1 Sur l’évolution de la part de l’Afrique dans l’approvisionnement de Rome, voir notamment De Romanis F., « Per una storia del tributo granario africano all’annona della Roma imperiale », in Br. Marin et C. Virlouvet (éd.), Nourrir les cités de la Méditerranée. Antiquité – Temps modernes, Paris, Maisonneuve et Larose, 2003, p. 691-738, avec la bibliographie.
2 Voir Becatti G., Mosaici e pavimenti marmorei, Scavi di Ostia, 4, Rome, Libreria dello Stato, 1961, p. 64-85 ; CIL, XIV, 4549. Nous ne reviendrons pas ici sur l’abondante bibliographie concernant la « place des Corporations » (en grande partie citée dans Terpstra T., Trading communities in the Roman world : a micro-economic and institutional perspective, Leyde, Brill, 2013 et id., « The “Piazzale delle Corporazioni” reconsidered. The architectural context of its change in use », MEFRA, no 126/1, 2014). Pour d’autres sources, voir Romanelli P., « Di alcune testimonianze epigrafiche sui rapporti tra l’Africa e Roma », Cahiers de Tunisie, 1960, VIII, no 31, p. 63-72 – en particulier les deux inscriptions du port de Rusicade (ILAlg, II, 1, 4-5). On signalera également à Henchir Soumet el-Amra (entre Capsa et Thelepte), l’épitaphe d’une femme morte à son retour en Afrique, après avoir accompagné son mari négociant à Rome, où le couple avait fait fortune : CIL, VIII, 152.
3 Cébeillac-Gervasoni M., « Ostie et le blé au IIe siècle apr. J.-C. », in Le ravitaillement en blé de Rome et des centres urbains des débuts de la République jusqu’au Haut-Empire. Actes du colloque international organisé par le centre Jean Bérard et l’URA 994 du CNRS, Naples, 14-16 février 1991, Naples-Rome, Centre Jean Bérard, École française de Rome, 1994, p. 47-59 ; ead., « Gli Africani ad Ostia ovvero “le mani sulla città” », in L’incidenza dell’antico. Studi in memoria di Ettore Lepore, vol. 3, Naples, Luciano, 1996, p. 557-567.
4 Voir en particulier Cébeillac-Gervasoni M., « Gli Africani ad Ostia », art. cit., p. 557-558.
5 Licordari A., « Considerazioni sull’onomastica ostiense », in N. Duval, L’onomastique latine. Colloque international du CNRS, Paris 13-15 octobre 1975, Paris, CNRS, 1977, p. 239-245, avec les remarques de G. Forni et N. Duval, p. 244-245.
6 Par exemple Christol M., « Du notable local à l’administrateur impérial, la carrière de T(itus) Flavius Macer : aspects de la vie institutionnelle de la province d’Afrique au début du IIe siècle après J.-C. », in A. Chastagnol, S. Demougin et Cl. Lepelley (éd.), Splendidissima Civitas. Études d’histoire romaine en hommage à François Jacques, Paris, Publications de la Sorbonne, 1996, p. 27-37 ; repris dans id., Regards sur l’Afrique romaine, Paris, Errance, 2005, p. 104-110 ; id., « At fusa per Numidiam », BSAF, 1993, p. 332-335 ; id., « L’huile du prince : évergétisme impérial et administration annonaire au IIe siècle apr. J.-C. », in M. Garrido-Hory et A. Gonzalès, Histoire, Espaces et Marges de l’Antiquité. Hommages à Monique Clavel-Lévêque, I, Besançon, Presses universitaires franc-comtoises, 2003, p. 209-226.
7 Cébeillac-Gervasoni M., « Gli Africani ad Ostia », art. cit., p. 557.
8 Sont ainsi représentés les naviculaires de Misua (CIL, XIV, 4549, 10), vraisemblablement ceux de Musluuium (CIL, XIV, 4549, 11), ceux d’Hippo Diarrhytus (CIL, XIV, 4549, 12), de Gummi (CIL, XIV, 4549, 17), de Carthage (CIL, XIV, 4549, 18), de Syllectum (CIL, XIV, 4549, 23) et de Curubis (CIL, XIV, 4549, 34) ; des professionnels de Sabratha disposent également d’une statio (CIL, XIV, 4549, 14). Les lettres MC (CIL, XIV, 4549, 48-54) sont généralement interprétées comme les initiales de M(auretania) C(aesariensis) – voir notamment Romanelli P., « Di alcune testimonianze epigrafiche sui rapporti tra l’Africa e Roma », art. cit., p. 65. Les nauicularii Turritani peuvent être originaires de Turris Libisonis en Sardaigne, selon l’identification généralement retenue, mais aussi d’un des nombreux lieux qui portent le nom de Turris en Proconsulaire, où se situent la majorité des lieux cités sur les mosaïques de la « Place des Corporations » ; Cébeillac-Gervasoni M., « Ostie et le blé », art. cit., p. 55 suggère, quant à elle, un site de Maurétanie Césarienne. La table triangulaire de marbre des nauicularii Africani (AE, 1955, 1983) appartenait vraisemblablement à une des stationes de la place, probablement à une époque antérieure à celle des mosaïques (Romanelli P., op. cit., p. 67).
9 CIL, XIV, 99 : Imp(eratori) Caesari, / diui Hadriani fil(io), / diui Traiani Parthic(i) nepoti, / diui Neruae pronep(oti), / T(ito) Aelio Hadriano / Antonino Aug(usto) Pio, / pont(ifici) max(imo), trib(unicia) pot(estate) IIII, / co(n)s(uli) III, p(atri) p(atriae) ; / domini nauium Carthagi / n(i)ensium ex Africa.
10 CIL, XIV, 4142 : M(arco) Iunio M(arci) f(ilio) Pal(atina) / Fausto, / decurioni adlecto, / flamini diui Titi, duumuiro, / mercatori frumentario, / q(uaestori) aerari(i), flamini Romae / et Aug(ustorum), patrono cor[p(orum)] / curatorum nauium marinar [um] ; / domini nauium Afrarum/uniuersarum < item/Sardorum > / l(ocus) d(atus) d(ecreto) d(ecurionum) p(ublice). // [Dedic(ata)] XII Kal(endas) Octobres / [Seuero II e]t Pompeiano II co(n)[s(ulibus)], / [cura a]gentibus P(ublio) Aufidio / [---]o, M(arco) Clodio Fortuna / [tiano P]udente, L(ucio) Tadio Fel(ice ?) / [---]XV.
11 Voir par exemple CIL, XIV, 481 ; CIL, XIV, 4488. Les personnes qui signalent leur région d’origine sont souvent des militaires : Licordari A., « Considerazioni sull’onomastica ostiense », art. cit., p. 243.
12 CIL, XIV, 477 : D(is) M(anibus) s(acrum) , / P(ublius) Caesellius Felix, / ciuis Sullecthinus, / uixit ann(os) n(umero) XLVII, m(enses) / n(umero) VI, Pomponia Lici/nia, marito digni/ssimo. À Ostie, le gentilice apparaît sur trois autres inscriptions : CIL, XIV, 727-728 et CIL, XIV, 4821. Il n’est pas possible d’établir de liens entre P. Caesellius Felix et les personnages mentionnés sur ces pierres. Tout au plus peut-on noter que T. Caesellius Saturus (CIL, XIV, 727) porte un cognomen fréquent en Afrique (Kajanto I., The Latin cognomina, Helsinki, Keskuskirjapaino, 1965, p. 233).
13 À Syllectum même : CIL, VIII, 22892. Dans le reste de la Proconsulaire : CIL, VIII, 11824, à Mactar ; CIL, VIII, 16358, à Obba ; CIL, VIII, 23020, 4 à Hadrumète ; ILAlg, I, 3817 à Henchir Bou Dries. En Numidie : CIL, VIII, 3501 à Lambèse ; ILAlg, II, 2, 5035 à Thibilis.
14 AE, 1976, 532, des environs de Iader (Zadar), de même sans doute que CIL, III, 3175 qui mentionne les mêmes personnes ; CIL, III, 2686a, Tragurium (Trogir).
15 AE, 1998, 1136.
16 CIL, III, 6598 ; CIL, III, 55.
17 CIL, XII, 4319.
18 P. Aufidius Fortis est attesté comme patron de la colonie par les fastes d’Ostie en 146 (Vidman L., Fasti Ostienses, Prague, 1957, p. 22).
19 CIL, XIV, 4620 : P(ublio) Aufidio P(ubli) f(ilio) Quirina / Forti, / [d(ecreto) d(ecurionum) ? decu]rioni adlecto, IIuiro, / [---quaesto]ri aerari(i) Ostiensium IIII, / [---praefe]cto fabrum / [tignuariorum] Ostis, patrono / corporum mensorum / frumentariorum / et urinatorum, decurioni adlecto / Africae Hippone Regio ; / corpus mercatorum / frumentariorum / q(uin) q(uennali) perpetuo. Voir également CIL, XIV, 4621. Cébeillac-Gervasoni M., « Ostie et le blé », op. cit., p. 54 ; Mathieu N., Histoire d’un nom. Les Aufidii dans la vie politique, économique et sociale du monde romain, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999, p. 99 sq.
20 CIL, XIV, 4622 : P(ublio) Aufidio P(ubli) fil(io) Quir(ina) / Forti, Aufidi Fortis / p(atroni) c(oloniae) fil(io), IIuir(o), q(uaestori), aedil(i), / fl(amini) R(omae) et Aug(usti), / fl(amini) diui Titi ; / Faustianus, Epictetus, / Euphrosynus, Ianuarius / liberti.
21 CIL, XIV, 4621 : P(ublio) Aufidio / P(ubli) fil(io) Quir(ina) / Forti, / [II]uir(o), q(uaestori) aer(arii) Ost(iensis) V, / p(atrono) c(orporis ?), / [Fa]ustianus, Epictetus, / [Eu]frosynus, Ianuarius, / patrono / indulgentissimo. CIL, XIV, 4622 : voir supra.
22 CIL, XIV, 161 : Q(uinto) Calpurnio C(ai) f(ilio)/Quir(ina) Modesto, / proc(uratori) Alpium, proc(uratori) Ostiae / ad annon(am), proc(uratori) Lucaniae, / corpus mercatorum / frumentariorum, per / M(arcum) Aemilium Saturum / et P(ublium) Aufidium Faustian(um), / q(uin) q(uennales), ex decreto corporat(orum), / q(uaestoribus) M(arco) Licinio Victore et / P(ublio) Aufidio Epicteto, / l(ocus) d(atus) d(ecreto) d(ecurionum) p(ublice).
23 Tran N., Les membres des associations romaines : le rang social des collegiati en Italie et en Gaules sous le Haut-Empire, Rome, École française de Rome, « Coll. de l’EFR », no 367, 2006, p. 397 sq.
24 Tran N., Les membres des associations romaines, op. cit., p. 394. p. 403.
25 AE, 1940, 64 : L(ucius) Caecilius / Aemilianus, / ueteranus ex coh(orte) / pr(ima) praetoria decu/rio, duouir Aeliae / Uluzibbirae Africae, / corporatus in tem/plo fori uinar(i) inpor/tatorum (sic) negotian/tium fecit sibi. Il ne semble pas possible de dire si L. Caecilius Aemilianus est originaire d’Uluzibbira ou s’il est entré en relation avec les notables de la cité en raison de son activité de négociant.
26 Meiggs R., Roman Ostia, Oxford, Clarendon Press, 1973 ², p. 288 ; Cébeillac-Gervasoni M., « Ostie et le blé », art. cit. Une étude de l’Arnensis en Afrique est réalisée par Le Bohec Y., « La tribu de Carthage et C. Marius, C. f., Arnensis, Extricatus », in C. Déroux (éd.), Corolla Epigraphica. Hommages au professeur Yves Burnand, Bruxelles, Latomus, « Coll. Latomus », no 331, p. 537-548.
27 CIL, XIV, 4626 : L(ucius) Caelius L(uci) fil(ius) A[rn(ensi)], / Aprilis Valerian[us], / curator nauium Kartha[g(iniensium)], / et Arellia Eleuthera eius / fecerunt sibi et / lib(ertis) libert(abusque) posteri(s) q(ue) eorum. Sur les Caelii en Afrique, voir Kolendo J., « Les domaines des Caelii au premier siècle avant notre ère », BCTH, fasc. no 19 B, 1985, p. 53-61 ; Lassère J.-M., Ubique populus. Peuplement et mouvements de population dans l’Afrique romaine de la chute de Carthage à la fin de la dynastie des Sévères (146 a. C.-235 p. C.), Paris, CNRS, 1977, en part. p. 90, p. 460. Sur le domicile et l’origine, Thomas Y., Origine et commune patrie : étude de droit public romain : 89 av. J.-C. - 212 apr. J.-C., Rome, École française de Rome, « Coll. de l’EFR », no 221, 1996, p. 55-82.
28 Cébeillac-Gervasoni M., « Ostie et le blé », art. cit., p. 54 ; ead., « Gli Africani ad Ostia », art. cit., p. 561-562.
29 CIL, XIV, 362 : C(aio) Granio / C(ai) fil(io) Quir(ina) / Maturo, / d(ecreto) d(ecurionum) decurioni adlec (to), / cui ordo gratuitum / decurionatum et statuam / ob mu[n]ificentiam eius / decreuit. / C(aius) Granius Rufus, / L(ucius) Granius Celsus, / [---]. CIL, XIV, 363 : C(aio) Granio / C(ai) fil(io) Quir(ina) / Maturo, / [decur(ionum) decr(eto) / decurioni gr[atis] / adlecto, / corpor(is) [---] c[(urat(ori ?)] / nau(ium) marin(arum) et [me(n)sor (um)] / frument (ariorum) Ostiensiu(m), / M(arcus) Lollius M(arci) f(ilius) / Paulinus / amico. CIL, XIV, 364 : [D(is)] M(anibus) / [C(aio) Granio] C(ai) f(ilio) Quir(ina) Maturo, / [decurioni et duum]uiro Ostiensium / [---corp]oris mensorum Ost(iensium) / [---] rum patrono corp(oris) / [curatorum n]auium marinarum / [et nauium a]mnalium Ostiens(ium) / [dendr]ophorum Ostiens(ium) / [---]lium Ostiensium, / [---]atinensium. CIL, XIV, 4458 : [M(arco) P]etro[nio M(arci) f(ilio)] / [Q]uir(ina) Hon[orato], / praef(ecto) Aegyp[ti], pra[ef(ecto)] / annon(ae), pontif(ici) [min]or(i), pro[c(uratori)] / a rationib(us) Aug(usti), pr[oc(uratori) prou(inciae) Be]l[gicae] / et duarum Germ[aniarum, proc(uratori)] / XX hered(itatium), proc(uratori) m[onet(ae)---] / Thracum, pra[ef(ecto) alae---] / Aug(ustae) II, trib(uno) m[il(itum) leg(ionis) I Mineruiae], / praef(ecto) [coh(ortis) I Raetorum] ; / C(aius) Gr[anius C(ai) f(ilius)] / Quir(ina) [Maturus] / am[ico]. CIL, XIV, 4715 : [Basilicam ( ?) ou Porticum] Granianam / [omnibus sumpti] bus liberam / [ciuibus coloniae O]stiensium, / [C(aius) Granius C(ai) f(ilius) Quir(ina)] Maturus / [sua pecunia faciendam curauit], // [cui ordo honor]em de[curionatus gratuiti] / [propter eius e]rga se [munificentiam decreuit]. AE, 1988, 212 lui est peut-être également adressée. Pour la carrière de ce personnage, voir Tran N., Les membres des associations romaines, op. cit., p. 72-73.
30 Déjà souligné par Pflaum H.-G., « Remarques sur l’onomastique de Cirta », in Limes-Studien. Vorträge des 3. Internationalen Limes-Kongresses in Rheinfelden – Basel 1957, Bâle, Verlag des Institutes für Un-und Frühgeschischte der Schweiz, 1959, p. 107-108 et 111 ; repris dans id., L’Afrique romaine. Scripta Varia, I, Paris, L’Harmattan, 1978, p. 172-173 et 176.
31 ILAlg, II, 1, 3563. Caldis (El Heri), Numidie ; vers 146-160 : M(arco) Lollio Senecioni patri, / Graniae Honoratae matri, / L(ucio) Lollio Seni [f]r[at]ri, / M(arco) Lollio Honorato fratri, / P(ublio) Granio Paulo auonculo, / Q(uintus) Lollius Urbicus, praef(ectus) Urbis.
32 Cébeillac-Gervasoni M., « Ostie et le blé », art. cit., p. 55.
33 Cébeillac-Gervasoni M., « Gli Africani ad Ostia », art. cit., p. 558. Pour Cirta, ce lien serait indirect, puisque les Granii parents de Lollius Urbicus ne sont pas eux-mêmes attestés comme sénateurs. On notera qu’il existe une famille sénatoriale de Granii à Lepcis Magna (voir Corbier M., « Les familles clarissimes d’Afrique Proconsulaire (Ier-IIIe siècle) », in Epigrafia e ordine senatorio, II, Rome, Ed. di storia e letteratura, Tituli, 5, 1982, p. 722).
34 Nous en avons recensé trente-trois occurrences. Les inscriptions, très nombreuses, mentionnant le gentilice Granius ou le cognomen Maturus ne sont pas répertoriées ici.
35 Par exemple, à Rome et dans les alentours, on compte environ 140 porteurs du nom auxquels il faut ajouter la vingtaine d’attestations de ce gentilice à Ostie. On rencontre également le gentilice en Campanie, en Étrurie, en Vénétie et Istrie.
36 Sur les Granii de Puteoli, voir la bibliographie réunie par Caldelli M. L., « Le iscrizioni della via Puteoli – Neapolis », in M. Mayer i Olivé, G. Barrata et A. Guzmán Almagro (éd.), XII Congressus internationalis epigraphiae graecae et latinae. Acta, I, Barcelone, Institut d’estudis catalans, 2007, p. 225, n. 6.
37 Les Campaniens sont présents aussi bien parmi les agents des maisons de commerce que parmi les probables compagnons de P. Sittius, qui reçoit de César la région de Cirta, en récompense de son aide dans les guerres civiles. Voir par exemple Pflaum H.-G., « Remarques sur l’onomastique de Castellum Celtianum », in Carnuntina. Römische Forschungen in Niederösterreich, III, 1956, p. 129-130 (repris dans L’Afrique romaine. Scripta Varia, op. cit., p. 87-88) ; Deniaux É., « À propos des Herennii de la République et de l’époque d’Auguste », MEFRA, no 91, 1979, p. 623-650 ; Bertrandy Fr., « Les relations entre la Numidie et la Campanie : le rôle des Auianii à la fin de la République », in L’Afrique, la Gaule, la Religion à l’époque romaine. Mélanges à la mémoire de M. Le Glay, Bruxelles, Latomus, « Coll. Latomus », no 226, 1994, p. 46-56 ; id., « Les relations entre l’Afrique du Nord et l’Italie : l’exemple des Seii à la fin de la République et au début de l’Empire », Epigraphica, no 57, 1995, p. 61-85. Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., en part. p. 92, p. 197 rapproche les Granii africains d’une famille de négociants de la fin de la République.
38 Par exemple CIL, XI, 5264 ; CIL, X, 1403 ; CIL, X, 3699. À Ostie même, les deux gentilices sont portés au sein d’une famille (CIL, XIV, 5003).
39 Ce cognomen pourrait devoir son succès dans les provinces gauloises à sa ressemblance avec une racine celtique : Delamarre X., Nomina Celtica Antiqua selecta inscriptionum (Noms de personnes celtiques dans l’épigraphie classique), Paris, 2007, p. 129, 226 ; Raepsaet-Charlier M.-Th., « Réflexions sur les anthroponymes “à double entrée” dans le monde romain », AC, no 74, 2005, p. 225-226.
40 Le cognomen, sous sa forme masculine ou féminine, est attesté à Volubilis (IAM, 2, 375b) ; Simitthus (CIL, VIII, 14553) et Ucubi (CIL, VIII, 15703).
41 Cébeillac-Gervasoni M., « Ostie et le blé », op. cit., p. 55.
42 Licordari A., « Considerazioni sull’onomastica ostiense », art. cit., p. 243. Voir Pflaum H.-G., « Spécificité de l’onomastique romaine en Afrique », in N. Duval, L’onomastique latine, op. cit., p. 318 ; Halff G., « L’onomastique punique de Carthage », Karthago, XII, 1965, p. 77, 103 ; Jongeling K., Handbook of Neo-Punic Inscriptions, Tübingen, Mohr Siebeck, 2008, p. 325. La signification de Namphamo, « de bon augure », est bien connu grâce à la traduction qu’en donne Augustin dans l’une de ses lettres (Augustin, Ep., 17, 2).
43 Le cognomen Issula est attesté une fois à Ostie chez Cornelia Issula (CIL, XIV, 888) et cinq fois en Afrique du Nord : trois fois sur le territoire de la Confédération cirtéenne, à Rusicade, Cirta et Thibilis (ILAlg, II, 1, 135 et 1130 ; ILAlg, II, 2, 5046) et deux fois en Césarienne, à Sitifis et à Portus Magnus (CIL, VIII, 8601 et 9784). Le nom est peut-être d’origine punique : Vattioni F., « Antroponimi fenicio-punici nell’epigrafia greca e latina del Nordafrica », in Annali del Seminario di studi del mondo classico. Sezione di archeologia e storia antica, I, 1979, p. 179, no 152. Le nom Maiorica est présent sur deux monuments funéraires d’Ostie (CIL, XIV, 1288 et Thylander H., Inscriptions du port d’Ostie, Lund, C. W. K. Gleerup, 1952, A 17 (datée de l’époque d’Hadrien) et sur plus d’une vingtaine inscriptions trouvées en Afrique : en Proconsulaire, à Carthage (ILTun, 1109 ; CIL, VIII, 13770), à Dougga (CIL, VIII, 26712 ; CIL, VIII, 26770, à Vaga (CIL, VIII, 1237), à Theueste (CIL, VIII, 1958 [ILAlg, I, 3311]), à Musti (CIL, VIII, 15624), à Sidi bu Ruis, près de Sicca Veneria (CIL, VIII, 27744/5), à Belalis Maior (AE, 1978, 870), à Furnos Maius (ILAfr, 208), à Madaure (ILAlg, I, 2326, ; 2415), à Uchi Maius (AE, 1997, 1718) ; en Numidie, à Lambèse et dans les environs (CIL, VIII, 3687, 3740, 4293, 4319), à Timgad (Leschi L., dans BCTH, 1932-33, p. 491 ; BCTH, 1934/35, p. 41), à Diana (CIL, VIII, 4621), à Cuicul (ILAlg, II, 3, 8179) ; en Césarienne à Sétif (BCTH, 1951-52, p. 242), à Regiae sur une épitaphe de 366 (CIL, VIII, 21644).
44 CIL, XIV, 256, l. 280.
45 Malius Namfamo est seulement connu comme l’époux d’une défunte (CIL, XIV, 1189) ; [A]pertiu[s] Nampamo (CIL, XIV, 4526 e), dont le nom est inscrit sur le mur de la caserne des vigiles est vraisemblablement le même que le soldat de la Ire cohorte urbaine enterré à Satafis, en Maurétanie Césarienne (CIL, VIII, 8395). Le nom Bomillus, qui apparaît sur une inscription funéraire (CIL, XIV, 795) a également été prudemment rapproché par A. Licordari (« Considerazioni sull’onomastica ostiense », art. cit., p. 243) des noms puniques Bomildus ou Bomilcar.
46 CIL, XIV, 161 : voir supra, n. 22.
47 Pflaum H.-G., « Remarques sur l’onomastique de Castellum Celtianum », art. cit., p. 128 ; id., « Remarques sur l’onomastique de Cirta », art. cit., p. 99 – repris dans id., L’Afrique romaine. Scripta Varia, op. cit., p. 89 et p. 164 ; Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., p. 201 ; Bertrandy Fr., « Thibilis (Announa), de Juba I au triumvir M. Aemilius Lepidus. Les premières étapes de la romanisation d’une cité numide (46-36 av. J.-C.) », Karthago, no 19, 1980, p. 100 sq. ; id., « Recherches sur les Aemilii d’Afrique proconsulaire et de Numidie », Ancient Society, no 25, 1994, p. 189-210.
48 Kajanto I., The Latin cognomina, op. cit., p. 233. Royden H.L., The Magistrates of the Roman professional collegia in Italy from the first to the third century, Pise, Giardini, 1988, p. 110 émet l’hypothèse d’une origine africaine pour M. Aemilius Saturus en raison de son seul cognomen.
49 Pour les attestations de ce gentilice, voir Sablayrolles R., Libertinus miles. Les cohortes de vigiles, Rome, École française de Rome, « Coll. de l’EFR », no 224, 1996, p. 718, no 976 et n. 127, 977, 1661. Rajouter à Carthage CIL, VIII, 24941 a ; à Theueste AE, 1995, 1692 ; à Lambèse AE, 1968, 645 et AE, 2001, 2094 ; à Timgad BCTH, 1932-1933, p. 176 et AE, 1982, 958. À Rome, CIL, VI, 102 ; à Ostie, le gentilice est porté par deux femmes CIL, XIV, 5051 et AE, 1996, 301. En dehors de l’Italie et de l’Afrique : CIL, II, 417, en Lusitanie.
50 À Tharros (AE, 1988, 658).
51 Nous avons recensé 54 inscriptions dans les provinces africaines :
– six ou sept à Carthage : épitaphes ILTun, 1109 (2 inscriptions) ; CIL, VIII, 13326 ; 24642a ; 24985 ; AE, 2011, 1749 ; et peut-être Benzina Ben Abdallah Z., Ladjimi Sebaï L., Catalogue des inscriptions latines païennes inédites du musée de Carthage, Rome, École française de Rome, « Coll. de l’EFR », no 92, 2011, no 357, auxquelles il convient d’ajouter deux textes : l’inscription des vétérans de Nicopolis, en Égypte, déjà citée, où deux Tadii sont originaires de Carthage (AE, 1969/70, 633, col. IV, l. 17-18), et l’épitaphe d’un soldat mort à Ammaedara (AE, 1927, 40) ;
– deux à Mactar (CIL, VIII, 11876 et 23507), de même qu’à Theueste et ses environs (ILAlg, I, 3614 et BCTH, 1932-1933, p. 274) ;
– une à Uzali Sar (AE, 1973, 586), à Pheradi Maius (ILTun, 1570), au pagus Mercurialis (CIL, VIII, 885), dans le municipium Aurelium Commodianum (CIL, VIII, 12358), Ammaedara (ILAfr, 162), Musti (CIL, VIII, 15630), Gales (ILAfr, 213), Thubursicu Numidarum (ILAlg, I, 1908), Madaure (BCTH, 1932-1933, p. 305), Uchi Maius (AE, 1997, 1665), une à Vazi Sarra (CIL, VIII, 23748).
– en Numidie, 8 à Lambèse CIL, VIII, 2557, col. II, l. 23 ; 3248 ; 4080 ; 4081 ; 4082 ; AE, 1902, 11, col. II, l. 26 ; AE, 1917-1918, 57, l. 20 ; AE, 1989, 882 ; 1 dans les environs, à Seriana (CIL, VIII, 4407), 12 sur le territoire de la Confédération cirtéenne, à Cirta (ILAlg, II, 1, 1788), à castellum Mastarense (ILAlg, II, 3, 10048-49), à Ksar Mahidjiba (ILAlg, II, 2, 4255), Thibilis (ILAlg, II, 2, 5907, 5908, 5909, 5910), à Tirekbine (ILAlg, II, 2, 6460, 6461, 6462), à Sigus (ILAlg, II, 2, 6486), 1 à Cuicul (ILAlg, II, 3, 8179).
– 8 en Maurétanie Césarienne, 6 à Tubusuctu (CIL, VIII, 8841 ; 8898 ; 8899 ; 20673 ; AE, 2001, 2129 ; AE, 2002, 1703), 1 à Rusguniae (CIL, VIII, 9250), ainsi qu’à Caesarea (CIL, VIII, 9520).
52 Un Q. Tadius Cerealis apparaît sur un fragment d’un album de collège, peut-être également en 173 (CIL, XIV, 4565), et un Tadius Cerialis sur une liste de soldats (CIL, XIV, 4569, col. 3, l. 17). Le gentilice est en outre présent sur trois épitaphes dont les défunts portent des cognomina grecs (CIL, XIV, 1652-1654) : parmi eux, Tadia Euhemeria est affranchie et épouse d’un P. Tadius Saturninus qui est Sterceius, dont le cognomen, Saturninus, est fréquent en Afrique.
53 Cicéron Verr., I, 100 ; II, 49 ; V, 63. Groag E., RE, IV-A-2, col. 2000, 1 et 2. Marinone N., « I questori e legati di Verre in Sicilia », AAT, no 100, 1965-1966, p. 219-252.
54 Cicéron, Verr., I, 128.
55 RPC, I, 1117. Groag E., RE, IV-A-2, col. 2000, 4.
56 Syme R., Some Arval Brethren, Oxford, Clarendon Press, 1980, p. 60-61 ; Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., p. 463. En comptant les inscriptions d’Ostie et celles des sénateurs cités plus haut, on compte trente-sept inscriptions mentionnant le gentilice en Italie :
– dans le Latium, à Rome, une liste des soldats de la Ve cohorte de vigiles en 210 (où l’on trouve d’autres gentilices bien attestés en Afrique, comme Tannonius, cité plus loin : CIL, VI, 1057, centurie 2, l. 8) et les épitaphes CIL, VI, 3438 (vétéran originaire de Bononia) ; 4684 ; 27092 ; 36398 ; NSA, 1944-45, p. 36 ; à Tibur, une épitaphe du IIe siècle (AE, 1983, 168) ;
– trois inscriptions en Campanie : AE, 1922, 126 à Interamna Lirenas, en 38 apr. J.-C. ; à Pouzzoles et Sora (CIL, X, 2993 et 5753) ;
– deux inscriptions dans la regio II, à Bénévent (CIL, IX, 2005) et à Aecae (AE, 1985, 301, datée du Ier siècle de n. è.) ;
– huit inscriptions dans la regio IV : dans le Samnium, trois à Iuuanum – AE, 1995, 397, CIL, IX, 2973 et 6390, 3 (sceau) – trois à Cluuiae (AE, 1900, 190 ; AE, 2008, 451, fin du Ier siècle-IIe siècle ; AE, 2008, 452, première moitié du Ier siècle) et une à Saepinum (CIL, IX, 2518) ; en Sabine, on le rencontre une fois à Amiternum (CIL, IX, 4487) ;
– trois dans la regio VI – deux à Pisaurum (CIL, XI, 6345 et 6376 – voir également l’inscription de Tarraco CIL, II2 /14, 2, 1036) et une à Meuania (CIL, XI, 7958) ;
– une dans la regio VII (CIL, XI, 1891 à Arretium ; également glans perusina CIL, XI, 6721, 33) ; une dans la regio VIII, à Brixellum (CIL, XI, 1040) ; une dans la regio XI, à Côme (CIL, V, 5447) ;
– d’autre part, Tad(ius) Faust(us) est le nom d’un fabricant de lampes trouvées à Rome et à Pisaurum (CIL, XV, 6703).
57 On trouve le gentilice :
– en Hispanie Citérieure (où plusieurs inscriptions renvoient à des individus originaires d’ailleurs), sur une inscription de Lucentum (CIL, II, 3561, voir HEp, 14, 6), de Saguntum (CIL, II2/14, 2, 701) deux de Tarraco (outre l’épitaphe, déjà citée de L. Tadius Simplex – CIL, II2/14, 2, 994, épitaphe de l’affranchi d’un soldat, originaire de Pisaurum – CIL, II2/14, 2, 1036) ;
– en Bretagne, à Isca (CIL, VII, 126) ;
– en Grèce, à Patras (CIL, III, 7263) ;
– en Macédoine, à Dyrrachium (AE, 1978, 752) ;
– en Dacie, à Sarmizegetusa (IDR, III, 2, 295) et sur certaines tuiles de la legio XIII Gemina (par exemple AE, 1969, 39 – localisations non reportées sur la carte) ;
– en Dalmatie à Salona (CIL, III, 2544) ;
– dans le Norique, à Virunum pour un vétéran (CIL, III, 4853).
Le nom de Tadius apparaît également sur une plaque de fourreau appartenant à un soldat de la legio I Augusta, trouvée lors des fouilles du champ de bataille de Kalkriese (AE, 2007, 1031). Le gentilice a été reconstitué sur une inscription du territoire de Vienne, en Narbonnaise (ILN, V, 2, 349) – non reporté sur la carte.
58 Sur les 49 inscriptions recensées, 33 se trouvent en Afrique. Pour les attestations de ce nom en Afrique, voir Beschaouch A., « La Reine de “Haïdra el-Gdima” Crepereia Innula », in R. Chevallier (éd.), Mélanges d’archéologie et d’histoire offerts à A. Piganiol, Paris, SEVPEN, 1966, p. 1124 (d’où AE, 1966, 525), p. 1125-1126 ; ajouter, à Lambèse, un soldat sur une liste de custodes armorum à Lambèse (AE, 1902, 11), et les inscriptions de Carthage (CIL, VIII, 10974), de Tazembout (AE, 1989, 897), de Thala (AE, 2009, 1677), de Sicca Veneria (ILTun, 1613). On notera également une Iulia Castula Arraniana à Musti (CIL, VIII, 15595). En Italie, Beschaouch A., « La Reine de “Haïdra el-Gdima” Crepereia Innula », art. cit., p. 1127, n. 1-2 ; ajouter, à Rome (CIL, VI, 38711) ; à Minturnes (CIL, I2, 2699) ; à Ronciglione (AE, 1979, 228) ; à Nuceria (NSA, 1928, p. 377). Ailleurs dans l’empire, à Apulum (AE, 1991, 1338), à Barcelone (CIL, II, 6162). On lit également le nom Arani sur des estampilles sur sigillée en Gaule, à Clermont-Ferrand, Amiens et Bavay (CAG, 63/1, p. 174 ; CAG, 80/1, p. 94 ; CAG, 59/2, p. 349 ; non représentés sur la carte).
59 Beschaouch A., « La Reine de “Haïdra el-Gdima” Crepereia Innula », art. cit., p. 1127.
60 . CIL, XIV, 246. Sur l’identification du collège, probablement les lenuncularii traiectus Luculli, voir Tran N., Les membres des associations, op. cit., p. 116 et n. 94. Pour T. Arranius Felicio, également CIL, XIV, 5374.
61 Ianuarius est l’un des cognomina les plus représentés dans l’empire : Kajanto I., The Latin cognomina, op. cit., p. 29-30, 60-61, p. 218 (pour la fréquence en Afrique).
62 CIL, VIII, 2527 (voir p. 954 et 18039), Lambèse ; AE, 1966, 525, Ammaedara ; CIL, VIII, 11680, Thala ; à notre connaissance, en dehors d’Ostie, les inscriptions italiennes n’ont pas livré de T. Arranii.
63 ILTun, 462. Voir PIR² A 1071.
64 CIL, XIV, 256.
65 Le gentilice est attesté sur près de quatre-vingt documents. Sa présence à Carteia (AE, 2012, 752 – nouvelle restitution de AE, 2008, 666) est due à un décurion d’une ala II Thracum, qui pourrait être originaire de Carthage (Alföldy G., « Ein Prokurator aus Carteia », Habis, no 43, 2012, p. 168).
66 Voir Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., p. 206-210.
67 CIL, XIV, 1910.
68 CIL, XIV, 251 : album de l’ordo corporatorum lenuncularior(um) tabularior(um) auxiliar(iorum) Ostiensium, en 192, mentionnant les P. Sittii Maximus, Secundus et Restitutus. Épitaphes CIL, XIV, 1630 (Sittius Colobius) ; CIL, XIV, 2057 (Q. Sittius Quintillus, fils de Q. Sittius Flaccus, tribun de la IIe cohorte de vigiles) ; un Sitti(us) Crestinus sur une liste de soldats en 198 (CIL, XIV, 4569). Thylander H., Inscriptions du port d’Ostie, op. cit., A 232 (qui date l’inscription de l’époque de Trajan) : L. Sittius Crescens. AE, 1991, 377 : une Iulia Sittia ; Marinucci A., Disiecta membra : iscrizioni latine da Ostia e Porto : 1981-2009, Rome, Soprintendenza speciale per i beni archeologici di Roma, 2012, 135 : Sittia [---].
69 CIL, XIV, 251.
70 Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., p. 80 et p. 191 considère qu’il s’agit d’un gentilice fréquent en Campanie mais peu dans le reste de l’Italie. Le nom serait originaire d’Étrurie selon Schulze W., Zur Geschichte lateinischer Eigennamen, Berlin, Weidmann, 1904, p. 143 ; voir infra IGLNovae, 93 (avec le commentaire). Aucun nom ressemblant à Tannonius n’est recensé par Morandi Tarabella M., Prosopographia Etrusca. I. Corpus. 1. Etruria meridionale, Rome, L’Erma di Bretschneider, 2004.
71 Confédération cirtéenne : ILAlg, II, 1, 336, 397, 1789, 4033 ; ILAlg, II, 2, 4305, 4306, 4307, 5911 ; ILAlg, II, 3, 8593, 9446, 10050-10058. À Lambèse : CIL, VIII, 2618 (vétéran originaire de Cirta) ; CIL, VIII, 2564, col. II, l. 80 ; CIL, VIII, 2570 ; 2979 ; 2980 ; 2981 ; 3301 ; 4083 ; 4084 ; 4085 ; 4086 ; 4087 ; 18435 ; AE, 1902, 10 ; Carcopino J., « Inscriptions de Khamissa, Lambèse, Tébessa, Timgad », BCTH, 1905, p. 239 ; Tannonius se trouve également en position de cognomen chez un soldat originaire de Carthage (AE, 1989, 887) et d’agnomen chez une défunte de Ksar Seriana, entre Lambèse et Diana (CIL, VIII, 4384).
72 CIL, VI, 32536 d, II, l. 27.
73 AE, 1969/70, 633, col. VI, l. 27. Les inscriptions de Proconsulaire proviennent du fundus Tapp(---), (AE, 1938, 74), d’Ammaedara (CIL, VIII, 428), de Calama (CIL, VIII, 5462 [ILAlg, I, 410]), Capsa (CIL, VIII, 141), Carthage (CIL, VIII, 24986 ; AE, 1968, 557 ; AE, 2011, 1750), Djebel Djeloud (Tunis) (CIL, VIII, 24482), Gori(ILTun, 767a), Mactar ( ?) (Prévot Fr., Recherches archéologiques franco-tunisiennes à Mactar. V — Les inscriptions chrétiennes, Rome, 1984, no XII 33), Soliman (CIL, VIII, 938), Thala (ILTun, 499, 26-30 et CIL, VIII, 562), à Theueste (CIL, VIII, 1950 (ILAlg, I, 3282) ; 1993 (ILAlg, I, 3376) ; Thugga (Khanoussi M., Maurin L., Mourir à Dougga : recueil des inscriptions funéraires, Bordeaux – Tunis, Ausonius – Institut national du Patrimoine, 2002, no 1186-1187), Ucubi (CIL, VIII, 15705), Utique (CIL, VIII, 14320 et CIL, VIII, 25402), et Zattara (CIL, VIII, 17268 [ILAlg, I, 534]). Le cognomen Tannonia est porté, sur une inscription de Bulla Regia, par la fille d’Agrius Celsinianus, uir consularis et curateur de cité probablement au IIIe siècle, dont on ignore l’origine mais qui semble entretenir des liens étroits avec l’Afrique (CIL, VIII, 25523 ; voir aussi ILAfr, 414 ; Corbier M., « Les familles clarissimes d’Afrique Proconsulaire », op. cit., p. 711-712 ; Jacques Fr., Les Curateurs des cités dans l’Occident romain de Trajan à Gallien, Paris, Nouvelles éditions latines, 1983, p. 97-198).
74 Apulée, Apol., IV ; XXX ; XXXIII ; XLVI.
75 CIL, VIII, 9016, 9163, 20783 à Auzia ; CIL, VIII, 21320, à Caesarea ; CIL, VIII, 8613 à Sitifis ; CIL, VIII, 9983, à Numerus Syrorum ; CIL, VIII, 21538 à Mina, dans la famille d’un soldat ; AE, 1969/70, 737 (daté de 309) à Altaua.
76 AE, 1983, 135. Donatus est fréquent en Afrique (Kajanto I., op. cit., p. 18, p. 76, p. 298) et le nom Tannonius Donatus y est attesté plusieurs fois : CIL, VIII, 2979, 9016, 9163.
77 CIL, XIV, 4559.
78 CIL, XIV, 5357.
79 CIL, XIV, 259.
80 Épitaphes mentionnant un enfant (CIL, VI, 27103) et deux personnages du nom de Iulius Tannonius (AE, 1957, 127 et AE, 1991, 298, peut-être datées de la fin du IIe et de la deuxième moitié du IIIe siècle) ; album des fabri tignuarii de Rome, (CIL, VI, 33857 identifié grâce à l’album antérieur CIL, VII 33858, sous Septime Sévère) ; liste des soldats de la Ve cohorte de vigiles de l’époque de Caracalla : CIL, VI, 1057, centurie 1, l. 15 (cf. CIL, VI, 1058, centurie 1, l. 8) ; centurie 3, l. 98. CIL, VI, 1058, centurie 1, l. 79 ; centurie 1, l. 114 ; nom d’un tribun de cohorte prétorienne (CIL, VI, 2508) ; voir également les inscriptions tardives ICUR ns, III, 6943 et ICUR ns, VII, 17593.
81 Sablayrolles R., Libertinus miles, op. cit., p. 197 sq. ; p. 726, no 1164-1165, p. 752, no 1795-1798.
82 À Pouzzoles : AE, 2007, 381, au IIe ou IIIe siècle ; CIL, X, 1813, 1815, 3107, 3714 (ILS, 5478), AE, 1976, 141, au IVe siècle – voir Camodeca G., « Ricerche su Puteoli tardoromana », Puteoli, no 4-5, 1980-1981, p. 90, 111, 119-123, selon le même auteur, ibid., p. 122, n. 190, CIL, X, 2767 ne vient probablement pas de Pouzzoles mais de Naples. À Sorrente : CIL, X, 721.
83 À Bénévent : CIL, IX, 1982, 1589, 1656, 1981. À Larinum, AE, 1997, 328.
84 CIL, II2, 7, 544 (AE, 2000, 734).
85 CIL, XII, 886.
86 IGLNovae, 93 : épitaphe d’un homme originaire d’Étrurie, marié à une Tannonia Valentina.
87 Caldelli M. L., « Le iscrizioni della via Puteoli – Neapolis », art. cit., p. 226.
88 IGLNovae, 93 ; rien ne relie explicitement la famille mentionnée sur le monument funéraire avec le milieu militaire.
89 CIL, XII, 886.
90 CIL, XIV, 256.
91 Sur les trente-trois inscriptions de Numidie, trente-deux proviennent de la Confédération cirtéenne : vingt-six de Celtianis (ILAlg, II, 2, 2298-2323), deux de Cirta (ILAlg, II, 1, 961-962), une aux environs de Chelghoum Laïd (ILAlg, II, 3, 7519) ; voir aussi ILAlg, II, 1, 2235, 2270, ILAlg, II, 3, 8755. En comptant le texte d’Ostie, six attestations seulement se trouvent dans le reste de l’empire : à Lambèse (CIL, VIII, 3027), Auzia en Césarienne (CIL, VIII, 20772), Tarraco (CIL, II2, 14, 2, 1005) – pour un chevalier romain que Pflaum pensait Africain –, probablement à Carthagène (AE, 2012, 798) et à Délos (CIL, I, 2246). Pflaum H.-G., « Remarques sur l’onomastique de Castellum Celtianum », art. cit., p. 91, 130 ; Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., p. 460, 614.
92 En Afrique, on le trouve surtout en Proconsulaire : AE, 1984, 928, pour un soldat de la cohors I urbana de Carthage ; CIL, VIII, 12445, à Henchir Djemelihia ; CIL, VIII, 25946 et 25959 aux environs de Thignica ; ILAfr, 479,10 à Thuburnica ; ILTun, 714 (AE, 1941, 35) à Thuburbo Maius ; ILTun, 832 aux environs de Soliman ; ILAlg, I, 1442/3 Thubursicu Numidarum ; voir aussi une Bultia à Villa Magna (CIL, VIII, 10523) et le cognomen dérivé Bullatianus porté dans une famille d’Auedda (AE, 1973, 605). Le gentilice se rencontre une fois en Numidie, près de Lambèse (AE, 1892, 13), et une fois en Césarienne, à Rusucurru (CIL, VIII, 9004). Voir Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., p. 244-245. Mis à part dans la région de Thignica où l’on trouve deux documents, le nom n’est à chaque fois présent que sur une seule inscription. On trouve en revanche cinq documents à Rome : CIL, VI, 5221, 6180 (chez une affranchie), 13660, 13661, 32627 (nom d’un prétorien originaire de Lambèse).
93 Sur le même album, Galedius Felix, dont le gentilice est un hapax, est peut-être également un Caledius.
94 AE, 1963, 124 à Sucubi ; CIL, VIII, 724, CIL, VIII, 725 et CIL, VIII, 12163, à Agger (Hr Sidi Amara ou Hr el Khima ; voir Ladjimi Sebaï L., « Un site de la Tunisie centrale : Aggar ? », L’Africa Romana, 4, 1987, p. 415-432, en part. p. 423 et 425 ; Fantar M., « Aggar », Encyclopédie Berbère, II, Aix-en-Provence, Edisud, 1985, p. 252) ; CIL, VIII, 1796 (16460) à Zama Regia ; CIL, VIII, 14755 à Sicilibba (Bordj Aalouine) ; CIL, VIII, 14928 à Thignica ; CIL, VIII, 16818 (ILAlg, I, 1194) à Naraggara ; sans doute CIL, VIII, 15947 à Sicca Veneria ; voir aussi CIL, VIII, 26440 pour le cognomen dérivé Calediana, à Aïn el Abid ; ILTun, 1165 à Thibiuca. En Numidie, ILAlg, II, 1, 1001 à Cirta ; ILAlg, II, 1, 2467 à C. Celtianum. Voir Lassère J.-M., Ubique populus, op. cit., p. 150, 173. À Ostie, outre le faber naualis, le gentilice est porté par une Caledia Aphrodite : Helttula A. (éd.), Le iscrizioni sepolcrali latine nell’Isola sacra, Rome, 2007, no 285). On trouve huit inscriptions en Italie et deux dans le reste de l’empire : CIL, X, 1048 (p. 967) et CIL, IV, 9347 à Pompéi ; dans la regio II, AE, 1983, 215 (époux d’une affranchie) à Luceria et EphEp, VIII, 11, à Brundisium – un campus Caledianus est de plus mentionné sur la table des Ligures Baebiani (CIL, IX, 1455) ; dans la regio X, CIL, V, 317 et 345 à Parentium, AE, 2008, 541 pour une affranchie enterrée aux environs de Frki (Croatie) ; enfin, en Hispanie Citérieure, à Cella (province de Teruel), EphEp, IX, 319 et en Bretagne, à Kirkby Thore (en contexte militaire), RIB, I, 764 : si la pierre portait bien le nom de C. Calezius Frontinus, celui-ci pourrait être originaire d’Afrique où la graphie Z pour DI est bien attestée (voir par exemple ILAlg, II, 1, 407 ; ILAlg, II, 2, 5813 ; AE, 2011, 1583 ; 1664) : voir en dernier lieu, Coltelloni-Trannoy M., « L’apport du grec à la connaissance des toponymes et ethnonymes dans l’Afrique antique », in A. Corda et A. Mastino (éd.), L’onomastica africana : congresso della Société du Maghreb préhistorique antique et médiéval, Porto Conte Ricerche (Alghero, 28/29 settembre 2007), Studi di storia antica e di archeologia, 10, Ortacesus, Sandhi, 2012, p. 35-38.
95 Kajanto I., The Latin cognomina, op. cit., p. 76, 297. Pour les cognomina attestés principalement en Afrique, ibidem, p. 18 (également p. 26, 37, 80, 112, 114, 122).
96 Tran N., Les membres des associations, op. cit., p. 393.
97 CIL, XIV, 4142.
98 Il serait originaire de Cappadoce selon Valjus, qui reprend L. Robert et réfute Dessau (CIL, XIV, 4234) selon lequel le nom était d’origine syrienne. R. Valjus « An oriental baker at Ostia », Arctos, no 32, 1998, p. 259-264 ; Tran N., Les membres des associations, op. cit., p. 288 résume le débat.
99 Sont aussi connus à Ostie des naviculaires d’autres régions comme la Narbonnaise (« Place des Corporations », CIL, XIV, 4549, 32) ou l’Adriatique (CIL, XIV, 409 ; AE, 1987, 192 ; AE, 1987, 191).
100 AE, 1955, 183.
101 CIL, XIV, 99.
102 CIL, XIV, 4142.
103 CIL, XIV, 4549, 18.
104 . Leur statut et leur fonction sont assez mystérieux ; le nombre très restreint des inscriptions et le fait que l’on ne les trouve qu’à Ostie au IIe siècle ont donné lieu à des hypothèses très différentes sans qu’il soit possible de trancher. Pour J. Rougé, les curatores nauium seraient des agents des domini nauium (Rougé J., Recherches sur l’organisation du commerce maritime en Méditerranée sous l’Empire romain, Paris, 1966, p. 261-263). Pour R. Meiggs, ils seraient chargés de veiller aux conditions d’accueil des navires à quai et ils pourraient directement dépendre de domini nauium pour veiller à leurs intérêts (Meiggs R., Roman Ostia, op. cit., p. 288), tandis que pour M. Fasciato, ils seraient des personnages officiels dont le rôle reste obscur (Fasciato M., « Les associations professionnelles romaines du Ier au IIIe siècle, d’après les inscriptions d’Ostie », MEFR, no 61, 1949, p. 237-241, 1949, p. 239). Pour B. Sirks, ils pourraient être des fonctionnaires au service du pouvoir impérialchargés de veiller à ce que les bateaux viennent et partent dans de bonnes conditions, permettant ainsi un contrôle central du déploiement des bateaux à Ostie (Sirks B., Food for Rome, the legal structure of the transportation and processing of supplies for the imperial distributions in Rome and Constantinople, Amsterdam, J. G. Gieben, 1991, p. 77-78).
105 CIL, XIV, 364.
106 Cébeillac-Gervasoni M., « Gli Africani », art. cit., p. 561.
107 Les hypothèses concernant les fonctions précises de ces lenuncularii sont nombreuses. Il serait vain d’entrer dans le débat ici. Retenons que le point commun des différentes hypothèses concernant les lenuncularii traiectus Luculli était d’en faire des transporteurs de biens ou de personnes à l’intérieur du port. Les lenuncularii tabularii auxiliarii seraient plutôt chargés de l’accueil des navires dans le port, pour les remorquer, les guider ou appliquer des démarches administratives.
108 Valjus R., « Peregrini e stranieri ad Ostia », Medelingen van het Nederlans Institut te Rome, no 58, 1999, p. 39 ; Tran N., Les membres des associations, op. cit., p. 288.
109 Certaines lettres de Fronton, par exemple, témoignent de la prise en compte du critère géographique dans les recommandations : l’un de ses contubernales est ainsi originaire de Cirta, comme lui. De même, dans la lettre aux triumvirs et aux décurions de Cirta sur le choix d’un patron (Ad Am. II, 11), Fronton conseille des hommes dont il souligne les relations avec Cirta par les liens familiaux (son futur gendre C. Aufidius Victorinus) mais également par la proximité géographique (Seruilius Silanus, « de la cité voisine et amie d’Hippone », et Postumius Festus, originaire d’une cité de Numidie peu éloignée).
110 Terpstra T., Trading communities, op. cit., p. 113-114.
111 Voir n. 10. C’est probablement le sens que l’on retrouve dans le Digeste. Voir par exemple Ulpien 28 Ad ed., Dig. 14.1.1.15 : au début du IIIe siècle, Ulpien définit l’exercitor nauis comme celui à qui reviennent les revenus (ad quem obventiones et reditus omnes perveniunt), qu’il soit dominus nauis ou bien qu’il exploite le navire du dominus nauis (a domino navem per aversionem conduxit). Le dominus nauis semble donc bien être le propriétaire du navire.
112 CIL, VI, 1620. Aucune mention explicite de collège n’apparaît sur l’inscription ; ils pourraient avoir constitué un rassemblement ponctuel.
113 Ceci expliquerait peut-être également la différence entre le regroupement romain cité ci-dessus, qui met en avant une origine géographique, et le collège ostien, sans origine affichée.
114 CIL, XIV, 409 ; AE, 1987, 192 ; AE, 1987, 191. On connaît des nauiculariei O[stienses] à la fin du Ier siècle av. J.-C. mais on ignore s’il s’agit d’un collège (AE, 1955, 178 et CIL, XIV, 3603).
115 L’inscription date de 173 tandis que la carrière de Fortis atteint son apogée au milieu du IIe siècle.
116 CIL, XIV, 4620.
117 Ce sont d’ailleurs les navires qui sont qualifiés d’africains et non les domini ; l’expression épigraphique précise ainsi l’origine des navires et non celle des propriétaires.
118 Le lien entre P. Aufidius Fortis, commerçant de blé, et un potentiel membre de sa familia, P. Aufidius [---], dominus nauis ou nauium, pourrait traduire un relatif contrôle de la part de Fortis sur le transport des marchandises qu’il fait venir à Ostie. N. Tran (Les membres des associations, op. cit., p. 104) avait signalé ce phénomène à partir des nautes ou des naviculaires qui se disent également commerçants. On aurait ici un cas un peu différent : Fortis ne se dit pas naviculaire mais garde un moyen de contrôle sur le transport du blé en le faisant transporter sur les bateaux de ses affranchis.
119 Royden H.L., The magistrates of the Roman Professional collegia, op. cit., p. 30.
120 Les Aufidii mercatores frumentarii connus, Fortis et ses affranchis, sont attestés à une époque légèrement antérieure, autour du milieu du IIe siècle tandis que le faber naualis l’est à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle. Il reste possible que le faber naualis ait été un affranchi de Fortis mais il est plus probable qu’il relève de la génération suivante, soit un descendant, soit un affranchi des affranchis de Fortis ou un affranchi du fils de Fortis.
121 CIL, XIV, 4622a : P(ublio) Aufidio P(ubli) fil(io) Quir(ina) / Forti, Aufidi Fortis / p(atroni) c(oloniae) fil(io), IIuir(o), q(uaestori), aedil(i), / fl(amini) R(omae) et Aug(ustorum),/fl(amini) diui Titi, / Faustianus, Epictetus, / Euphrosynus, Ianuarius / liberti.
122 CIL, XIV, 4621 : P(ublio) Aufidio / P(ubli) fil(io) Quir(ina) / Forti, / [II]uir(o), q(uaestori) aer(arii) Ost(iensis) V, / p(atrono) c(oloniae), / [Fa]ustianus, Epictetus, / [Eu]frosynus, Ianuarius / patrono / indulgentissimo.
123 CIL, XIV, 4620.
124 Fortis est patron de la colonie dans les deux cas alors que, dans l’inscription précédente, il ne l’est pas encore.
125 R. Marchesini soupçonne ainsi la présence d’affranchis africains ou de familles liées à l’Afrique (par exemple les Agrii liés à Bulla Regia) dans les cultes mithraïques d’Ostie (« I culti orientali ad Ostia », communication lors du Deuxième séminaire d’étude sur Ostia antica, École française de Rome, avril 2013).