Annexes
p. 509-540
Texte intégral
Annexe 1 – Christophe-Michel Ruffelet en quelques dates
11 janvier 1725 | Naissance à Saint-Brieuc. |
13 novembre 1747 | Insinuation de son titre clérical patrimonial. |
18 juin 1748 | Tonsuré et minoré. |
20 septembre 1749 | Ordonné prêtre. |
1762-1763 | Parution des Etrennes briochines. |
1771 | Parution des Annales briochines. |
6 octobre 1771 | Obtient des provisions royales pour une prébende de la collégiale Saint-Guillaume de Saint-Brieuc. |
27 novembre 1771 | Chanoine de la collégiale Saint-Guillaume de Saint-Brieuc ; titulaire de la chapellenie de La Ville-Gaudu desservie dans la collégiale Saint-Guillaume. |
1775 | Première tentative pour obtenir une prébende à la cathédrale. |
1778-1780 | Parution des Réflexions critiques […] sur l’histoire de Carhaix par La Tour d’Auvergne et de la notice Saint-Brieuc (en partie) dans le dictionnaire d’Ogée. |
1779 | Seconde tentative pour obtenir une prébende à la cathédrale. |
1782 | Parution du Propre de Saint-Brieuc. |
22 avril 1782 | Se voit décerner un diplôme de la Société patriotique bretonne. |
1789 | Travaille à la préparation d’une histoire des fiefs et d’un nobiliaire de Bretagne. |
17 juillet 1789 | Prise de possession d’un canonicat du chapitre cathédral de Saint-Brieuc. |
1794-1795 | Incarcéré à Guingamp. |
8 janvier 1803 | Nommé chanoine du chapitre concordataire de Saint-Brieuc. |
30 juillet 1806 | Lègue sa bibliothèque à Jean-Baptiste Caffarelli, évêque de Saint-Brieuc, pour doter le séminaire diocésain. |
21 août 1806 | Décès à Saint-Brieuc. |
Annexe 2 – Les travaux de Christophe-Michel Ruffelet
1Etrennes briochines, pour l’année, contenant le lever et coucher du soleil et autres mouvements célestes, calculés au méridien de Saint-Brieuc, etc. Avec un Essai historique, ou une notice abrégée de l’histoire de la Ville et du Diocèse, Saint-Brieuc, Mahé, 1762.
2Etrennes briochines, pour l’année, contenant le lever et coucher du soleil et autres mouvements célestes, calculés au méridien de Saint-Brieuc, etc. Avec un Essai historique, ou une notice abrégée de l’histoire de la Ville et du Diocèse, Saint-Brieuc, Mahé, 1763.
3Réflexions sur un écrit moderne intitulé Preuves de la souveraineté du roi sur la province de Bretagne, s. d.
4Réponse au mémoire historique et critique sur les droits de souveraineté relativement au Traité de Bretagne, s. d.
5Annales briochines ou abrégé chronologique de l’histoire ecclésiastique, civile et littéraire du diocèse de Saint-Brieuc, enrichi de plusieurs notes historiques, géographiques et critiques, Saint-Brieuc, Mahé, 1771.
6Mémoire pour la collégiale de Saint-Guillaume de Saint-Brieuc : historique, fondations, notes, s. d.
7Notice Saint-Brieuc (en partie) et Réflexions critiques de M. l’abbé Ruffelet sur l’histoire de Carhaix par La Tour d’Auvergne, dans Ogée J., Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Nantes, 4 volumes, 1778-1780.
8Propre de Saint-Brieuc, 1782.
9Programme d’exercices littéraires (pour le collège de Saint-Brieuc), s. d.
Annexe 3 – La bibliothèque de Christophe-Michel Ruffelet


Source : Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 1 Q 517, inventaires de 1794 et 1810
Annexe 4 – Le testament de Christophe-Michel Ruffelet
10Source : Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 3 E 3/126, étude Conan, minute du 30 juillet 1806. (orthographe, majuscules et ponctuation respectées).
11« Nous Marie Hypolite Conan et Jullien Partenay Notaires Publics à Saint Brieuc Ressort du tribunal civil de Saint Brieuc Departement des Costes du Nord soussignez demeurant separement ville et commune de Saint Brieuc scavoir ledit Conan Rue de la charbonnerie, et Partenay Rue saint Guillaume departement des costes du Nord En presence de Monsieur Toussaint Pitot avocat demeurant en cette ville de Saint Brieuc Rue de la charbonnerie, et du sieur Jan Denis Dindandier et proprietaire demeurant aussy en cette ville de Saint Brieuc Rüe saint Goueno, tous deux françois Majeurs Republicoles, jouissant des droits Civils et temoins pour ce apellés raportons qu’ayant été mandés de la part de Monsieur Michel Christophe Ruffelet prestre et chanoine de l’église Cathedralle de Saint Brieuc demeurant audit Saint Brieuc Rue Saint Benoist Numero Six Cents Soixante et un.
12Nous dits Notaires accompagnés desdits Sieurs temoins Nous sommes transporté jusqu’en la Maison ou demeure ledit sieur Ruffelet situé Rue Saint-Benoist de cette Ville de Saint Brieuc, ou etant arrivé et monté dans une chambre au premier étage ayant vüe sur une croisée donnant sur la Cour ayant son entrée sur la Cour donnant sur le cy devant Calvaire Nous y avons trouvé ledit Sieur Michel Cristophe Ruffelet chanoine dans laditte chambre dans un lit à gauche et y entrant et lui parlant Il nous a declaré estre Malade de corps depuis quelques temps, Mais sain d’Esprit Memoire et jugement ainsy qu’il est apparu par ses discours et entretien tant à nous dits Notaires qu’aux dits temoins et desirer faire son testament. Lequel dit Sieur Michel Christophe Ruffelet dans la vüe de la Mort et après avoir Recommandé son ame à Dieu, à la Sainte Vierge Marie Mere de Notre sauveur Jesus christ, à Saint Michel archange son patron ; et à tous les Saints et saintes du Paradis à fait dicté et Nommé à Nous dits Notaires soussignés en presence des dits temoins son testament et ordonnance de derniere volonté que ledit Conan ci en dessous à ecrit tel qu’il a été dicté et Nommé ainsy qu’il suit.
13Je donne et legue à Monsieur Jan Baptiste Marie Caffarelly en sa qualité d’Evêque de Saint Brieuc, et à Messieurs ses successeurs audit Evesché tous les livres que renferme mes Biblioteques grandes et petites avec les tablettes, pilastres qui les soutiennent et tiroirs, Et en outre tous autres livres Reliés, Brochés, et autres Imprimés qui se trouveront M’apartenir lors de mon decez en quelques parts qu’ils se trouvent, pour lesdits livres estre employés à l’instruction des Seminaristes et autres Ecclesiastiques du Diocese de Saint Brieuc, et estre à cet effet Renfermés dans un ou plusieurs appartements propres a cet effet, dont les clefs seront remises aux Susdits Eveques de Saint Brieuc, sans qu’aucuns desdits livres puissent en estre distrait, presté, ny sortir hors de laditte Biblioteque.
14Secondement je donne et legue Pareillement à Monsieur l’évesque et à ses successuers audit Evesché pour estre Employé au Service divin de sa cathedralle, Ma chapelle, calice, patene, Burettes et plat d’argent, aubes, chasubles, ornements, chappes, linges et tous autres Effets qui se trouveront à Mon decez tant dans mon armoire de la Sacristie de laditte Eglise Cathedralle que dans les autres appartements que j’occupe et qui sont consacré au Service Divin.
15Et enfin je nomme pour Executeur de mon testament Monsieur Louis Jan Prudhomme Imprimeur et libraire demeurant en cette ville de Saint Brieuc place de la liberté que je prie d’en avoir soin et entre les mains duquel je me dessaisi de mes biens Meubles jusqua l’entiere execution du present Mon testament, auquel effet je lui donne tout Pouvoir le touchant : Je revoque tout autre testament que je pourrois avoir fait jusqu’à ce jour et anterieurement à les presentes auxquelles seulles je M’arreste comme Etant mes dernieres Intentions. Ce fut ainsy fait dicté et Nommé par ledit sieur Ruffelet testateur auxdits Notaires soussignés en presence desdits temoins et Ecrit par ledit Conan l’un de nous Notaire et ensuite par lui en presence de son dit confrere et desdits temoins lû et Relû audit Sieur testateur qui a dit Bien comprendre le tout et y perseverer. Fait et passé audit Saint Brieuc en la chambre susdesignée En presence desdits Sieur Pitot et Denis temoins tous deux françois Majeurs Republicoles et temoins pour ce apellés et de Nous dits Notaires l’an mil huit cent six le trente juillet environ les cinq heures de l’après midy et à ledit testateur signé en presence desdits temoins et de Nousdits Notaires et sous les seings desdits temoins et de nousdits Notaires lesdits jour mois et an que devant encore après lecture du tout donné.
Ruffelet chne | |
Jan Denis | Pitot |
Partenay | Conan |
Nore Ro » |
Annexe 5 – Les lieux étudiés dans les Notes des Annales briochines

Annexe 6 – Traduction de la Note XVIII (Extrait des anciens Statuts de l’Eglise cathédrale de Saint Brieuc)
« Année 1471
16Qu’aucun chanoine ne se permette de participer au chœur sans une tenue convenable, c’est-à-dire, de la Fête de tous les Saints, une fois les vêpres chantées, jusqu’à la veille de Pâques, à l’heure de complies, un surplis et une chape noire, et, de cette heure jusqu’à la Fête suivante de tous les Saints, un surplis et une aumusse.
17Qu’aucun chanoine ne reçoive le gros de sa Prébende, s’il n’a pas fait résidence personnellement pendant six mois.
18Que les chanoines soumis à la saignée soient considérés comme présents, aussi bien le jour de la saignée que les deux jours suivant immédiatement, etc.
19Que les chanoines âgés, c’est-à-dire sexagénaires, ne soient pas tenus de participer aux offices de matines. Cependant ils seront tenus en conscience d’informer le Chapitre de leur grand âge, et le jour où le Chapitre est informé, ou du moins dans les huit jours qui suivent cette information, les Chanoines mangeront solennellement avec la personne en question.
20Que n’importe quel Chanoine, dans les trois ans qui suivent le moment où il aura été titulaire d’une prébende et en aura perçu les bénéfices, soit tenu de rendre au Chapitre et à l’Église sa chape en bon état, ou bien dix livres de la monnaie en vigueur pour l’entretien des chapes et nullement utilisables autrement.
21Qu’aucun Chanoine n’ose entrer dans l’église de Saint-Brieuc en chausses viriles, rayées ou [ ?] ; et sans porter les vêtements cléricaux, c’est-à-dire longs et non fendus à l’arrière ; et qu’il ne s’avise pas de porter de capuche.
22N’importe quel Chanoine, une fois qu’il aura accompli sa première résidence, pourra, n’importe quelle année, s’absenter de l’Église pendant une durée de cinquante-deux jours, pour prendre du temps et venir à bout de ses propres affaires, jours pendant lesquels il sera considéré comme présent pour les distributions, le pain et n’importe quels revenus, excepté les cuilibets lors des quatre principales Fêtes de l’année.
23Que n’importe quel Chanoine prébendé soit tenu, à son tour, de porter sa chape lors des potations des saints Brieuc et Guillaume, et de pourvoir à la potation sous peine [d’une amende] de cent sous.
Année 1529
24Après la suppression de l’ancien Statut de la résidence de six mois, il est décidé qu’à l’avenir une résidence de trois mois suffira pour acquérir les gros revenus.
Année 1543
25La résidence est étendue à toute l’année, seulement pour ceux à qui l’on a fait remise de soixante-deux jours d’absence.
26Pour les principales fêtes, que les Chanoines présents perçoivent doubles gains.
Année 1585
27Aux Chanoines présents, mais pas aux autres, que l’on distribue quatre sous pour les Fêtes doubles et semi-doubles, trois pour les Dimanches, mais seulement deux pour les autres jours.
Année 1648
28N’importe quel Chanoine, pour venir à bout de ses propres affaires, pourra, n’importe quelle année, être absent de l’Église pendant trois mois, soit de manière continue soit de manière discontinue.
Autres Statuts & anciens usages de l’Eglise Cathédrale de Saint Brieuc, dont la date est incertaine
29Il est à noter que le Seigneur Évêque siégeant dans la cité a droit au pain capitulaire au même titre que les Chanoines ; naturellement, pour n’importe quelle semaine, un boisseau avec la moitié d’un boisseau de froment : mais quand il est aux Châtelets ou ailleurs en-dehors de la cité, il n’y a pas droit.
30Le trésorier de l’Église de Saint-Brieuc est tenu de conserver et de garder fidèlement et dans de bonnes conditions les Livres, Chapes et autres Ornements de ladite Église qui lui sont confiés à lui seul ou aussi à d’autres, de sonner les cloches aux heures dues et canoniques, d’embraser ou allumer les luminaires, de sonner le couvre-feu entre la septième et la huitième heure, etc. »
Annexe 7 – Traduction des extraits de l’Acte de Juhel (Annales 1700)
31« Juhel, par la grâce de Dieu archevêque de Tours, etc. Quand nous nous sommes acquittés de notre devoir de visite du Diocèse de Saint-Brieuc, etc., nous avons décidé, puisque c’est nécessaire, que les Sept Chanoines qui perçoivent leurs prébendes dans la Ville de Saint-Brieuc choisiront pour la Paroisse de l’Église de Saint-Brieuc un Vicaire qu’ils présenteront à l’Évêque et qui recevra de lui charge d’âmes. Mais ledit Vicaire aura avec lui deux Chapelains, qu’il présentera à l’Évêque : nous décidons aussi que le Vicaire lui-même et les deux Chapelains précités seront tenus de servir à la Paroisse, ainsi qu’à l’autel principal de l’Église de Saint-Brieuc, et d’assister aux heures [canoniales] dans cette même Église. Mais le Vicaire percevra tous les revenus de ladite Paroisse, à l’exception des offrandes des pèlerins et des dîmes sur le blé, qui resteront acquises aux sept Chanoines précités, et en plus le Vicaire paiera à ces mêmes Chanoines quatre livres de pension annuelle, etc. Les cinq autres Chanoines desserviront par leurs propres moyens, s’ils le veulent, dans l’Église mentionnée. Et s’ils ne le font pas, le Chantre et l’Archidiacre Guillaume regarderont les Vicaires comme des Prêtres dans cette Église même ; nous décidons aussi que chacun des deux concèdera annuellement cent sous des revenus de sa prébende à son Vicaire. Guillaume, en tant que Chanoine et Diacre, tiendra le Vicaire pour un Diacre dans cette Église même, qui percevra annuellement soixante sous des revenus de sa prébende. Quant à Maîtres Guillaume de Hauteville et Pierre de Moncontour, ils tiendront les Vicaires pour des Sous-Diacres, dont chacun d’eux recevra annuellement cinquante sous sur les revenus des susdits. Nous décidons en outre, au sujet des revenus assignés au service de l’Église, que pour ceux qui participeront aux Heures Canoniales, à celui ou ceux assignés à cette fin par le Chapitre il soit fait chaque jour la distribution suivante : pour matines, évidemment, quatre deniers seront imputés, pour la grande Messe trois deniers, pour les Vêpres deux deniers, etc. Considérant aussi le fait que dans ladite Église il existe des prébendes grasses et d’autres minces ; puisqu’il est digne que ceux qui, dans la vigne du Seigneur des Armées supportent un fardeau et un travail égal soient récompensés par un salaire identique, nous décidons que, après la mort des cinq Chanoines qui ont les prébendes les plus importantes, toutes les prébendes soient mises au même niveau dans ladite Église : à savoir que n’importe quel Chanoine percevra 20 livres pour une grosse prébende, en échange de laquelle il sera tenu de passer six mois en résidence soit dans l’Église elle-même soit dans une École où il y ait une étude générale, etc. Quant à l’Évêque précité, pour que le nombre de chanoines dans ladite Église soit augmenté conformément à nos prières, il a accordé au Chapitre Briochin, de sa propre initiative, l’Église de Plédran, après la mort de la personne qui tient actuellement cette même église comme une possession perpétuelle, etc. Pour le reste, dans l’Église de Saint-Brieuc seront créées deux prébendes Sacerdotales égales aux autres prébendes, etc. Le Chapitre mentionné, gardant fidèlement en mémoire la faveur qui lui a été accordée par l’évêque et voulant à juste titre se montrer obligeant à son égard, lui a accordé, avec générosité et bienveillance, les Églises de Plénée et de Hénanbihen, qui étaient auparavant affectées aux besoins de la table Épiscopale, comme possessions perpétuelles pour lui-même et ses Successeurs. »
Annexe 8 – Les chanoines historiens bretons, XVIe-XVIIIe siècles (essai de recensement)
32Barrin de La Galissonnière, Jean (chanoine et chantre de la cathédrale de Nantes), La vie de la bienheureuse Françoise d’Amboise, femme du duc de Bretagne Pierre II, duchesse de Bretagne, fondatrice des Carmélites, Rennes, Garnier, 1704, XXII-311 p.
33Chapelain, Jean (chanoine de la collégiale de Lamballe), Chronique de Lamballe, milieu XVIIe s. (manuscrit).
34Courte de La Blanchardière, René-Joseph (chanoine de la cathédrale de Saint-Malo), Nouveau voyage fait au Pérou, de l’année 1745 jusqu’en 1749, auquel on a adjoint une Description des anciennes mines d’Espagne, traduite de l’espagnol d’Alons-Carillo-Lazo, Paris, Delaguette, 1751, 212-74 p.
35Déric, Gilles (chanoine de la cathédrale de Dol), Histoire ecclésiastique de la Bretagne dédiée aux seigneurs évêques de cette province, Saint-Malo, Hovius, 6 volumes, 1777-1789, nouvelle édition, Rennes, Vannier, 2 volumes, XLIII-492 et 658 p.
36Du Breil de Pontbriand, Guillaume-Marie (Chanoine de la cathédrale de Rennes), Présentation aux États de l’extrait de leurs registres depuis 1732, accompagnée d’une table et projet d’une histoire des États depuis 1567 jusqu’en 1754, Rennes, Vatar, 1754, 45 p.
37Grumet de La Devison, Louis (Chanoine de la cathédrale de Saint-Brieuc), Vie et miracles de S. Brieuc et de S. Guillaume avec des remarques et des observations, Saint-Brieuc, Doublet, 1627.
38 Le Baud, Pierre (chanoine et chantre de la collégiale de Laval, trésorier de la collégiale de Vitré), Histoire de Bretagne avec les chroniques des maisons de Vitré et de Laval (1505, manuscrit), publiée par d’Hozier, Paris, Gervais Alliot, 1638, 537-215 p.
39Moreau, Jean (chanoine de la cathédrale de Quimper), Mémoires sur les guerres de la Ligue en Bretagne (publiées par H. Waquet), Quimper, Archives Départementales du Finistère, 1960, XX-316 p.
40Porée du Parc, René-Joachim (chanoine de la cathédrale de Saint-Malo), Histoire de la seigneurie ecclésiastique en la ville de Saint-Malo et dépendances dans la paroisse de Saint-Servan, dédiée à Monseigneur l’évêque de Saint-Malo et à MM. du chapitre, 1709, 680 p. (manuscrit).
Annexe 9 – Dictionnaire biographiques des gouverneurs, sénéchaux, syndics et maires de Saint-Brieuc
41Les notices proposées ci-dessous présentent les personnages cités par Ruffelet dans ses listes placées à la fin des Annales. Chaque nom est suivi de la fonction exercée.
1) Assigné, Claude (d’)1 – gouverneur
42Claude d’Assigné (ou d’Acigné) serait gouverneur de Saint-Brieuc de 1664 à 1666 ou 16672. Mais Colbert de Croissy constate son absentéisme3. Deux documents postérieurs – notamment un partage final entre héritiers datant de 1674 faisant suite au décès du frère aîné, Jean d’Acigné – précisent les titres portés par Claude d’Acigné4. Celui-ci est dit « haut et puissant », « seigneur messire », « chevalier » et marquis de Kernavalet (aussi écrit Carnavallet). Il est en effet le fils de Jean d’Acigné baron de la Touche (La Touche-la-Vache en Créhen, vendue en 1667 à René de Kergu seigneur de Bois-Gerbaut en Ruca5) et de Margueritte Fleuriot dame de Carnavalet (ou Kernavalet ou Kernevenoy) en Quemper-Guézénnec et Saint-Clet. En outre, il est probable qu’il soit seigneur de Kernabat en Plouisy puisqu’il serait à l’origine de la reconstruction du logis du château, entre 1680 et 17006. De plus, il est dit chevalier de l’ordre de Malte, « conseiller du roi en son conseils d’Estat et privé ». Enfin, il serait « lieutenant général des armées du roi et gouverneur pour le roi des ville et pays du Brouage ». Il démissionne pour prendre le commandement de la garde-côte de l’évêché de Saint-Brieuc.
2) Bagot, Jean – syndic
43Successeur de Jean Pommeret, procureur syndic à compter de 1559, Jean Bagot7 est à son tour syndic de 1579 à 1580, date à laquelle Olivier Guyto le remplacerait8.
3) Bagot, Laurent – syndic
44Laurent Bagot est trésorier de la fabrique et procureur syndic de 1595 à 15969. Le 19 mai 1596, « Lorans Bagot » procureur syndic des « bourgeois et habitans de la ville dudit Saint Brieuc et parouesse dudit Saint Michel », « au poltz commun de la grande messe dicte et celebree par dom Thomas Pedron prebstre en l’eglise parochialle de Saint Michel » demande la nomination de syndics, le terme de sa charge étant venu10. Ce sont plus de 70 Briochins « assemblés en forme de corps politique » qui sont appelés à se prononcer sur le choix de quatre bourgeois « pour entrer en la charge de procureur scindicq et fabriqueur », « chacun en son temps ». Cette délibération confirme l’existence d’une seule et même fonction, confiant à son titulaire la gestion des affaires civiles et paroissiales, au tournant des XVIe et XVIIe siècles11. Cette délibération nous permet également d’apprécier la lourdeur de la charge de syndic, et de l’année de gestion de Laurent Bagot notamment. En effet, si l’assemblée annonce la nomination de quatre syndics « capables, dignes et utilles » sans faire mention d’une quelconque élection, elle est rapidement confrontée au refus de trois bourgeois « merciers et artisans » – est-ce le signe d’une représentation par corps de métiers ? – de voir les quatre notables choisis pour exercer la fonction de syndic. D’après eux, leur élection n’est pas valable car non effectuée en la « maison de ville »… D’ailleurs, ils proposent quatre noms en remplacement, que s’empressent d’approuver Guillaume Quémar, Rolland Guillou, Jan Le Clerc et Baptiste Du Jardin, les quatre Briochins initialement élus ! En effet, ces derniers considèrent les bourgeois proposés comme étant « plus antiens qu’eulx » et donc plus à même d’exercer ladite charge de syndic… quelle sollicitude ! Ces quatre bourgeois vont même jusqu’à déclarer que « plutost de l’accepter, ils quiteront la ville ». L’assemblée rejette les demandes des uns et des autres et charge même Laurent Bagot de faire reconnaître « par toutte voyes de droit et justice » l’élection de Quemar, Guillou, Le Clerc et Du Jardin. Les archives briochines ne semblent pas conserver trace de l’issue de ce conflit. En revanche, la tenue des assemblées n’en sera pas modifiée pour autant : le 7 juillet 1596, se réunissent « au prosne de la grande messe dominicalle dicte et célébrée en l’eglise parochialle de Sainct Michel ou estoit la plus grande et notable partie des nobles bourgeois et habitans de ladite ville et parreillement dudit Saint Michel assemblés pour ouyr le divin service et apres traicter des affaires de leur republicque », « les cy ampres nommés representans la plus saine et mere voix dudit general12 ». Ce « corps de ville » se réunit devant l’ensemble des paroissiens venus à l’office, pour « traicter et negotier des affaires publicques de leur communauté ». Laurent Bagot demeure, après la fin de sa gestion, un notable briochin soucieux des affaires de la commune et de la paroisse puisqu’il fait partie, en 1604, de ces quelques bourgeois discutant de la construction d’une maison de ville13.
4) Bagot, Mathurin – syndic
45Mathurin Bagot sieur de Prévallon est commissaire de quartier en 1607 durant la peste14. Syndic de 1609 à 161015, il est député aux Etats de Bretagne à Vannes en 1610. Il serait condamné à verser 100 livres et débouté de ses prétentions à la noblesse entre 1667 et 167116.
5) Bastard de Pont, Jean – gouverneur de la tour de Cesson
46Jean Bastard de Pont est capitaine de la tour de Cesson à partir du 19 octobre 1457, nommé en lieu et place de Pierre du Cellier17.
6) Bedel du Puy, Jean – syndic
47Jean Bedel sieur du Puis entre en la communauté de ville en 1674 faisant suite à Melchior Bagot que ne mentionne pas l’abbé Ruffelet. Député aux Etats de Bretagne à Dinan en 1675, il quitte la communauté de ville en 167618. Ses armoiries sont « d’or à un sceau d’eau de gueules19 ».
7) Bernard du Hautcilly, Jean-Pierre – maire
48Baptisé le 3 juin 1685, Jean-Pierre Bernard sieur du Haut-Cilly est le fils de Denis Bernard20 et de Catherine Millet21 et le frère de Louis-François-Maurille, chanoine de la collégiale Saint-Guillaume de Saint-Brieuc22. Etudiant à Caen, noble maître Jean-Pierre Bernard sieur du Haut-Cilly épouse en 1707 Jeanne Le Minihy de La Ville Calmel avec laquelle il a quatre enfants23. Il entre en la communauté de ville de Saint-Brieuc le 19 septembre 171524. Il y remplace Louis Le Clerc sieur du Vaumeno, ancien procureur syndic devenu maire. L’article de la délibération qui entérine sa nomination au poste de procureur syndic précise également qu’il officie en tant que procureur fiscal des Régaires25. En 1719, dans une lettre sans destinataire précis – s’adresse-t-il à une personne en particulier ou à l’ensemble des notables briochins siégeant en la communauté de ville ? –, le procureur du roi syndic en charge nous renseigne sur la vie politique briochine. Il s’y montre courtisan, rappelant l’ancienneté d’un conflit survenu entre la communauté de ville et des « juges » qui prétendaient y présider à l’avenir, conflit durant lequel il se serait attaché à réaffirmer les intérêts de la communauté et du roi en rédigeant un procès-verbal en tant que subdélégué de l’intendant rapportant les heurts survenus26. Il remercie également son fidèle soutien qui, de par son appui, a fait en sorte qu’il soit reconduit dans sa fonction de procureur syndic en 1717. Mais cette fonction arrivant à son terme – la lettre est datée du 27 juillet 1719 et les maire et procureur syndic entrent en fonction au 1er octobre – Bernard du Haut-Cilly rappelle à son soutien sa promesse formulée dans une lettre datée du 22 septembre 1717 de le soutenir pour qu’il obtienne la « première place », la place de maire. De fait, mais sans savoir si le fidèle soutien a tenu promesse ou si l’habitude de nommer maire le procureur syndic sortant a prévalu, Bernard du Haut-Cilly est nommé maire en 1719, fonction qu’il quitte en 1721 au profit de Claude Le Duc27. Bernard du Haut-Cilly retrouve la communauté de ville, le 7 septembre 1723, en tant qu’alloué et lieutenant des régaires28. A partir de 1724, Bernard du Haut-Cilly est lieutenant civil et criminel de la Cour royale de Saint-Brieuc29. En 1728, et contrairement à la coutume briochine qui veut que le maire représente la ville aux Etats de Bretagne, il est désigné député de Saint-Brieuc30. Jean Pierre Bernard sieur du Haut-Cilly décède le 26 avril 1759 au monastère des Révérends-pères capucins à Saint-Brieuc31.
8) Chapelain de La Villeguerin, Nicolas – maire
49La carrière politique de Nicolas Chapelain (ou Capelain) sieur de la Villeguérin débute en 1686 lorsqu’il est choisi pour gérer la fabrique paroissiale. Trésorier de 1686 à 168832, sa veuve Françoise Damar et ses enfants rendent compte de sa gestion en 1723 seulement. Premier véritable maire briochin, Nicolas Chapelain sieur de La Villeguerin est nommé à cette fonction le 31 décembre 1693. Il reste en charge jusqu’en 169733. Par ailleurs, il est député de la ville aux Etats de Bretagne à Vannes en 169534.
9) Collet, Claude-Olivier – maire
50Claude-Olivier Collet entre en la communauté de ville le 22 septembre 1729 en tant que procureur syndic35. Le 1er octobre 1731, il prête serment pour la charge de maire qu’il occupe jusqu’en 173336.
10) Compadre, Henry – syndic
51Henri (ou Henry) Compadre37 sieur de la Ville Gicquel, né en 1546, est le fils de Guillaume Compadre et de Moricette Lochet38. De 1591 à 1592, il est à la fois trésorier de la fabrique et procureur syndic39. Notable briochin, il est encore présent en 1604 lorsque quelques bourgeois discutent de la construction d’une maison de ville40. Epoux de Jeanne Rohan, il meurt en 1621, rue Quinquaine41.
11) Compadre, Yves – syndic
52Yves Compadre, syndic de 1684 à 1686, est député aux Etats de Bretagne à Dinan en 168542. Les armoiries de la famille sont « d’argent à 3 chevrons d’azur43 ».
12) Conen de Précréhant, François – gouverneur de la tour de Cesson
53François Conen (ou Conan) de Précréhant (ou Précréant) est issu d’une famille déclarée noble d’ancienne extraction lors de la grande réformation, en 166944. Capitaine d’une compagnie de la garnison de Guingamp en 1592, il prend la tête de cette garnison royale et mène la bataille de Saint-Brieuc qui conduit à la levée du siège de la tour de Cesson45. Nommé gouverneur et capitaine de la tour de Cesson en 1597, il reçoit l’ordre du maréchal de Brissac de détruire cette même tour le 17 avril 1598. Le 3 mai 1598, Henri IV offre à Précréhant les matériaux qu’il pourrait tirer de la destruction à venir de la tour46, destruction qui fut organisée par le sénéchal de Saint-Brieuc, Précréhant ayant montré peu de zèle à la mener à bien. Guidon – c’est-à-dire porte-étendard – de cent hommes, il reçoit en 1615 le collier de l’ordre de Saint-Michel devenant ainsi chevalier de l’ordre du roi, ainsi qu’une pension de douze cents livres. Par ailleurs, il devient également gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi.
13) Damar de L’Abrahan, François – maire
54Le 22 septembre 1729, François Damar sieur de L’Abraham est nommé maire47, charge qu’il occupe jusqu’en 1731. Contrôleur du greffe à Saint-Brieuc48, il réside dans le quartier Grand Rue où il verse en 1734, 33 livres pour lui, deux enfants d’un premier lit ainsi qu’une servante.
14) Damar de La Villagan, Pierre – maire
55Noble homme Pierre Damar sieur de la Villagan est trésorier de la fabrique de 1727 à 172949. Il devient maire le 5 octobre 1733, après avoir été procureur du roi syndic à partir du 13 octobre 173150. Son mandat prend fin précocement le 31 août 1734, lorsque Jan Louis Vittu de Kersaint obtient la reconnaissance de ses droits d’occuper la charge de maire51. Pierre Damar vit dans le quartier Grand Rue où il verse en 1734 une somme de 21 livres 10 sols pour lui et sa domestique52.
15) Desbois, François – syndic
56François Desbois (ou Desboys) sieur de l’Abbaye, syndic de 1607 à 1608, est député aux Etats de Bretagne à Tréguier en 1607 et Rennes en 160853.
16) Du Cambout, Allain – gouverneur de la tour de Cesson
57Fils de Jean du Cambout, Allain du Cambout reçoit de son père le gouvernement de la tour de Cesson en 1522. Il meurt peu de temps après son père, vraisemblablement la même année, en 153554. Jules Lamare mentionne deux successeurs : Pierre de Couvran à partir de 1542 et le commandeur de Carentoir à compter de 159255.
17) Du Cambout, Jean – gouverneur de la tour de Cesson
58Conseiller et maître d’hôtel du duc de Bretagne François II (1458-1488), Jean du Cambout aurait obtenu congé pour suivre en France le duc Jean de Rohan à compter de 148456. Mais le rapprochement du duc de Rohan et du roi de France aurait précipité la chute de du Cambout et entraîné la confiscation de ses biens ainsi que son arrestation. Cependant, le 18 mai 1507, Anne, duchesse de Bretagne et reine de France, lui offre l’office de gouverneur ou capitaine de Cesson, qu’il conserve jusqu’en 152257. En 1535, l’année de sa mort, François Ier le nomme capitaine de Jugon.
18) Du Cellier, Pierre – gouverneur de la tour de Cesson
59Pierre du Cellier est capitaine de la tour de Cesson à partir de 1452 ou 1453 – il est mentionné comme tel dans le compte de Raoul de Launay, tenu entre la fin décembre 1452 et novembre 145358 –, et ce jusqu’au 19 octobre 145759. Il serait également chambellan du duc de Bretagne Pierre II à partir de 1454.
19) Du Rouvre, Helie60 – gouverneur
60Helie (ou Elie) du Rouvre seigneur du Boisboissel est gouverneur de Saint-Brieuc à partir de 1381, ce que confirme le traité de Guérande (1381) qui mentionne « Helye du Rouvré sieur du Boisboëssel, chevalier capitaine de Sainct Brieuc des Vaulx61 ». Epoux de Marguerite de Plédran, Helie du Rouvre est également prévôt féodé héréditaire de l’évêché de Saint-Brieuc62. Les armoiries de la famille sont « d’argent au sautoir de gueules, cantonné de quatre merlettes de sable63 ».
20) Dujardin de La Villemarquer, Baptiste – syndic
61Baptiste Dujardin sieur de La Villemarquer succède à Jean Le Clerc, syndic de 1598 à 1599, mentionné par Jules Lamare mais oublié semble-t-il par l’abbé Ruffelet64. Baptiste Dujardin – tout comme Jean Le Clerc et deux autres bourgeois – s’opposa dans un premier temps à cette nomination. Toutefois, ces deux syndics, entrés successivement en fonction en 1598 et 1599, exercent la charge telle que le prévoyait initialement la délibération du 19 mai 159665. Pressé d’assurer l’avenir par le choix de successeurs, Baptiste Dujardin demande dès le 21 mai 1600 la nomination de quatre syndics66. L’assemblée choisit quatre futurs procureurs syndics, chargés également de la gestion de la fabrique paroissiale : Mathurin Le Coniac, Jan Chapelain, Yves Lochet et Ollivier Tanno.
21) Gouyon, Etienne – gouverneur de la tour de Cesson
62Né vers 1345, Etienne Gouyon (ou Goyon, Gouéon) fait partie des quatre maréchaux choisis par la noblesse bretonne pour s’opposer à la politique d’annexion de la Bretagne menée par le roi Charles V67. Au service du duc Jean IV dès son retour en Bretagne en 137968, Etienne Gouyon est fait amiral de Bretagne en 1385. En outre, il est choisi comme ambassadeur du duc en Angleterre en 1396 – après une première ambassade menée en 1380 – pour obtenir la restitution de la ville de Brest, effective en 139769. En 1399, Jeanne de Navarre, régente du futur Jean V son fils, nomme Etienne Gouyon, chevalier et capitaine de Rennes depuis 1392, capitaine de Cesson. Il semble qu’il ait fallu plusieurs demandes de la régente et l’envoi de Bertrand de Goyon, sire de Matignon et frère d’Etienne, pour que Louis de Robien daigne quitter sa fonction de gouverneur et capitaine de la tour de Cesson le 19 janvier 140070. Etienne Gouyon meurt en 1401 alors qu’il est capitaine de la ville et château de Rennes.
22) Guillou, Rolland – syndic
63Le 19 mai 1596, Rolland Guillou est choisi – en compagnie de trois autres bourgeois – pour syndic71. Cependant, il refuse cette charge, affirmant conjointement avec ses trois compagnons préférer quitter Saint-Brieuc plutôt que d’assumer la fonction de syndic. Choisi en deuxième position, il devait donc – telle que le prévoyait la délibération – entrer en fonction à la Saint-Michel 1597 et la quitter l’année suivante, en septembre 1598. Toutefois, ni Christophe-Michel Ruffelet ni Jules Lamare ne mentionne la présence comme syndic de Guillaume Quémart (fils) initialement choisi pour exercer de 1596 à 1597… Néanmoins, plusieurs documents nous permettent d’affirmer que Guillaume Quémar assura bien la charge de syndic de 1596 à 159772. Par ailleurs, Rolland Guillou accompagne Salomon Ruffelet, sénéchal, et Olivier Rousseau en 1598 aux Etats de Bretagne qui siègent à Rennes73.
23) Havart, Bertrand74 – syndic
64En 1599, Bertrand Havart sieur de La Couette est le suppléant de François Cocquillon aux Etats de Bretagne qui se déroulent à Vannes75. Procureur syndic de 1608 à 160976, Bertrand Havart est également trésorier de la fabrique Saint-Michel de Saint-Brieuc77. Soucieux d’être assisté dans sa gestion des affaires de la communauté de Saint-Brieuc et vraisemblablement confronté à la désaffection des Briochins lors de ces réunions, il fait rédiger un procès-verbal donnant assignation à 31 bourgeois briochins de venir, chaque premier lundi du mois, à 8 heures, après le son de la cloche, en la chapelle Saint-Gilles. L’assignation précise que ces bourgeois ont été pour la plupart rencontrés, à défaut leur épouse, mère ou domestique78 ! Par ailleurs, Bertrand Havart est député de Saint-Brieuc aux Etats de Bretagne qui se déroulent à Vannes en 1609. Un testament lu le 6 novembre 162779 nous apprend que Bertrand Havart, lors de la rédaction de ce testament, était « au lict mallade » mais « sain d’esprict ». Il y demande à être enterré dans un enfeu situé dans l’église paroissiale Saint-Michel de Saint-Brieuc aux côtés de son épouse, Anne Ruffelet. Il souhaite également la tenue de messes – des octaves à Saint-Michel, à la collégiale Saint-Guillaume, au couvent des cordeliers ; une messe basse devant être célébrée chaque mardi matin à 8 heures en l’église Saint-Michel. Enfin, il institue une rente de 10 livres au profit de l’hôpital de la Madeleine pour des « œuvres pieuses ». L’autre partie du testament est consacrée aux « affaires temporelles » : si Bertrand Havart concède avoir quelques rentes constituées – auprès du chapitre cathédral de Saint-Brieuc pour un montant de 60 livres notamment –, il dresse surtout une liste importante de sommes qui lui sont dues. Ainsi, sa belle-sœur Moricette Paboul lui doit 815 livres. De même, noble homme maître Jacques Ruffelet sieur de La Lande, conseiller du roi, alloué et lieutenant général civil et criminel de Saint-Brieuc, lui doit 500 livres.
24) Havart, Olivier – syndic
65Olivier Havart sieur de Longuerais, procureur syndic de 1605 à 1606, est député aux Etats de Bretagne à Saint-Brieuc en 1605. Il est fait mention de sa présence parmi les bourgeois discutant des affaires de la communauté dès 160480.
25) Jouannin, Jan – maire
66Entré en la communauté de ville le 15 octobre 1709 en tant que procureur syndic, en remplacement de Jacques Le Mesle devenu maire, Jan Jouannin devient à son tour maire le 17 septembre 171181. Il occupe cette fonction jusqu’au 19 septembre 1715 (soit deux mandats), le procureur syndic décédé en charge n’ayant pu lui succéder82. Il serait l’auteur d’un catalogue chronologique des évêques de Saint-Brieuc83. Les armoiries de la famille sont « d’or au mont d’azur, sommé d’un lys d’argent, accosté de deux papillons au naturel84 ».
26) Jouguet du Clos, Louis-Etienne – syndic
67Louis-Estienne sieur du Clos-Juguet (ou Jouguet) serait procureur syndic de 1676 à 168085.
27) Keronay, Raoul (de) – gouverneur de la tour de Cesson
68Raoul de Keronay est gouverneur de la tour de Cesson en 1468. Il aurait donné « pour pleges » (caution), Tanguy Coettrieu le 25 juin 146886. Keronay serait un « alias », son vrai nom, Kerouzy87.
28) La Rivière88, Charles-Yves-Jacques (de)89 – gouverneur
69Charles-Yves-Jacques de La Rivière est né à Plaintel le 1er août 1662 et entre vraisemblablement en fonction le 20 septembre 1708, faisant suite à son père Yves-Olivier90. En 1709, il a été élu par la noblesse pour présider les Etats assemblés à Saint-Brieuc91. Gouverneur de Saint-Brieuc, Charles-Yves-Jacques procède notamment au choix des officiers de la milice bourgeoise. Ainsi le 28 octobre 1724, il fait enregistrer une lettre octroyant la charge de Premier lieutenant du quartier du Gouët à Pierre Damar sieur de La Villeagan. A cette occasion, il est fait mention des titres détenus par le gouverneur de Saint-Brieuc : celui-ci est dit comte de La Rivière, de Mur et de Plœuc, chevalier, marquis de Paulmy, baron de Boissay, vicomte de la Roche de « Gesnes » (Gennes), seigneur de Ciran, du Châtelier, du Plessis (ou Plessix), de Kergarie, Kermartin et Kerhangoüer ( ?), du Pontblanc, du Val couronné92. Il meurt en 1729.
29) La Rivière, Charles-Yves-Thibaud (de)93 – gouverneur
70Né en 1691, gouverneur de Saint-Brieuc à partir de 1730 – Julien Trévédy précise qu’il est mentionné pour la première fois le 19 décembre 172994 –, Charles-Yves-Thibaut comte de La Rivière l’est encore en 1758 lorsque, présent en la communauté de ville, le greffier inscrit ses titres : « Charles Yves Thibaut comte de la Riviere et de Ploeuc, vicomte d’Azay et autres lieux, lieutenant general des armées du roy, capitaine lieutenant de la seconde compagnie des mousquetaires à cheval de la garde ordinaire du roy, grand croix de l’ordre militaire de Saint Louis, gouverneur de Rocroy et de Saint Brieuc, tour et forteresse de Cesson95. » Il a épousé Julie Barberin de Reignac « ci-devant dame du palais de la reine douairière d’Espagne96 ». En 1766, il obtient la survivance de son office pour son petit-fils, Joseph-Jules-Hyacinthe. Il meurt le 20 avril 1781. Sa fille fut la grand-mère de La Fayette.
30) La Rivière, Joseph-Jules-Hyacinthe (de)97 – gouverneur
71Né en 1756 et décédé en 1770, Joseph-Jules-Hyacinthe de La Rivière obtient l’office de gouverneur de Saint-Brieuc et de Cesson de son grand-père. En 1766, un arrêt du Conseil du Roi confirme qu’à l’avenir le gouverneur de Saint-Brieuc conservera la jouissance d’un logement sis en la maison de ville98. De même, cet arrêt prévoit le versement par le miseur de la communauté de ville d’une somme de 600 livres au gouverneur de Saint-Brieuc.
31) La Rivière, Yves-Olivier (de)99 – gouverneur
72Fils d’Olivier de La Rivière conseiller au Parlement en 1634100, Yves-Olivier de La Rivière est nommé par le roi le 21 avril 1667 gouverneur pour la « ville de Saint-Brieuc et tour de Cesson », charge dont doit hériter son fils, Charles-Yves-Jacques de La Rivière101. Blessé lors du siège de Montauban en Quercy, il devint gentilhomme de la chambre du Roi102. Chevalier, baron du Plessis, comte de Plœuc à partir de 1696, il est également capitaine de l’une des compagnies de chevalerie pour la garde des côtes de Bretagne103.
32) La Villeauroux, James (de) – syndic
73Syndic de 1668 à 1669, James de La Villeauroux est député aux Etats de Bretagne à Dinan en 1669 et à Saint-Brieuc en 1687104. Il est débouté à la réformation de 1669105 et condamné à verser 100 livres106.
33) Landais, Charles – syndic
74Charles Landais (ou Landays) est syndic de 1658 à 1659107. Il serait condamné à verser 100 livres et débouté de ses prétentions à la noblesse entre 1667 et 1671108.
34) Le Cesne, Philippe – maire
75Le 8 octobre 1721, Philippe Le Cesne devient procureur du roi syndic109. L’entrée en la communauté de ville a été permise, semble-t-il, par un puissant soutien. En effet, dans une lettre conservée aux archives municipales datée du 26 septembre 1721, Le Cesne remercie un « Monsieur » de l’avoir soutenu 6 ans auparavant dans sa volonté d’être élu procureur du roi syndic110 et s’excuse d’avoir tardé à l’en remercier. Néanmoins, il sollicite à nouveau cette fonction bien qu’il ait « balancé jusqu’à aujourd’huy a me determiné, par la crainte des embarras que nous avons veü qui sont arrivées les années dernieres et aussi bien par celle de n’avoir point la suffisance necessaire pour m’acquitter de cet emploi ». Fonction redoutée, certes, mais que « l’envie extrême […] de bien faire et de mériter par la l’honneur de vous plaire et de vôtre protection me donne la hardiesse de m’offrir à vous » convainc Le Cesne de solliciter à nouveau la charge de procureur du roi syndic. Si Le Cesne semble persuadé de la nécessité d’un appui pour être élu, il n’en a pas pour autant oublié la nécessité de plaire aux membres de la communauté de ville pour devancer ses « competiteurs ». Quel rôle jouèrent cette lettre et ce soutien dans l’accession de Le Cesne aux charges municipales ? Le 22 septembre 1723, il est choisi comme maire de la communauté de ville de Saint-Brieuc111. Quatre ans plus tard, le 1er octobre 1727, Le Cesne demande que l’on mette fin à son mandat112…
35) Le Clerc, Nicolas113 – sénéchal
76Sénéchal à compter de 1628, Nicolas Le Clerc sieur de La Grange semble avoir éprouvé quelques difficultés à prendre pleinement possession de sa charge. En effet, un extrait des registres de Parlement daté du 9 juin 1628 relate une requête par lui déposée contre son parent Pierre Dujardin sieur de la Villeguyomar, lieutenant à Saint-Brieuc : « maître Pierre du Jardin sieur de la Ville Guyomar lieutenant audit sainct brieuc se serait ingéré de luy disputer viollamant l’audiance pendant la tenue d’icelle et quelques causes particullière nottament le jeudy trantiseme de mars dernier114 ». Cette requête témoigne d’une querelle de préséance, le lieutenant venant troubler les audiences menées par le sénéchal. Nicolas Le Clerc, conseiller du roi, aurait, en tant que sénéchal, participé aux Etats de Bretagne à Nantes en 1636115 et poser la première pierre de la modeste muraille de Saint-Brieuc116. Il serait débouté de ses prétentions à la noblesse lors de la réformation en 1670117. Il décède avant 1654.
36) Le Clerc du Vaumeno, Louis – maire
77Noble homme Louis Le Clerc sieur du Vaumeno est procureur syndic du 5 octobre 1713 au 19 septembre 1715, date à laquelle il devient maire de la communauté de ville de Saint-Brieuc118. Sa fonction s’interrompt vraisemblablement en 1719 avec l’arrivée de Bernard du Hautcilly au poste de maire. Il réside probablement dans le quartier Fardel où il est imposé à hauteur de 10 livres en 1723119.
37) Le Coniac de Botguen, Mathurin – syndic
78Choisi le 21 mai 1600 pour être syndic, Mathurin Le Coniac sieur de Botguen est – si l’ordre de nomination prévu par la délibération fut respecté – entré en charge en septembre 1600120. Par ailleurs, il serait également député aux Etats de Bretagne à Ploërmel en 1606121.
38) Le Duc, Claude – maire
79Noble homme Claude Le Duc, procureur du roi syndic depuis 1719122, est maire du 25 septembre 1721123 au 22 septembre 1723124.
39) Le Gal du Tertre, Jacques – maire
80Jacques François Le Gal sieur du Tertre entre en la communauté de ville en octobre 1700, en tant que procureur du roi syndic125. Le 18 octobre 1703, il devient maire, charge qu’il occupe jusqu’au 20 octobre 1707126.
40) Le Mesle, Jacques – maire
81Noble Homme Jacques Le Mesle remplace Lymon sieur du Tertre au poste de procureur du roi syndic le 20 octobre 1707. Le 15 octobre 1709, il est remplacé par Jean Jouannin et devient à son tour maire jusqu’au 17 septembre 1711127. Pol Potier de Courcy mentionne un Le Mesle sieur du Porzou, greffier des requêtes à Saint-Brieuc en 1696128.
41) Le Moenne, Guillaume – gouverneur de la tour de Cesson
82Guillaume Le Moenne (ou Le Moine) sieur de Beauregard est nommé gouverneur ou capitaine de la tour de Cesson à partir du 12 juin 1488129. Deux Guillaume Le Mouenne sont mentionnés dans le rôle de la montre de l’évêché de Saint-Brieuc en 1480. Si les deux Guillaume présents en janvier 1480 viennent de Plénée-Jugon, le premier se présente en habit civil, sans arme, tandis que le second, « le jeune », se présente armé d’une vouge et casqué d’une salade130.
42) Le Moine, Olivier – syndic
83Olivier Le Moine (ou Le Moenne) est trésorier de la fabrique et procureur syndic de 1594 à 1595131.
43) Le Nepvou de La Villejoua, Jean-François – sénéchal
84Jean-François Le Nepvou de La Cour sieur de La Villejoua est nommé sénéchal à partir de 1756. Par ailleurs, il assiste Pierre Souvestre sieur de La Villemain, maire de Saint-Brieuc, lors de la tenue des Etats de Bretagne à Saint-Brieuc en 1758. Fils d’Yves Le Nepvou et de Claude de Lanloup, il naquit en 1696 et décéda le 1er octobre 1768 à Plédran132. En 1723, il épouse Charlotte Martin à Moncontour : de cette union, naquirent 14 enfants. Deux rôles de capitation mentionnent son imposition : 26 livres en 1759 puis 23 livres en 1760, comprenant l’imposition d’un domestique, après déduction du casernement133.
44) Lochet des Noës, Denis – syndic
85Denis Lochet sieur des Noës serait procureur syndic de 1682 à 1684. Les armoiries de la famille sont « de sable à trois poissons d’argent134 ».
45) Lymon de La Belleissue, François-Michel – maire
86François Michel Lymon sieur de La Belleissue remplace pour une durée d’un an Pierre Souvestre sieur de La Villemain au poste de maire, du 17 mars 1753 au 6 septembre 1754135. Trois rôles de capitation mentionnent sa résidence dans le quartier Saint-Guillaume, rue Jouallan : en 1734, il est dit avocat et procureur du roi au siège royal de l’amirauté (20 livres d’imposition) ; en 1759, il verse 74 livres pour lui et ses deux servantes ; en 1760, 72 livres136. En outre, il est, à compter de 1764, substitut du procureur général du Roi au Parlement137. Rentier, il charge son notaire de récupérer des rentes sur six maisons situées dans la paroisse Saint-Thurian de Quintin138. Né le 28 décembre 1694, il épouse Thérèse-Ursule-Honorine Tresvaux le 17 octobre 1741 et meurt le 21 avril 1764. Par ailleurs, il est l’oncle de Christophe-Michel Ruffelet.
46) Lymon du Tertre, Jacques – maire
87« Noble Homme » Jacques Lymon sieur du Tertre, procureur syndic depuis le 18 octobre 1703, remplace Jacques François Le Gal sieur du Tertre au poste de maire le 20 octobre 1707139. Le 15 octobre 1709, il est remplacé par le procureur du roi syndic, « noble homme » Jacques Le Mesle140. Les armoiries de la famille Lymon (ou Limon) sont « d’or au mont d’azur, semé de lys d’argent, accompagnés de deux papillons au nature ; alias : de gueules au croissant d’argent accompagnées de trois molettes de même141 ».
47) Lymon du Tertre, Jean – syndic
88Jean Lymon (ou Limon) sieur du Tertre, procureur syndic de 1670 à 1673, est député aux Etats de Bretagne à Vitré en 1671 et à Saint-Brieuc en 1687. Son successeur serait Melchior Bagot sieur de Prévallon, de 1673 à 1674142.
48) Maleconel, Jean (de) – gouverneur de la tour de Cesson
89Jean de Maleconel (ou Malequenelle, aussi écrit Malecanelle) est capitaine de la tour de Cesson en 1462 ou 1463143. Les comptes des trésoriers du duc de Bretagne précisent qu’il toucha 50 livres, entre 1462 et 1463, pour la « garde de Cesson144 » et 200 livres entre 1465 et 1466 en tant que maître d’hôtel145. Par ailleurs, on trouve mention d’un Jean de Malquenelle et de sa femme Jeanne de Trécesson en conflit avec les évêques de Saint-Malo au XVe siècle au sujet de droits de chasse dans la forêt de Brécilien146.
49) Marquier, Yon – gouverneur de la tour de Cesson
90Avant d’être capitaine de la tour de Cesson, Yon (Yvon ou Eon) Marquier est écuyer, « retenu au nombre de vingt-huit hommes d’armes, par lettres du Roy du 12 Decembre 1380 ». Plus tard, retenu parmi 200 hommes d’armes, il reçoit 80 « frans » « en recompensation des bons & agreables services147 ». Le compte du trésorier et receveur général Hervé Guihemarou, tenu pour les années 1402-1403, mentionne Yvon Marquier comme « capitaine de Dol puis de Cesson », et recevant à ce titre une gratification148. Cependant, son prédécesseur, Alain de La Houssaye, entré en charge le 28 novembre 1402, le serait encore au 13 janvier 1404149.
50) Montboucher, Allain et Simon (de) – gouverneurs
91Un document publié par Dom Lobineau mentionne, en 1379, les deux frères Allain et Simon de Montbourcher, comme faisant partie de la noblesse fidèle au duc et promettant de défendre le « droit ducal150 ». Alain, chevalier, et son frère Simon prêtent serment au duc Jean IV, à Rennes, le 26 février 1388, pour la garde « du chastel et forteresse de Saint Brieu » en tant que capitaines. Ce serment de fidélité mentionne deux orthographes de leur nom : « Montbourcher » et « Montbourchier151 ». En 1404, Simon de Montbourcher est récompensé par Jean V qui le proclame « ecuyer d’écuries à servir par quartier », ayant « bouche en cour, deux chevaux à livrée et 6 livres 10 sols par mois152 ».
51) Palasne de Champeaux, Julien-François – sénéchal
92Né le 23 mai 1736 à Saint-Brieuc de Julien-Jean-Sébastien Palasne de Champeaux153, un négociant, référendaire de la chancellerie près le Parlement de Bretagne et receveur des fouages154, et de Perrine Robert, Julien-François Palasne de Champeaux est avocat au Parlement et écuyer155. Il devient en 1765 sénéchal de Saint-Brieuc et conseiller du Roi. En 1766, il est présent en l’église Saint-Michel de Saint-Brieuc pour dresser procès-verbal de la visite de trois ingénieurs chargés d’examiner l’état de l’édifice156. Il s’illustra dès 1788 en réclamant des avancées en faveur de la représentation du Tiers-Etat. Elu par le Tiers-Etat puis par les Briochins, il fut envoyé à Versailles pour l’ouverture des Etats généraux. Il siégea à la Convention et mourut le 2 novembre 1795 (11 brumaire an IV).
52) Phélipot de La Piglaye, Bonnaventure – sénéchal
93Bonaventure Phélippot sieur de La Piguelais serait sénéchal de 1665 à 1696157. Les armoiries de la famille sont « d’azur au chevron d’or, accompagné de trois fers de dard de même158 ».
53) Phélipot de La Piglaye, Pierre-François – sénéchal
94Conseiller et sénéchal, Pierre-François Phélippot sieur de La Piguelais est présent le 7 juillet 1743 à l’occasion de la première réunion du général de la paroisse Saint-Michel de Saint-Brieuc nouvellement institué par l’arrêt de Parlement du 18 juillet 1742159. Il est également député aux Etats de Bretagne à Saint-Brieuc en 1724160. Le registre de la capitation de l’année 1734 mentionne un sénéchal royal logeant rue Fardel et versant 136 livres (dont 6 pour ses domestiques) d’imposition161.
54) Provost, Pierre – gouverneur de la tour de Cesson
95Pierre Provost serait « chevalier, chambellan et pensionnaire du duc de Bretagne et de Montfort [Jean V]162 ». Par ailleurs, il devient capitaine de la tour de Cesson en 1433, ce que confirme le compte du trésorier ducal, Auffroy Guinot163.
55) Quemart, Guillaume – syndic
96Guillaume Quémart sieur de Kersaint est procureur syndic de Saint-Brieuc en 1595, charge qu’il occupe vraisemblablement depuis 1594164. Cependant, il ne figure pas sur la liste proposée par Jules Lamare165.
56) Robien, Louis (de) – gouverneur de la tour de Cesson
97Nommé par le duc de Bretagne Jean IV, Louis de Robien aurait été capitaine de la tour de Cesson de 1389 à 1400166. Il aurait tardé à quitter cette fonction malgré les demandes de la tutrice de Jean V, Jeanne de Navarre. René Kerviler relève en outre un « démêlé avec le baron de Quintin au sujet de la mouvance de son fief » ainsi qu’une attitude remarquée lors du siège de Rennes en 1356167. Les armoiries de la famille sont « d’azur à dix billettes d’argent, 4., 3, 2., 1. » et les devises, « Manet alta mente repostum » et « Sans vanité ni faiblesse168 ».
57) Rollée, Jean (de) – gouverneur
98Jean de Rollée sieur du Boislouët, enseigne des gardes du corps, entrerait en fonction en 1636. Cependant, il serait gouverneur de Fougères dès 1640169. Epoux de Françoise Le Meintier de Carmené170, Jean de Rollée aurait accolé à son nom celui d’une seigneurie sise en la paroisse de Thorigné171.
58) Rouxel, Bertrand – syndic
99Bertrand Rouxel sieur du Bois est syndic de Saint-Brieuc de 1615 à 1616172.
59) Ruffelet, Alain-François – maire
100Noble homme Alain François Ruffelet est trésorier de la fabrique de 1721 à 1723173. Il devient maire le 1er octobre 1727 sans avoir été au préalable procureur du roi syndic, mettant fin ainsi à une « tradition » remontant à 1700 qui faisait du procureur syndic le futur maire174. Sa fonction prend fin le 22 septembre 1729175. Par ailleurs, il prouve son attachement à l’existence d’un corps paroissial séparé de la communauté de la ville en étant présent aux premières réunions de l’éphémère général de paroisse qui se tiennent de 1729 à 1731176. Epoux d’Hélène Lymon de Belleissue en 1716, il est le père de Christophe-Michel Ruffelet177.
60) Ruffelet, Salomon – sénéchal
101Salomon Ruffelet sieur de La Ville-Beau (ou Villebaut) est le fils de Guillaume Ruffelet et de Barbe Gendrot. Il serait sénéchal royal et des régaires, peut-être dès avant la date de 1598 : Jules Lamare affirme en effet que Salomon Ruffelet aurait été dépouillé de sa charge et de ses biens en 1589, et qu’à compter de ce jour, il vécut à Rennes, où maître des requêtes, il suivit les maréchaux d’Aumont et de Brissac dans leurs sièges de nombreuses villes bretonnes tombées aux mains de la Ligue178. Le 17 avril 1598, il est chargé de fournir au gouverneur de Cesson les hommes nécessaires à la destruction de la tour de Cesson. En 1598, il accompagne le procureur syndic de la communauté de ville de Saint-Brieuc aux Etats de Bretagne qui se tiennent à Rennes179. Il est anobli en 1614180, suite vraisemblablement à sa gestion de la peste (1601, 1607) et à son dévouement à l’égard des Briochins181.
61) Ruffelet de La Lande, Jacques – maire
102« Noble Homme Jacques Ruffelet sieur de la Lande » est nommé maire le 23 octobre 1700182. Il est remplacé le 18 octobre 1703 par Jacques François Le Gal sieur du Tertre183.
62) Ruffelet des Alleux, Mathurin – syndic
103Avocat en la cour, Mathurin Ruffelet sieur des Alleux est nommé syndic le 28 septembre 1690184. Malade et donc régulièrement absent, Mathurin Ruffelet est remplacé par son prédécesseur, Charles Thérault sieur du Bois-Marcel185. Il revient néanmoins siéger en la communauté de ville : à ce titre, il est député aux Etats de Bretagne à Vannes en 1691186. Une santé fragile le poussa à rédiger dès le 14 juin 1686, en compagnie de son épouse Suzanne Quiniart, malade, un testament dans lequel il demande son enterrement au couvent des révérends pères cordeliers de Saint-François à Saint-Brieuc et constitue une rente de 12 livres au profit de l’hôpital de la Madeleine187. D’après Jules Lamare, Mathurin Ruffelet ferait partie de ces bourgeois briochins déboutés de leur prétention à la noblesse entre 1667 et 1671188. Cependant, le 30 janvier 1699, une ordonnance rendue par les « commissaires généraux du conseil députez sur le fait des armoiries » enregistre celles de Mathurin Ruffelet sieur des Alleux189.
63) Souvestre de La Villemain, Pierre190 – maire
104Pierre Souvestre sieur de La Villemain est une figure importante de la vie politique briochine au XVIIIe siècle. Présent à la communauté de ville dès 1737191, miseur en 1738, il se présente comme miseur et administrateur de l’hôtel-Dieu en 1740192, charge qu’il occupe de 1738 à 1741193. Il devient maire en 1748, succédant dans la confusion à Jan-Louis Vittu sieur de Kersaint, régulièrement absent pour cause de maladie. Le 6 février 1751, Pierre Souvestre est qualifié de « miseur en titre et maire alternatif » alors qu’il demande l’inscription sur les registres de la communauté de ville, d’une part de l’acquisition des charges de receveur et contrôleur des octrois pour la ville de Saint-Brieuc et, d’autre part, de la commission donnée à un certain Odio pour ces mêmes charges194. Son premier mandat de maire se termine en 1753, date à laquelle François-Michel Lymon sieur de Belleissue, avocat de la cour, le remplace195. Le 6 septembre 1754, Pierre Souvestre entre à nouveau à la communauté de ville puisqu’il est reçu maire ayant « obtenu des provisions chez le roy le vingt neuf aoust dernier de la charge de conseiller du roy maire ancien & my triennal de cette ville & communauté196 ». Il occupe cette fonction jusqu’à sa mort en 1773, date à laquelle il est remplacé par Guillaume-Pierre Dubois de Bosjouan, ancien procureur syndic197. Son engagement pour les affaires civiles est complété par un poste de colonel de la milice bourgeoise qu’il occupe encore en 1773198. Pierre Souvestre sieur de La Villemain est également impliqué dans les affaires religieuses de la paroisse Saint-Michel de Saint-Brieuc. En 1742, il rend compte de la gestion de la fabrique par son père Hugues Souvestre sieur de La Roche, trésorier de 1738 à 1741, décédé en 1741199. Probablement satisfait de la présentation des comptes et assuré de trouver en Pierre Souvestre un gestionnaire avisé – il est miseur de la communauté de ville et receveur des deniers patrimoniaux et des octrois –, le général de la paroisse lui confie la gestion des deniers paroissiaux de 1744 à 1745200. Il rend compte en 1746 et présente un bilan, approuvé par l’évêque, en 1747 (le reliquat du compte se monte à 483 livres, 2 sols et 8 deniers). Son année de gestion est marquée d’un souci constant de bonne gestion de la fabrique, en témoigne sa demande de consulter le compte d’un de ses prédécesseurs « afin de rendre un compte plus raisonné et moins sujet a critique que les derniers rendus201 ». La gestion des deniers paroissiaux lui permet d’entrer au général de la paroisse nouvellement créé par l’arrêt du 18 juillet 1742202. Il y siège par intermittence, de 1744 à 1749, de 1753 à 1763, de 1765 à 1766 et en 1768, soit 20 années de présence au service des affaires paroissiales durant lesquelles il va notamment s’illustrer dans la rédaction d’un mémoire sur les « abus » dont est victime la paroisse (en ce qui concerne le recouvrement de certaines rentes notamment), « abus » qui s’expliquent en partie par l’absence de général de la paroisse203. Ce mémoire aboutit à la rédaction par le Parlement d’un règlement pour la paroisse Saint-Michel qui donne définitivement vie à ce nouveau corps politique briochin, le 9 mars 1746. Par ailleurs, son attachement à la paroisse Saint-Michel est confirmé par la possession d’un banc dans l’église paroissiale, en 1745 et en 1762204. En outre, le choix de Pierre Souvestre pour rappeler à l’évêque sa promesse d’organiser la translation des reliques de Saint-Guillaume205 ou celui de le faire quatre fois témoin synodal par les délibérants du général saluent son mérite, confirment la confiance qu’il inspire quant à la gestion des intérêts de la paroisse et consacrent également son caractère de notable briochin. Notable briochin, Pierre Souvestre l’est également de par son imposition. En effet, il réside dans le quartier Grand Rue où il verse en 1759, 22 livres et 8 sols de capitation (dont 2 livres pour une domestique) et 17 livres 6 sols en 1760 (dont 2 livres pour une domestique), soit une imposition bien supérieure à la moyenne du quartier (8 livres)206.
64) Thérault de Bois-Marcel, Charles – syndic
105Le 27 mars 1688, Charles Thérault sieur du Bois-Marcel est présenté comme syndic et miseur de la communauté de ville207, fonction qu’il occupe depuis 1686208. Il réintègre cependant l’assemblée en remplacement de son successeur, Mathurin Ruffelet sieur des Alleux, malade209. Le 28 juillet 1693, il est finalement choisi comme maire, à titre provisoire – il ne le sera que durant quelques mois – et dérogatoire puisqu’il n’est pas réellement le procureur syndic sortant210. Par deux fois, il représente Saint-Brieuc aux Etats de Bretagne : à Saint-Brieuc en 1687, à Vannes en 1693211. Ses armoiries sont « d’azur au cerf passant d’argent212 ».
65) Visdeloup, Rolland (de) – gouverneur de la tour de Cesson
106Rolland de Visdeloup (ou Visdelou) serait gouverneur et capitaine de la tour de Cesson. Cependant, J. Trévédy mentionne plutôt un Jehan de Visdeloup, gouverneur à compter de l’année 1487213. Deux Rolland « Visdelou » sont mentionnés dans le rôle de la montre de l’évêché de Saint-Brieuc en 1480. Le premier posséderait un fief à Lamballe : il se présente armé d’une vouge et vêtu d’une brigandine. En revanche, le second, mentionné dans la paroisse de Plérin, est noté défaillant214. Il paraît peu probable que l’un de ces deux Rolland de Visdeloup soit le futur gouverneur de la tour de Cesson.
66) Vittu de Kersaint, Jean-Louis215 – maire
107Jan Louis Vittu sieur de Kersaint, écuyer, « provot de la conetablie et marechaussée de France », fait enregistrer en la juridiction royale de Saint-Brieuc des « provisions de la charge de maire » octroyées par le roi, le 31 août 1734216. Colonel de la milice bourgeoise en 1744, il est remplacé par différents échevins et anciens maires en 1748 en raison de ses absences répétées pour cause de maladie217. Il serait reconnu noble le 11 avril 1743218. Receveur des fouages, il verse 150 livres de capitation en 1734, somme qui comprend l’imposition de son commis, « le sieur Bertier », et de sa servante. Un rentier établi au début des années 1730 permet d’apprécier l’aisance de la famille Vittu219. On y dénombre 118 rentes répertoriées et indexées, rapportant à son détenteur plusieurs milliers de livres ainsi que des versements en froment, seigle et poulets… Les rentes sont réparties sur plusieurs paroisses (Saint-Michel, Paimpol, Ploufragan, l’Arcouest, Pludual) et constituées de maisons, de métairies, de fermes, de jardins, de terres. Important rentier, vittu de Kersaint est aussi procédurier lorsque ses débiteurs ne lui versent plus de rentes, comme en témoignent les lettres de ses avocats et des sentences rendues220. Né en février 1693, Jan-Louis vittu serait l’époux de Françoise Le Goff221. Les armoiries de la famille sont « d’argent à deux massues de sable, posées en sautoir, accompagnées en chef d’un croissant de gueules, en flancs et en pointe de trois quintefeuilles de même222 ».
Annexe 10 – Plan de Saint-Brieuc
1 – Situation de la ville

Source : d’après KERHERVÉ J., Saint-Brieuc, Atlas historique des villes de France, Paris, CNRS, 1991
2 – Plan de la ville (XVIIe-milieu XVIIIe s.)

Sources : d’après KERHERVÉ J., Saint-Brieuc …, op. cit. ; Arch. dép. des Côtes-d’Armor, 1 Fi 46 (Del. : P. Bineteau. Plan imp., Saint-Brieuc, éd. F. Guyon, 1892, légende ; échelle : 1/15000 ; dim. ; 28 mm x 45 mm, noir et blanc) ; Arch. dép. des Côtes-d’Armor, 1 Fi 50 (Auteurs : GESLIN DE BOURGOGNE J.-H., BARTHÉLEMY A. de. Plan imprimé, Rennes, lithographie : M. Oberthur, s. d., [début XXe siècle], XVIIe siècle ; légende ; échelle 1/4000 ; dim. : 55 mm x 37 mm, noir et blanc) ; Bibl. nat. de France, GED-3784 (Plan de Saint-Brieuc, chef-lieu du département des Côtes-du-Nord/fait par vauthelin, officier au 2e régt léger en mai 1812. 1 flle : ms. ; 61 x 41 cm).
Ce plan présente la ville avant le début des travaux de reconstruction du palais épiscopal lancés par l’évêque Régnault de Bellescize (1780) et la destruction de ses quelques remparts suivie de leur aménagement en promenade (1788)
Annexe 11 – le diocèse de Saint-Brieuc : carte paroissiale


Source : d’après CROIX A. (dir.), Les Bretons et Dieu. Atlas d’histoire religieuse, 1300-1800, Rennes, PUR, 1985, planche 1
Notes de bas de page
1 Voir supra, Annales 1667.
2 Trévédy J., « La tour de Cesson et la forteresse de Saint-Brieuc », BMSECDN, t. XXXI, 1893, p. 130 : Claude d’Acigné aurait choisi de quitter la charge de gouverneur de Saint-Brieuc.
3 Kerhervé J, Roudaut F., Tanguy J., La Bretagne en 1665 d’après le rapport de Colbert de Croissy, Brest, crbc, 1978, p. 124-126 : « un gouverneur dont la charge est présentement possédée par le sr de Carnavalet gentilhomme du pays qui n’y est jamais venu depuis qu’il est revestu de cette charge ».
4 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 2 E 7, famille d’Acigné.
5 Ibid. – E 273.
6 Kerviler R., Répertoire général de biographie et de bio-bibliographie bretonne, nouvelle édition, Mayenne, Joseph Floch, 1888, 1978, t. 1, p. 44. Les armoiries de la famille d’Acigné sont « d’hermines à la face alaisée de gueules, chargée de trois fleurs de lys d’or ».
7 Ibid., t. 1, p. 32 : les armoiries de la famille Bagot seraient « d’azur à la bague ou annelet d’or ».
8 Lamare J., Histoire de la ville de Saint-Brieuc, Saint-Brieuc, Guyon, 1884, p. 92. Olivier Guyto n’est pas mentionné par Christophe-Michel Ruffelet. Il serait procureur syndic de 1580 à 1581.
9 Arch. dép. des Côtes-d’Armor, 20 G 493, compte de la fabrique.
10 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 61, délibération.
11 Geslin de Bourgogne J.-H., Barthélemy A. de, Anciens évêchés de Bretagne. Histoire et monuments (diocèse de Saint-Brieuc), Saint-Brieuc, imp. Guyon, 1855, t. 1, p. 254. Les auteurs pensent que ce système a cours jusqu’en 1729, date à laquelle est créé un premier général détaché de la communauté de ville et chargé des affaires paroissiales. L’hypothèse est séduisante mais la comparaison des listes de trésoriers et de syndics ne permet pas de généraliser sur une aussi longue période ce système qui ne semble valable que pour la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle.
12 Arch. mun. de Saint-Brieuc – CC 87. Cette délibération révèle 37 signatures.
13 Ibid. – DD 39, délibération.
14 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 1, p. 32.
15 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 12 : la délibération du 12 octobre 1609 mentionne Mathurin Bagot, procureur syndic. Il est probable qu’il soit entré en charge ce même mois.
16 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 130.
17 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 97.
18 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 1, p. 325. Potier de Courcy P., Nobiliaire et armorial de Bretagne, 7e édition, Mayenne, Éditions régionales de l’Ouest, 1993, t. 1, p. 62.
19 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 1, p. 325. Potier de Courcy P., Nobiliaire et armorial de Bretagne, 7e édition, Mayenne, Éditions régionales de l’Ouest, 1993, t. 1, p. 62.
20 Originaire de Picardie, Denis Bernard est avocat au Parlement de Paris, employé à la Réformation de la noblesse bretonne en 1669, juge puis procureur en la juridiction des Régaires, subdélégué de l’Intendant à Saint-Brieuc, d’après Frotier de La Messelière H., Filiations bretonnes, 1650-1912, Saint-Brieuc, Prud’homme, Mayenne, La Manutention, t. 1, p. 153. L’auteur indique par ailleurs les armories de la famille : « tranché endenté de gueules d’or, le 1er chargé de 3 annelets d’or et le second de trois tourteaux de gueules, posés en orle ».
21 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 6 E 278, cahier des baptêmes de l’année 1685, paroisse Saint-Michel de Saint-Brieuc.
22 Charles O., « Dictionnaire biographique des chanoines de la collégiale Saint-Guillaume de Saint-Brieuc au XVIIIe siècle », MSECDA, t. CXXXV, 2006, notice 3 p. 32.
23 Il aurait en réalité eu trois fils : Denis Jan né le 8 août 1708, Robert François né le 11 novembre 1709 et Louis Bernard (sieur du Montier) né le 23 avril 1712, et deux filles, Angélique Anne née le 1er mars 1711 et Catherine Jacquette née le 9 juillet 1714.
24 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 26, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 18 vo.
25 Bernard du Haut-Cilly aurait occupé plusieurs fonctions aux régaires : alloué, lieutenant et procureur fiscal, Frotier de La Messelière H., Filiations bretonnes…, op. cit., t. 1, p. 153.
26 Le registre de délibérations d’août 1717 à novembre 1719 n’est pas conservé aux archives. Cependant, une lettre rédigée par Jean-Pierre Bernard sieur du Haut-Cilly permet de saisir un peu mieux les changements survenus à la tête de la communauté de ville entre 1717 et 1719. Voir à ce sujet, Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 68.
27 Ibid. – BB 27, fo 26 ro, registre de délibérations de la communauté de ville, 25 septembre 1721.
28 Ibid. – BB 28, fo 17 ro, registre de délibérations de la communauté de ville.
29 Frotier de La Messelière H., Filiations bretonnes…, op. cit., t. 1, p. 153.
30 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 174.
31 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 6 E 278, cahier des sépultures de l’année 1759, paroisse Saint-Michel de Saint-Brieuc. Il est enterré le lendemain, le 27 avril 1759.
32 Ibid. – 20 G 493, compte de la fabrique.
33 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 19, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 24 ro et BB 21, registre de délibérations de la communauté de ville.
34 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 4, p. 287. Par ailleurs, René Kerviler, se référant au Nobiliaire de Courcy donne pour armoiries « d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois trèfles d’argent ».
35 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 30, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 8 ro.
36 Ibid., fo 42 ro et BB 31, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 26 ro.
37 Kerviler R., Répertoire général de biographie..., op. cit., t. 5, p. 142 : les armoiries de la famille Compadre seraient « d’argent à trois chevrons d’azur ».
38 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 1, p. 283. Les armoiries de la famille sont « d’argent à 3 chevrons d’azur ».
39 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 20 G 493, compte de la fabrique.
40 Arch. mun. de Saint-Brieuc – DD 39, délibération, 4 juillet 1604.
41 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 69-70.
42 Ibid., p. 133.
43 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 1, p. 283.
44 Kerviler R., Répertoire général de biographie..., op. cit., t. 5, p. 163 : les armoiries de la famille sont « coupé d’or et d’argent au lion de l’un en l’autre, armé, lampassé et couronné de gueules » et la devise « qui est sot à son dam ».
45 Ibid., t. 5, p. 165.
46 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 120 et supra, Annales 1591.
47 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 30, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 8 ro.
48 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 6, p. 255. Les armoiries des Damar sont « d’azur à la croix engrêlée d’argent, cantonnée de quatre roses de même » d’après Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 1, p. 320.
49 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 20 G 493, compte de la fabrique rendu en 1731.
50 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 31, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 26 ro et BB 30, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 42 ro.
51 Ibid. – BB 31, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 46 vo.
52 Ibid. – CC 24, rôle de la capitation.
53 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 131.
54 Kerviler R., Répertoire général de biographie..., op. cit., t. 4, p. 318. Les armoiries de la famille du Cambout sont « de gueules à trois fasces échiquetées d’argent et d’azur » et la devise « Jamais en vain », d’après Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 1, p. 197-198. Une autre hypothèse proposée par Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 98, affirme qu’entre Jean et Alain du Cambout, Henri Le Bret aurait fait fonction de capitaine et gouverneur de la tour de Cesson. Par ailleurs, et toujours selon le même auteur, Pierre du Couvran aurait été lui-aussi chargé de la tour de Cesson à partir de 1542.
55 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 83.
56 Kerviler R., Répertoire général de biographie..., op. cit., t. 4, p. 318. Le duc Jean de Rohan a quitté la Bretagne en 1470 pour le royaume de France gouverné par Louis XI : voir à ce sujet, Cornette J., Histoire de la Bretagne et des Bretons, Paris, Le Seuil, Points, t. 1, p. 318.
57 Aubert de La Chesnaye des Bois F.-A., Dictionnaire de la noblesse, 2e édition, Paris, Duchesne, 1776, t. 2, p. 445.
58 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne, Paris, Muguet, 1707, t. 2, p. 1186.
59 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 97.
60 Voir supra, Annales 1667 et 1765.
61 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne …, op. cit., t. 2, p. 618 : le traité de Guérande confirme Jean IV duc de Bretagne et assure la neutralité de la province.
62 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 2, p. 166.
63 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2 p. 519.
64 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 92.
65 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 61, délibération.
66 Ibid. – BB 63, délibération.
67 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 8, p. 46. Les armoiries de la branche des Gouyon de La Moussaye est « d’or fretté d’azur de six pièces » accompagnées de la devise « Honneur à Moussaye ».
68 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne…, op. cit., t. 2, p. 604 : serment de fidélité au duc passé le 20 octobre 1379, à Dinan.
69 Ibid., t. 2, p. 793.
70 Trévédy J., « La tour de Cesson… », op. cit., p. 82-83.
71 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 61, délibération.
72 Idem. La délibération précise « Guillaume Quemar filz Guillaume ». Par ailleurs, un mémoire en défense rédigé par « Honnorable Homme Guillaume Quemar sieur de Kersainct, deffendeur » semble confirmer l’élection d’un Guillaume Quémart, en 1596, à la charge de procureur syndic, « tres dangereuse en un temps miserable de guerre » puisqu’il y fait référence à une élection survenue en 1596… : voir ibid. – BB 64, délibération, et CC 50, compte de Guillaume Quémar pour les années 1596 et 1597.
73 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 92.
74 Voir supra, Annales 1609.
75 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 93.
76 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 11 et BB 12 : ces trois délibérations (17 novembre 1608, 7 septembre 1609 et 12 octobre 1609) nous permettent de préciser les dates de fonction de Bertrand Havart : il est assurément syndic en novembre 1608 (probablement entré en fonction un mois auparavant), l’est toujours en septembre 1609 mais est remplacé par Mathurin Bagot sieur de Prévallon en octobre 1609. Il est à noter que ces trois délibérations se déroulent en la chapelle Saint-Gilles.
77 Ibid. – GG 208 : son compte est présenté en 1610, un an après la fin de la gestion des deniers paroissiaux.
78 Ibid. – BB 3, registre de délibérations de la communauté de ville. On retrouve, parmi ces bourgeois sommés de se présenter aux réunions, de nombreux anciens syndics : Olivier Le Mouenne (ou Le Moine), Mathurin Le Coniac, François Desbois, Baptiste du Jardin, Nicolas Guillet, Guillaume Quémar fils ainsi que son successeur, Mathurin Bagot…
79 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 2 E 345, famille Havart.
80 Arch. mun. de Saint-Brieuc – DD 39, délibération.
81 Ibid. – BB 24, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 26 ro ; BB 25, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 9 vo et fo 40 ro.
82 Ibid. – BB 25, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 40 ro.
83 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 9, p. 564 : les armoiries des Jouannin sont « d’azur, sommé d’un lys d’argent, accosté de deux papillons au naturel », d’après Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 62.
84 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 62.
85 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 131.
86 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne…, op. cit., t. 2, p. 1633. La mention est classée parmi les serments prêtés par les gouverneurs de place.
87 Hypothèse avancée par Trévédy J., « La tour de Cesson... », art. cité, p. 97.
88 Les armoiries de la famille sont « d’azur à la croix engrêlée d’or », la devise « Undequaque inspiciendum » (Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 479).
89 Voir supra, année 1667. Voir sur ce personnage, Arch. mun. de Saint-Brieuc – AA17.
90 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 131. Il serait né le 1er août 1662 à Plaintel et décédé le 3 janvier 1729. Page du Roi en 1678, blessé au siège de Fleurus en 1690, guidon des gendarmes de la Reine et enseigne de la compagnie des gendarmes anglais, il aurait épousé Marie-Françoise-Céleste Voyer de Paulmy. Voir également Ogée J.-B., Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, réédition, Rennes, Molliex, t. II, 1853, p. 312.
91 Ogée J.-B., Dictionnaire historique …, op. cit., t. II, p. 312.
92 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 2 E 139, famille Damar. Trévédy J., « La tour de Cesson... », art. cité, p. 131 : l’auteur ajoute en outre « marquis de Saint-Quihouet et autres lieux », seigneur de l’Ile de Val et de Keronouan. Il précise également certains titres : vicomte de Gennes, châtelain de Pont-Blanc.
93 Voir supra, année 1757. Sur le personnage, voir Arch. mun. de Saint-Brieuc – AA 18 et 19.
94 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 131-132. Il succède à son père Charles-Yves-Jacques et aurait épousé Julie-Céleste Barberin de Reignac, décédée le 20 avril 1781.
95 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 41, registre de délibérations, fo 18 ro.
96 Ogée J.-B., Dictionnaire historique …, op. cit., t. II, p. 312.
97 Voir supra, Annales 1696 et 1767.
98 Ogée J.-B., Dictionnaire historique …, op. cit., t. II, p. 719-720.
99 Voir supra, Annales 1667 et 1696. Sur le personnage, voir Arch. mun. de Saint-Brieuc – AA2.
100 Saulnier F., Le Parlement de Bretagne (1554-1790). Répertoire alphabétique et biographique de tous les membres de la Cour, Rennes, Plihon, 1909, p. 755-756
101 Trévédy J., « La tour de Cesson... », art. cité, p. 130. Voir supra, Annales 1667.
102 Ogée J.-B., Dictionnaire historique …, op. cit., t. II, p. 312.
103 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 130. Baptisé le 7 janvier 1636 à Rennes (paroisse Saint-Étienne), marié à Marguerite de La Rivière, Yves-Olivier décède le 3 septembre 1709 à Paris.
104 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 133.
105 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 49. Les armoiries de la famille sont « d’argent à sept macles d’azur ». L’auteur précise en outre que les sieurs de La Villeauroux ont été appelés à l’arrière-ban en 1569.
106 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 130.
107 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 143 : l’auteur mentionne un receveur des fouages à Saint-Brieuc en 1666. Les armoiries de la famille sont « écartelé aux 1 et 4 : d’azur à la fasce échancrée d’or accompagné en chef d’un croissant accosté de deux étoiles d’or, et en pointe d’une rose de même : aux 2 et 3 : d’azur au lion d’or ; au chef de même ».
108 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 130.
109 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 27, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 30 ro.
110 Ibid. – BB 69 : Le Cesne précise que son soutien avait alors écrit au maire, Le Mesle. Or Le Mesle est maire de 1709 à 1711 soit au moins 10 ans auparavant et non pas 6.
111 Ibid. – BB 28, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 19 vo.
112 Ibid. – BB 29, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 21 vo.
113 Voir supra, Annales 1628.
114 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 2 E 439, famille Le Clerc.
115 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 132.
116 Ogée J.-B., Dictionnaire historique …, op. cit., t. II, p. 715 et voir supra, Annales 1628.
117 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 1, p. 257 : les armoiries de la famille seraient « de gueules à la croix ancrée d’or, cantonnée en chef de deux macles de même ».
118 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 25, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 40 ro ; BB 26, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 18 vo.
119 Ibid. – CC 23, rôle de la capitation. En 1760, une veuve Le Clerc du Vaumeno verse 54 livres pour elle ainsi que pour une servante, dans le quartier Fardel : voir ibid. – CC 26, rôle de la capitation.
120 Ibid. – BB 63, délibération.
121 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 131 et 133.
122 Ibid., p. 173.
123 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 27, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 26 ro.
124 Ibid. – BB 28, registre de délibérations de la communauté de ville.
125 Ibid. – BB 22, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 8 vo.
126 Ibid., fo 41 ro et suiv. ; BB 23, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 36 vo.
127 Ibid. – BB 24, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 26 ro et BB 25, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 9 vo-fo 10 ro.
128 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 268 : les armoiries sont « d’argent à trois merlettes de sable ».
129 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 97. Voir à ce sujet, Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne …, op. cit., t. 2, p. 1484.
130 Nassiet M., « Dictionnaire des feudataires de l’évêché de Saint-Brieuc en 1480 », MSECDA, t. CXXIV, 1996, p. 69.
131 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 92.
132 Le Nepvou de Carfort R., Étude généalogique sur la maison Le Nepvou, de l’évêché de Saint-Brieuc, Saint-Brieuc, Prud’homme, 1913, p. 82.
133 Arch. mun. de Saint-Brieuc – CC 25 et CC 26, rôles de la capitation.
134 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 195.
135 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 40, registre de délibérations de la communauté de ville.
136 Ibid. – CC 24, CC 25 et CC 26, rôles de la capitation.
137 Charles O., « Un précurseur ? Christophe-Michel Ruffelet (11 janvier 1725-21 août 1806), chanoine et historien à l’époque des Lumières », ABPO, t. 111, 2004, p. 117.
138 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 2 E 465, famille Lymon.
139 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 23, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 36 vo. Pour Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 173, il s’agit d’Étienne et non de Jacques Lymon sieur du Tertre.
140 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 24, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 26 ro.
141 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 191.
142 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 131.
143 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 97 et Illio J.-B., Histoire de Saint-Brieuc, Saint-Brieuc, Imprimerie moderne, 1931, p. 73.
144 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne…, op. cit., t. 2, p. 1264 : d’après le compte de Pierre Landoys, trésorier et receveur général.
145 Ibid., p. 1372 : d’après le compte de Pierre Landoys, trésorier et receveur général.
146 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 10, p. 551. L’auteur mentionne un article rédigé par l’abbé Guillotin de Corson et paru dans la Revue de Bretagne et de Vendée, t. 1, 1876, p. 367.
147 Morice P.-H., Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Paris, Osmont, 1756, t. 2, p. 414-415 : d’après un extrait du premier compte de Jean Le Flament, trésorier des guerres du roi. Un extrait du compte d’Hervé Guihomoron, trésorier receveur général à partir de 1402 mentionne Yon Marquier comme capitaine de Dol puis de Cesson, ibid., t. 2, p. 730.
148 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne…, op. cit., t. 2, p. 809. Cependant, Illio J.-B., Histoire de Saint-Brieuc…, op. cit., fait débuter le capitanat d’Yvon Marquier en 1404, p. 73.
149 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 83.
150 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne…, op. cit., t. 2, p. 593.
151 Morice P.-H., Mémoires pour servir de preuves…, op. cit., t. 2, p. 557-558.
152 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 75. À ce sujet, voir Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne…, op. cit., t. 2, p. 814.
153 Frotier de La Messelière H., Filiations bretonnes…, op. cit., t. 4, p. 236 : les armoiries de la famille sont « de gueules à la barre d’or accolée de 2 étoiles d’argent », anciennement « d’azur à la fasce d’argent chargée de 3 fers de mulet de gueules et accompagnée de 3 feuilles de chardon d’or : 2.1. ».
154 Arch. mun. de Saint-Brieuc – CC 25 et CC 26, rôles de la capitation : Julien-Jean-Sébastien Palasne loge dans le quartier Saint-Gouéno et verse plus 264 livres de capitation en 1759 et 267 livres en 1760 (dont 2 pour un facteur et 4 pour deux domestiques).
155 Kerviler R., Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux Etats généraux et à l’Assemblée nationale constituante de 1789, Nantes, V. Forest et E. Grimaud, 1885-1889, p. 229.
156 Arch. dép. Côtes-d’Armor, 20 G 517 : la visite se déroule du 28 août au 1er septembre 1766.
157 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 134. Par ailleurs, le même auteur mentionne ce sénéchal comme député aux Etats de Bretagne à Nantes, en 1661… en tant que sénéchal.
158 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 380.
159 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 20 G 488, registre de délibérations du général de la paroisse, fo 1 ro-3 vo. Voir par ailleurs, supra, Annales 1609 et 1742.
160 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 174.
161 Arch. mun. de Saint-Brieuc – CC 24, rôle de la capitation.
162 Aubert de la Chesnaye des Bois F.-A., Dictionnaire de la noblesse …, op. cit., t. 11, p. 555.
163 Lobineau G.-A., Histoire de Bretagne…, op. cit., t. 2, p. 1034.
164 Potier de Courcy P., Nobiliaire …, op. cit., t. 2, p. 444. Les armoiries sont « d’argent à trois glands de sinople ».
165 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 92.
166 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 82.
167 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 11, p. 347.
168 Potier de Courcy P., Nobiliaire …, op. cit., t. 2, p. 482-483.
169 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 130.
170 Potier de Courcy P., Nobiliaire …, op. cit., t. 2, p. 502. L’auteur précise les armoiries de la famille comme étant « d’azur à la licorne rampante d’argent ; alias : de gueules à la licorne d’or ».
171 Kerviler R., Répertoire général de biographie…, op. cit., t. 2, p. 133 : l’auteur confirme la présence d’un Jean de Rollée, gouverneur de Saint-Brieuc au XVIIe siècle.
172 Potier de Courcy P., Nobiliaire …, op. cit., t. 2 p. 523.
173 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 20 G 493, compte de la fabrique.
174 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 29, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 21 vo : Thomas-Jan Jouannin sieur de La Roche était procureur syndic en 1717 et aurait dû, en principe, devenir maire.
175 Ibid. – BB 30, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 8 ro.
176 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 20 G 487, registre de délibérations du général de la paroisse. Il y siège en tant qu’ancien trésorier. Sur le général de la paroisse et le corps de ville, voir supra, Annales 1609 et 1742.
177 Charles O., « Un précurseur ? Christophe-Michel Ruffelet… », art. cité, p. 117.
178 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 68. Voir aussi supra, Annales 1591.
179 Ibid., p. 93. Il assiste à six autres États de Bretagne : à Vannes en 1602, à Saint-Brieuc en 1605, à Tréguier en 1607, à Rennes en 1608, à Redon en 1612 et à Nantes en 1614 (ibid., p. 132).
180 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 527. Les armoiries sont « burelées d’or et de gueules de dix pièces ».
181 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 99 : les lettres d’anoblissement mentionnent également son action durant la Ligue.
182 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 22, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 9 vo et suiv.
183 Ibid., fo 41 ro et suiv.
184 Ibid. – BB 18, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 19 ro.
185 Ibid. – BB 19, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 2 ro.
186 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 133.
187 Galmiche E., « Testament de Mathurin Ruflet (sic) sieur des Alleux », MSECDN, t. 51, 1913, p. 225-228. Mathurin Ruffelet, très malade, « ne peut à présent signer par la violence de la maladie dont il est attaqué ».
188 Lamare J., Histoire de la ville …, op. cit., p. 131.
189 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 2 E 536, famille Ruffelet.
190 Voir supra, Annales 1746 et 1754.
191 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 33, registre de délibérations de la communauté de ville.
192 Ibid. – BB 34, registre de délibérations de la communauté de ville.
193 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – H dépôt 1 art. 22, comptes de l’hôpital (1733-1784).
194 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 39, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 50 vo. Il occupe et occupera ces fonctions pour les années 1737-1738, 1741-1742, 1745-1746, 1747-1748, 1751-1752.
195 Ibid. – BB 40, registre de délibérations de la communauté de ville.
196 Ibid., fo 10 vo.
197 Ibid. – BB 48, registre de délibérations de la communauté de ville.
198 Ibid., fo 1 ro et suiv. Il s’est par ailleurs illustré en 1746 en tant que commandant de la milice bourgeoise de Saint-Brieuc partie défendre Lorient et l’île de Groix contre un débarquement des Anglais, d’après Lamare J., Histoire de la ville …, op. cit., p. 148.
199 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 20 G 494 : il est intéressant de noter que le compte est rendu, notamment, devant le maire Vittu de Kersaint et le procureur syndic Compadre. En effet, en 1742, le général de la paroisse n’existe pas encore…
200 Ibid., compte de la fabrique.
201 Ibid. – 20 G 488, registre de délibérations du général de la paroisse, 10 octobre 1745, fo 26 vo-27 vo.
202 Sur le général de la paroisse et le corps de ville, voir supra, Annales 1609 et 1742.
203 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 20 G 488, registre de délibérations du général de la paroisse, 18 juillet 1745, fo 24 vo-25 ro. Le mémoire est rédigé en compagnie d’autres délibérants.
204 Ibid. – 20 G 488, état des bancs en 1746, fo 77 vo-79 vo.
205 Ibid. – 20 G 489, registre de délibérations du général de la paroisse, 24 septembre 1758, fo 96 vo-97 ro. Le général l’a probablement appris de ses témoins synodaux, dépêchés pour la visite pastorale de l’évêque prévue le 30 juillet 1758.
206 Arch. mun. de Saint-Brieuc – CC 25 et CC 26, rôles de la capitation.
207 Ibid. – BB 18, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 2 ro.
208 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 131.
209 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 19, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 2 ro, 18 juin 1692.
210 Idem, fo 11 vo.
211 Lamare J., Histoire de la ville…, op. cit., p. 133.
212 Potier de Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 590.
213 Trévédy J., « La tour de Cesson… », art. cité, p. 97.
214 Nassiet M., « Dictionnaire des feudataires… », art. cité, p. 86.
215 Voir supra, Annales 1734.
216 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 31, registre de délibérations de la communauté de ville, fo 46 vo. Un document conservé dans le fonds de la famille Vittu de Kersaint et daté de 1751 précise que Jan-Louis Vittu sieur de Kersaint est conseiller-secrétaire du roi, « en la chancellerie près le Parlement de Bretagne », d’après Frotier de la Messelière H., Filiations bretonnes…, op. cit., t. 5, p. 395. L’auteur précise en outre qu’il serait seigneur de Gueslain (Guerlain ?).
217 Arch. mun. de Saint-Brieuc – BB 38, registre de délibérations de la communauté de ville.
218 Frotier de la Messelière H., Filiations bretonnes…, op. cit., t. 5, p. 395.
219 Arch. dép. des Côtes-d’Armor – 2 E 569, famille Vittu.
220 idem.
221 Frotier de la Messelière H., Filiations bretonnes…, op. cit., t. 5, p. 395.
222 Potier DE Courcy P., Nobiliaire…, op. cit., t. 2, p. 490.
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