URL originale : https://books.openedition.org/pur/43450
Le destin des enfants de Louis Simon et Anne Chapeau
p. 485-486
Texte intégral
1Anne, née le 23 novembre 1767, restée célibataire, fut à 20 ans gouvernante du ménage de son oncle, René Bruneau, curé de Spay, puis de son successeur Jacques Chédieu. Elle acheta en 1830 la belle maison de l’Écuyer à La Fontaine Saint-Martin et y mourut le 7 janvier 1838.
2Thérèse, née le 10 mai 1769. Elle est dite lingère en 1812, lors du recensement d’un de ses fils. Elle a épousé en 1790 Louis Duval, tourneur sur bois, qui meurt, en 1797, à La Fontaine Saint-Martin, où il était venu faire des travaux pour placer l’horloge du Couvent dans l’église paroissiale. Elle reste veuve avec quatre enfants, dont la dernière a quelques mois. Louis, l’aîné, sera maçon. Elle se remarie le 26 juillet 1820, trois mois après le décès de son père, avec René Lebouc, veuf de la belle-mère de son frère Augustin, qui n’a que 37 ans. Elle en a 53. Elle meurt le 23 juillet 1849, à 80 ans.
3Louis, né le 13 septembre 1770. Mort le 18 octobre 1782. « Je le Regrettai infiniment parce quil me Ressemblet » écrit son père.
4Augustin, né le 17 mars 1773, est probablement à 20 ans, « soldat de l’an II », lors de la levée en masse du 23 février 1793. Il revient sept ans plus tard, en 1800. C’est pour l’établir que Louis Simon bâtit, avec lui et son fils Paul, l’auberge du Soleil, où il l’installe à Noël 1801. Le 21 février 1803, il épouse Geneviève Rousseau, fille d’un boulanger devenu fort riche par mariage, arrivé en octobre 1801 de Montfort-l’Amaury, et habitant en face des Simon, probablement dans l’ancienne auberge de L’Image du Grand Saint Martin. Ils ont un fils six mois plus tard, Augustin, mort très jeune, puis une fille Geneviève en 1804 et un autre fils Augustin en 1806. Augustin, le père, quitte sans doute après mai 1808, Le Soleil qui s’appelle désormais Le Chêne vert (depuis qu’on a planté, en face, cette espèce d’arbre) pour s’installer à Paris. Entre 1812 et 1816, son père vend l’auberge à sa belle-mère, Geneviève Rousseau, qui s’est remariée avec René Lebouc, son garçon boulanger, de vingt-six ans plus jeune qu’elle. Le prix n’en sera payé qu’un peu avant la mort de Louis Simon, en 1820. Lors du règlement de la succession de Louis Simon, en juin 1820, Augustin est dit « marchand de vin à La Villette ». Il reviendra finir ses jours à La Fontaine, dans cette auberge bâtie pour lui par son père et qu’il a naguère dédaignée. C’est là qu’il meurt en 1846, à 72 ans.
5Son fils Augustin, dit Auguste, qui n’est pas parti à l’armée car on lui a offert un remplaçant, est distillateur à Paris, puis, après faillite, commis distillateur. Son auberge du Chêne vert, lourdement hypothéquée, est vendue en 1862.
6Perrine-Louise née le 29 août 1775. Morte le 17 septembre 1776.
7Paul, né le 26 juillet 1777, est maçon, tailleur de pierre. Le 7 février 1804, il épouse Marie-Anne Alençon. Ils ont des jumelles mort-nées, puis deux filles, Marie-Anne en 1807 et Pauline en 1809. Paul bâtit, sur le reste de la pièce du Bouquet que lui a vendue son père, une maison entourée de vingt-cinq arbres fruitiers : Beaulieu. Veuf fin 1811, il se remarie en 1820 avec Marie Fournigault et meurt en 1849, laissant de son second mariage, trois enfants, dont deux – Paul-Ambroise et Cécile-Éléonore – sont encore mineurs. Paul-Ambroise, menuisier, héritera du livre, conservera les biens de son père, notamment la Fromendière, ancien bénéfice du vicariat, acquise en 1804 et restée dans la famille Simon jusque dans les années 1960. Son fils Paul-Marie, maréchal à Cérans, héritera lui aussi du livre, qui passera ensuite à sa fille aînée, Georgette Simon, épouse d’un charron, Ernest Guimonneau.
8Agathe, née le 14 avril 1781, épouse en novembre 1806, Jean Leveau, distillateur, qui achète, en 1819, le bordage du Bouquet, devenu cabaret ou auberge. Ils ont dix enfants. Louis, né en 1807, meurt peu après ; Hortense-Agathe naît en 1809, Marie-Agathe en 1810, Cécile en 1811, et trois paires de jumeaux – Thérèse et Anne en 1814, Jean et René en 1815, Clément et Élie en 1817, qui meurent probablement en nourrice. Agathe s’éteint le 3 mai 1866, à La Fontaine Saint-Martin, dernière des enfants de Louis Simon et Anne Chapeau. Elle avait 85 ans.
Notes de bas de page
11 Ce résumé a été publié dans A. Fillon, Louis Simon villageois…, op. cit., p. 336-337. Il a été ici légèrement amendé et complété.
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