Conclusions

Nicolas Tran

p. 227-230


Extrait

1C’est heureux : il existe plusieurs manières différentes et complémentaires de s’intéresser aux structures et à la vie économique dans l’Antiquité. L’une des approches possibles, dont l’historiographie anglophone – notamment – est très empreinte, consiste à faire de l’économie antique elle-même le héros de son récit. Ce système est alors regardé comme un être vivant dont il convient de scruter les organes, l’énergie vitale, le dynamisme, le développement, en fin de compte, la personnalité et le destin propres. L’objectif d’une telle autopsie est comparatiste. Il s’agit de placer les économies antique, grecque ou encore romaine dans une vaste galerie de portraits, au côté des autres économies qui se sont succédé des époques archaïques à nos jours. Qu’une telle approche ait été longtemps hantée par la controverse entre « primitivistes » et « modernistes » n’est que logique. Qu’elle peine souvent à s’en affranchir, malgré les pétitions de principes, aussi. D’une certaine manière,

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