Introduction
p. 249
Texte intégral
1Les chapitres précédents ont montré comment la langue littéraire jouait de l’invention verbale, des tours et des expressions, de façon variable, selon les époques et les écrivains, comment la littérature se nourrissait des autres arts, cherchant toujours à féconder de manière originale l’imagination du lecteur.
2C’est le moment maintenant de voir comment la langue littéraire a été illustrée par deux grands auteurs Angevins, très proches de nous et voisins l’un de l’autre : le grand poète du petit Lyre, Joachim Du Bellay, et l’immense écrivain de Saint-Florent-Le-Vieil qui vient de nous quitter, Julien Gracq, membre d’honneur de nos Lyriades.
3Cette langue française, dont l’auteur de La Défense a voulu faire une langue savante et cultivée et qu’il a si bien illustrée dans son œuvre, « ne trouve-t-elle pas son accomplissement, ou du moins une très démonstrative illustration, dans la prose somptueuse de Julien Gracq ? » C’est la question que Jacques Boislève pose au début de la table ronde qu’il a animée, après celle que Françoise Argod-Dutard a conduite sur les rapports entre imitation et création dans l’œuvre du poète de Liré.
4Mais, avant la présentation de ces deux illustrations, encore fallait-il se poser la question du choix de la langue à adopter lorsqu’on veut faire œuvre littéraire. C’est Naïm Kattan qui a abordé, de manière personnelle, ce problème qui s’est trouvé ensuite amplifié par les questions du public.
5Nous voilà donc sur un autre chemin, plus aventureux, celui des œuvres à partager et à recréer par la lecture.
Auteur
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