1 Adams J. N., Bilingualism and the Latin Language, Cambridge, Cambridge University Press, 2008, p. 642, 687 ; Poccetti P., « Contacts et échanges technologiques en Italie méridionale : langues et écritures au cours du IVe siècle av. J.-C. », in H. Tréziny (éd.), Grecs et indigènes de la Catalogne à la Mer Noire, Errance-Centre Camille Jullian, 2010, p. 59-678.
2 Hamp E., « The Relationship of Venetic within Italic », AJPh, no 75, 1954, p. 183-186 ; Pellegrini G. B. et Prosdocimi A., La Lingua Venetica II : Studi, Padua, Istituto di Glottologia dell’Università di Padova, 1967, p. 252-259 ; Lejeune, M., Manuel de la langue vénète, Heidelberg, Carl Winter, 1974, p. 163-173.
3 Cristofani M. et Prosdocimi A., Lingue e dialetti dell’Italia antica, Popoli e civiltà dell’Italia antica 6, Rome, Biblioteca di storia patria, 1978 ; Clackson J. et Horrocks G., The Blackwell History of the Latin Language, Chichester, Wiley-Blackwell, 2007, p. 37-40.
4 Erdkamp P., « Mobility and Migration in Italy in the Second Century BC », in L. de Ligt et S. Northwood (éd.), People, land and politics: demographic developments and the transformation of Roman Italy 300 BC-AD 14, Leiden, Brill, 2008, p. 417-449; Isayev E., « Polybius’s Global Moment and Human Mobility through Ancient Italy », in M. Pitts et M. Versluys (éd.), Globalisation and the Roman World, Cambridge, Cambridge University Press, 2014, p. 123-140.
5 McKay A., « Samnites at Cumae », in H. Jones (éd.), Samnium: settlement and cultural change: the proceedings of the third E. Togo Salmon conference on Roman studies, Providence, Center for Old World Archaeology and Art, Brown University, 2004, p. 85-101.
6 Le mot « bilinguisme » est utilisé également pour des situations impliquant trois langues ou plus ; on trouve aussi le terme « multilinguisme », voir Mullen A., Southern Gaul and the Mediterranean : Multilingualism and Multiple Identities in the Iron Age and Roman Periods, Cambridge, Cambridge University Press, 2013, p. 53.
7 Fishman J., « Bilingualism With and Without Diglossia », Journal of Social Issues, no 23.2, 1967, p. 29-38. Pour plus détails sur la diglossie et bibliographie : Adams, J. N., Bilingualism and the Latin Language, op. cit., p. 537-540.
8 Adams, J. N., Bilingualism and the Latin Language, op. cit., p. 8; Edwards J., « Foundations of Bilingualism », in T. K. Bhatia et W. C. Ritchie (éd.), Handbook of Bilingualism, Oxford, Blackwell, 2006, p. 8-11; Mullen, A., Southern Gaul and the Mediterranean, op. cit., p. 74.
9 On appelle « bigraphisme » la capacité d’écrire en deux langues (ou, particulièrement, en deux alphabets).
10 Clackson J., « Subgrouping in the Sabellian branch of Indo-European », TPhS, no 113.1, 2015, p. 4-37. Les inscriptions osques sont rassemblées dans la nouvelle édition Imagines Italicae de Crawford (Crawford M. H., Imagines Italicae, London, Institute of Classical Studies, School of Advanced Study, University of London, 2011) ; mais aussi dans l’édition de Rix (Rix H., Sabellische Texte. Die Texte des Oskischen, Umbrischen und Südpikenischen, Heidelberg, C. Winter Universitätsverlag, 2002). Dans les tableaux ici présentés, les textes seront donnés selon la numérotation de Crawford (nom d’un lieu romain et un numéro, par exemple Potentia 1), mais aussi selon celle de Rix quand il y en a (deux lettres et un numéro, par exemple Lu 1).
11 Pour un exposé plus complet des contacts entre grec et osque et des relations des deux langues, voir Mcdonald K., Language Contact in South Oscan Epigraphy, op. cit. et Mcdonald K., Oscan in Southern Italy and Sicily : Evaluating Language Contact in a Fragmentary Corpus, op. cit.
12 Dupraz E., Les Vestins à l’époque tardo-républicaine : du nord-osque au latin, Mont-Saint-Aignan, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2010, p. 456 ; Langslow D., « Integration, Identity and Language Shift : Strengths and Weaknesses of the “Linguistic” Evidence », in S. T. Roselaar (éd.), Processes of Integration and Identity Formation in the Roman Republic, Leiden, Brill, 2012, p. 298 ; McDonald K., « The Testament of Vibius Adiranus », JRS, no 102, 2012, p. 10-12.
13 Adams J. N., Bilingualism and the Latin Language, op. cit., p. 112, 146-147; Clackson J. et Horrocks G., The Blackwell History of the Latin Language, op. cit., p. 83; Wallace R., « Sabellian Languages », in R. D. Woodard (éd.), The Ancient Languages of Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2008, p. 96; Horrocks G., Greek: A History of the Language and Its Speakers, 2e éd. Chichester, Wiley-Blackwell, 2010, p. 388.
14 Willi A., « Opfer des Lateinischen : Zum Sprachtod in Altitalien », Gymnasium, no 116.6, 2009, p. 592 ; McDonald K., « The Testament of Vibius Adiranus », art. cit., p. 54-55.
15 « L’osque méridional » est le nom donné aux textes en langue osque trouvés en Lucanie (Basilicate moderne), Bruttium (Calabre) et la ville de Messana (Messine, en Sicile), et écrits pour la plupart avec un alphabet basé sur l’alphabet grec. Le corpus date du IVe siècle av. J.-C. à l’époque de la Guerre Sociale (90-88 av. J.-C.) ; après cette époque, seule l’épigraphie latine est trouvée dans cette région. L’osque peut également être écrit en alphabet latin (particulièrement dans le nord de la région oscophone) et en alphabet « indigène » ou « central », basé sur l’alphabet étrusque.
16 Crawford M., « Brave New World : Metapontum after Metapontum », in M. Cébeillac-Gervasoni et L. Lamoine (éd.), Les élites et leur facettes : les élites locales dans le monde hellénistique et romain, Rome, École française de Rome, « Coll. de l’EFR », no 309, 2003, p. 27.
17 Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 25-26.
18 Ibid., p. 26.
19 Toutefois, la provenance et la date de tLu 15 (Velia 1) ne sont pas certaines. Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 1327.
20 Les noms « osques » sont distincts à cause de la structure de base prénom + gentilice, comme en latin mais contrairement au grec. Voir Lejeune M., L’anthroponymie osque, Paris, Les Belles Lettres, 1976, pour les détails des noms osques.
21 Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 1530-1531. Ces inscriptions se lisent : (1) περκενος, (2) ποπ(λιου) ( = tLu 2), (3) ποντιου ( = IG XIV 2402.2), (4) σπελλου. La raison pour laquelle Crawford suggère que (2) doit être grec, n’est pas claire parce que le texte (2) est tronqué.
22 Poccetti P., Nuovi documenti italici : A complemento del Manuale di E. Vetter, Pisa, Giardini, 1979, no 201. δη(μοσια) επι λευκιου ορ(ιου) και νουιου ελε(ϝιου).
23 Poccetti P., « Due tabellae defixionis osco-greche dalla Calabria nel museo archeologico di Napoli », in G. Paci (éd.), Epigraphai : Miscellanea epigrafica in onore di Lidio Gasperini, Tivoli, Tipigraf, 2000, p. 745-771 ; Poccetti P., « Manipolazione della realtà e manipolazione della lingua : alcuni aspetti dei testi magici dell’antichità », in R. Morresi (éd.), Linguaggio-Linguaggi. Invenzionescoperta. Atti del convegno (Macerata – Fermo, 22-23 ottobre 1999), Rome, Il Calamo, 2002, p. 11-59 ; McDonald K., Oscan in Southern Italy and Sicily : Evaluating Language Contact in a Fragmentary Corpus, op. cit., p. 133-166.
24 Par exemple, à Naples, Delphi et Rhodes (McDonald K., Oscan in Southern Italy and Sicily : Evaluating Language Contact in a Fragmentary Corpus, op. cit., p. 233), et dans quelques inscriptions d’Italie sans provenance connue (par ex. SEG 29.1026).
25 En général, l’information la plus détaillée sur la monnaie de cette région se trouve dans Rutter K., Historia Nummorum – Italy, London, British Museum, 2001, p. 108-197.
26 Isayev E., Inside Ancient Lucania: Dialogues in History and Archaeology, London, Institute of Classical Studies, School of Advanced Study, University of London, 2007, p. 22.
27 Par exemple, la monnaie des Volcei. Rutter K., Historia Nummorum – Italy, op. cit., p. 122.
28 Caltabiano M., Una città del sud tra Roma e Annibale : La monetazione di Petelia, Palermo, Editrice Sophia, 1977, p. 11.
29 Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 6.
30 Cristofani M., « Sull’origine della scrittura osco-greca », SE, no 62, 1998, p. 275-279 ; Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 19-21 ; McDonald K., Language Contact in South Oscan Epigraphy, op. cit., p. 71-76.
31 Rutter K., Historia Nummorum – Italy, op. cit., p. 129 ; Cappelletti L., « Le monete “lupine” dei Lucani », Tyche, no 20, 2005, p. 12.
32 Cappelletti L., « Le monete “lupine” dei Lucani », art. cit., p. 12.
33 Ibid., p. 16.
34 Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 1320.
35 Cappelletti L., « Le monete ‘ lupine’dei Lucani », art. cit., p. 17.
36 Cependant, notons que la monnaie d’Italia (Italia 1, 90-89 av. J.-C.), qui utilise à la fois l’osque (en alphabet central) et le latin, pourrait avoir circulé dans toute la région oscophone. Pour plus détails de cette émission, qui n’est pas discutée ici, voir Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 67-74.
37 Le tableau 4 suit les inscriptions qui sont publiées dans le corpus Imagines Italicae ; toutes les dates suivent celles de Crawford.
38 Ibid., p. 1333.
39 McDonald K., Language Contact in South Oscan Epigraphy, op. cit., p. 174-176.
40 Le verbe est peut-être corrigé, avec l’addition de <ν>, du singulier (πωλῆται) au pluriel (πωλῆνται, en place de πωλοῦνται). La correction de [με]διμνο en [με]διμνο(ι) (Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 1334) n’est pas nécessaire, parce que le nom peut être duel plutôt que pluriel. Je remercie Torsten Meißner pour cette observation.
41 Poccetti P. et Gualtieri M., « Laminetta di piombo con iscrizione dal complesso A », in M. Gualtieri et H. Fracchia (éd.), Roccagloriosa I L’abito, scavo e ricognizione topografica (1976-1986), Naples, Centre Jean Bérard, 1990, p. 146.
42 Poccetti P., « Contacts et échanges technologiques en Italie méridionale : langues et écritures au cours du IVe siècle av. J.-C. », in H. Tréziny (éd.), Grecs et indigènes de la Catalogne à la mer Noire, Errance, Centre Camille Jullian, p. 676.
43 Mais l’on peut noter que l’orthographe du grec montre parfois une l’influence osque – par exemple, l’usage du digamma pour la semi-voyelle de [duwo], normalement non notée en grec. Zair N., « Individualism in “Osco-Greek” orthography », in E.-M. Wagner, B. Outhwaite et B. Beinhoff (éd.), Scribes as Agents of Language Change, Berlin, De Gruyter, 2013, p. 225.
44 Mullen A., Southern Gaul and the Mediterranean, op. cit., p. 273.
45 Adams J. N., Bilingualism and the Latin Language, op. cit., p. 705-706; mais voir aussi Mullen A., « The language of the potteries: communication in the production and trade of Gallo-Roman terra sigillata », in M. Fulford et E. Durham (éd.), Seeing Red: New Economic and Social Perspectives on Gallo-Roman terra sigillata, London, Institute of Classical Studies, University of London, 2013.
46 Osque (Teanum Sidicinum 25): πλατωρ ουψε. Grec: πλατωρ εποι[η]σε. La désinence de la 3e personne parfait d’osque est /-ed/, mais Plator semble utiliser la désinence grecque (3e personne aoriste) /-e/ avec un verbe osque., Zair N., « Individualism in “Osco-Greek” orthography », art. cit., p. 220.
47 La Regina A., « La formula onomastica oscan in Lucania e nel Bruzio », Eutopia, no 2, 2002, p. 59, Crawford M., Imagines Italicae, op. cit., p. 4.
48 Adams J. N., Bilingualism and the Latin Language, op. cit., p. 642 et suiv.
49 Voir Adams J. N., Bilingualism and the Latin Language, op. cit., p. 682.