• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16459 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16459 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires de Rennes
  • ›
  • Histoire
  • ›
  • « La dame de cœur »
  • ›
  • Quatrième partie. Fondations religieuses...
  • ›
  • Jeanne d’Autriche fondatrice des Déchaus...
  • Presses universitaires de Rennes
  • Presses universitaires de Rennes
    Presses universitaires de Rennes
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Jeanne d’Autriche Chronologie de la fondation Les liens de Jeanne avec la fondation Ornement du couvent : le tissage du lien dynastique avec la fondation Présence physique de Jeanne aux Déchaussées Sa dernière demeure Notes de bas de page Auteur

    « La dame de cœur »

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Jeanne d’Autriche fondatrice des Déchaussées royales de Madrid

    Ana García Sanz

    Traduit par Cécile Vincent-Cassy

    p. 279-294

    Texte intégral Jeanne d’Autriche Chronologie de la fondation Les liens de Jeanne avec la fondation Ornement du couvent : le tissage du lien dynastique avec la fondation Présence physique de Jeanne aux Déchaussées Sa dernière demeure Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    « L’un des plus grands projets et l’un des exploits les plus notables que la princesse sérénissime ait accomplis1… »

    1Jeanne d’Autriche, infante de Castille et princesse de Portugal, fut l’une des femmes de la Maison d’Autriche qui joua un rôle de premier plan dans différents domaines de l’histoire de la seconde moitié du XVIe siècle. Pendant longtemps, l’étude de sa personne a été liée à celles d’autres personnages historiques, notamment dans les ouvrages de Danvila y Burguero2 et de March3. Ce n’est qu’en 1955 que sa première biographie, rédigée par Fernández de Retana4, fut éditée. Elle fut complétée par l’ouvrage de Villacorta Baños5 ou par des publications consacrées à différents sujets, tels que son action à la régence ou ses initiatives dans le mécénat artistique.

    2Le présent essai porte plus spécifiquement sur le rôle qu’elle eut de fondatrice d’une institution religieuse, le couvent madrilène des Déchaussées royales (Descalzas Reales), ainsi que de la façon dont elle s’est impliquée très personnellement dans ce projet. C’est l’occasion de préciser, autant que le permette la documentation existante, le processus de création de la fondation dans ses différentes phases, ainsi que la relation que Jeanne entretint avec la communauté. On verra enfin comment ses choix personnels se sont reflétés6 dans cette entreprise.

    3La documentation liée à ce projet parvenue jusqu’à nous est assez mince. La disparition des documents fut déjà signalée dans un mémoire adressé à la reine Isabelle II par l’un des chapelains du couvent en 1864. Celui-ci y rapportait la situation dans laquelle se trouvait l’institution sous patronage royal, ainsi que son fond documentaire. Dans cet écrit on trouve mention de la destruction des archives et « que les documents d’archive sortirent du couvent et de la chapelle royale par paniers entiers, pour être vendus comme de vieux papiers »… Malgré tout, on y indique le sauvetage, à ce momentlà, de quelques documents portant sur la fondation, sans plus de précision toutefois concernant leur sujet ou le lieu où ils furent recueillis7.

    4La présente étude, reprenant la documentation existante, mettra particulièrement l’accent sur la chronologie de la fondation, en en considérant les différentes étapes et le moment où Jeanne en prit les rênes. Pour mieux comprendre cette entreprise il est indispensable de s’approcher de la figure de Jeanne d’Autriche et d’approfondir certains aspects de sa personnalité.

    Jeanne d’Autriche

    5Jeanne fut orpheline à quatre ans à peine. Après la mort de sa mère l’impératrice Élisabeth de Portugal le 1er mai 1539, son enfance se déroula dans la compagnie de sa sœur Marie, avec laquelle elle résida à plusieurs endroits : Arévalo, Ocaña, Alcalá de Henares, Guadalajara, Valladolid ou Madrid. Dans toutes ces localités les infantes eurent leur propre Maison, avec un service de près de 300 personnes en charge de leur bien-être et de leur formation. Les infantes partagèrent ce personnel jusqu’en 1549, date à laquelle chacune eut sa propre maison. Jeanne bénéficia d’un entourage de près de 200 personnes qui la suivit quand elle partit au Portugal. C’est en 1551 que Jeanne et Marie se séparèrent définitivement, l’une ayant été choisie comme épouse du prince héritier du Portugal, l’autre comme celle de Maximilien II. Marie partit donc pour Vienne. Le mariage de Jeanne et de Jean du Portugal fut célébré en 1552, mais fut réellement bref. Le 2 janvier 1554, le jeune prince mourut en laissant un fils posthume, le prince Sébastien. Depuis lors, Jeanne se vêtit de noir jusqu’à la fin de ses jours (illustration 44).

    6Elle fut une femme de forte personnalité, comme le rapportent aussi bien ses contemporains que l’image que nous en transmettent ses portraits8. Quelques personnages eurent l’occasion de la connaître personnellement, comme monsieur de Brantôme, qui la trouva belle et élégante : « Ceste princesse d’Espaigne a esté une très Belle princesse, et de très-apparente majesté : aussy ne seroit-elle pas princesse espaignolle », et ajouta, après avoir décrit son vêtement, que « [il] lui di[t] que c’estoit un des plus beaux princes de la chrestienté9… »

    7L’ambassadeur Antonio Tiépolo fut aussi fasciné par son aspect physique, soulignant son port svelte et majestueux10. Enfin elle sembla belle à Cabrera de Córdoba, qui rédigea une épitaphe à sa mort, faisant l’éloge de ses qualités physiques et de ses nombreuses vertus11 encensées par Prescott à une date plus récente12. Ce sont des valeurs qui ont joué un rôle dans la considération qu’on lui porta à la cour du Portugal, comme l’exprimait Luis Sarmiento, ambassadeur espagnol au Portugal, en dépit de sa réserve excessive et de son aspect farouche, en particulier lorsqu’elle était en l’absence de son mari13. Sa manière d’agir n’était pas en adéquation avec le modèle de veuve soumise acceptant les directives des autres. C’est pourquoi, à plusieurs occasions, on considéra que son comportement était masculin. C’est ainsi que l’exprima l’ambassadeur vénitien Federico Badoero, pour qui le caractère de Jeanne était plus propre à un homme qu’à une femme14. Elle fut donc affublée d’un caractère peu séduisant, qui selon Queiros Veloso, « repoussait plutôt qu’il attirait15 », considéré peu féminin et assez dur, présentation sans nuance que Tormo16 et Gregorio Marañón17 reprirent aussi à leur compte.

    8Comme membre de la famille des Habsbourg, Jeanne suivit les pas de ses prédécesseurs qui, veuves, avaient développé un rôle politique actif tout en servant d’éducatrices pour les plus jeunes membres du lignage. Ce fut le cas de sa tante, la reine Marie de Hongrie (1505-1558), de sa grandtante l’archiduchesse Marguerite d’Autriche (1480-1530) et de sa tante et belle-mère Catherine d’Autriche, reine du Portugal (1507-1578).

    9Elle fut une femme de grandes passions. Parmi ses activités favorites se trouvaient la chasse et l’équitation, auxquelles s’unissait un goût profond pour la lecture et pour la musique. Dans les inventaires de ses biens, que ce soit celui de 1553, rédigé après son mariage et son départ pour le Portugal, ou celui de 157318 réalisé après sa mort, on trouve une grande quantité d’instruments de musique19. De fait, la musique joua un rôle important dans sa vie, ce qui se refléta dans la fondation des Déchaussées. Elle y créa en effet une chapelle de musique afin que les cérémonies liturgiques pussent être célébrées avec la solennité appropriée. Pour ce faire, un orgue fut placé dans l’église20 et un organiste « habile et capable » engagé21. Elle s’occupa aussi personnellement d’établir un calendrier de toutes les célébrations, en indiquant celles qui devaient être accompagnées de chant et de polyphonie22. Elle commanda enfin que des musiciens et chanteurs interprétant de la musique « en usant de différents modes et instruments » assistassent toute la journée aux offices les plus solennels, du matin au soir23. Le couvent compta avec la présence de l’un des plus grands polyphonistes de son époque, Tomás Luis de Vitoria, qui y arriva comme chapelain de l’impératrice Marie en 1587, après la mort de Jeanne. Le maître Vitoria sut mettre en pratique toutes les indications laissées par elle, et prolongea le zèle avec lequel elle-même avait participé à la préparation des cultes, ordonnant d’apporter des bijoux et ornements qu’elle se char geait de disposer sur les brancards de procession ou sur l’ostensoir du Saint-Sacrement.

    10Dans son testament24, Jeanne établit plusieurs chapellenies dont les prêtres devaient avoir une belle voix, connaître les chants liturgiques et savoir jouer de l’orgue, précisant aussi où et comment devaient vivre ces chapelains. Ainsi les Déchaussées bénéficièrent d’une grande chapelle musicale, et la musique joua un rôle fondamental dans les offices. Le père Carrillo se réfère au goût que Jeanne avait pour cette dernière quand il rapporte qu’étant malade, elle ne put assister à l’office dans l’église et fit appeler les chanteurs pour que dans son antichambre ils lui interprétassent tous les chants liturgiques25 :

    « Elle se rendait tous les ans, pour son réconfort spirituel, aux matines célébrées dans la nuit de Noël. Et lorsqu’étant indisposée elle ne pouvait se lever, elle ordonnait que le lendemain les chanteurs de la chapelle royale vinssent dans ses appartements pour que, réunis dans l’antichambre, ils chantassent toutes les chansons et les villancicos qu’ils avaient chantés cette nuit-là. »

    11La lecture fut également l’un de ses objets d’intérêt, comme en témoigne le volume de sa bibliothèque, dont une partie fut donnée au couvent26. Non seulement Jeanne fut une grande lectrice, mais elle favorisa aussi des hommes de lettres, comme Jorge de Montemayor, poète qui dans son ouvrage Les sept livres de Diane se réfère à elle comme à la « grande princesse », Augusta Cesarina. On saisit le volume et la nature de sa bibliothèque lorsque l’on constate que beaucoup de titres sont inclus dans le célèbre index des livres interdits rédigé en 1559 par l’inquisiteur général Fernando de Valdés. Elle avait connaissance des différents courants philosophiques et spirituels. Non seulement elle suivait les nouveautés en ce domaine, mais les défendait et promouvait aussi.

    12Finalement, sa forte personnalité et ses nombreuses passions se virent reflétées dans la fondation du couvent de Notre-Dame du Réconfort (Nuestra Señora de la Consolación), communément appelé les Déchaussées royales, alors qu’elle assumait la régence, conformément aux pouvoirs que lui avait octroyés son père le 31 mars 1554 à Bruxelles. À cette occasion, l’empereur indiqua que « puisqu’il y avait une personne de notre sang… », il convenait que ce fût elle qui se chargeât du gouvernement27.

    Chronologie de la fondation

    13Bien que Jeanne assumât avec rigueur sa responsabilité de régente, cela ne l’empêcha pas de s’occuper de la fondation des Déchaussées. Après son précoce veuvage elle prit la décision de refuser toute offre de mariage. Elle ne choisit pourtant pas de se retirer dans un couvent comme le firent d’autres dames illustres, mais maintint son haut statut social et financier, fréquentant les cercles de la Cour où elle était appelée « La Princesse ».

    14La fondation du couvent des Déchaussées royales répond néanmoins à une tendance habituelle dans la famille des Habsbourg, dont plusieurs membres ont financé la construction d’édifices où cohabitent des palais de repos, destinés principalement à la retraite spirituelle, et des couvents qui abritaient fréquemment un panthéon funéraire. Le projet développé par Jeanne aux Déchaussées royales répond à ce dessein complexe, et servit clairement de référence à la vaste fondation du monastère de Saint-Laurent de l’Escorial fondé quelques années plus tard par son frère Philippe II. Pour comprendre les Déchaussées, il convient de détailler la façon dont Jeanne a vécu sa spiritualité. Sa piété est inscrite dans la devotio moderna, basée sur une relation individuelle et intérieure avec Dieu. En ce sens, elle fut une disciple des réformateurs catholiques, pour beaucoup d’entre eux accusés d’hétérodoxie, ce qui lui permit sans doute de voir comment étaient jugés et condamnés certains de ses meilleurs amis.

    15Son expérience religieuse fut marquée par son affinité avec la toute jeune Compagnie de Jésus, dont elle fit secrètement partie à partir de 1555, sous le pseudonyme de Mateo Sánchez. Dans ces années initiales, plusieurs tentatives de créer une branche féminine des jésuites furent faites. Du vivant de saint Ignace de Loyola, la veuve catalane Isabel Roser se rendit à Rome en 1545, et le pape Paul III en personne lui donna l’autorisation, ainsi qu’à d’autres femmes, de prononcer des vœux. Malgré tout l’essai tourna court en 1546. Le cas de Jeanne fut néanmoins très différent. Son confesseur, François Borgia, s’occupa de faire les démarches nécessaires, et réussit à la faire accepter dans la Compagnie de façon exceptionnelle. Son intégration posa quelques problèmes aux jésuites. Ils craignaient qu’en apprenant la décision de Jeanne, Charles Quint, très réticent à accepter ce nouvel ordre, tout autant que Philippe II, n’expriment leur malaise. Finalement, même si on a eu coutume d’affirmer que Jeanne eut l’intention de créer une branche féminine de la Compagnie de Jésus, aucun document n’atteste qu’on en soit arrivé là, et cela se révèle peu probable. Il est toutefois sûr que c’est François Borgia qui orienta son choix vers la communauté de l’ordre franciscain pour sa fondation28. Les premières sœurs sont issues du cou vent de Sainte-Claire de Gandie, où de nombreuses femmes de la famille Borgia étaient entrées en profession.

    16Le développement de la fondation des Déchaussées royales est sans le moindre doute lié à celle que Juliana Ángela Velasco y Aragón, duchesse de Frías, avait promue antérieurement. En mai 1552, la duchesse s’entretint avec François Borgia de la possibilité de faire sortir un groupe de religieuses du couvent de Sainte-Claire de Gandie pour le transférer au couvent qu’elle avait fondé à Casalarreina, dans la région de la Rioja. On peut dater ces démarches du mois de mars 1552 grâce à la correspondance échangée sur le sujet par le pape Paul III et le ministre général de l’ordre franciscain, frère Andrés Álvarez de la Isla29. Au mois de mai de la même année, huit religieuses partirent de Gandie. En octobre Jeanne se rendait au Portugal pour rejoindre son époux, le prince Jean.

    17La mort de la duchesse de Frías, probablement fin 1553, fit avorter le projet de cette fondation, et c’est François Borgia lui-même qui suggéra à Jeanne de la reprendre à son compte30. En effet, la même année Borgia alla au Portugal et lui rendit visite. Il put alors évoquer cette question avec elle. Cette hypothèse se trouve renforcée par le fait que le ministre général de l’ordre franciscain, frère Andrés Álvarez31, ait concédé à Borgia et à la princesse une patente pour fonder le couvent, ce que l’on peut dater de la même année, la dernière de son gouvernement à lui. Ainsi s’amorça le processus aboutissant à la fondation des Déchaussées royales. On peut affirmer que cette circonstance fut favorable à l’exécution d’un projet que Jeanne avait en tête depuis son séjour au Portugal, et qu’elle décida de matérialiser quand, une fois veuve, elle retourna à Valladolid. En effet, il semble raisonnable de penser que l’idée de fonder un couvent date de ses années portugaises. Carrillo signale qu’elle y avait déjà fréquenté des couvents de franciscaines, faisant le saint vœu d’en fonder un, de religieuses de Sainte-Claire32.

    18François Borgia et Jeanne étaient entrés en contact dès 1552, lorsque le jésuite se rendit à Toro pendant la Semaine Sainte, et prêcha pour l’infante juste avant ses noces avec le prince Jean du Portugal (illustration 45). Quelques années plus tard, le 10 juin 1554, Borgia notait dans son journal qu’il prenait en charge la direction spirituelle de la princesse récemment endeuillée33. Depuis ce moment-là, il demeura à ses côtés. Ce fut le début d’une profonde amitié entre eux, ce qui ne fut pas sans créer de problèmes au jésuite, au point d’être accusé d’avoir une conduite inconvenante avec l’infante34. Lorsqu’elle devint veuve, Jeanne fut réclamée par son père comme régente et abandonna Lisbonne le 15 mai 1554 en direction de Valladolid. L’arrivée dans cette ville de la communauté de clarisses, qui avait participé à la fondation à Casalarreina en août de la même année, laisse à penser qu’elle le fit sur une requête de l’infante, donnant ainsi forme à sa fondation à elle, malgré l’absence d’un bâtiment pour les accueillir. On possède des informations sur le début de la vie de la communauté à partir de septembre, avec l’installation des religieuses dans une maison qui fut postérieurement utilisée comme prison de femmes35. On peut donc considérer que la date de septembre 1554 marque l’établissement de la fondation. On pense que Jeanne s’occupa de chercher un édifice pour loger la communauté déjà constituée à partir de 1555, décidant finalement d’acquérir l’ancien palais madrilène du trésorier Alonso Gutiérrez, où elle était née en 1535, alors toujours en possession de ses héritiers. L’arrivée depuis Valladolid à Madrid de la première communauté, en 1557, est documentée. À cette date, des travaux avaient déjà commencé pour mettre le palais en conformité avec sa nouvelle vocation conventuelle. Pendant les travaux les religieuses furent accueillies dans les maisons de l’évêque de Plasencia36. C’est peut-être en raison de la mort de ce dernier en 1559 que la communauté déménagea au couvent, même si celui-ci se trouvait encore en réfection.

    19Ce fut donc pendant toute sa régence que Jeanne fit les démarches nécessaires à la réalisation de la fondation des Déchaussées royales. Elle fit l’acquisition, en plus de l’ancien palais, des édifices qui le jouxtaient, comme les maisons de María de Pisa, épouse d’Alonso Gutiérrez, achetées en juillet 155837. L’entrée des religieuses dans le couvent nommé Notre-Damede-la-Consolation (illustration 46) eut lieu le 15 août 1559, tel qu’indiqué par Madoz. L’église n’était pas encore achevée, mais les travaux de l’enceinte conventuelle, eux, l’étaient. Cependant on a des éléments prouvant que des travaux de mise en conformité dirigés par Antonio Sillero se déroulèrent encore après l’arrivée de la communauté. En définitive, on peut établir comme dates clés celle de 1554, qui marque la réalisation de la fondation par la princesse, et le mois d’août 1559, avec l’arrivée de la communauté au couvent.

    Les liens de Jeanne avec la fondation

    20Jeanne désira faire cette fondation essentiellement pour deux raisons. En premier lieu, en vertu d’un désir de salut spirituel, elle chargea la communauté de la prière perpétuelle pour son âme et pour celle de tous ses protecteurs, d’après un mécanisme de patronage spirituel lié aux familles royales déjà au Moyen Âge. En second lieu, elle recherchait un type de prestige attaché à la fondation d’institutions religieuses ou caritatives ellemême. Ces dernières impliquaient, en outre, une façon particulière de manifester la foi catholique à travers des édifices, des cérémonies liturgiques et des expressions artistiques, ce qui supposait une œuvre de mécénat.

    21Les renseignements les plus complets sur la fondation sont contenus dans la Crónica e historia verdadera de las cosas memorables y particulares del santo convento de la Madre de Dios de la Consolación de Madrid y de su fundación y principio38. Cette chronique fut rédigée de 1594 par l’une des religieuses de la communauté originelle provenant de Valladolid. Le contenu de ce récit fut postérieurement utilisé par le père Juan Carrillo pour écrire, en 1616, l’ouvrage si abondamment cité dont le titre est : Relación Histórica de la Real fundación del Monasterio de las Descalzas de Santa Clara de la Villa de Madrid. Ces deux textes apportent des informations sur la fondation et la vie des religieuses dans les premières années de la vie du couvent, ce qui nous permet de percevoir comment Jeanne en a imaginé la gestion et le gouvernement, ainsi que ceux de ses dépendances.

    22Les règles générales régissant la vie de la communautaire sont, pour l’essentiel, inscrites dans les premiers actes de fondation octroyés par l’infante en 1572. On y précisait que le nombre de religieuses ne pourrait pas dépasser 33, auxquelles s’ajouteraient 7 novices au départ, toutes issues de famille noble et de sang pur39. Les religieuses des Déchaussées obéissaient à la première règle de sainte Claire et s’assujettissaient à la règle génér ale de l’ordre de saint François. Elles adoptèrent aussi les normes de vie de la réforme collette, selon lesquelles les religieuses devaient subvenir à leurs besoins par le travail et les aumônes qu’on leur verserait. Ces dernières règles n’étaient pas du goût de Jeanne, qui souhaitait que les moniales se concentrent sur l’observance de la règle, dans une vie sereine, sans être préoccupées par des questions financières. Elle établit donc, à travers le bref approuvé par le pape Pie IV, de les faire bénéficier d’une série de rentes afin qu’elles pussent vivre dans une forme de pauvreté moins stricte. Cependant cette initiative créa des tensions entre la communauté et la fondatrice, au point que les religieuses envisagèrent d’abandonner le couvent. Leur résistance fut telle que Jeanne finit par leur confier le document en question afin qu’elles prissent leur décision définitive. Les moniales réaffirmèrent leur vœu de pauvreté et décidèrent, lors de la première fête dédiée au Saint-Sacrement, d’utiliser le bref pour fabriquer un bouquet de fleurs destiné à orner l’ostensoir40. Malgré tout, Jeanne n’abandonna pas sa quête de solutions pour que la communauté ne fût pas dans l’embarras. Finalement, le pape Pie V octroya un autre bref à l’infante. Il lui donnait la faculté de léguer ses biens à un collège ou un hôpital qui aurait l’obligation, entre autres, de financer les réparations du couvent, l’ornement de l’église et de la sacristie ainsi que de dispenser des aumônes de blé pour fabriquer du pain, et de répondre aux besoins d’infirmerie41. Ainsi, Jeanne s’occupa en particulier des besoins de base des religieuses, comme la nourriture, l’habillement et le linge de lit, ainsi que l’infirmerie, la pharmacie et le charbon de bois. En 1573, peu avant sa mort, elle fonda des chapellenies et chargea l’aumônier de l’informer chaque année des besoins de la communauté42 sans toutefois s’immiscer dans les affaires privées des religieuses.

    Ornement du couvent : le tissage du lien dynastique avec la fondation

    23Une fois la communauté établie dans l’ancien palais, il fallut doter les pièces de la décoration propre à un couvent, ce dont Jeanne s’occupa personnellement. Dans les dépendances de la clôture, Jeanne considérait que le couvent devait être orné d’images artistiques encourageant l’ascétisme, la mortification et la pénitence43, et ce dans le respect du vœu de pauvreté des religieuses. Sa participation fut sur ce point très personnelle, puisqu’elle fit don d’une partie de ses biens au monastère. Comme d’autres femmes de la famille des Habsbourg, Jeanne constitua sa propre collection artistique. Son modèle le plus direct était sa belle-mère et tante Catherine d’Autriche. Cette grande collectionneuse, depuis le trône du Portugal, distribua de nombreuses œuvres aux membres de sa famille résidant dans les principales cours d’Europe44. Tout au long de sa vie, Jeanne manifesta un goût certain pour les objets artistiques et objets de curiosité, réunissant une importante collection comportant de nombreux bijoux, tapisseries, tapis et draperies, ainsi qu’une vaste galerie de portraits. Aux côtés des œuvres, on trouve dans ses inventaires des objets liés à la vie quotidienne comme des cruches d’argile ou des pièces de vêtement, tous également de grande valeur (illustration 47). Dans le respect de ses dernières volontés, beaucoup de ses biens, dont elle indiqua même à quoi ils étaient destinés, furent donnés au couvent des Déchaussées royales45. On trouve ainsi la citation, à la référence no 276 de l’inventaire réalisé après sa mort, d’« une image au pinceau de Notre-Dame […] et de l’Enfant qui tient une petite branche et un perroquet ». Selon l’annotation à la marge, elle fut celle que « Son Altesse, que Dieu ait son âme, ordonn [a] de mettre sur l’autel de son enterrement46 » (illustration 48).

    24De la même façon, l’inventaire des œuvres que les exécuteurs testamentaires donnèrent au couvent permet de reconnaître quelques-unes de celles que l’on conserve encore aujourd’hui47. C’est le cas d’un reliquaire contenant le doigt de saint Jean Baptiste ou bien de celui qui renferme un fragment du bras de saint Sébastien48. Cette dernière relique, d’un grand prix pour la princesse, et d’une grande dévotion au Portugal, fut peut-être celle qu’elle garda près d’elle dans son alcôve pour invoquer sa protection lors de son accouchement, qui eut lieu le 19 janvier 155349, à la veille de la fête du saint dont le prince qui naquit reçut le nom (illustrations 49 et 50).

    25Parmi ses biens, on trouvait aussi de nombreux bijoux, dont certains avaient été commandés personnellement par la princesse au Milanais Giacome Trezzo50. Jeanne en avait la passion, et enrichit sa collection tout au long de sa vie. Aux joyaux qu’elle avait dans son enfance elle ajouta ceux qu’elle hérita de sa mère et ceux qu’elle reçut à la cour portugaise. La grande qualité et l’abondance de son trésor de bijoux est manifestée par la fréquence avec laquelle elle les prêta, très particulièrement à la jeune reine Anne d’Autriche, quatrième épouse de Philippe IV51.

    26La participation de Jeanne à l’ornement du monastère fut plus précise encore dans quelques-unes des salles, comme celle du reliquaire. Une fois terminée la construction de l’église, elle détermina d’installer les reliques qu’elle possédait dans une même pièce, en y joignant celles qu’avait envoyées sa sœur Marie et d’autres venues de Rome. La pièce destinée à devenir la salle du reliquaire occupait les chambres où Jeanne était née en 1535. De la même façon que pour d’autres parties du couvent, elle se préoccupa personnellement d’indiquer comment cette salle devait être décorée52 (illustration 51).

    27En plus des œuvres d’art à thématique religieuse, propres à un couvent, Jeanne lui apporta une intéressante galerie de portraits formée par des œuvres d’artistes qu’elle avait elle-même promus, comme Antonisz Moor, Alonso Sánchez Coello, Cristóbal de Morales ou Jorge de la Rúa. Tout au long de sa vie, elle reçut de nombreux portraits de son fils Sébastien, de sorte qu’elle put voir comment il grandissait. Parmi ceux que mentionne son inventaire, il en est un dont la description précise que le prince était vêtu de « chausses et d’un pourpoint blanc et tissu violet… », qui pourrait fort bien correspondre à celui que l’on conserve actuellement au couvent53 (illustration 52).

    28Enfin, consciente de la valeur des biens attachés au monastère, Jeanne établit l’obligation de rédiger un inventaire faisant la liste de toutes les reliques et autres objets précieux de la chapelle. En outre, elle interdit expressément leur sortie du couvent, assignant aux religieuses la responsabilité de leur contrôle et de leur conservation.

    Présence physique de Jeanne aux Déchaussées

    29Concernant la présence de Jeanne dans les dépendances du monastère, il existe plusieurs versions. On a affirmé qu’après avoir abandonné la régence Jeanne vécut loin des affaires de l’État, attachée au couvent des Déchaussées54. Pour certains auteurs, elle s’y retira jusqu’à la fin de ses jours, n’en sortant qu’occasionnellement. Mais c’est une affirmation excessive, ne reflétant pas exactement la réalité, puisqu’on connaît le rôle qu’elle joua à la Cour, en particulier dans le cercle familial. D’autres études précisent qu’elle vécut dans ce que l’on appelle le Cuarto Real jusqu’à sa mort, comme le fit plus tard sa sœur Marie55. Mais la dite chambre, qui occupait plusieurs pièces dans l’aile nord du bâtiment, jouissant d’une vue sur le jardin, était aussi séparée des appartements réservés à Jeanne. De surcroît, les informations fournies par les étrangers à la cour d’Espagne permettent de comprendre que Jeanne disposa de pièces privées dans l’Alcazar de Madrid. Sa résidence y est documentée pour 1560, mais aussi fin 1571. L’ambassadeur Tiépolo rapporte en effet que la princesse vivait au palais, retirée des plaisirs du siècle, dans des chambres proches de celles de la reine Anne56.

    30Malgré tout, la documentation conservée montre que Jeanne disposa aussi de sa propre pièce, à droite de l’église, dotée d’un oratoire ou d’une chapelle reliée à l’autel principal de l’église des Déchaussées, du coté droit. Jeanne elle-même s’y réfère dans son testament. Elle y dit que c’est là qu’elle assistait à la messe et aux offices divins57. Carrillo précise aussi que la pièce en question était à côté de l’église, ce qui permettait à la princesse d’y écouter les célébrations liturgiques. Il indique aussi qu’elle se recueillait dans ces appartements « de nombreux jours durant l’année58 ». Toutefois, malgré cette mention par Carrillo, étant donné le rôle actif qu’elle eut à la Cour où elle accompagnait ses belles-sœurs, d’abord Élisabeth de France, puis Anne d’Autriche, et la charge qu’elle eut de s’occuper de ses neveux, il semble plus probable que Jeanne ait résidé dans ses appartements des Déchaussées royales de façon intermittente59. Les liens familiaux étroits qu’elle entretenait expliquent sa présence aux côtés de la reine Anne d’Autriche au moment de l’accouchement inespéré de l’infant Charles Laurent à Galapagar, près de Madrid, le 12 août 1573. Pendant cet été-là, la santé de la princesse Jeanne avait décliné notablement, et elle s’était installée à l’Escorial pour bénéficier des conditions plus salubres de ce lieu. Son état s’aggravant, elle quitta Galapagar pour y retourner, et une équipe de médecins l’y assista jusqu’à sa mort. Ses restes mortels furent néanmoins transférés à sa fondation, où elle désirait être enterrée de la manière qu’elle avait indiquée, dans une chapelle située dans l’église du couvent.

    Sa dernière demeure

    31De son vivant, elle avait participé activement à la construction de l’église, dirigée par Juan Bautista de Toledo60. Les travaux se prolongèrent jus qu’en 1564. L’édifice fut consacré le 8 décembre61, lors d’une procession solennelle. Philippe II, son fils le prince Charles (Charles Laurent) et ses neveux Ernest et Rodolphe, accompagnés du IIIe duc d’Albe, et du marquis de Pescara, portèrent le Saint-Sacrement. Jeanne avait également supervisé la construction du retable principal réalisé par Gaspar Becerra en 156362, et son installation en 156763.

    32La nuit du 7 septembre 1573, à 38 ans à peine, elle mourut au monastère Saint-Laurent de l’Escorial. Selon ses dernières volontés, son corps fut transporté dans un cercueil placé sur une litière, accompagné de nombreux gentilshommes et de leurs serviteurs, jusqu’au couvent des Déchaussées royales où les honneurs funèbres furent célébrés le 30 septembre sur ordre de Philippe II64. Sa perte attrista profondément son frère Philippe et son épouse Anne d’Autriche, qui en tomba même malade. Malgré sa mort précoce, Jeanne avait laissé des détails très précis du lieu et de la façon dont elle voulait être enterrée. Elle désira avoir un panthéon familial dans sa fondation et s’occupa personnellement de tout ce qui avait trait à la cons truction de sa chapelle funéraire, stipulant très concrètement comment elle devait être, ce qui eut des conséquences sur son aspect65. Dans cette décision, on perçoit un geste d’individualisme puisqu’elle ne voulut pas être enterrée avec les autres membres de sa famille, qu’ils fussent de la branche espagnole ou de la branche portugaise. Dans son testament, elle consacra un paragraphe à cette volonté, décidant qu’elle serait enterrée à côté de l’autel principal de l’église, à l’endroit occupé par la chapelle qu’elle avait dans ses appartements, selon le modèle qu’elle avait approuvé. De la lecture de la documentation produite après sa mort, recueillie dans le Libro de Acuerdos de ses exécuteurs testamentaires, on déduit l’existence de plans réalisés par l’architecte Juan de Herrera66 pour la construction de la chapelle. Les travaux se prolongèrent jusqu’à 1578, et une fois conclus on y transporta le corps de l’infante, jusqu’alors déposé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Depuis lors, Jeanne y repose discrètement, comme elle le fit en vie, au sein d’un couvent qu’elle fonda et protégea avec zèle et dévouement (illustration 53).

    33L’entreprise de Jeanne fut soutenue et secondée par son frère Philippe II. À sa mort, le monarque prit la fondation sous son patronage et continua l’œuvre de sa sœur, tout en la prolongeant dans le projet personnel du monastère Saint-Laurent de l’Escorial, bâti à l’image de celui des Déchaussées Royales. Les héritiers de la Maison d’Autriche, tout comme leurs successeurs sur le trône d’Espagne issus de la dynastie des Bourbons à partir de 1700 lui apportèrent le même soin par la suite. À travers eux, on constate que Jeanne instaura un modèle de patronage. On le voit aussi à l’intérieur du couvent lui-même, puisque d’autres femmes de son lignage reprirent à leur compte le rôle de patronne aussi bien des arts que de la vie spirituelle et dévotionnelle catholique. Sa nièce l’infante Marguerite de la Croix (1567-1633) se fit remarquer par ses qualités humaines et ses vertus spirituelles, éveillant l’admiration du célèbre poète Francisco de Quevedo. Celui-ci décrivit alors « le front le plus beau que d’impériales couronnes aient pu ceindre67 ». L’infante arriva au couvent lorsque sa mère l’impératrice Marie, devenue veuve, décida de résider dans le Cuarto Real déjà mentionné. L’impératrice contribua à la poursuite du projet de sa sœur depuis le début, et favorisa la création de la salle du reliquaire en y envoyant de nombreuses reliques.

    34Cet héritage artistique, et même politique, se prolongea aussi grâce à la présence dans le couvent d’autres femmes de la famille royale. La figure de sœur Anne Dorothée (1612-1694), fille naturelle de l’empereur Rodolphe II (1552-1612) est particulièrement remarquable : elle développa une importante œuvre de fondation, traduite dans le mécénat artistique qu’elle exerça au sein du couvent. C’est à elle que l’on doit la construction de la chapelle de Guadalupe68, l’achèvement de la décoration de l’escalier principal ou l’offrande de pièces d’orfèvrerie de grande valeur. De même, elle eut un rôle politique et diplomatique de premier plan, comme le manifeste la correspondance qu’elle a entretenue avec des personnages tels que le monarque Philippe IV (1605-1665), l’infante Marie-Thérèse, future reine de France (1638-1683), ainsi qu’avec les papes successifs et bon nombre de cardinaux. Elle jouissait également du privilège de pouvoir accorder une audience aux ambassadeurs, aux nonces apostoliques, aux nobles et aux membres de la famille royale.

    35Le XVIIe fut le siècle glorieux du couvent. Anne Dorothée était entourée d’autres femmes issues de familles influentes de la noblesse, comme les religieuses Marguerite de la Croix (2e du nom, 1650-1686), fille naturelle de Juan José d’Autriche, Marianne d’Autriche (1641-1715), fille naturelle du Cardinal-infant Ferdinand (1609-1641), frère de Philippe IV, ou de Catherine d’Este (1614-1628), petite-fille de Catherine Michèle (1567-1597), seconde fille de Philippe II et d’Élisabeth de Valois. Toutes s’occupèrent de perpétuer le modèle de patronage dans le cadre politique propre à cette fondation.

    36Les relations dynastiques et familiales entretenues par Jeanne d’Autriche trouvèrent leur reflet aux Déchaussées Royales, non seulement au sein du couvent, mais aussi dans la constitution d’un riche réseau unissant d’autres femmes de la famille exerçant de fonctions politiques autour de la fondation. On doit ajouter à Catherine d’Autriche, reine de Portugal (1507-1578) et à l’impératrice Marie de Habsbourg l’archiduchesse et infante Isabelle Claire Eugénie69 qui, depuis Bruxelles, maintint presque toujours le contact avec la communauté et lui destina l’une des ses commandes les plus importantes : la série de tapisseries du Triomphe de l’Eucharistie, réalisée par Pierre Paul Rubens pour l’église du couvent. De même, les liens avec les cours de Florence, de Modène, de Turin, etc., furent étroits.

    37L’arrivée d’une nouvelle dynastie, les changements politiques et économiques ainsi que les transformations des mentalités supposèrent de profondes modifications dans la vie du couvent. Malgré tout, celui-ci conserva toujours la protection de la Couronne et, dans une large mesure, l’esprit que Jeanne d’Autriche avait souhaité lui imprimer au moment de sa fondation.

    Notes de bas de page

    1 Carrillo J., Relación histórica de la Real Fundación del Monasterio de las Descalzas Reales de Santa Clara de la villa de Madrid, Madrid, Luis Sánchez, 1616, chap. VI, fol. 16 ro.

    2 Danvila y Burguero A., Don Cristóbal de Moura, primer Marqués de Castel Rodrigo (1538-1613), Colección Diplomáticos Españoles, Madrid, Fortanet, 1900, p. 5-206 et Danvila y Burguero A., Felipe II y el rey don Sebastián de Portugal, Madrid, Espasa Calpe, 1954.

    3 March J. A., Niñez y juventud de Felipe II : Documentos inéditos sobre su educación civil, literaria y religiosa y su iniciación al gobierno (1527-1547), Madrid, Ministerio de Asuntos Exteriores, 1942.

    4 Fernández de Retana L., Doña Juana de Austria, Madrid, El Perpetuo Socorro, 1955.

    5 Villacorta Baños A., La jesuita. Juana de Austria, Madrid, Ariel, 2005.

    6 Je veux ici remercier la communauté des clarisses des Déchaussées royales pour toute l’aide apportée dans la réalisation de cet article, et en particulier la sœur archiviste Mª Almudena Pintos.

    7 Pulido y Espinosa J., Memoria del Real Patronato de las Descalzas reales, presentado a su Augusta Patrona S. M. la reina Ntra. Sra, Dña Isabel II, Madrid, Eusebio Aguado, 1864, p. 7.

    8 Un intéressant recueil de ses portraits se trouve dans Jordan A., « Los retratos de Juana de Austria posteriores a 1554 : la imagen de una Princesa de Portugal, una Regente de España y una jesuita », Reales Sitios, 151, 2002, p. 42-65.

    9 Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme, Paris, R. Sabe, t. II, 1848, p. 345-347.

    10 « Relación de la corte de España hecha en 1572 por un gentilhombre del séquito de Antonio Tiépolo que fue embajador cerca del rey católico », García Mercadal J., Viajes de españoles y extranjeros por España y Portugal, t. ii, Valladolid, Junta de Castilla y León, 1999, p. 341-342.

    11 Cabrera de Córdoba L., Historia de Felipe II, rey de España, t. II, Madrid, 1876, Imprenta, Estereotipia y Galvanoplastia de Aribauy Cª, p. 212.

    12 Rosell C., Historia de Felipe II (écrite en anglais par William H. Prescott et traduite par D. Cayetano Rosell, avec ajouts et notes), t. I, Madrid, Establecimiento Tipográfico de Mellado, 1856, p. 114.

    13 Archivo General de Simancas (AGS), Estado, Portugal, liasse 376, doc. 10, cité dans Drumond Braga P., « D. Joana de Áustria (1535-1573) : uma relectura da sua intervanção na vida portuguesa », Arquivos do Centro Cultural Calouste Gulbenkian, 35, 1996, p. 231-242.

    14 Badoero F., « Relación de España hecha al regreso de su embajada cerca de Carlos V y de su hijo Felipe II en 1557 », García Mercadal J., Viajes de españoles y extranjeros por España y Portugal, t. II, Valladolid, Junta de Castilla y León, 1999, p. 286.

    15 « Repelia em vez de atrair » : Queiros Veloso J. M. de, D. Sebastião, 1554-1578, Lisbonne, Empresa Nacional de Publicidade, 1945, p. 13.

    16 Tormo E., En las Descalzas Reales : estudios históricos, iconográficos y artísticos, t. I, Madrid, Blass y Cia, 1917, p. 127.

    17 Marañón G., Antonio Pérez. El hombre, el drama, la época, Madrid, Espasa Calpe, 1982, p. 187.

    18 Pérez Pastor C., « Inventario de los bienes que quedaron por fin y muerte de Doña Juana, princesa de Portugal, Infanta de Castilla, 1573 », Noticias y documentos relativos a la historia y literaturas españolas II, Memorias de la Real Academia Española, t. XI, 1914, p. 315-380.

    19 Pour plus de précisions sur cette question, cf. Moll J., « La princesa Juana de Austria y la música », Anuario Musical, 20, 1965, p. 1-13.

    20 Archivo General de Palacio (dorénavant AGP), Patronatos, Descalzas Reales, Boîte 1/Dossier 8.

    21 AGP, Patronatos, Descalzas Reales, liasse 7140/6, fol. 22.

    22 AGP, Patronatos, Descalzas Reales, liasse 7140/6, fol. 53-55.

    23 Carrillo F., op. cit., fol. 35 vo-38 vo.

    24 Archivo del Monasterio de las Descalzas Reales (dorénavant AMDR), Boîte 4/Dossier 9.

    25 « Hallábase todos los años con grandísimo consuelo espiritual en los maitines que se decía la santa noche de Navidad. Y cuando por estar indispuesta no era posible levantarse a ellos, mandaba que al otro día fuesen todos los cantores de la capilla Real a su casa y en la antecámara le cantasen todas las canciones y villancicos que se habían cantado aquella santa noche », dans Carrillo F., op. cit., fol. 58 ro-58 vo.

    26 La bibliothèque de Jeanne d’Autriche a été étudiée par López Vidriero M. L., « Notas sobre libros y lecturas en el Monasterio de las Descalzas Reales », Manuscritos e impresos del Monasterio de las Descalzas Reales de Madrid, Madrid, Patrimonio Nacional, 2000, p. 3-12.

    27 AGS, Patronato Real, liasse 26, fol. 129. Le rôle de Jeanne comme gouverneur a été analisé par Cruz A. J., « Juana de Austria. Patron of the Arts and Regent of Spain, 1554-1559 », Cruz A. J. et Suzuki M. (éd.), The Rule of Women in Early Modern Europe, Illinois, University of Illinois Press, 2009, p. 103-122.

    28 L’influence de François Borgia sur les femmes de Cour est à prendre en compte. Elle a été récemment étudiée par Sebastían Lozano J., « Francisco de Borja, de criado a maestro espiritual de las mujeres Habsburgo », Company X. et Aliaga J. (dir.), San Francisco de Borja, Grande de España. Arte y espiritualidad en la cultura hispánica de los siglos XVI y XVII, Catarroja, Editorial Afers, 2010, p. 67-90.

    29 Amorós L., « El Monasterio de Santa Clara de Gandía y la familia ducal de los Borja », Apuntes históricos, 3, 1981, p. 81.

    30 Ruiz Gómez L., « Princesses and nuns: The convento of the Descalzas Reales in Madrid », Journal of the Institute of Romance Studies, VIII, 2000, p. 29-46.

    31 Pintos M. A., « Creación y gestión del monasterio: los primeros años de la comunidad de las Descalzas Reales », García Sanz A. (coord.), Las Descalzas Reales. Orígenes de una comunidad religiosa en el siglo xvi, Madrid, Patrimonio Nacional-Fundación Caja Madrid, 2010, p. 95. Carrillo rapporte aussi que Jeanne, avant de pouvoir compter sur un bâtiment, sélectionna les premières religieuses de sa fondation et s’entretint à ce propos avec le Ministre général de l’ordre de saint François, frère Andrés de la Isla (ou de la Ínsula), Carrillo F., op. cit., fol. 20 ro.

    32 Carrillo F., op. cit., fol. 17. Martínez Millán signale qu’elle désirait concurrencer le monastère de la Madre de Dios de Setubal. Martínez Millán J., « Familia real y grupos políticos : la princesa doña Juana de Austria (1535-1573) », La Corte de Felipe II, Madrid, Alianza Editorial, 1994, p. 99, ce qu’avait déjà indiqué Danvila y Burguero A., op. cit., p. 56.

    33 San Francisco de Borja : Diario espiritual (1564-1570), Ruiz Jurado M. (éd.), Santander, Sal Terrae, 1997, p. 186.

    34 Fernández de Retana L., op. cit., p. 236 ; op. cit., p. 95.

    35 Canesi M., Historia de Valladolid (1750), t. III, rééd. Valladolid, Grupo Pinciano, 1997, p. 376.

    36 AGP, liasse 7140, dossier no 1, fol. 3 ro et 3 vo.

    37 Archivo Histórico Nacional (dorénavant AHN), Sección Clero Regular y Secular, Madrid, Nuestra Señora de la Consolación, vulgo Descalzas Reales, liasse 331, boîte 99.

    38 AGP, liasse 7140, Dossier 1.

    39 Tel fut le vœu de Jeanne d’Autriche. Cependant, elle s’inclina devant la communauté des Déchaussées qui trouvait que cette clause ne s’ajustait pas aux règles de l’ordre franciscain. Elle donna alors aux religieuses la liberté de décider quelles femmes seraient admises au couvent. Toutefois dans les faits la plupart des religieuses furent issues des familles de la noblesse.

    40 AMDR, Boîte 16/Dossier 15, Crónica e historia del Monasterio de la Madre de Dios de la Consolación, vulgo Descalzas Reales, fundado por doña Juana de Austria, Princesa de Portugal, fol. 24 ro-26 ro ; Carrillo F., op. cit., fol. 38 vo-41 vo.

    41 AMDR, Boîte 84/Dossier 25, Breve de su santidad el Papa Pío V a la Princesa de Portugal, doña Juana de Austria, en el que le da su parecer sobre el modo en que puede dejar a la comunidad de religiosas de las Descalzas Reales algún socorro económico para sus necesidades, 1570.

    42 AMDR, Boîte 1/Dossier 8, fol. 16 vo.

    43 Rodríguez de Ceballos A., « Arte y mentalidad religiosa en el Museo de las Descalzas Reales », Reales Sitios, no 138, 1998, p. 13-24.

    44 La figure de Catherine d’Autriche a été étudiée par Jordan A., A rainha colecionadora. Catarina de Austria, Lisbonne, Círculo de Lectores, 2012.

    45 Pérez Pastor C., op. cit., p. 315-380.

    46 Ce tableau est actuellement conservé au couvent, no d’inventaire 00612354. Cité dans l’inventaire des biens de Jeanne sous le no 276.

    47 AMDR, Boîte 1/Dossier 18, Inventarios de todas las reliquias, imágenes, ornamentos y objetos religiosos que los testamentarios de doña Juana de Austria entregaron al Monasterio de las Descalzas Reales por orden de la princesa de Portugal, su fundadora.

    48 Adamska M. et Nowacki D., « Srebrny relikwiarz św. Sebastiana z 1499 R. », Folia Historica Cracoviensia, vol. 10, 2004, p. 31-40.

    49 Cette relique a sans doute un lien avec celle que Jean III reçut en cadeau de Charles Quint, qui l’avait eue à la suite du sac de Rome en 1527.

    50 Zarco del Valle M. R., Documentos inéditos para la historia de España, t. LV, Madrid, Imprenta Viuda de Calero, 1870, p. 391-395.

    51 Pérez Tudela A., « Algunas joyas y relicarios de la reina Ana de Austria (1549 – 1580) », Estudios de platería, Rivas Carmona J. (coord.), San Eloy, Editum, Ediciones de la Universidad de Murcia, 2012, p. 455-474.

    52 Carrillo F., op. cit., fol. 48 vo.

    53 No d’inventaire 00612069.

    54 Burrieza Sánchez J., « La percepción jesuítica de la mujer », Investigaciones Históricas : época moderna y contemporánea, 25, 2005, p. 85-116.

    55 Gómez Pintor A., « El músico Tomás Luis de Victoria y su estancia en el monasterio de las Descalzas Reales de Madrid », Un edificio en crecimiento, Madrid, Colegio Oficial de Aparejadores y Arquitectos Técnicos de Madrid, 2008, p. 40.

    56 « Relación de la corte de España hecha en 1572 por un gentilhombre del séquito de Antonio Tiépolo que fue embajador cerca del rey católico », García Mercadal J., Viajes de españoles y extranjeros por España y Portugal, t. II, Valladolid, Junta de Castilla y León, 1999, p. 342.

    57 AMDR, Boîte 4/Dossier 9.

    58 Carrillo F., op. cit., fol. 25 vo.

    59 Ruiz Gómez M. L., op. cit., p. 29-46.

    60 Llaguno y Amirola E. et Ceán Bermúdez J. A., Noticias de los arquitectos y arquitectura en España desde la restauración, t. II, Madrid, Imprenta Real, 1829, p. 81. La présence de cet architecte aux Déchaussées est documentée à partir de 1560.

    61 Madoz P., Diccionario geográfico-estadístico-historico de España y sus posesiones de ultramar (1846-1850, Madrid, Establecimiento tipográfico de P. Madoz y L. Sagasti t. X, 1847, p. 723.

    62 Martín González J. J., « Precisiones sobre Gaspar Becerra », Archivo Español de Arte, 42, 1969, p. 336.

    63 Sentenach N., « Sobre Gaspar Becerra », Boletín de la Sociedad Española de Excursiones, t. III, no 34, 1895, p. 188-202.

    64 « Memorias de Fray Juan de San Gerónimo monje que fue primero de Guisando y después del Escorial, sobre varios sucesos del reinado de Felipe II », Salva M. et Sainz de Baranda P., Documentos Inéditos para la Historia de España, t. VII, Madrid, Imprenta Viuda de Calero, 1845, p. 89.

    65 García Sanz A., « Nuevos datos sobre los artífices de la capilla funeraria de Juana de Austria », Reales Sitios, 155, 2003, p. 16-25.

    66 AMDR, Boîte 1/Dossier 1, Libro de Acuerdos de 1573 a 1585.

    67 Saez A. J., « “Las aves del imperio coronadas” : poesía y arte en el túmulo de Quevedo a sor Margarita de Austria, Artifara, 15, 2015, p. 213-222.

    68 Sánchez Hernández M. L., « La capilla de Guadalupe en el monasterio de las Descalzas reales de Madrid », Herederas de Clío : mujeres que han impulsado la historia, Franco Rubio G. A. et Pérez Samper M. A. (coord.), 2014, p. 493-514.

    69 Cf. L’article d’Annick Delfosse sur cette figure dans le présent volume.

    Auteurs

    • Cécile Vincent-Cassy (trad.)
      Maître de conférences à l’université Paris 13-Sorbonne Paris Cité. Spécialiste de l’histoire et de l’art religieux de la Monarchie hispanique dans la première modernité, elle est l’auteur de Les saintes vierges et martyres dans l’Espagne du XVIIe siècle. Culte et image, Casa de Velázquez, 2011, et a notamment coédité La Cour céleste. La commémoration collective des saints au Moyen Âge et à l’époque moderne, Brepols, 2015.
    • Ana García Sanz
      Conservatrice du Patrimonio Nacional d’Espagne. Elle est responsable du monastère des Descalzas Reales (Déchaussées Royales) de Madrid. Elle a publié de nombreux ouvrages sur les fonds artistiques et les aspects historiques de ce monastère, dont El monasterio de las Descalzas Reales : arte y espiritualidad en el Madrid de los Austrias, Patrimonio Nacional – BBVA, 2010, et sur la figure de Jeanne d’Autriche elle a fait paraître plusieurs articles ou chapitres de livres comme « Nuevos datos sobre los artífices de la capilla funeraria de Juana de Austria », Reales Sitios, 155, 2003 et « La idea y el espacio : Juana de Austria y el Monasterio de las Descalzas Reales », dans Id., Las Descalzas Reales. Origen de una comunidad religiosa en el siglo xvi, Caja Madrid, 2010.
    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Paysans des Alpes

    Paysans des Alpes

    Les communautés montagnardes au Moyen Âge

    Nicolas Carrier et Fabrice Mouthon

    2010

    Pérégrin d’Opole

    Pérégrin d’Opole

    Un prédicateur dominicain à l'apogée de la chrétienté médiévale

    Hervé Martin

    2008

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Samuel Gicquel

    2008

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    La Société Auxiliaire d'Entreprises (SAE) et la naissance de la grande entreprise française de bâtiment (1924-1974)

    Pierre Jambard

    2008

    Ouvriers bretons

    Ouvriers bretons

    Conflits d'usines, conflits identitaires en Bretagne dans les années 1968

    Vincent Porhel

    2008

    L'intrusion balnéaire

    L'intrusion balnéaire

    Les populations littorales bretonnes et vendéennes face au tourisme (1800-1945)

    Johan Vincent

    2008

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    D'après l'œuvre d'Ambroise de Milan

    Dominique Lhuillier-Martinetti

    2008

    L'éveil politique de la Savoie

    L'éveil politique de la Savoie

    Conflits ordinaires et rivalités nouvelles (1848-1853)

    Sylvain Milbach

    2008

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    Impact et réalité de la conquête spirituelle (xvie siècle)

    Éric Roulet

    2008

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    Présence, attitudes, perceptions

    Laurence Moal

    2008

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Le glaive à deux tranchants

    Bernard Merdrignac

    2008

    Les miroirs du silence

    Les miroirs du silence

    L'éducation des jeunes sourds dans l'Ouest, 1800-1934

    Patrick Bourgalais

    2008

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Paysans des Alpes

    Paysans des Alpes

    Les communautés montagnardes au Moyen Âge

    Nicolas Carrier et Fabrice Mouthon

    2010

    Pérégrin d’Opole

    Pérégrin d’Opole

    Un prédicateur dominicain à l'apogée de la chrétienté médiévale

    Hervé Martin

    2008

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Samuel Gicquel

    2008

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    La Société Auxiliaire d'Entreprises (SAE) et la naissance de la grande entreprise française de bâtiment (1924-1974)

    Pierre Jambard

    2008

    Ouvriers bretons

    Ouvriers bretons

    Conflits d'usines, conflits identitaires en Bretagne dans les années 1968

    Vincent Porhel

    2008

    L'intrusion balnéaire

    L'intrusion balnéaire

    Les populations littorales bretonnes et vendéennes face au tourisme (1800-1945)

    Johan Vincent

    2008

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    D'après l'œuvre d'Ambroise de Milan

    Dominique Lhuillier-Martinetti

    2008

    L'éveil politique de la Savoie

    L'éveil politique de la Savoie

    Conflits ordinaires et rivalités nouvelles (1848-1853)

    Sylvain Milbach

    2008

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    Impact et réalité de la conquête spirituelle (xvie siècle)

    Éric Roulet

    2008

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    Présence, attitudes, perceptions

    Laurence Moal

    2008

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Le glaive à deux tranchants

    Bernard Merdrignac

    2008

    Les miroirs du silence

    Les miroirs du silence

    L'éducation des jeunes sourds dans l'Ouest, 1800-1934

    Patrick Bourgalais

    2008

    Voir plus de chapitres

    Lectures et espaces féminins autour de la reine Marguerite de Habsbourg-Styrie (1584-1611)

    À propos de la circulation et de l’imitation des modèles dévotionnels de Cour

    Fernando Bouza Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    La Vierge et Junon Règle, religiosité et patronage religieux d’Éléonore de Tolède (1522 ?-1562)

    Andrea Gáldy Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    De Madrid à Vienne : la dévotion à la Vierge de Marie de Habsbourg, reine de Hongrie et impératrice (1606-1646)

    Maria José Del Rio Barredo Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    Ferdinandus vincit, Isabella regnat, Christus imperat : la piété « hispanique » et le patronage religieux d’Isabelle la Catholique

    Juan Luis González García Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    Voir plus de chapitres
    1 / 4

    Lectures et espaces féminins autour de la reine Marguerite de Habsbourg-Styrie (1584-1611)

    À propos de la circulation et de l’imitation des modèles dévotionnels de Cour

    Fernando Bouza Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    La Vierge et Junon Règle, religiosité et patronage religieux d’Éléonore de Tolède (1522 ?-1562)

    Andrea Gáldy Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    De Madrid à Vienne : la dévotion à la Vierge de Marie de Habsbourg, reine de Hongrie et impératrice (1606-1646)

    Maria José Del Rio Barredo Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    Ferdinandus vincit, Isabella regnat, Christus imperat : la piété « hispanique » et le patronage religieux d’Isabelle la Catholique

    Juan Luis González García Cécile Vincent-Cassy (trad.)

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    Presses universitaires de Rennes
    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    • lcdpu.fr
    ePub / PDF

    1 Carrillo J., Relación histórica de la Real Fundación del Monasterio de las Descalzas Reales de Santa Clara de la villa de Madrid, Madrid, Luis Sánchez, 1616, chap. VI, fol. 16 ro.

    2 Danvila y Burguero A., Don Cristóbal de Moura, primer Marqués de Castel Rodrigo (1538-1613), Colección Diplomáticos Españoles, Madrid, Fortanet, 1900, p. 5-206 et Danvila y Burguero A., Felipe II y el rey don Sebastián de Portugal, Madrid, Espasa Calpe, 1954.

    3 March J. A., Niñez y juventud de Felipe II : Documentos inéditos sobre su educación civil, literaria y religiosa y su iniciación al gobierno (1527-1547), Madrid, Ministerio de Asuntos Exteriores, 1942.

    4 Fernández de Retana L., Doña Juana de Austria, Madrid, El Perpetuo Socorro, 1955.

    5 Villacorta Baños A., La jesuita. Juana de Austria, Madrid, Ariel, 2005.

    6 Je veux ici remercier la communauté des clarisses des Déchaussées royales pour toute l’aide apportée dans la réalisation de cet article, et en particulier la sœur archiviste Mª Almudena Pintos.

    7 Pulido y Espinosa J., Memoria del Real Patronato de las Descalzas reales, presentado a su Augusta Patrona S. M. la reina Ntra. Sra, Dña Isabel II, Madrid, Eusebio Aguado, 1864, p. 7.

    8 Un intéressant recueil de ses portraits se trouve dans Jordan A., « Los retratos de Juana de Austria posteriores a 1554 : la imagen de una Princesa de Portugal, una Regente de España y una jesuita », Reales Sitios, 151, 2002, p. 42-65.

    9 Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme, Paris, R. Sabe, t. II, 1848, p. 345-347.

    10 « Relación de la corte de España hecha en 1572 por un gentilhombre del séquito de Antonio Tiépolo que fue embajador cerca del rey católico », García Mercadal J., Viajes de españoles y extranjeros por España y Portugal, t. ii, Valladolid, Junta de Castilla y León, 1999, p. 341-342.

    11 Cabrera de Córdoba L., Historia de Felipe II, rey de España, t. II, Madrid, 1876, Imprenta, Estereotipia y Galvanoplastia de Aribauy Cª, p. 212.

    12 Rosell C., Historia de Felipe II (écrite en anglais par William H. Prescott et traduite par D. Cayetano Rosell, avec ajouts et notes), t. I, Madrid, Establecimiento Tipográfico de Mellado, 1856, p. 114.

    13 Archivo General de Simancas (AGS), Estado, Portugal, liasse 376, doc. 10, cité dans Drumond Braga P., « D. Joana de Áustria (1535-1573) : uma relectura da sua intervanção na vida portuguesa », Arquivos do Centro Cultural Calouste Gulbenkian, 35, 1996, p. 231-242.

    14 Badoero F., « Relación de España hecha al regreso de su embajada cerca de Carlos V y de su hijo Felipe II en 1557 », García Mercadal J., Viajes de españoles y extranjeros por España y Portugal, t. II, Valladolid, Junta de Castilla y León, 1999, p. 286.

    15 « Repelia em vez de atrair » : Queiros Veloso J. M. de, D. Sebastião, 1554-1578, Lisbonne, Empresa Nacional de Publicidade, 1945, p. 13.

    16 Tormo E., En las Descalzas Reales : estudios históricos, iconográficos y artísticos, t. I, Madrid, Blass y Cia, 1917, p. 127.

    17 Marañón G., Antonio Pérez. El hombre, el drama, la época, Madrid, Espasa Calpe, 1982, p. 187.

    18 Pérez Pastor C., « Inventario de los bienes que quedaron por fin y muerte de Doña Juana, princesa de Portugal, Infanta de Castilla, 1573 », Noticias y documentos relativos a la historia y literaturas españolas II, Memorias de la Real Academia Española, t. XI, 1914, p. 315-380.

    19 Pour plus de précisions sur cette question, cf. Moll J., « La princesa Juana de Austria y la música », Anuario Musical, 20, 1965, p. 1-13.

    20 Archivo General de Palacio (dorénavant AGP), Patronatos, Descalzas Reales, Boîte 1/Dossier 8.

    21 AGP, Patronatos, Descalzas Reales, liasse 7140/6, fol. 22.

    22 AGP, Patronatos, Descalzas Reales, liasse 7140/6, fol. 53-55.

    23 Carrillo F., op. cit., fol. 35 vo-38 vo.

    24 Archivo del Monasterio de las Descalzas Reales (dorénavant AMDR), Boîte 4/Dossier 9.

    25 « Hallábase todos los años con grandísimo consuelo espiritual en los maitines que se decía la santa noche de Navidad. Y cuando por estar indispuesta no era posible levantarse a ellos, mandaba que al otro día fuesen todos los cantores de la capilla Real a su casa y en la antecámara le cantasen todas las canciones y villancicos que se habían cantado aquella santa noche », dans Carrillo F., op. cit., fol. 58 ro-58 vo.

    26 La bibliothèque de Jeanne d’Autriche a été étudiée par López Vidriero M. L., « Notas sobre libros y lecturas en el Monasterio de las Descalzas Reales », Manuscritos e impresos del Monasterio de las Descalzas Reales de Madrid, Madrid, Patrimonio Nacional, 2000, p. 3-12.

    27 AGS, Patronato Real, liasse 26, fol. 129. Le rôle de Jeanne comme gouverneur a été analisé par Cruz A. J., « Juana de Austria. Patron of the Arts and Regent of Spain, 1554-1559 », Cruz A. J. et Suzuki M. (éd.), The Rule of Women in Early Modern Europe, Illinois, University of Illinois Press, 2009, p. 103-122.

    28 L’influence de François Borgia sur les femmes de Cour est à prendre en compte. Elle a été récemment étudiée par Sebastían Lozano J., « Francisco de Borja, de criado a maestro espiritual de las mujeres Habsburgo », Company X. et Aliaga J. (dir.), San Francisco de Borja, Grande de España. Arte y espiritualidad en la cultura hispánica de los siglos XVI y XVII, Catarroja, Editorial Afers, 2010, p. 67-90.

    29 Amorós L., « El Monasterio de Santa Clara de Gandía y la familia ducal de los Borja », Apuntes históricos, 3, 1981, p. 81.

    30 Ruiz Gómez L., « Princesses and nuns: The convento of the Descalzas Reales in Madrid », Journal of the Institute of Romance Studies, VIII, 2000, p. 29-46.

    31 Pintos M. A., « Creación y gestión del monasterio: los primeros años de la comunidad de las Descalzas Reales », García Sanz A. (coord.), Las Descalzas Reales. Orígenes de una comunidad religiosa en el siglo xvi, Madrid, Patrimonio Nacional-Fundación Caja Madrid, 2010, p. 95. Carrillo rapporte aussi que Jeanne, avant de pouvoir compter sur un bâtiment, sélectionna les premières religieuses de sa fondation et s’entretint à ce propos avec le Ministre général de l’ordre de saint François, frère Andrés de la Isla (ou de la Ínsula), Carrillo F., op. cit., fol. 20 ro.

    32 Carrillo F., op. cit., fol. 17. Martínez Millán signale qu’elle désirait concurrencer le monastère de la Madre de Dios de Setubal. Martínez Millán J., « Familia real y grupos políticos : la princesa doña Juana de Austria (1535-1573) », La Corte de Felipe II, Madrid, Alianza Editorial, 1994, p. 99, ce qu’avait déjà indiqué Danvila y Burguero A., op. cit., p. 56.

    33 San Francisco de Borja : Diario espiritual (1564-1570), Ruiz Jurado M. (éd.), Santander, Sal Terrae, 1997, p. 186.

    34 Fernández de Retana L., op. cit., p. 236 ; op. cit., p. 95.

    35 Canesi M., Historia de Valladolid (1750), t. III, rééd. Valladolid, Grupo Pinciano, 1997, p. 376.

    36 AGP, liasse 7140, dossier no 1, fol. 3 ro et 3 vo.

    37 Archivo Histórico Nacional (dorénavant AHN), Sección Clero Regular y Secular, Madrid, Nuestra Señora de la Consolación, vulgo Descalzas Reales, liasse 331, boîte 99.

    38 AGP, liasse 7140, Dossier 1.

    39 Tel fut le vœu de Jeanne d’Autriche. Cependant, elle s’inclina devant la communauté des Déchaussées qui trouvait que cette clause ne s’ajustait pas aux règles de l’ordre franciscain. Elle donna alors aux religieuses la liberté de décider quelles femmes seraient admises au couvent. Toutefois dans les faits la plupart des religieuses furent issues des familles de la noblesse.

    40 AMDR, Boîte 16/Dossier 15, Crónica e historia del Monasterio de la Madre de Dios de la Consolación, vulgo Descalzas Reales, fundado por doña Juana de Austria, Princesa de Portugal, fol. 24 ro-26 ro ; Carrillo F., op. cit., fol. 38 vo-41 vo.

    41 AMDR, Boîte 84/Dossier 25, Breve de su santidad el Papa Pío V a la Princesa de Portugal, doña Juana de Austria, en el que le da su parecer sobre el modo en que puede dejar a la comunidad de religiosas de las Descalzas Reales algún socorro económico para sus necesidades, 1570.

    42 AMDR, Boîte 1/Dossier 8, fol. 16 vo.

    43 Rodríguez de Ceballos A., « Arte y mentalidad religiosa en el Museo de las Descalzas Reales », Reales Sitios, no 138, 1998, p. 13-24.

    44 La figure de Catherine d’Autriche a été étudiée par Jordan A., A rainha colecionadora. Catarina de Austria, Lisbonne, Círculo de Lectores, 2012.

    45 Pérez Pastor C., op. cit., p. 315-380.

    46 Ce tableau est actuellement conservé au couvent, no d’inventaire 00612354. Cité dans l’inventaire des biens de Jeanne sous le no 276.

    47 AMDR, Boîte 1/Dossier 18, Inventarios de todas las reliquias, imágenes, ornamentos y objetos religiosos que los testamentarios de doña Juana de Austria entregaron al Monasterio de las Descalzas Reales por orden de la princesa de Portugal, su fundadora.

    48 Adamska M. et Nowacki D., « Srebrny relikwiarz św. Sebastiana z 1499 R. », Folia Historica Cracoviensia, vol. 10, 2004, p. 31-40.

    49 Cette relique a sans doute un lien avec celle que Jean III reçut en cadeau de Charles Quint, qui l’avait eue à la suite du sac de Rome en 1527.

    50 Zarco del Valle M. R., Documentos inéditos para la historia de España, t. LV, Madrid, Imprenta Viuda de Calero, 1870, p. 391-395.

    51 Pérez Tudela A., « Algunas joyas y relicarios de la reina Ana de Austria (1549 – 1580) », Estudios de platería, Rivas Carmona J. (coord.), San Eloy, Editum, Ediciones de la Universidad de Murcia, 2012, p. 455-474.

    52 Carrillo F., op. cit., fol. 48 vo.

    53 No d’inventaire 00612069.

    54 Burrieza Sánchez J., « La percepción jesuítica de la mujer », Investigaciones Históricas : época moderna y contemporánea, 25, 2005, p. 85-116.

    55 Gómez Pintor A., « El músico Tomás Luis de Victoria y su estancia en el monasterio de las Descalzas Reales de Madrid », Un edificio en crecimiento, Madrid, Colegio Oficial de Aparejadores y Arquitectos Técnicos de Madrid, 2008, p. 40.

    56 « Relación de la corte de España hecha en 1572 por un gentilhombre del séquito de Antonio Tiépolo que fue embajador cerca del rey católico », García Mercadal J., Viajes de españoles y extranjeros por España y Portugal, t. II, Valladolid, Junta de Castilla y León, 1999, p. 342.

    57 AMDR, Boîte 4/Dossier 9.

    58 Carrillo F., op. cit., fol. 25 vo.

    59 Ruiz Gómez M. L., op. cit., p. 29-46.

    60 Llaguno y Amirola E. et Ceán Bermúdez J. A., Noticias de los arquitectos y arquitectura en España desde la restauración, t. II, Madrid, Imprenta Real, 1829, p. 81. La présence de cet architecte aux Déchaussées est documentée à partir de 1560.

    61 Madoz P., Diccionario geográfico-estadístico-historico de España y sus posesiones de ultramar (1846-1850, Madrid, Establecimiento tipográfico de P. Madoz y L. Sagasti t. X, 1847, p. 723.

    62 Martín González J. J., « Precisiones sobre Gaspar Becerra », Archivo Español de Arte, 42, 1969, p. 336.

    63 Sentenach N., « Sobre Gaspar Becerra », Boletín de la Sociedad Española de Excursiones, t. III, no 34, 1895, p. 188-202.

    64 « Memorias de Fray Juan de San Gerónimo monje que fue primero de Guisando y después del Escorial, sobre varios sucesos del reinado de Felipe II », Salva M. et Sainz de Baranda P., Documentos Inéditos para la Historia de España, t. VII, Madrid, Imprenta Viuda de Calero, 1845, p. 89.

    65 García Sanz A., « Nuevos datos sobre los artífices de la capilla funeraria de Juana de Austria », Reales Sitios, 155, 2003, p. 16-25.

    66 AMDR, Boîte 1/Dossier 1, Libro de Acuerdos de 1573 a 1585.

    67 Saez A. J., « “Las aves del imperio coronadas” : poesía y arte en el túmulo de Quevedo a sor Margarita de Austria, Artifara, 15, 2015, p. 213-222.

    68 Sánchez Hernández M. L., « La capilla de Guadalupe en el monasterio de las Descalzas reales de Madrid », Herederas de Clío : mujeres que han impulsado la historia, Franco Rubio G. A. et Pérez Samper M. A. (coord.), 2014, p. 493-514.

    69 Cf. L’article d’Annick Delfosse sur cette figure dans le présent volume.

    « La dame de cœur »

    X Facebook Email

    « La dame de cœur »

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    « La dame de cœur »

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Sanz, A. G. (2016). Jeanne d’Autriche fondatrice des Déchaussées royales de Madrid. In M. Gaude-Ferragu & C. Vincent-Cassy (éds.), & C. Vincent-Cassy (trad.), « La dame de cœur ». Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/books.pur.45696
    Sanz, Ana García. « Jeanne d’Autriche fondatrice des Déchaussées royales de Madrid ». In « La dame de cœur », édité par Murielle Gaude-Ferragu et Cécile Vincent-Cassy, traduit par Cécile Vincent-Cassy. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2016. doi:10.4000/books.pur.45696.
    Sanz, Ana García. « Jeanne d’Autriche fondatrice des Déchaussées royales de Madrid ». « La dame de cœur », édité par Murielle Gaude-Ferragu et Cécile Vincent-Cassy, traduit par Cécile Vincent-Cassy, Presses universitaires de Rennes, 2016, https://doi.org/10.4000/books.pur.45696.

    Référence numérique du livre

    Format

    Gaude-Ferragu, M., & Vincent-Cassy, C. (éds.). (2016). « La dame de cœur ». Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/books.pur.45650
    Gaude-Ferragu, Murielle, et Cécile Vincent-Cassy, éd. « La dame de cœur ». Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2016. doi:10.4000/books.pur.45650.
    Gaude-Ferragu, Murielle, et Cécile Vincent-Cassy, éditeurs. « La dame de cœur ». Presses universitaires de Rennes, 2016, https://doi.org/10.4000/books.pur.45650.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires de Rennes

    Presses universitaires de Rennes

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Flux RSS

    URL : http://www.pur-editions.fr

    Email : pur@univ-rennes2.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement