblées générales locales de banques
coopératives », Revue française de gestion,
no 220, janvier 2012, p. 17-30.
4 Nous employons ici le terme
banque capitaliste, au sens de maximisation de la rentabilité du
capital, et non au sens de facteur de production (dans ce sens les
banques coopératives sont aussi éminemment capitalistiques). Par
ailleurs les termes banques commerciales, SA, classiques s’appliquent
aussi aux banques coopératives et le terme non coopératif est aussi
problématique.
5 Source : SNL’s top
50 European big bank list 2013.
6 La part du
secteur coopératif est calculée sur les données des six groupes sous
revue. Les autres banques présentes sur le territoire français
(filiales de banques étrangères comme HSBC France, de compagnies ou de
mutuelles d’assurance comme Axa Banque ou Groupama banque, de
constructeur automobile (Renault) ou d’entreprise de distribution
(Carrefour...) représentent environ 5 % du marché de la banque de
détail.
7 La
décomposition repose sur le lieu d’enregistrement comptable des
activités.
8 Pour les pionniers de
Rochdale, l’exclusivisme (l’accès aux services n’est ouvert qu’aux
sociétaires) était inhérent à la forme coopérative.
9 Banques populaires : commerçants, industriels,
fabricants, artisans, patrons bateliers, sociétés commerciales,
professions libérales ; Crédit Agricole : agriculteurs et ruraux ;
Crédit maritime : pêcheurs maritimes, cultivateurs maritimes. Par
contre, le texte ne prévoit pas de public cible pour le Crédit Mutuel
(« toute personne physique ou morale »), ni pour la Caisse d’épargne,
spécifiant cependant les objectifs de solidarité et de lutte contre
l’exclusion. Mais suite aux mouvements de dérégulation financière
débutés dans les années 1980, ces dispositions ne semblent plus avoir
d’implications pratiques.
10 « Clients can become
members/owners of co-operative banks with relatively small
investments. »
11 Le Crédit Mutuel intègre cependant un critère
territorial : le sociétaire doit « habiter ou exercer sa profession ou
avoir un intérêt personnel ou familial dans la circonscription de la
caisse ». Pour les Banques populaires, le candidat sociétaire est
admis « à condition d’avoir été agréé par le conseil d’administration
et d’avoir été reconnu digne de crédit. En cas de refus d’admission,
le conseil d’administration n’a pas à faire connaître les motifs de
son refus ».
12 Caractéristiques du profil : CB internationale à
débit différé ; 1 600 € revenus domiciliés/mois ; dépenses CB : 500 €
en zone euro/mois ; retraits DAB : 5/mois dont 3 dans sa banque ;
retraits DAB : 4 × 100 € hors zone euro/an ; découverts : 300 € sur 4
jours/mois et 800 € d’autorisation ; découverts : 5 dépassements/an ;
prélèvements : 6/mois dont 1 mis en place dans l’année ; virement
permanent mensuel : 1 initié au guichet; chèque de banque : 1/3 ans ;
Accès internet
13 Banque
populaire occitane, 188 € ; Crédit Maritime Méditerranée, 193 € ;
Crédit Mutuel Bretagne, 193 € ; Banque Dupuy de Parseval, 202 € ;
Banque Marze, 203 €
14 « Les sociétaires emprunteurs (personnes morales)
perçoivent la ristourne coopérative. Le versement de la ristourne
coopérative peut être assimilé au remboursement d’un “trop-perçu”.
Chaque sociétaire emprunteur (personne morale) y a droit au prorata
des intérêts qu’il a versés. Elle correspond à une réduction
d’intérêts calculés sur un ensemble d’opérations réalisées avec le
Crédit Coopératif sur l’exercice. Elle est comptabilisée à la date
de la décision de l’assemblée générale des associés ayant statué sur
la répartition du résultat. »
15 « Tarifs et mobilité bancaires : le désolant palmarès
des banques ! »
16 Sur la base de huit tarifs dont
les coûts sont additionnés : carte bancaire internationale à débit
immédiat ; carte bancaire haut de gamme (Gold/Premier) à débit
différé ; retrait distributeur hors réseau banque (15 retraits par
an) ; mise en place en agence d’un virement occasionnel externe (3
virements par an) ; mise en place d’un prélèvement automatique sur
organisme financier ; commission d’intervention par incident de
paiement ; assurance sur les moyens de paiement ; abonnement annuel au
service transactionnel par téléphone et Internet.
17 Au
Crédit Agricole, jusqu’en 2005, lorsqu’un couple souscrivait un
emprunt, le mari devenait automatiquement propriétaire de parts
sociales. C’est un des éléments d’explication de la surproportion
d’hommes parmi les sociétaires.
18 Tonic sociétaire au Crédit Mutuel.
19 Calcul sur la base des
données du site GIE carte bleues : par an un détenteur moyen effectue
127 paiements et 26 retraits par carte et le coût moyen d’une carte
nationale est de 46 €.
20 Entretien réalisé avec un responsable syndical
régional.
21 Au moment de l’introduction de CASA en bourse, il n’y
a pas eu de commissions directes, mais des objectifs commerciaux par
agence et une très forte pression car la fenêtre de lancement était
limitée : « Tout le monde était sur le pont » selon l’expression d’un
conseiller lors d’un entretien.
22 Fin 2007, la Caisse d’épargne
Rhône-Alpes avait mis en place un système de benchmark des performances des salariés, des
uns par rapport aux autres au sein de chaque agence, et aussi entre
agences, qui déterminait la part variable de la rémunération de chaque
salarié. Aucun objectif n’était imposé officiellement, ni aux agences,
ni aux salariés, le seul objectif était de faire mieux que les autres.
Les outils informatiques permettaient à tout le monde de suivre en
direct, depuis chaque poste, ce que faisait chacun des commerciaux de
toute la banque. Le système a fait l’objet d’une condamnation au motif
que « l’organisation collective de travail basée sur le benchmark compromet gravement la santé des
salariés » (Tribunal de grande instance de Lyon, 4 septembre 2012 no RG 11/05300).
23 Le taux de rotation des
salariés peut aussi être un indice : si les salariés sont satisfaits
de leur travail, ils tendent à être plus fidèles à leur
employeur.
24 Il n’existe pas à
notre connaissance d’étude comparative similaire d’envergure nationale
concernant les tarifs bancaires pratiqués pour les
associations.
25 À la différence des études sur les particuliers, il
n’est pas possible d’apprécier les différences entre caisses
régionales au sein de chaque groupe.